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16 août, 2010

Août, mois du Coeur immaculé de Marie

Classé dans : Eglise,Tous appelés à  la sainteté — senalaetitia @ 17:10

Bonjour,

Ce mois-ce, prions spécialement pour l’Eglise, comme la Vierge est son image… pour que le Coeur de l’Eglise soit comme celui de la Sainte Vierge afin que tous puissent y contempler la gloire de notre Dieu, son infinie miséricorde, l’amour du Christ qui s’est livrée jusqu’à la mort… et glorifier l’Esprit Saint qui opère toute sanctification…

[Cet article a été conçu à partir d'un échange entre deux soeurs -pas selon la chair mais selon l'Esprit, je veux dire deux soeurs dans le Christ]

Et oui ! On voit à travers une eau pure mais à travers une eau boueuse, on ne voit rien ! Si on est comme une eau pure et que Dieu habite en nous, tout le monde verra Dieu. Sainte Thérèse d’Avila prenait la comparaison du Cristal : il reflète bien la Lumière. Mais les âmes en état de péché mortel, elle disait que c’était comme si on avait mis un voile noir sur le cristal alors la Lumière brille toujours autant mais le cristal recouvert d’un voile sombre est inapte à la refléter… c’est à dire que ce n’est pas de la faute de Dieu, Dieu brille toujours autant…
Moi, j’aime la comparaison de l’eau parce que la texture de l’eau, il me semble, donne une belle image de l’union d’un corps avec un esprit. Si Dieu est dans l’âme, comparée à cette source d’eau, en se penchant au dessus de l’âme, on ne voit qu’un corps liquide (l’eau) et Dieu est « fondu » dedans, de même que l’âme est fondue en Dieu… ça fait un. Si l’eau est très pure, en se penchant sur une telle âme, c’est Dieu qu’on voit… son Esprit prend corps en l’âme… l’âme est effacée, elle est toute limpide. Mais c’est sa texture à elle qui donne corps à son Dieu. C’est beau. C’est comme ça que le Christ, qui n’a pris chair qu’une seule fois dans le sien de la Vierge, prend chair encore et encore dans le sein des âmes vierges…
Je trouve qu’avec le cristal -qui pourtant est l’image la plus appropriée pour illustrer ce que Sainte Thérèse voulait illustrer- on ne voit pas aussi bien l’union (Sainte Thérèse ne voulait d’ailleurs pas illustrer l’union et ce n’est pas une critique que je lui fait !)… ceci dit, je trouve que l’eau illustre à la fois cette idée que l’âme reflète son Dieu, diffuse son image, tout en y associant l’idée d’union à Dieu…

Bref, en regardant le Coeur immaculé de Marie, en demandant sa prière et la grâce de Dieu, on peut obtenir d’avoir aussi un coeur immaculé (non dès la conception pour nous qui sommes nés pécheurs, mais rendu tel par la grâce de Dieu)… et comme on le sait « si l’intérieur est pur, l’extérieur aussi sera pur » et il convient de purifier d’abord l’intérieur et ainsi toute la coupe sera pure (c’est ce que dit le Seigneur aux pharisiens). Alors, si notre coeur est pur, nous comprenons que toute l’âme le sera et avec elle tout le corps… et si les consacrés qui sont le coeur de l’Eglise sont ainsi, tout le Corps du Christ le devient… voilà pourquoi cette prière me tient à coeur…
Enfin, c’est un jeu intéressant d’honorer chaque mois ce qui est mis à l’honneur -comme le mois précédent, le Précieux Sang. On pourrait s’unir pour le faire à plusieurs !? Je crois d’ailleurs que c’est un « jeu » auquel on peut gagner gros ! Et plus gros encore si on est en communion de coeur et de prières.
En tout cas, profitons ce mois-ci pour nous confier au Coeur de notre sainte Mère. C’est elle l’épouse parfaite du Saint Esprit, la première en chemin… Dieu ne peut rien lui refuser à cause de son Coeur immaculé -source de sa grande humilité, sa confiante parfaite, sa fidélité parfaite etc… (c’est le péché qui nous a coupé de ces perfections). C’est certain qu’à la prendre pour Mère et Maîtresse on parvient vite à devenir un disciple selon le Coeur du Seigneur… comme notre Mère… saints, source de sainteté pour le Corps du Christ, qui n’est autre que l’Eglise et au final, qui n’est autre que chacun de nous.
On se plaint que l’Eglise n’est pas sainte… or l’Eglise s’est nous ! Sanctifions-nous dans le Sang du Christ, secourus par l’Esprit Saint, avec un ardent désir de devenir saints comme notre Père est saint -selon sa sainte volonté d’ailleurs- prenant exemple sur notre Sainte Mère conçue sans péché et sur les saints qui sont déjà parvenus à la gloire du Ciel… si on le fait tous, le Corps du Christ sera éclatant de sainteté… l’Eglise sera exaltée… elle manifestera la gloire de son Epoux pour la plus haute gloire de Dieu et le salut des âmes !
Nous voulons sauver les âmes, nous voulons les faire parvenir à la sainteté. Pas de meilleure prédication que celle-ci : devenir nous-mêmes des saints en vivant de la vie de Notre Seigneur, en étant parfaitement unis dans son Esprit d’amour, en vivant fidèlement les engagements de notre baptême, en nous rappelant que nous sommes enfants de Dieu le Père, et enfin, en regardant l’exemple de notre Mère immaculée et en demandant sa puissante intercession !
Ai-je menti !?
Allons-y, courons vers la sainteté ! et en courant, on entraîne tout le monde avec nous. on a qu’à courir joyeusement et remplis d’amour… tout le monde aime l’amour et la joie ! ils suivront !

