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6 mai, 2010

Aux sources de l’unité : la charité -commentaire sur la règle de Saint Augustin

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations — senalaetitia @ 10:41

La clé, ou résumé de l’idéal de Saint Augustin : « la charité qui engendre l’unité ».

I- L’unité

Dieu est Un et Trine : trois Personnes, un seul Dieu. Il y a une unité parfaite entre les trois Personnes de la Trinité. Jésus nous convie à cette unité ; il veut nous rendre participant de la vie divine, nous faire demeure au sein de la Bienheureuse Trinité par Lui, avec Lui et en Lui…
Jean 14, 11 « je suis dans le Père et le ère est en moi »
Jean 14, 20 « Ce jour-là vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi et moi en vous. »
Ainsi, étant dans le Fils qui est Lui-même dans le Père, nous sommes dans le Père. C’est ainsi que Jésus nous fait entrer dans le sein du Père, la vie des bienheureux.
Il va vers le Père nous préparer une place. Il dit en Jean 14, 3 « afin que, là ou je suis, vous aussi vous soyez« . C’est qu’il nous veut avec Lui au sein de la Bienheureuse Trinité.

On s’y prépare dès à présent en vivant dans son amour ; alors demeurant ainsi en son amour, nous jouissons dès à présent de la Béatitude du Ciel (du moins en prémices) que nous espérons…
Jean 15, 9-12 : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour. Si vous gardez mes commandements vous demeurerez en mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour. Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Manifestation de l’unité parfaite au sein de la Sainte Trinité : Jésus dit au Père, en Jean 17, 10 : « tout ce qui est à moi est à toi et tout ce qui est à toi est à moi »
=> Règle I, 3 « ayez tout en commun »
Posséder en commun est signe d’unité parfaite, d’une unité imitant celle qui règne au sein de Dieu.
Jean 17, 21 : « afin que tous soient un »
=> Règle I, 2 : « la première chose pour laquelle vous êtes rassemblés en un, c’est pour vivre unanimes à la maison et pour avoir une seule âme et un seul coeur tendus vers Dieu. »

… « Comme toi Père tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous.
Je leur ai donné ta gloire que tu m’as donnée pour qu’ils soient un comme nous sommes un : moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaits dans l’unité et que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé
. » (Jean 17, 21-22)
--> L’unité entre nous sert la gloire de Dieu. Et en manifestant notre unité dans le Christ, nous manifestons celle du Christ dans le Père et ainsi notre unité témoigne de ce que le Christ est vraiment Dieu dans l’unité du Saint Esprit ; donc il n’a pas usurpé à Dieu la gloire qu’il a manifesté sur terre mais cette gloire est bien à Lui, et il la reçoit du Père qui la Lui partage car ils sont Un dans l’Esprit.

Jean 15, 2 ; 8 ; 17 « tout sarment qui porte du fruit, il [le Père] l’émonde pour qu’il porte encore plus de fruit. (…)
C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples. (…)
Ce que je vous commande c’est de vous aimer les uns les autres. »
Jean 13, 35 « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
D’un commentaire de la règle par Marie-Ancilla, op : « Habiter en un n’est pas donné pour la sanctification personnelle de chacun ; c’est une grâce faite à certains pour qu’elle « découle sur les autres » ; elle implique une mission ecclésiale. [=> on habite donc en un « pour la gloire de Dieu et le salut du monde » !]
Les communautés monastiques tendent à manifester de façon visible l’unité à laquelle aspire toute l’Eglise. »(cf paroles du Seigneur en Jean 13, 35 -cité plus haut)
A ce sujet, notons aussi cette oraison dans les sept Pater de Sainte Brigitte : « pour l’unité de tous les peuples dans le Christ et son Eglise »
--> (je poursuis la citation :) « Elles ont pour mission d’être ferment d’unité, de la propager à tous les hommes pour les unir à leur tête, pour que tous deviennent les membres de l’Eglise« .

