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18 août, 2010

Chemins vers Dieu

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations — senalaetitia @ 15:54

Dans un contexte mondial marqué par des menaces, la faim, la maladie, le chômage et l’oppression politique et spirituelle, les jeunes peuvent être amenés à penser que « la vie n’a pas de sens », et être donc tentés de fuir les responsabilités, s’abandonnant aux mondes fictifs de l‘alcool, des drogues, des brèves relations sexuelles sans engagement au mariage et à la famille, dans l’indifférence, le cynisme. Pour construire l’histoire, les jeunes doivent la libérer des mauvais chemins qu’elle peut prendre.

CROIRE, c’est s’abandonner à ce Dieu qui nous connaît et nous aime personnellement, en acceptant la Vérité qu’il a révélé en Jésus-Christ, avec l’attitude qui nous entraîne à avoir confiance en sa grâce. La Foi n’est pas seulement une adhésion de l’intelligence à un ensemble de vérités religieuses, elle est surtout une adhésion de toute la personne au Christ unique, source de toute vérité et de toute sainteté. Une âme dans la foi voit désormais toutes choses avec les yeux même du Christ, et se conduit selon l’exemple qu’il a donné dans l’Evangile. Elle devient un autre Christ jusqu’à dire « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vis en moi ».

Que la liturgie soit une véritable épiphanie du mystère, l’expression de la nature authentique de l’Eglise qui offre activement un culte à Dieu par le Christ dans l’Esprit Saint.

Créer les conditions nécessaires pour que les fidèles puissent accéder à la table du Seigneur, surtout le dimanche….

Etre les promoteurs et les animateurs de la prière dans la cité humaine si souvent agitée, bruyante et oublieuse de Dieu.

Dire la foi dans un monde sans Dieu
On croit toujours quelque chose

Aujourd’hui, beaucoup de nos contemporains sont a-thés, au sens de « sans Dieu ». Pour eux, le mot Dieu ne signifie rien, ni dans leur vie, ni dans leur univers mental et affectif. Mais ils se posent autant que ceux qui se rattachent à une religion les grandes questions spirituelles et existentielles sur l’origine et le destin de nos vies et du monde : d’où venons-nous ? pourquoi sommes-nous sortis du néant ? allons-nous y retourner après le mort ? la vie vaut-elle le coup d’être vécue ?
Comme dans une autre civilisation telle que la civilisation chinoise, celui qui veut comprendre et partager sa foi chrétienne
doit prendre le temps du dialogue, de la vie ensemble et de l’amitié, pour découvrir ce qui anime en profondeur la vie de l’autre. D’abord, je reconnais que mes interlocuteurs ont une foi.
L’expérience croyante peut être notre dénominateur commun. La foi est une expérience humaine qui n’est pas propre à ceux qui ont le label de croyants. La foi, c’est la confiance. Nous vivons de la confiance : confiance reçue, confiance donnée. Pour nous tous, notre vie s’est construite sur quelques actes de foi : un oui donné à des amis, à un projet, à un conjoint, à des enfants. Pour certains aussi, à celui qu’ils nomment Dieu. En fait, il me semble que c’est bien souvent le regard des chrétiens sur les autres qui les amène à dire que ces autres sont des « incroyants ». Or, dans le dialogue entre athées et chrétiens,
il est important de reconnaître dès le départ que nous avons tous une foi. Nous sommes des croyants. Comme on dit « on croit tous à quelque chose ».

L’intériorité, un chemin vers Dieu.
Rejoindre la foi de l’autre nécessite un long chemin fait de rencontres, de dialogues, de moments vécus en commun pendant un long temps sans paroles, pour que naissent une confiance mutuelle et une amitié… comme « se promener dans le jardin de l’autre ». On peut accéder à la source qui irrigue sa vie, on peut entrevoir son intériorité. Cette découverte de l’intériorité de l’autre est un cadeau inattendu qu’on reçoit de part et d’autre. J’emploie souvent l’image du puits :
il y a en nous comme un puits intérieur où nous pouvons puiser du sens, où nous pouvons rejoindre la source de notre vie et trouver l’énergie qui rend nos vies plus vivantes.
Mais aujourd’hui pour beaucoup le puits est désaffecté. Il est bouché par les multiples pierres de la consommation. Et ils ne savent même plus qu’il existe, qu’il y a une source « sous leurs pieds ». Nous avons tellement l’habitude de trouver l’eau courante au robinet. L’expérience de l’intériorité, on peut y accéder de multiples manières, par la réflexion philosophique, par des techniques de méditation, et elle ne conduit pas forcément à parler à Dieu.
Mais pour les chrétiens, cette expérience de l’intériorité est un chemin vers Dieu. Dans le silence de ce qu’ils nomment prière, ils vont à la source de leur vie, ils découvrent une présence. Saint Augustin disait au Vème siècle :  «  Dieu est en moi plus intime à moi-même que moi-même ».
C’est une présence, une force, une énergie !

Un article du Fr. Charles

11 août, 2010

Rien n’est impossible à Dieu

Classé dans : Eglise,Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 16:56

Bonjour,

Je veux publier aujourd’hui une lettre d’une laïque à une religieuse. L’intention est d’encourager la foi ; il ne s’agit pas de faire quelque procès -le Jugement est encore à venir, jouissons donc de la miséricorde de Dieu que nous devons montrer envers les hommes car le Maître nous demande d’être miséricordieux comme il est miséricordieux, il demande qu’on imite Dieu en tout « soyez saints comme votre Père est saint » et déjà dans l’ancien testament Dieu demandais à son peuple d’être saint comme Il est saint car dit-il « Je suis Yahvé ». Pour cette raison, j’ai remplacé les noms de villes et de personnes par une lettre afin de préserver au mieux l’anonymat.

Vous verrez entre crochets [] des choses que j’ai ajouté pour une meilleure compréhension ou des points de suspension quand le passage est dénué d’intérêt dans une telle exhortation, donnée publiquement, sur la foi, qui engage aussi avec elle une exhortation à l’espérance et à la charité, ces trois vertus théologales, principes de toute vertu.

Patiente lecture.

 

Viens, ô Esprit Créateur, visite les âmes des tiens ; comble de la grâce d’en haut les coeurs que Tu as créés. (…)

Envoie ton Esprit et tout sera créé

Et tu renouvellera la face de la terre

(extrait du Veni Creator)

 

Voici la fameuse lettre.

 

*****************************************

 

Chère sœur dans le Christ,

 

Je vous avais appelée il y a un peu moins d’un an à cause d’un désir de vie consacrée.

 

Je vous écris ce petit mot me rappelant que vous pensiez m’accueillir jusqu’au moment où je vous ai raconté mon chemin de conversion et ma guérison « miraculeuse ». Alors vous n’avez pas osé me le dire bien et j’ai rappelé… vous m’avez dit être infirmière et connaître qu’on ne guérit pas le trouble bipolaire, et qu’il fallait la santé pour le Carmel… Vous aviez eu peur que je ne sois peinée alors je vous ai dit que non, car c’était la volonté de Dieu que je cherchais et que je L’avais prié ainsi avant d’appeler, et que j’avais alors promis prendre vos mots pour l’expression de sa sainte volonté. Et vous m’avez exhortée à « garder cet esprit surnaturel » -et je ne comprenais pas le sens de cette exhortation car ce que j’avais dit me semblait naturel (j’ai compris plus tard).