Ô, ma soeur, je rend vraiment grâce à Dieu pour la grâce de l’adoption filiale qui nous fait tous enfants d’un même Père. C’est vraiment beau. Et en ce moment, je trouve vraiment que nous sommes beaux en Eglise autour du Seigneur et je nous veux parfaits dans l’unité, parfaits dans la charité comme cela plaît tant à notre Maître… je suis, en ce moment, ravie de bonheur. du coup, je le partage ! Et j’ai jeté mon dévolu sur toi ! Alors, tu l’acceptes mon partage, tu le prends, et tu cours avec moi pour le répandre ? ça ne doit pas être si compliquée à faire, et je crois qu’il suffit de se laisser entraîner par l’Esprit, de s’abandonner entièrement, de se livrer à l’amour, comme notre Maître et avec Lui, et par Lui et en Lui. quand il se laisse livrer aux bourreaux, en fait, voilà ce qu’il fait : « ma vie, nul ne me l’enlève mais je la donne de moi-même »… il se livre Lui-même, mais pas aux bourreaux en vérité ! En vérité, c’est à l’amour qu’il se livre, c’est sa Passion, l’amour… et on le comprend quand on se rappelle que Dieu est amour. Alors, tu cours avec moi ? On se livre à l’Amour avec Jésus !?
Dis seulement oui ! On verra plus tard comment faire c’est comme ça qu’a fait la Sainte Vierge : elle a dit oui et c’est au fur et à mesure qu’elle a su exactement ce dont il s’agissait. c’est simple comme ça ! d’ailleurs, Dieu est simple. c’est pour cela qu’il aime les coeurs simples…

dans l’Amour invincible de Notre Seigneur,

4 août, 2010

Ce 4 août 2010, en la fête de Saint Jean-Marie Vianney…

Classé dans : Eglise,Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 21:30

Dans l’Ancien Testament, il apparaît que les relations sexuelles rendent impropre à tout acte sacré. Cf livre de l’Exode : après que le peuple s’est sanctifié en vue de la rencontre avec Dieu, Moïse commande : « Tenez-vous prêt pour après demain [le jour de la rencontre], ne vous approchez pas de la femme. » (Ex 19, 14-15)

Voir à ce propos 1 Samuel 21, 5 : « Le prêtre répondit à David : je n’ai pas de pain ordinaire sous la main, il n’y a que du pain consacré -pourvu que les jeunes gens se soient gardés de rapports avec les femmes ».