« Une âme et un coeur, c’est tout d’abord l’expression d’un coeur unifié (…) Il ne peut y avoir d’unanimité dans la communauté sans l’unification personnelle de chacun. »
Pour que l’âme et le coeur retrouvent leur unité, il est nécessaire qu’ils soient tout entier tendus vers Dieu ; ainsi tout en l’âme est unifié, toutes les puissances de l’âme travaillent dans l’unité au service unique de Dieu. Les passions divisent le coeur et l’âme ; l’amour de Dieu les unifie. De même, les passions divisent les hommes, la charité les unit.
Si nous aimons Dieu en premier lieu, par dessus toute chose, nous aimons le prochain comme soi-même puisque du premier commandement qui appelle à l’amour de Dieu, découle un commandement, semblable, qui appelle à l’amour du prochain. Ensemble, ces deux commandements forment le plus grand commandement auquel se rattache toute la Loi et les Prophètes, dont découlent tous les autres (cf Mtt 22, 34-40).
Or si nous aimons le Seigneur, nous gardons ses commandements et il prie pour nous le Père afin que nous soyons un en eux comme ensemble ils sont un (cf Jean 17, 20-23…).

Ainsi, « tendus vers Dieu » semble être un pré-requis pour l’unité avec Dieu, l’unité avec soi-même, et l’unité entre frère en Dieu.

II- L’amour du bien commun

L’abnégation, comme toute chose, est une bonne  chose tant qu’elle sert la charité -c’est-à-dire l’amour de Dieu et du prochain. D’ailleurs, Jésus nous invite sur ce chemin quand il dit : « celui qui veut être mon disciple, qu’il se renonce lui-même, qu’il porte sa croix chaque jour et qu’il me suive. »
Ensuite il nous apprend qu’ »il n’y a pas de plus grand amour que celui-là : donner sa vie pour ses amis » et il nous en donne l’exemple en déposant sa vie, en renonçant à sa propre vie afin que nous ayons la vie en abondance.
=> Règle V. 2 : « la charité [...] ne cherche pas son intérêt ; [...] elle fait passer ce qui est commun avant ce qui est propre. [...] Dans l’usage de toutes ces choses nécessaires, que la charité qui demeure l’emporte sur ce qu’utilise la nécessité qui passera. »

Jean 15, 13 « Nul n’a de plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis. »
L’amour du prochain, à son sommet, préfère l’intérêt du prochain à l’intérêt propre. C’est pour cela que Jésus a accepté de mourir et s’en allant ainsi, a dit aux siens : « c’est votre intérêt que je parte, car si je ne pars pas le Paraclet ne viendra pas vers vous. » (Jean 16, 7)

« L’amour social est caractérisé par le souci du bien commun [...] Il veut pour autrui ce qu’il veut pour lui-même. »
=> Mtt 7, 12 « Ainsi , tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-même pour eux : voilà la Loi et les Prophètes« , voilà le résumé de la Loi d’amour de Dieu, voilà comment, en pratique, on aime le prochain comme soi-même en voulant pour lui tout le bien qu’on veut pour soi-même.

Sur l’unité : comparaison du corps 1 Co 12
Nous sommes, chrétiens, le corps du Christ. Or un corps désuni est un corps malade mais un corps uni est un corps sain. Un corps malade tombe, puis meurt -en l’absence de soin ; un corps sain se tient debout, vigoureux, et glorifie Dieu car la gloire de Dieu c’est l’homme vivant (« on ne loue pas le Seigneur au Shéol », d’après Job).
1 Co 12, 12 « De même, en effet, que le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, en dépit de leur pluralité, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ [...] (27) Or vous êtes le corps du Christ, et membre chacun pour sa part. »
=> D’où l’importance de l’unité entre frères chrétiens, membres du corps du Christ qui nous a rachetés au prix de son Sang Précieux pour la gloire de Dieu le Père, et a fortiori l’importance de l’unité entre frères au sein d’une communauté religieuse. Pour que le corps glorifie le Père, il doit se tenir debout, vivant et vigoureux -donc uni !