 

Ceci dit j’avais eu grand peine que vous ne m’ayez pas cru car je ne mentais pas et Dieu m’est témoin. J’avais donc été très peinée ce jour-là, en union avec le Christ, parce que même l’Église, qui a mission de propager la foi, manque de foi ! Il nous faut à présent nous sortir la poutre de l’œil et on y verra bien plus clair pour soigner l’aveuglement de nos frères en humanité.

Vous comprenez bien qu’il est normal que si l’on prêche une foi à laquelle on ne croit pas soi-même, on a du mal à en convaincre autrui : si les croyants ne croient plus, comment peut-on prétendre à emmener les incroyants à la foi !?

Nous sommes comme des menteurs et le monde se méfie de notre message. Après tout, pourquoi veut-on leur faire croire quelque chose auquel on ne croit pas soi-même ? Ils ont raison de se méfier : si l’on croit vraiment que c’est un message de vérité et source de liberté, pourquoi on ne l’accueille pas ? Pourquoi on veut leur faire manger un fruit qu’on ne veut pas goûter ? Ils peuvent à juste raison penser que nous voulons les empoisonner…

Et par ailleurs, qui confierai ses yeux à un ophtalmologue aveugle !? Un fou peut-être… Mais sans cela on préfère mal voir plutôt que de confier sa vue à un aveugle et perdre le peu que l’on avait…

 

Jésus veut nous faire croire une chose difficile à croire, que le chemin de croix est chemin de vie ; comme il sait qu’il dit vrai et qu’il est un bon Maître, il passe le premier pour nous en donner la preuve.

Nous, ses disciples, nous devons imiter sa pédagogie -car elle est bonne- et faire tout ce qu’on aimerait voir les autres faire.

On aimerait qu’ils croient que Dieu est Dieu, qu’il peut tout, et qu’il a ressuscité son Christ… soit, c’est très bon, c’est notre mission reçue de notre bon Maître. Alors croyons-le fermement et vivons de cette foi (1er mystère glorieux : la Résurrection => fruit du mystère : la foi vive). C’est le premier pas. L’accomplissement de signes et la prédication orale (ou écrite) doivent venir par dessus cette base solide. Alors la prédication sera puissante de la puissance de Dieu Lui-même, car appuyée par l’Esprit de vérité promis à ceux qui croient.

Mais si on ne commence pas par montrer l’exemple de ce qu’on prêche, on prêche comme des menteurs et l’Esprit de Vérité ne peut confirmer nos paroles avec des prodiges comme il le faisait au temps des premiers Apôtres. Parce qu’il est vérité, il ne peut soutenir le mensonge ! [gloire à Dieu !]

 

Comprenez donc le sens de ce courrier.

Il ne s’agit pas de vous faire croire que ma place est chez vous, car si Dieu me voulait chez vous il aurait touché votre cœur afin que vous ne soyez pas si incrédule et méfiante à cause de mon témoignage.

Il ne l’a pas sitôt fait parce que ma place n’était pas chez vous et il voulait que je le voie. Il me l’a donc fait voir et j’ai vu. Cependant il vous aime aussi et ne désire pas que vous demeuriez plus longtemps dans l’incrédulité, et c’est pour cela que je vous écris ce jour.

Il ne s’agit pas d’un reproche gratuit.

Je fais ainsi parce que j’aime notre Église, et notre Église c’est nous ! Aussi, ma sœur, je nous aime.

Or j’aime notre Dieu, et Lui nous aime. Et il veut que nous portions du fruit en abondance pour le Royaume. Il veut que nous soyons sauvés par la foi en Dieu par Jésus-Christ, et que nous sauvions le monde avec nous afin qu’aucun ne se perde -et il nous demanderas compte de tout ça à la fin. Ô ! quelle douce volonté, la volonté de notre Dieu ! Ferme, mais douce et bienfaisante…

 

Aujourd’hui je désire ardemment que notre Église s’enflamme à nouveau et enflamme le monde selon l’ardent désir de son Époux : « je dois jeter un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il fut déjà allumé » (Luc 12, 49)

Je veux, avec notre Maître chéri, je veux avec force -et je crois que c’est sa force en moi car je n’ai pas l’habitude de vouloir avec une telle véhémence- je veux donc que nous, son Épouse (l’Église), nous enflammions la terre entière. Et ce désir me consume, alors je suis poussée à faire tout ce que je peux, et même cette folie de vous écrire ces folies… Je peux peu, mais Dieu supplée à la misère des âmes de bonne volonté, et je crois qu’en Lui je peux tout ! Et vous me croyez parce que vous savez que notre Dieu c’est le Seigneur et que « tout ce qui Lui plaît, il le fait » (Ps 135, 6)… et j’affirme, avec foi, que je peux enflammer la terre entière, par Lui, avec Lui et en Lui, avec vous et tout le Corps du Christ répandu à travers le monde, dans l’unité du Saint esprit, pour la gloire du Père ! Amen.

 

Alors je vous écris ce mot de rien avec tout mon amour et une foi ferme en cela, que l’Esprit Saint peut tout et fera le reste. Il enflammera à nouveau votre cœur et de là toute votre communauté… de là tout l’Ordre du Carmel… de là, tout le cœur de l’Église -les consacrés- et le cœur de l’Église ainsi consumé deviendra pur comme celui de sa Mère -qui est sa figure- la Sainte Vierge Marie.

Si l’intérieur est pur, tout le corps le sera ; si l’intérieur est en feu, tout le corps le sera, même le plus extérieur.

L’intérieur le plus profond du corps, c’est le cœur

Le cœur de l’Église, c’est ses consacrés.

Je compte sur la puissante intercession du Cœur immaculé de Marie… en ce Cœur, aucun obstacle ni à la foi, ni à l’espérance, ni à la charité… ce Cœur conçoit son Dieu.

Je veux que le cœur de l’épouse, à l’exemple de Marie, son modèle, conçoive son Dieu pour L’offrir au monde…

Je veux que le cœur de l’Église prenne feu et qu’il enflamme tous ses membres.

Alors la terre entière prendra feu.

Les pieds, ainsi enflammés, courront joyeux, purs et beaux comme les « pieds du messager qui annone la paix » et dit à Sion : « Ton Dieu règne » ; et à chaque pas ils mettront le feu au lieu qu’ils foulent.