Il semble que c’est pour cette raison que Moïse avait renvoyé sa femme quand il a été investi de la mission de pasteur du peuple de Dieu : « Jéthro, le beau-père de Moïse, prit Cippora, la femme de Moïse, après qu’il l’eut renvoyée… » (Ex 18, 2)

C’est qu’on se scandalise de ce que les prêtres ne se marient pas et on invoque cela que cette idée d’abstinence nécessaire pour pouvoir poser des actes sacrés n’apparaît nul part dans la Bible… Voilà pourquoi je note aujourd’hui que cette idée était bien présente dans l’Ancien Testament.
Moïse posait des actes sacrés très régulièrement ; il a laissé sa femme en prenant sa charge…
Les prêtres d’aujourd’hui accomplissent tous les jours des actes sacrés, ils consacrent tous les jours le « pain de la vie », ils donnent chaque jour les sacrements, plusieurs fois par jour. Il ne reste plus de temps pour « s’approcher de la femme ». Comme Moïse donc, ils ont renvoyé leur concubine s’ils en avaient auparavant -sinon du moins ils ont refusé de prendre une femme- en prenant leur charge…

Une dame, me parlant d’un prêtre qui avait pris une femme, me disait qu’elle était scandalisée de ce qu’il ne puisse plus, pour ce motif, donner les sacrements. Pour les donner, il faudrait qu’il « ne s’approche pas de la femme »… Voilà comment un prêtre, bien qu’il est prêtre à jamais selon l’ordre de Melkisédek, ne peut plus donner les sacrements s’il prend une femme et comment un homme marié ne peut pas devenir prêtre : pour que le mariage soit valide, il faut le consommer, et pour donner les sacrements, il ne faut pas « s’approcher de la femme » ; on ne peut pas à la fois être marié et ne pas s’approcher de la femme, on ne peut donc pas à la fois exercer son ministère de prêtre et être marié -ou bien on sera infidèle aux engagements du ministère, ou on sera infidèle aux engagements du mariage… il y a donc à choisir une seule chose afin de la faire bien.

Pour faire ce choix, et le mieux qu’on puisse faire, c’est ceci : se soumettre à la volonté de Dieu de sorte de choisir ce qui Lui plaît à Lui comme l’a fait la Sainte Vierge. Alors, sa grâce supplée à la faiblesse de la nature humaine. Les parents de Sainte Thérèse de Lisieux voulaient d’abord chacun devenir religieux mais il a semblé que ce n’était pas le plan de Dieu et ils s’y sont soumis généreusement… ils ont été canonisés. La Sainte Vierge devait être l’épouse de Saint Joseph mais ce n’était pas le plan de Dieu ; elle est devenue l’épouse du Saint Esprit et la mère du Christ -puis de l’Eglise- et « désormais tous les âges la disent bienheureuse »…

En cette fête de Saint Jean-Marie Vianney, patron de tous les prêtres, prions pour nos prêtres, qu’ils gardent fidèlement les engagements de leur consécration, et qu’à l’exemple de leur Saint Patron, ils soient conformes à l’image du Christ-Prêtre.
Assistons-les de nos prières afin qu’ils soient forts contre les tentations et remportent ainsi beaucoup de victoires contre le Tentateur pour la plus haute gloire de Dieu et le salut des âmes. Qu’ils ne soient pas effrayés, ni troublés, par ces tentations mais qu’ils combattent avec ardeur et foi, soutenu par l’exemple de leur Saint Patron et en union avec le Christ. Qu’ils offrent généreusement leurs souffrances, puis leurs victoires, en union avec Notre-Seigneur, selon l’exemple de Saint Paul :
« je trouve ma joie dans les souffrances que j’endure pour vous, et je complète ce qui manque aux tribulations du Christ dans ma chair pour son Corps qui est l’Eglise, en vertu de la charge que Dieu m’a confiée, de réaliser chez vous l’avènement de la Parole de Dieu [...] afin de rendre tout homme parfait dans le Christ. Et c’est bien pour cette cause que je me fatigue à lutter, avec son énergie* qui agit en moi avec puissance. » (Col 1, 24-29)

*Et en effet, de nos seules forces c’est bien impossible de supporter une telle charge. Il faut alors bien se rappeler ceci : « Tout grand prêtre en effet, pris d’entre les hommes, est établi pour intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu, afin d’offrir dons et sacrifices pour les péchés. Il peut ressentir de la commisération pour les ignorants et les égarés, puisqu’il est lui-même également enveloppé de faiblesse, et qu’à cause d’elle, il doit offrir pour lui-même des sacrifices pour le péché, comme il le fait pour le peuple. Nul ne s’arroge à soi-même cet honneur, on y est appelé par Dieu, absolument comme Aaron. » (Hébreux 5, 1-4) Alors, Celui qui a investi son fidèle d’une telle charge Lui donnera aussi la grâce de la mener à bien.