« Tout ce dont on use doit être référé à Dieu »
=> de prières à l’Esprit Saint :
« Esprit de Science, éclairez-nous sur la vanité des choses de ce monde. Faites que voyant en elles des images de la perfection divine, nous nous en servions pour élever nos coeurs vers celui qui les a créées pour notre service. »
« Avec le don de Science, je ne verrai dans les choses créées que des moyens d’aller à Dieu ; je n’en userai que pour autant qu’elles me conduiraient à Lui, et je m’en abstiendrai si elles doivent m’en détourner. »
Et comment s’approcher de Dieu, qui est pur Amour de charité, sinon en gardant sa Loi, qui est une Loi d’amour !? Ainsi , l’Esprit de Science veut que tous les biens créés soient au service de la charité. Toute bonne chose le demeure tant qu’elle sert la charité, mais cesse de l’être dès qu’elle lui nuit…

III- L’unité blessé

Règle VI. 2 « que celui qui a été blessé pardonne sans récriminer. Si la blessure a été réciproque, que l’on se pardonne réciproquement ses torts, à cause de vos prières qui doivent être d’autant plus saintes qu’elles sont fréquentes. »

1. « pardonne sans récriminer » => « oui, si vous remettez aux hommes leurs manquements, votre Père céleste vous remettra aussi ; mais si vous ne remettez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous remettra pas vos manquements. » (Mtt 6, 14)

2. « à cause de vos prières » => « Et quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, remettez-lui afin que votre Père qui est aux Cieux vous remette aussi vos offenses. » (Mc 11, 25)
Ou encore : « Quand donc tu présentes ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis reviens et alors présente ton offrande. » (Mtt 5, 23-24)

3. « vos prières qui doivent être d’autant plus saintes qu’elles sont fréquentes » => « si deux d’entre vous sur la terre unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé. Que deux ou trois en effet soient réunis en mon Nom, je suis là au milieu d’eux. » (Mtt 18, 19-20)

Dieu aime ceux qui s’aiment et il agrée lorsqu’on Lui fait une demande entre frères unis autour de son Fils par les liens de la charité. D’où l’importance, pour prier, de demeurer unis dans les liens de la charité. L’offense brise ses liens mais le pardon les rétablit et en guérit la blessure. Ainsi , une fois l’unité rétablit, on peut à nouveau présenter au Très Haut des prières qui Lui seront agréables.

Le pardon guérit donc les corps désunis : recevoir le pardon de Dieu guérit le pécheur qui peut se relever et glorifier Dieu ; se pardonner entre frères chrétiens guérit le corps mystique du Christ, qui peut alors se relever et glorifier Dieu (puisque les morts ne louent pas le Seigneur !)

La cupidité, au service de l’amour propre, est source de divisions (avec Dieu, en soi-même et entre frères) alors que la charité, au service du Seigneur (dont l’amour est pure charité) nous conduit sur les chemins du salut, nous donnant de retrouver l’unité (brisée à cause du péché) avec le Créateur, avec soi-même et avec la création entière (ses semblables en particulier).

L’unité entre frères, en cela, semble être une manifestation extérieure de la charité -qui vient de Dieu.

Toutes les citations sans référence sont  tirés de Cahiers de l’école cathédrale « Charité et unité«  clé pour comprendre Saint Augustin, par Sr Marie-Ancilla op

Ce commentaire tout comme la règle commentée peuvent ne sembler utile que pour la vie monastique sous la règle de Saint Augustin mais il me semble que le thème est d’actualité aussi bien pour les laïcs, avec la préoccupation actuelle de l’unité des chrétiens… ainsi, ces petites méditations peuvent encourager chacun à persévérer dans la charité et dans l’esprit du Concile Vatican II -en particulier sur ce qui est relatif à l’oeucuménisme. En méditant sur la charité source d’unité, n’oublions pas les exhortations au sujet de la charité dans la vérité