Les bras, ainsi enflammés, se tendront vers les malheureux, les pécheurs, les pauvres… et ils enflammeront tout ce qu’ils toucheront de leur compassion, de leur charité… (la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres n’est-elle pas signe du Royaume parmi nous…)

Le cœur, ainsi enflammé, propulsera plus violemment son feu dans le Corps ; il propulsera plus vivement le Sang qui le fait vivre (le Sang du Christ) et la vie de ses membres sera renouvelée par le Sang du Christ dans la vie du Christ -le Vivant à jamais, n’est-ce pas…

Le Corps, toujours davantage enflammé, enflammera toujours davantage le monde… toujours mieux nourri de la vie de son Maître, il croîtra en cohésion, taille et force… (un enfant bien nourri grandi bien, n’est-ce pas)… et en sainteté…

Vous le croyez !? J’espère ! Car ça ne vient pas moi, je n’invente rien. Cette comparaison du corps est dans notre Livre. Et en tant qu’infirmière vous voyez mieux que moi en quoi ça se tient.

Quand le cœur dysfonctionne, tout le corps faiblit, et quand il s’arrête, tout meurt -plus aucun organe ne peut subsister. Ce n’est le cas pour aucun autre membre du corps : on peut vivre sans pieds, sans bras, sans la vue… on peut même vivre après une « mort cérébrale ». C’est vrai, et on ne débranche un homme dans le coma qu’après l’arrêt du cœur, car jusque là on croit toujours qu’il pourra se relever.

Et bien, pour l’Église, tout le Corps souffre diverses pénuries parce que le cœur est malade.

J’ai de la peine en écrivant cela mais pas tant car j’entends aussitôt que « cette maladie ne mène pas à la mort ; elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jean 11, 4). J’entends le Christ dire, comme pour Lazare : « mon Épouse repose, mais je vais aller la réveiller » (Jean 11, 11)

Et c’est pour bientôt car « maintenant, le prince de ce monde va être jeté bas » et nous, Corps du Christ, « élevés de terre nous attirerons tout à Lui », comme Lui-même (voir Jean 12, 31-32) [par Lui, avec Lui et en Lui].

Je veux une belle Épouse pour l’Epoux, une épouse capable de ravir le Créateur, comme Marie, de glorifier la Sainte Trinité, honorant son Époux et sa Mère… une Épouse capable d’offrir au monde l’Esprit qui nous unit afin que « tous soient un », que nous soyons tous ensemble parfaits dans l’unité et que la Sainte Trinité vienne siéger ici-bas sur son trône car, dit Sainte Élisabeth, « l’unité est le trône de la Sainte Trinité ».

Nous disons : « Père, que ton règne vienne ». Mais pourquoi ne préparons-nous pas son trône ? Où viendra-t-il siéger ? Dans une crèche à nouveau !? Nous n’avons pas plus d’estime pour notre Dieu maintenant que nous le connaissons !?

Je veux qu’on enflamme le monde et qu’on érige le trône de Dieu.

Oui, nous le voulons. Et l’épouse et l’Esprit disent viens. Oui, viens Seigneur Jésus. (Ap. 22, 17 ; 20).

 

Excusez, je vous prie, cet élan non maîtrisé.

Voilà donc le témoignage que je veux vous donner, en espérant de la grâce de Dieu que vous rappellerez que « rien n’est impossible à Dieu. Marie l’a cru « et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ».
Croyons-le encore et toujours afin que l’Emmanuel vienne vivre à nouveau, mais cette fois pour toujours, avec les siens. Qu’il ne vienne pas nous trouver endormis pour notre honte !

 

De grâce, ma Mère, relève-toi, reprends force et vigueur, ton Époux ne t’a pas délaissée. Rappelle-toi la promesse : « On ne te dira plus : « Délaissée » et de ta terre on ne dira plus : « Désolation ». Mais on t’appellera : « Mon plaisir est en elle et ta terre : « Épousée » (Is 62, 4) Courage donc, ma Mère ! Ton Époux est fidèle. Il est parti pour préparer le banquet mais il revient bientôt. Courage, ma Mère, prends soin des fils qu’il t’a donnés. Ce n’était pas en vain ; il t’aime et il aime ses petits. Son départ, c’est pour ton bien et celui de tes enfants ; il ne t’oublie pas, ce serait comme s’oublier Lui-même. Courage donc, et veille dans la foi en L’attendant.

 

Comment, chère sœur, croyant que Dieu a pris corps dans le sein d’une vierge, que le Père a ressuscité Jésus d’entre les morts, que Jésus vit pour nous dans une hostie… vous ne croyez pas que Dieu est tout puissant et que « tout ce qui Lui plaît, il le fait ». Vous le croyez, me direz-vous, car vous professez la foi catholique ; et pourtant, je dis que vous ne le croyez pas et que votre cœur est loin de ce que professe votre bouche -comme ce peuple qui n’honore Dieu que des lèvres- car sans cela vous n’auriez pas douté que j’ai été parfaitement guérie de mon mal incurable cet été 2007. Si Dieu peut naître d’une vierge, comment ne saurait-il pas guérir ses enfants de tout mal !?

Maintenant que votre foi revient, laissez-moi vous raconter à nouveau :

 

J’avais commencé à être malade au collège avec ma première tentative de suicide vers mes 11 ans. Elle a été camouflée. J’ai commencé à voir un psychiatre et à prendre des médicaments au lycée. Je me scarifias beaucoup, faisais une sorte d’anorexie-boulimie par périodes, et attentais régulièrement à ma vie. Après une très grosse tentative de suicide fin 2006 (je crois) j’ai fait environ 6 mois en psychiatrie sans résultat. Or le traitement nuisait à mes défenses immunitaires. J’avais aussi des ECT deux fois par semaine. J’étais devenue un vrai légume, et toujours déprimée !

On m’a fait un diagnostic de trouble bipolaire rapidement -car jusque là personne n’avait su me diagnostiquer clairement [noter que le diagnostic a été posé après plusieurs mois de traitement dans cet hôpital où on s’acharne avant de réfléchir.] et on m’a fait un dossier de handicap [là aussi, noter que j'étais moins handicapée à l'entrée qu'à la sortie !] Alors j’ai voulu quitter l’hôpital en signant une décharge car il n’y avait pas de résultat, et je préférais souffrir chez moi qu’enfermée là [étant entrée librement, ça faisait tout à fait partie de mes droits -cf droits du patient hospitalisé]

Alors, contournant toute réglementation, on m’a mise en HDT, dans un secteur fermé. Il n’y avait aucun motif à cela. Aucune procédure n’a eu lieu mais un simple appel à ma mère. Et on m’a attachée avec des contentions sans que je n’ai commis aucune violence [ce jour-là, j'étais assise sur mon lit avec mon téléphone]. On m’a piqué à fortes doses et je me suis réveillée, attachée à un lit, sans plus aucune affaire, dans un milieu fermé -avec des grands malades. Pour sortir, j’ai accepté ces conditions : voir le Dr C. une fois par mois, prendre un traitement très lourd à vie, venir une fois par semaine pour les ECT et rester handicapée à vie. J’avais donc un avenir tout fait : je serai devenue un légume et le serais restée jusqu’à la mort !