En effet, c’est bien absurde ce célibat des prêtres si c’est pour rien qu’ils ont choisi de se priver. Mais certainement, ceux qui nous prêchent cette absurdité ne connaissent pas la grandeur de leur ministère. Saint Jean-Marie Vianney en parlait bien. Et en sa fête, espérons de la grâce de Dieu que le souvenir de sa vie nous rappellera la grandeur du sacerdoce ministériel.
En effet, si on s’imagine que l’Eglise n’est qu’une institution, on perd la dimension mystique de notre foi, on oublie la fin eschatologique de notre mission et tout est désacralisé : le prêtre devient un simple fonctionnaire et on se bat pour rétablir ses droits etc… Et c’est là la véritable absurdité car on oublie ce pourquoi les prêtres sont institués dès l’origine et qu’ils ont été institués parce qu’ils ont donné librement leur Fiat en réponse à l’appel du Seigneur.

Si on se rappelle que ce sont des hommes qui ont choisi le célibat en vue du Royaume, qu’ils ne sont célibataires que pour être tout entier consacrés au Christ, conformes à son image, et que le Christ est célibataire spécialement pour cela, qu’il a voulu épouser son Eglise… alors on comprend que ces hommes se « privent » de prendre une épouse ici-bas en fait pour se réserver tout entier au service de l’Epouse mystique du Christ, dont chacun est pour sa part, membre du Corps. Ils sont « célibataires » pour le moment, mais c’est le temps de terminer les préparatifs pour les Noces éternelles, et là, ils verront se réaliser cette promesse faite à Jérusalem du temps de l’ancienne Alliance, et donc à l’Eglise -Jérusalem céleste- depuis l’extension du salut à toutes les nations : « on ne te dira plus « délaissée et de ta terre on ne dira plus « désolation ». Mais on t’appellera « mon plaisir est en elle » et ta terre « épousée ». Car le Seigneur trouvera en toi son plaisir, et ta terre sera épousée. Comme un jeune homme épouse une vierge, ainsi ton bâtisseur t’épousera ». (Isaïe 62, 4-5)
Il ne s’agit pas d’une vaine privation, ni d’une contrainte qu’on impose à des hommes puisque le choix se fait librement et que chacun sait que les actes qui nous conduisent à la sainteté sont les actes du sacerdoce baptismal et non ceux du sacerdoce ministériel ; de fait, ne pas devenir prêtre pour ne pas y avoir été appelé ne prive personne de l’espérance du salut, au contraire (voir les saints Louis et Zélie Martin).
Ces hommes renoncent à se marier ici-bas pour se consacrer entièrement aux préparatifs des Noces éternelles pour eux-mêmes, et, en devenant prêtres, pour le peuple de Dieu dont ils prennent la charge. Ils offrent ce renoncement au mariage ici-bas en vue d’obtenir quelque chose de plus grand qu’ils ont découvert, comme l’homme qui  »s’en va, ravi de joie, vendre tout ce qu’il possède pour acheter ce champ » dans lequel il a trouvé une perle de grande valeur. (Mtt 13, 44-45) Et oui, jusqu’à « vendre » même son droit de fonder une famille pour « acheter » le Royaume des cieux, ce champ où on a trouvé le Christ, ce trésor « caché depuis les siècles et les générations et qui maintenant vient d’être manifesté [...] : c’est le Christ parmi vous ».

En ce mois du coeur immaculé de Marie, demandons l’intercession de notre Sainte Mère pour que le coeur de l’Eglise dont elle est l’image devienne en effet immaculé comme le sien… que nos prêtres soient généreux à offrir pour tous des sacrifices capables de plaire à Dieu, en union avec l’unique sacrifice du Christ, afin de compléter ce qui manque à ses souffrances pour son Corps qui est l’Eglise. Si le Coeur de l’Epouse est pur, tout son Corps le sera, car Jésus dit qu’il convient de purifier d’abord l’intérieur de la coupe afin que l’extérieur aussi devienne pur (Mt 23, 25-26)…

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !
Saint Jean-Marie Vianney, priez pour nous.

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