2 décembre, 2009

Les Quinze Oraisons révélées à Sainte Brigitte de Suède

Classé dans : Dévotions, Prières — senalaetitia @ 23:03

Première Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus-Christ! Douceur éternelle à tous ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, salut et espoir de tous les pécheurs, qui avez témoigné n’avoir de plus grand contentement que d’être parmi les hommes, jusqu’à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l’amour d’eux; souvenez-Vous de toutes les souffrances que Vous avez endurées dès l’instant de votre conception et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu’il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la Pensée divine. Souvenez-Vous, Seigneur, que, faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, Vous leur avez donné votre Corps sacré et votre précieux Sang et, tout en les consolant avec douceur, Vous leur avez prédit votre prochaine Passion. Souvenez–Vous de la tristesse et de l’amertume que Vous avez éprouvées en votre âme, comme Vous le témoignâtes Vous-même, disant: « Mon âme est rsite jusqu’à la mort ». Souvenez-Vous de toutes les craintes, angoisses et douleurs que Vous avez endurées de votre Corps délicat avant le supplice de la croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de sang, Vous fûtes tahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que Vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, jugé par trois juges, en la flei=ur de votre jeunesse et dan sle temps solennel de la Pâque. Souvenez-Vous que Vous fûtes dépouillé de vos propes vêtements et revêtu de ceux de la dérision: que l’on vous voila les yeux et la face, que l’on vous donna des soufflets, que vous fûtes couronné d’épines, que l’on vous mit un roseau à la main, et , qu’attaché à une colonne, Vous fûtes déchiré de coups et accablé d’affronts et d’outrages. En mémoire de toutes ces peines et douleurs que Vous avez endurées avant votre Passion sur la croix, donnez-moi, avant ma mort, une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne satisfaction et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

Deuxième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Vraie liberté des Anges, paradis des délices, ayez mémoire de l’horreur de tristesse que Vous endurâtes lorsque vos ennemis, ainsi que des lions furieux, vous entourèrent et, par mille injures, crachats, soufflets, égratignures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l’envi. En considération de ces tourments et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de tous mes ennemis, visibles e invisibles, et de me faire arriver, sous votre protection, à la perfection du Salut éternel. Ainsi soit-il.

Troisième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Créateur Ciel et de le terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter, Vous qui renfermez et tenez tout sous votre puissance; ressouvenez-Vous de la douleur très amère que Vous souffrîtes lorsque les Juifs, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la croix, les percèrent d’outre en outre avec de gros clous émoussés et, ne vous trouvant pas dans l’état qu’ils voulainet pour contenter leur rage, vous allongèrent sur la croix et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres. Je vous conjure, par cette très aimante douleur de la croix, de me donner votre crainte et votre amour. Ainsi soit-il.

Quatrième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Celeste médecin, élevé en croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-Vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres dont aucun ne demeura en place, de telle sorte qu’il n’y avait douleur semblable à la vôtre. Depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, aucune partie de votre Corps n’était sans tourments, et, cependant, oubliant toutes vos souffrances, Vous n’avez point cesé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant: « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font! ». Par cette grande miséricorde et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en nous une parfaite contrition et la rémission de tous nos péchés. Ainsi soit-il.

Cinquième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Miroir et splendeur éternelle, souvenez-Vous de votre tristesse lorsque, contemplant dans la lumière de votre divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre sainte Passion, Vous voyiez en même temps la grande multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés et Vous plaigniez amèrement ces malheureux perdus et désespérés. Par cet abîme de compassion et de pitié , et principalement par la bonté que Vous fîtes parître envers le bon larron, lui disant: « Tu seras aujourd’hui avec Moi en Paradis », je vous prie, ô doux Jésus, qu’à l’heure de ma mort Vous me fasssiez miséricorde. Ainsi soit-il.

Sixième Oraison
Pater- Ave.

Ô Jésus! Roi aimable et tout désirable, souvenez-Vous de votre douleur quand, nu et comme un misérable, Vous étiez attaché et élevé en croix, où tous vos parents vous abandonnèrent, exceptée votre Mère bien-aimée qui demeura très fidèlement auprès de vous dans l’agonie, , et que Vous recommandâtes à votre fidèle disciple, disant à Marie: « Femme, voilà votre fils! » et à Saint Jean: « Voilà votre mère! ». Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l’âme de votre sainte Mère, d’avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m’assister dans toutes mes épreuves, surtout à l’heure de ma mort. ainsi soit-il.

Septième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Fontaine de pitié inépuisable qui, par une profonde affection d’amour, avez dit sur la croix: « J’ai soif! », mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d’échauffer le désir de nos coeurs pour tendre à la perfection dans toutes nos oeuvres et d’éteindre entièrement en nous la concupiscence charnelle et l’ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.