J’avais de plus les compléments en fer et en acide folique pour remédier aux effets secondaires de ce traitement inefficace à me traiter, mais efficace juste à me détruire davantage. Et pour finir, comme on m’a diagnostiqué une « oeso-gastro-entéro-colite d’origine psychosomatique », j’avais tout un tas de cachet pour le système digestif, parfaitement inefficaces… je mangeais mal du coup et vomissais presque tout !

À cette époque, j’étais antichrist, je haïssais Dieu, l’Église, le monde entier presque, à commencer par ma famille… Je vivais dans le péché et ça me paraissais juste. Vu mon état et l’état du monde il n’y avait rien de mieux à faire… donc je fumais aussi [c'était ma seule liberté] et je prenais la pilule à cause de ma vie éparpillée…

Bref, on a été au Bénin cet été 2007, sans ma mère.

Tout le monde était heureux sauf moi. Je devais rester au lit après tous les repas pour essayer de les garder. Et pour finir, tout le côté droit commençait à s’engourdir douloureusement. C’était infernal !

J’ai écrit une lettre à Dieu

[en ces termes : « Dieu,

Es-tu vraiment un Dieu de Bonté et de Miséricorde ». Je suis sûre que tu es LE Dieu tout-puissant. Comment peux-tu tolérer, en tant que Dieu de Miséricorde, qu’une de tes créatures (sachant que celle-ci n’est pas la seule dans ce cas) puisse autant souffrir et passe sa vie à chercher comment cesser de souffrir ? Une fois cette solution trouvée, à savoir la mort, comment peux-tu accepter que cette créature passes sa vie à chercher à savoir, comment mourir sans, d’une part, faire souffrir ses proches, et d’autre part, sans se faire souffrir elle-même plus qu’elle ne souffre déjà ? Es-tu réellement Miséricordieux ? Pourquoi est-ce que je vie uniquement dans la crainte des conséquences d’un décès provoqué par moi-même (réussi ou raté) ?

Qu’ai-je fait de si mauvais, un péché qui mérite une telle punition ? Quand ai-je commis ce péché et quel était-il ? Était-ce avant ma venue dans ce monde ? Était-ce dans une autre vie ? Me suis-je rendue compte du mal que j’ai commis ? Au secours ! Help ! SOS !

Par pitié, que quelqu’un de bon et de miséricordieux entende mon signal de détresse, prenne pitié et me vienne en aide.

Et j’ai signé de mon prénom]

[retour au courrier à Mère M. :] j’ai pleuré longtemps sur la tombe de mes grands-parents et j’ai dit que s’ils sont au ciel et que rien n’est fait pour moi le lendemain, je conclurai qu’ils m’appellent. Et j’ai tout préparé pour mon suicide sans rien en dire à personne cette fois afin d’être assurée de mourir.

Le lendemain, j’accompagne, à contre cœur, mon père chez un homme car mon père essayait tout pour me faire guérir (j’ai vu assez de guérisseurs avant ma conversion !). Là, l’homme parle avec mon père d’un certain nombre de maux infernaux qu’il a eu et d’un certain Père R. à Z…, qui l’a fait sortir de tout ces maux. J’ai entendu son témoignage, et au retour, dans la voiture, j’ai dit : « demain on va voir le Père R. à Z… » Mon père a voulu m’expliquer la nécessité de prendre rendez-vous et d’autres choses, alors j’ai redit la même chose. C’était ma minute de lucidité. Mon père a cédé.

Le lendemain, on arrive à Z… c’était loin et je vois sur le portail « Hôpital X ». La colère m’a prise et j’ai cru qu’on m’avait encore piégée. Mais je n’ai rien dit car c’était ma volonté de venir et le trajet avait été long.

Quand j’ai vu le Père R., j’ai pensé : « c’est ça le Père R. !? »

Il m’a fait déposer ma bague en forme de serpent dans un verre d’eau après m’avoir demandé à quoi j’étais prête pour guérir. Alors j’avais dit que je ferais tout ce qu’il dirait. C’est pourquoi quand il a demandé de déposer la bague j’étais étonnée qu’il ne faille que ça pour guérir d’un si grand mal. Dès lors, les tics du père ont cessé. On a continué à parler. Il a dit une parole avec autorité et ça m’a secouée ; il a dit : « le serpent ne s’adopte pas ». Quand j’ai voulu me justifier -car je disais vouloir adopter un serpent- il a redit fermement la même chose. Puis, avec la même autorité, il a dit : « tu n’es pas malade ». Et j’ai cru, mais je savais bien que j’avais eu très « mal d’un côté » et au ventre. Il m’a fait mettre mon doigt dans un pot d’huile [aujourd'hui, catholique pratiquante, je connais cette onction] et marquer du signe de la Croix tous les endroits où j’avais eu mal. Comme j’ai oublié le ventre, en bas à droite, il me l’a signalé et j’étais étonnée qu’il le sache alors que je ne le lui avais pas dit. Et puis il a porté une étole pourpre [catholique pratiquante, je reconnais maintenant cette étole que le prêtre porte quand il donne le sacrement de réconciliation ou le sacrement des malades ou encore pendant le carême], il m’a fait mettre à genou et m’a imposé les mains, et j’étais guérie.

J’ai cessé tout traitement à l’heure même et j’ai retrouvé le chemin de l’Église sans qu’on ne m’y exhorte. Le Père R. a été étonné de voir la quantité de produits que prenais. Et tout le monde sait que ces produits entraînent une dépendance. Or j’ai tout stoppé d’un coup, de même que le tabac.

De retour en France, j’ai remis ma vie en ordre en commençant par ma chambre [j'ai bazardé notamment des objets douteux dont on se sert comme porte bonheur ou des livres à caractère ésotérique... il y a eu beaucoup de choses emportées à la décharge ce jour-là] puis en virant le petit ami qui refusait de cheminer dans la chasteté. Mon entourage était surpris. Mon médecin et ma mère ont prédit la rechute à diverses échéances pendant un an. Après, j’ai sermonné mon médecin (il est le mari de ma marraine) sur son incrédulité et je ne l’ai plus consulté.

Moi qui étais handicapée à vie et dépendante de ma famille, je vis seule [...] Sans autre diplôme que le bac, j’ai commencé à travailler auprès d’enfants car mes parents avaient refusé de financer la formation que je demandais [...] Têtue, j’avais dit que je l’aurais par la VAE. Même le conseiller ANPE m’avait encouragée à abandonner car c’était trop dur, voire impossible.

Il y a peu, j’ai terminé mon contrat avec un enfant autiste et la psychologue m’a proposé de continuer avec elle car on avait eu de bons rapports et un bon résultat avec l’enfant.

Alors, on [...] m’a encouragée à valider non le titre de … mais celui d’éducatrice de jeunes enfants ; et elle s’étonnait de mon parcours, qu’elle trouvait incroyable, se demandant comment, sans qualification, j’avais obtenu un tel emploi…

Rien n’est impossible à Dieu.

[...] j’ai donné ce témoignage à ma mère qui avais prédit que je me planterais, quand je quittais la maison [et que je serais obligée de revenir].

Et je vous le donne aujourd’hui pour que vous croyiez que rien n’est impossible à Dieu et pour que nous retrouvions une foi vive et vivifiante.

En gros, [...] je pourrais devenir éducatrice de jeunes enfants sans faire d’études, alors que jusqu’à il y a un peu plus de trois ans maintenant, on avait décidé que je sois un légume à vie. Et d’ailleurs, si Dieu ne m’avait pas répondu, je serai morte il y a trois maintenant, après avoir mené une vie de légume. (les ECT, ça tue la mémoire ! Et les cachets, ça abruti totalement)

 

Je demande qu’on cesse d’être incrédule afin qu’à nouveau, on voit les merveilles de Dieu et que, comme au temps des premiers chrétiens, on voit la communauté croître en nombre et en grâce.

 

Par les sciences médicales, vous croyez que mon mal est incurable. C’est très bon. À présent, voyez ce qu’est devenu ma vie. Si mon mal est impossible à traiter et que je suis ainsi aujourd’hui, c’est que rien n’est impossible à Dieu. Et je crois qu’il m’a délivrée ainsi comme il avait ouvert les yeux à Saint Paul, afin que je devienne un instrument de choix pour Lui ; et puisque j’ai fort haï l’Église, mon témoignage en est plus fort, comme ce fut le cas pour Saint Paul et d’autres saints après lui qui ont changé de vie radicalement après avoir rencontré le Christ.

 

Notre Seigneur, on ne peut pas Le détester. Le seul motif de Le détester, c’est qu’on ne Le connaît pas. C’est tout pourquoi le monde déteste l’Église [Corps mystique du Christ], tout pourquoi Jésus dit : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »… C’est tout pourquoi le salut passe par la connaissance du Christ. C’est tout pourquoi nous devons être remplis de miséricorde, comme le Christ, et courir joyeux de proclamer la Bonne Nouvelle à toute la Création. Mais comment la proclamer si on ne croit pas !? Et c’est tout le sens du courrier que je vous adresse.

 

[...]

Qu’elle est belle la communion de l’Église..

La France avait évangélisé l’Afrique et en ce temps de déchristianisation de l’Europe, la voici qui a besoin de l’être à nouveau par sa fille… Je crois que cette dernière sera heureuse de pourvoir à l’indigence de sa mère selon qu’il est écrit : « tu honoreras ton père et ta mère ».

[... salutations]

 

Article non relu, merci de votre indulgence.

N’hésitez pas à laisser des commentaires dans l’esprit du blog (voir à ce sujet la page : Commentaires)

bien fraternellement

+

31 juillet, 2010

Mystères lumineux

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 19:43

I- Baptême de Jésus

« Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. C’est de lui que j’ai dit : « Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu’avant moi il était. » (Jean 1, 29-30)

« Pour moi, dit Jean Baptiste, je vous baptise dans l’eau en vue du repentir ; mais celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne d’enlever les sandales, lui vous baptisera dans l’Esprit et le feu. » (Mtt 3, 11)

« En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. [...] Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » (Jean 3, 5 ; 16)

« Mais à tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, eux qui furent engendrés ni du sang, ni du vouloir d’un homme, mais de Dieu. » (Jean 1, 12-13)

Baptisés, que nous reconnaissions toujours dans le Christ, non seulement un prophète mais « l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » et que nous croyons toujours qu’il est bien « le Fils bien-aimé », ‘l’Unique-Engendré » du Père.
Ainsi, en nous aussi le Père mettra « toute sa complaisance » selon ce que nous dit le Seigneur : « Demandez et vous recevrez (…) le Père lui-même vous aime parce que vous m’aimez et que vous croyez que je sorti d’auprès de Dieu. » (Jean 16, 24 ; 27) Et nous entendrons l’Esprit témoigner à notre esprit que nous sommes fils de Dieu ; alors la parole que le Père a dite à Jésus le jour de son baptême : « celui-ci est mon Fils bien-aimé qui a toute ma faveur », sera aussi pour nous.

II- Les noces de Cana (cf Jean 2, 1-12)

« Faites tout ce qu’il vous dira. »
Que les prêtres, remplis de confiance dans le Seigneur, soient toujours prompts à faire tout ce qu’il dit.

Le Seigneur aime la foi ; tant qu’on a toute confiance en Lui, on peut tout, mais la grandeur de sa grâce ne peut se manifester quand on doute.
Quand Marie dit « Ils n’ont plus de vin », le Seigneur lui répond « Que me veux-tu femme ? Mon heure n’est pas encore venue ». Mais, à cause de la foi qu’elle a montrée en disant aux servants : « Tout ce qu’il dira, faites-le », le Seigneur a cédé à sa demande et lui a accordé selon sa foi.

Voilà ce que dit Saint Jacques (Epître de Saint Jacques 4, 2 ; 1, 5-6) à propos de la demande confiante : « Vous ne possédez pas parce que vous ne demandez pas. » « Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu -il donne à tous généreusement, sans récriminer- et elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi sans hésitation ».

Marie, invitée à la noce, se tient comme une servante : attentive aux besoins des convives, elle intercède pour eux « ils n’ont plus de vin ». Qu’il en soit de même pour l’Eglise dont elle est l’image et en particulier, que nos prêtres, invités de marque au festin des noces éternelles, ne s’installent pas aux premières places en attendant d’être servis, mais se tiennent au milieu des invités comme étant les serviteurs de tous, attentifs aux besoins des invités et prompts à intercéder pour eux avec confiance -à l’exemple de la Sainte Vierge- afin qu’aucun manque ne les empêche de se réjouir avec l’Epoux.Marie, Mère de l’Eglise, prie pour nous.

III- La prédication de Jésus

« Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez en la Bonne Nouvelle. » (Mc 1, 15)

« Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Mc 2, 5)

Fruit du mystère : la conversion et la confiance en la Miséricorde.

Comment nous repentir en vue du Royaume si nous n’avons pas confiance en la Miséricorde divine, si nous ne croyons pas que Dieu peut nous relever de toute infirmité, si nous ne croyons pas qu’il pardonne par Jésus-Christ ? Non, si n’avons pas confiance, nous dirons que nous sommes fichus et demanderons que les montagnes tombent sur nous. Mais si nous avons confiance, nous courrons nous jeter aux pieds du Seigneur pour Lui demander de nous sauver. Et justement, il est « venu dans le monde pour guérir et sauver les hommes », il est venu « non pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé par son entremise ». Si nous accueillons ce message de l’Evangile, si nous croyons que le Christ est venu « appeler tous les pécheurs », rien ne nous empêchera de courir vers Lui et, sa grâce aidant, nous pourront nous convertir en vue du Royaume. Et n’oublions pas, chrétiens, que même si nous n’avons que très peu d’occasions de parler de l’Evangile, nous pouvons en témoigner par toute notre vie en nous appliquant à cette conversion constante, car notre conversion constante témoigne de ce que « Dieu pardonne à son peuple ». En effet, s’il n’y avait pas de pardon possible, il n’y aurait pas lieu de se convertir. Notre conversion constante témoigne de ce que le Seigneur ne nous a pas condamné…