Huitième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Douceur des coeurs, suavité des esprits, par l’amertume du fiel et du vinaigre que Vous avez goûtés en la croix pour l’amour de nous, accordez-nous de recevoir dignement votre Corps et votre Sang précieux, pendant notre vie et à l’heure de notre mort, afin de servir de remède et de consolation à nos âmes. Ainsi soit-il.

Neuvième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Vertu royale, joie de l’esprit, ayez souvenance de la douleur que Vous avez endurée lorsque, plongé dans l’amertume à l’approche de la mort, insulté et outragé par les Juifs, Vous criâtes à haute voix que vous aviez été abandonné de votre Père, lui disant: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-Vous abandonné? ». Par cette angoisse, je vous conjure, ô mon Sauveur, ne m’abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort. Ainsi soit-il.

Dixième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Vous qui êtes en toute chose commencement et fin, vie et vertu, souvenez-Vous que Vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, enseignez-moi à garder vos commandements par une vraie charité, ces commandements dont la voie est large et aisée pour ceux qui vous aiment. Ainsi soit-il.

Onzième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Abîme très profond de miséricorde, je vous supplie, en mémoire de vos plaies qui ont passé jusqu’à la moëlle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos plaies, jusqu’à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi soit-il.

Douzième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Miroir de vérité, marque d’unité, lien de charité, souvenez-Vous de la multitude de plaies dont Vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l’effusion de votre Sang adorable. Ô grande et universelle douleur que Vous avez soufferte pour l’amour de nous dans votre chair virginale! Très doux Jésus, qu’avez-Vus pu faire pour nous que Vous n’ayez fait? Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marque r de votre précieux Sang toutes vos plaies dans mon coeur, afin que j’y lise sans cesse votre douleur et votre amour. Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre amour s’y augmente chaque jour, jusqu’à ce que je parvienne à Vous qui êtes le Trésor de tous les biens et de toutes les joies que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi soit-il.

Treizième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Lion très fort, roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que Vous avez endurée lorsque toutes vos forces, tant du coeur que du corps, étant totalement épuisées, Vous inclinâtes et Vous dîtes: « Tout est consommé! ». Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d’avoir pitié de moi, en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l’angoisse et que mon esprit sera troublé. Ainsi soit-il.

Quatorzième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus! Fils unique du Père, splendeur et figure de sa substance, souvenez-Vous d el’étroite et humble recommandation que Vous fîtes à votre Père, lui disant: « Mon Père, Je remets mon esprit entre vos mains! ». Et, votre Corps déchiré, votre coeur brisé et les entrailles de votre miséricorde ouvertes pour nous racheter, Vous avez expiré! Par cette précieuse mort, je vous prie, ô roi des saints, réconfortez-moi et donnez-moi tout le secours nécessaire pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu’étant mort au monde, je vive en Vous seul. Recevez, je vous prie, à l’heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne à Vous. Ainsi soit-il.

Quinzième Oraison.
Pater- Ave.

Ô Jésus, vraie et féconde Vigne, souvenez- Vous de l’abondante effusion de Sang que vous avez si généreusement répandu de votre Corps sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir. De votre côté percé d’un coup de lance par un soldat, Vous avez donné du Sang et de l’Eau, de telle sorte qu’il n’en est plus demeuré une seule goutte, et, enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé en haut de la croix, votre chair délicate s’est anéantie, l’humeur de vos entraille s’est tarie, la moëlle de vos os s’est séchée. Par cette amère Passion et par l’effusion de votre précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus, de recevoir mon âme lorsque je serai à l’agonie de ma mort. Ainsi soit-il.

Conclusion.

Ô doux Jésus! Blessez mon coeur, afin que des larmes de pénitence, de douleur et d’amour, nuit et jour, me servent de pain; convertissez-moi entièrement à Vous; que mon coeur vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation vous soit agréable, et que la fin de ma vie soit tellemnt louable qu’après ma mort je puisse mériter votre Paradis et vous louer à jamais avec tous vos Saints. Ainsi soit-il.