IV- La Transfiguration (cf Luc 9, 28-36)

« Vivre d’Amour, ce n’est pas sur la terre
fixer sa tente au sommet du Thabor.
Avec Jésus, c’est gravir le Calvaire,
c’est regarder la Croix comme un trésor.
Au ciel je dois vivre de jouissance,
alors l’épreuve aura fuit pour toujours.
Mais exilée, je veux dans la souffrance
vivre d’Amour »

Du Poème Vivre d’Amour, de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face

Chrétiens, parfois le Seigneur nous prend pour nous élever avec Lui sur le Thabor et nous donner de contempler sa gloire. Mais rappelons-nous toujours que là n’est pas le lieu de notre repos éternel. L’épreuve n’est pas terminée. Ces faveurs de contemplation sont là pour nous fortifier en vue de nos épreuves, afin que notre foi ne soit pas ébranlée à leur vue.
Voyons comme après cette vision de gloire il a fallu redescendre à la ville. La première fois, les disciples n’ont pas bien compris ce qu’il se passait et ont laissé Jésus tout seul dans son épreuve. Mais la Résurrection a authentifié la Révélation et après cela les disciples n’ont plus déserté à la vue de l’épreuve. Et nous, disciples d’aujourd’hui, ne désertons pas, ne laissons pas Jésus gravir seul le Calvaire, ne refusons pas d’être prêt de Lui dans l’épreuve après avoir accepté de l’être dans la gloire. C’est en nous conformant fidèlement à Lui dans l’épreuve que nous obtiendrons d’apparaître semblable à Lui dans la gloire « car nous le verrons tel qu’il est » et ce pour toujours. Mais avant cela, nous avons à franchir la grande épreuve, à mourir avec le Christ, nous rappelant que Dieu avait dit à Moïse : « l’homme ne peut pas me voir et vivre » (cf Ex 33, 18-23)
Mais si nous servons fidèlement le Christ, nous acceptons de mourir à nous même, d’épreuve en épreuve, marchant à sa suite dans le renoncement et portant chaque jour notre croix… Ainsi, rendus semblables à Lui dans la mort, nous avons l’assurance que nous serons introduits par Lui dans le Face à Face éternel selon qu’il est écrit « si nous mourons avec Lui, nous vivrons aussi avec Lui » (2 Tim 2, 11)

Attendez, Sainte Elisabeth en parle bien :
« Tous ces élus qui ont « la palme en main » et sont « tous baignés dans la grande lumière de Dieu » ont dû auparavant « passer par la grande tribulation », connaître cette douleur (…) Avant de « contempler à face découverte la gloire du Seigneur », ils ont communié aux anéantissements de son Christ. Avant « d’être transformés de clarté en clarté en l’Image de l’Être divin », ils ont été conformes à celle du Verbe incarné, le Crucifié par amour. (…)
Il veut associer son épouse à son oeuvre de rédemption et cette voie douloureuse où il marche lui paraît comme la route de la béatitude (…)
Dieu, se penchant sur cette âme, sa fille adoptive, si conforme à l’image de son Fils « premier-né d’entre toutes les créatures », la reconnaît pour une de celles « qu’il a prédestinées, appelées, justifiées », et il tressaille en ses entrailles de Père, en pensant à consommer son oeuvre, c’est-à-dire « à la glorifier » en la transférant en son Royaume pour y chanter, dans les siècles sans fin, la louange de sa gloire ».

V- L’institution de l’Eucharistie

1. Sacrement d’amour, mémorial de la Passion du Christ
« Ceci est mon corps donné pour vous ; faites cela en mémoire de moi » (Luc 22, 19)
Que nous croyons toujours que Jésus est présent dans son Eucharistie selon ce qu’il a dit « ceci est mon corps donné pour vous ».
Dans les premiers temps, on peut avoir la dévotion sensible, mais ce n’est pas parce qu’on ne ressent rien qu’il faut cesser de croire en la présence réelle. (Je sais que ça arrive à certains, et j’ai connu notamment un catholique qui est ainsi devenu Mormon…)
La dévotion sensible est une faveur particulière, mais l’effet de ce sacrement n’est pas en premier lieu sur les sens, mais sur l’amour. A mesure que nous approchons de Lui avec foi, remplis d’amour pur, tout désintéressés, avec la conscience vive que ce sacrement est le mémorial de la Passion de notre Maître et que cette Passion est le sommet le plus élevé de l’amour selon cette parole du Seigneur « nul n’a de plus grand amour que celui-ci, donner sa vie pour ses amis »… Si nous nous approchons de ce Sacrement dans ces dispositions, nous appliquant à contempler ce « trop grand amour » de Notre Seigneur, nous montrons à Jésus notre fidélité à garder sa parole « faites cela en mémoire de moi » et notre amour pour Lui-même plus que pour ses consolations, surtout si aucune consolation sensible ne se manifeste alors.
Le rappel de sa mort provoque alors toujours plus notre amour pour Lui, et l’amour grandissant que nous Lui portons excitera toujours davantage l’amour du Père pour nous selon ce que dit Jésus : « celui qui m’aime sera aimé de mon Père » (Jean 14, 21) Ce sacrement d’amour nous introduit au coeur de la vie trinitaire, il nous rend « participant de la vie divine », il nous consacre temple saint de notre Dieu selon qu’il est écrit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui » (v. 23)
Ecoutons ce mot d’Elisabeth : « Qu’importe à l’âme (…) de sentir ou de ne pas sentir, d’être dans la nuit ou dans la lumière, de jouir ou de ne pas jouir ? (…) Elle l’exalte [son Maître] (…) au dessus des douceurs et des consolations qui découlent de Lui, car elle a résolu de tout dépasser pour s’unir à celui qu’elle aime ».

2. Sacrement de l’Alliance
« Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, versé pour vous » (Luc 22, 20)

« Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jean 6, 56) Ce qui signifie de fait qu’on ne fait plus qu’un avec le Christ, comme l’homme qui « quitte son père et sa mère pour s’attacher à sa femme ; et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24) C’est ce sacrement de l’Eucharistie qui nous introduit dans l’Alliance sponsale avec le Christ (cf Mtt 22, 2 « Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils ». L’Apocalypse parle aussi de la venue des « noces de l’Agneau »). Ce Roi de gloire, notre Dieu, a voulu faire une noce à son Fils et le Sacrement de l’Alliance, justement, c’est l’Eucharistie que le Seigneur a instituée « avant de passer de ce monde à son Père », c’est par ce Sacrement que nous nous unissons au Christ pour devenir un avec Lui comme il est un avec le Père -selon son propre désir.

C’est aussi par ce Sang Précieux, « répandu pour nous et pour la multitude en rémission des péchés », que nous sommes rétablis dans l’amitié avec le Père, qu’ »il a effacé, au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette, qui nous était contraire ; il l’a supprimée en la clouant à la Croix » (Colossiens 2, 14) C’est ce sacrifice qui nous rétablit dans notre dignité d’enfant de Dieu, et il est bon d’en faire mémoire, comme Israël devait faire mémoire sans cesse de sa sortie d’Egypte, en célébrant la Pâques. Dans la nouvelle et éternelle Alliance, nous avons à faire mémoire sans cesse de notre sortie de la maison de servitude : comme Dieu a libéré Israël de la servitude des Egyptiens dans la première Alliance, il a libéré « l’humanité captive du péché » dans cette nouvelle Alliance, et à nouveau il a demandé qu’on en fasse mémoire en célébrant la Pâques du Seigneur… et il est bon pour nous ne nous rappeler souvent, par ce mémorial, que nous ne sommes plus « esclaves sous le régime de la Loi, mais hommes libres sous le régime de la grâce » et de nous rappeler aussi à quel prix Dieu nous a sauvés de l’esclavage du péché afin de ne pas retourner si facilement à notre mauvaise conduite comme la truie à peine lavée qui retourne facilement à son vomi…

10 juillet, 2010

Pas de paradis pour les impies _ Dieu serait-il mauvais ?

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 23:50

C’est un peu la révolte prêchée par certains incroyants et même parfois par des chrétiens qui se sont laissés séduire par leur discours.

Un homme m’a parlé un jour et il me démontrait, par la Sainte Ecriture, que Dieu est mauvais. Il a poursuivi en démontrant que si le monde avance, c’est grâce à ceux qui ont rejeté Dieu, se battant contre la foi et pour la laïcité. Bref, un homme hâté convaincu, qui rêve d’une vie libérée de toute religiosité, d’un monde parfait d’où on aura entièrement banni Dieu.
Et pour terminer de me convaincre que Dieu est mauvais, -c’est là le paradoxe dans sa révolte- il m’a parlé de ce que c’est une grande injustice que la paradis ne soit pas ouvert à tous et que la Sainte Ecriture mentionne l’existence de l’enfer. Et je dis qu’il y a paradoxe car s’il déteste vraiment Dieu et rêve d’une vie sans Lui, le paradis est la dernière chose qu’il peut convoiter ! L’existence de l’enfer devrait être son seul motif de louer Dieu…

En effet, ne vont en enfer que ceux qui le choisissent jusqu’au dernier instant de leur vie.

S’il existe un enfer, c’est donc non pas parce que Dieu est mauvais mais encore et toujours parce qu’il est miséricordieux et respectueux de la liberté de ses créatures ; d’où, que ne voulant forcer personne à L’adorer contre son gré, il n’oblige pas les incroyants à choisir le paradis à l’heure de la mort. Il leur montre que c’est le mieux mais si l’homme refuse librement de le croire, il ne l’oblige pas à Le choisir.
En effet, il faut bien comprendre que le paradis que décrit la sainte Ecriture serait pire que l’enfer pour les incroyants car il n’y a rien à faire là-bas que de vivre de la vie divine, contempler Dieu, L’adorer, contempler la gloire qu’il a donné à chacun sans l’envier etc…

Ce paradis serait comme un enfer par les Antichrists parce que là-bas le Christ « siège à la droite de la puissance divine » et de fait il convient de fléchir le genoux devant Lui et de proclamer « Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père ». Quel calvaire pour un Antichrist !

Les pécheurs non repentants ne sont pas non plus admis. En effet, là-bas, on vit selon la Loi de Dieu qui est pure Amour, on aime « Dieu de tout son coeur, de toute sa force et de toute son âme », on L’aime par dessus tout et plus que tout et on aime le prochain comme soi-même pour l’amour de Dieu ; de fait on ne vole pas, il n’y a pas de prostitués, on ne tue pas, ni n’insulte ni ne blesse aucunement etc… l’enfer pour un pécheur qui aime vivre dans le péché !

Alors pour ces âmes il existe un lieu où il n’y a pas Dieu, où l’on peut vivre débarrassé de Lui. Ce lieu, c’est celui qu’on appelle l’enfer.

Là où Dieu manifeste sa grande miséricorde, c’est que jusqu’à la dernière seconde il fait comprendre à l’âme que c’est un lieu de grande souffrance et l’âme n’y va que si elle le désire, en toute liberté, car Dieu respecte notre liberté.

Les âmes sont créées par Dieu, qui est éternel, et la vie qui anime les hommes, c’est le souffle de Dieu (cf  Gen 2, 7 « Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant. ») L’âme porte donc le caractère divin, ce pourquoi elle est immortelle.
« L’Eglise enseigne que chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu -elle n’est pas « produite » par les parents- ; elle nous apprend aussi qu’elle est immortelle : elle ne périt par lors de sa séparation du corps dans la mort, et s’unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale » (CEC 366)
Les âmes vivent donc pour toujours.

Toute notre vie est un choix : on choisit entre la vie et la mort. Le Seigneur parle ainsi _Deutéronome 30, 15-20_  « Vois, je te propose aujourd’hui vie et bonheur, mort et malheur. Si tu écoutes les commandements du Seigneur ton Dieu que je te prescris aujourd’hui, et que tu aimes le Seigneur ton Dieu, que tu marches dans ses voies, que tu gardes ses commandements, ses lois et ses coutumes, tu vivras et tu multiplieras (…) Mais si ton coeur se détourne, si tu n’écoutes point et si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd’hui que vous périrez certainement (…) Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie (…) »
Nous avons donc à choisir Dieu ou le rejeter et ainsi, nous choisissons entre la vie ou la mort, le bonheur ou le malheur. Au soir de cette vie on aura à faire un choix définitif car il n’y a plus de repentir possible après la mort.

On voit bien qu’on n’est pas heureux dans les milieux où règne la loi du plus fort par exemple, où règnent le crime et la débauche… mais si on aime tuer on peut se plaire dans ces milieux. Et bien au soir de cette vie, si c’est là ce qui nous plaît, on choisit cette vie pour l’éternité. C’est l’enfer et la souffrance, non pas que Dieu les a institués, mais que la vie dans ce genre de lieux est infernale. En enfer, c’est pire encore que dans la vie mortelle car il n’y a plus les biens créés et du coup il ne reste plus que le mal pour le mal (le mal à l’état pur si l’on puit dire ainsi) et en fait on souffre infiniment plus du fait que les « consolations » qui « justifiaient » ce mal -et qui ne sont finalement qu’une illusion dont use le séducteur pour séduire les âmes et les détourner de la voie de la justice- ont disparu. Si on tuait pour une voiture par exemple, la voiture nous consolait un peu d’avoir tué et disons que le remord de conscience est amoindri par la consolation. Mais en enfer, on souffre le tourment des crimes commis par soi-même sans aucune compensation et de fait, on souffre pour rien, c’est intolérable pour l’âme ; et à cela s’ajoute la conscience vive que ce sera ainsi pour toujours et à jamais. Enfin, pour ajouter à cela, le séducteur, le démon qui nous avait alléché avec des airs si suaves paraît comme il est vraiment et on se rend compte qu’on a été trompé ; alors la colère nous ronge davantage et en plus, on a à supporter la laideur et la méchanceté du démon pour l’éternité -il sera, pour les âmes qui ont marché sous sa conduite, un maître pour toujours.
On dit qu’il ne faut pas adorer la Bête sur terre, on nous exhorte à nous détourner des idoles (faux dieux, or et argent, « ouvrages de mains d’hommes »…) C’est qu’en enfer, une fois l’illusion tombée, on adore la Bête qu’on a choisie d’adorer déjà sur terre, mais alors en enfer on l’adore comme elle est vraiment, le mal à l’état pur.