2 septembre, 2009

Les 7 Pater de Sainte Brigitte

Classé dans : Dévotions, Prières — senalaetitia @ 15:47

Les sept Pater noster de Sainte Brigitte 

 » Sachez que j’accorderai à ceux qui réciteront, pendant douze ans, sept Notre Père et Je vous salue Marie et les prières suivantes en l’honneur de mon Précieux Sang, les cinq grâces suivantes  » :

1. Ils n’iront pas au purgatoire.

2. Je les compterai au nombre des martyrs, comme s’ils avaient versé leur sang pour la foi.

3. Je conserverai en état de grâce sanctifiante l’âme de trois de leurs parents, au choix.

4. Les âmes de leur parenté, jusqu’à la quatrième génération, éviteront l’enfer.

5. Ils connaîtront la date de leur mort un mois avant.

6. S’ils devaient mourir avant, je considère la chose acquise comme s’ils avaient rempli toutes les conditions.

Le Pape Innocent X a confirmé cette révélation et a ajouté que les âmes qui s’en acquittent libèrent, chaque Vendredi Saint, une âme du purgatoire.

Dévotion (à dire chaque jour)

Ô Jésus, je vais, maintenant, réciter sept fois le Notre Père, en union du même amour par lequel cette prière a sanctifié ton coeur. Prends-la de mes lèvres, en ton Divin Coeur. Corrige-la et perfectionne-la afin qu’elle apporte autant d’honneur et de joie en la Sainte Trinité que tu nous en a démontré sur la terre ; cette prière voudrait submerger ta Sainte Humanité pour glorifier tes Saintes Plaies et le Précieux Sang qui s’en est écoulé.

1 – Circoncision

PATER, AVE- Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t’offre les premières plaies, les premières douleurs et la première effusion du sang versé par Jésus pour expier les péchés de l’homme, de la jeunesse, les miens, et pour le renoncement aux premiers péchés mortels, surtout dans ma parenté.

2 – Sueur de sang 

PATER, AVE- Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t’offre les douleurs atroces du Coeur de Jésus au jardin des Oliviers, et chaque goutte de sa sueur de sang pour expier tous les péchés de coeur, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l’accroissement de l’amour de Dieu et du prochain.

3 – Flagellation

PATER, AVE- Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t’offre les milliers de plaies, les douleurs cruelles et le Précieux Sang de Jésus lors de sa flagellation, pour tous les péchés de la chair, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour la conservation de l’innocence, en particulier dans ma parenté.

4 – Couronnement d’épines

PATER, AVE- Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t’offre les plaies, les douleurs et le Précieux Sang du chef sacré de Jésus lors de son couronnement d’épines, pour expier tous les péchés d’esprit de l’homme, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l’extension du règne du Christ sur la terre.

5 – Portement de la Croix

PATER, AVE- Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t’offre les douleurs de Jésus sur le chemin de Croix, surtout sa sainte plaie de l’épaule, son Précieux Sang, pour alléger le poids de la Croix, pour expier mes murmures contre les saintes ordonnances, tous les péchés commis, pour le renoncement à de tels péchés et pour un véritable amour à la Sainte Croix.

6 – Crucifixion de Jésus

PATER, AVE- Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t’offre ton Divin Fils, cloué et élevé sur la Croix, ses plaies aux mains et aux pieds et les trois filets de son Précieux Sang versé pour nous, son Extrême pauvreté, son obéissance parfaite, toutes les affres de son corps et de son Âme, sa précieuse mort et son mémorial non sanglant dans toutes les Saintes Messes de la terre, pour expier toutes les atteintes aux voeux et aux saintes institutions, en satisfaction de mes péchés et ceux du monde entier, pour les malades et les mourants, pour obtenir de mes saints prêtres et laïcs, aux intentions du saint Père, pour la restauration de la famille chrétienne, pour fortifier et encourager la foi, pour notre patrie, pour l’unité des peuples dans le Christ et son Eglise, ainsi que dans tous les pays où les Chrétiens sont en minorité.

7 – Blessure du côté

PATER, AVE- Père éternel, accepte, pour le besoin de la sainte Eglise et en expiation des péchés des hommes, ces précieux dons, Eau et Sang, jaillis de la plaie du divin Coeur de Jésus – Sang du Christ, propulsé par Ton Sacré Coeur, lave-moi et purifie-moi de tous mes Péchés Coupables. – Eau du côté du Christ, lave-moi et purifie-moi de mes premiers péchés et sauve-moi, ainsi que toutes les pauvres âmes, des flammes du purgatoire.

Amen.

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