C’est pour cela que Dieu permet que l’on souffre à cause de nos péchés afin qu’on s’en repente avant la mort, évitant ainsi de souffrir pour l’éternité, car Lui, Dieu, sait qu’il nous a créés pour la vie éternelle -pour la mort éternelle le cas échéant, si on refuse la vie en choisissant librement le péché. Dès la Genèse, le créateur apprend à sa créature que si elle désobéit elle mourra (cf Gen 2, 17).

Seuls ceux qui préfèrent le mal au bien et détestent Dieu librement (après avoir connu la vérité) vont en enfer. Si c’est qu’on ignore Dieu, on ne va pas au paradis directement mais Dieu se fait d’abord connaître afin que l’âme Le choisisse librement. Si on ne Le supporte vraiment pas, il ne nous impose pas de Le voir pour l’éternité. C’est là sa grande miséricorde : il est tout puissant mais il veut respecter la liberté de ses créatures.

Il y a un deuxième aspect : pour que les brebis puissent jouir du paradis et être en paix, le bon Pasteur ne peut pas les laisser en compagnie des loups, sans quoi ce n’est plus vraiment le paradis pour les brebis ! Ainsi, chacun choisit sa voie.
Quel paradis pour une âme pieuse si elle doit, pour sa piété, souffrir sans cesse les railleries des impies !?
Donc pour le bien commun, chacun choisit sa vie éternelle, mais on la choisit une fois pour toute, et les choses sont faites de sorte que les brebis ne peuvent pas aller chez les loups ni les loups chez les brebis. Voir dans la parabole du riche et de Lazare : « D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire. » (Luc 16, 26).

Chacun finalement est dans son paradis :
Ceux qui désirent vivre loin de Dieu pour toujours vont en enfer car c’est le seul lieu ou Dieu ne règne pas ; et ceux pour qui le bonheur est de vivre avec Dieu (l’Emmanuel) vont au paradis -ils ont choisi la vie selon les critères du Seigneur en Dt 30, 15-20).
Dieu étant vie et principe de vie, comprenons qu’hors de Lui, c’est la mort. D’où que le paradis est défini comme la vie éternelle, et l’enfer comme l’opprobre, la mort éternelle.

Aussi bien, à nous aujourd’hui qui voulons choisir la vie, il nous faut renoncer au péché et servir Dieu d’un coeur unifié. Si l’on se refuse à ces dispositions, alors on choisit la mort et il ne faut pas accuser Dieu de manquer de miséricorde alors qu’on fait librement nos choix en toute connaissance de cause. Dieu est bon, il nous enseigne tout ce que l’on doit savoir pour faire ces choix. Si l’on choisit la mort malgré tout, il ne faut pas reprocher au Seigneur de nous exaucer en nous fermant l’accès au paradis !

Si tu veux le paradis, « choisis la vie », garde la fidélité au Seigneur et à ses commandements !

Dieu soit béni !

 

22 juin, 2010

En réponse à Mirtille

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 10:46

Chère Mirtille,

Merci pour votre commentaire.

Pas de problème pour les fautes d’orthographe et ce que vous êtes plutôt maths. Pour moi, mon dernier diplôme obtenu était le baccalauréat et je l’ai eu au rattrapage. Pas besoin de sortir de polytechnique pour parler de Dieu ; les premiers Apôtres étaient d’ailleurs des gens sans instructions -en particulier des pêcheurs, comme Saint Pierre que Jésus a établi pierre angulaire de son Eglise (en déclarant « tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et les portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. » Mtt 16, 18).

Selon l’esprit de l’Evangile, on ne se fie pas à des grades ou à des titres pour reconnaître la vérité ou la valeur d’un homme. Aussi, la prestance de votre famille ne peut en rien justifier que vous êtes dans la vérité.
Regardons Saint Paul. Il dit (1 Co 2, 1-5) : « Pour moi, quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse. Non, je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. [Juste là, il y a un souci dans la foi des Témoins de Jéovah pour qui Jésus est mort sur un poteau…] Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant, et ma parole et mon message n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse ; c’était une démonstration d’Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »

Or à ce que vous écrivez, chère Mirtille, votre foi repose sur la sagesse des hommes. En effet, si effectivement pour le chrétien c’est particulièrement une mauvaise chose que d’abîmer son corps en ce qu’il est création de Dieu et plus encore temple du Saint Esprit, il faut comprendre que pour les musulmans aussi le corps est créé par Dieu et à respecter et que même pour les païens fumer c’est mal en ce que ça nuit à la santé du corps et entraîne une dépendance. C’est donc là une sagesse humaine qui n’est aujourd’hui cachée à personne -chrétiens ou non chrétiens ! En dehors du culte des Témoins de Jéovah, celui des sciences médicales permet de faire comprendre à quelle point fumer c’est mal !

Pour le fait du porte à porte :
Certains, dans l’Eglise catholique le font aussi dans le cadre de pastorales organisées. On m’a témoigné de ce que c’est difficile parce que les gens dans un premier temps s’imaginent que ce sont les Témoins de Jéovah et c’est seulement après qu’on leur a dit que c’est l’Eglise catholique qu’ils acceptent de discuter.On ne peut pas obliger tout le monde à faire du porte à porte, surtout dans le contexte sociale actuel de méfiance et aussi en respectant ceux qui ont le souci de ne pas importuner les gens à leur domicile etc… On peut évangéliser autrement qu’en s’imissant chez le prochain et ce, non tant par lâcheté que par charité et dans le souci de respecter la vie privée des gens. On lance par exemple des invitations à des conférences ou veillées de prières etc… Enfin, le fait d’avoir l’audace de faire du porte à porte ne peut être une caractéristique essentielle du « culte véritable » en ce sens que beaucoup de démarcheurs et de sondeurs font aussi cette démarche sans apporter toujours de bonnes choses (parfois ils apportent des arnaques comme c’est connu). On voit bien que le culte de l’argent donne aussi l’audace d’aller de porte en porte !

Pour les astuces dont vous parlez (pour la vie familiale, pour sortir de  différent problème comme l’endettement, le chômage etc…) se trouvent aussi dans des magazines gratuits comme celui de la CAF. Avec un peu de bon sens et sans être chrétiens on peut reconnaître les bonnes astuces. Ce sont là des sciences humaines que l’ont peut acquérir en dehors de la foi en Jésus-Christ. On peut posséder ces sagesses-là tout en ignorant complètement Dieu ! Je connais des incroyants -qui sont des personnes de bonne volonté- qui s’en sortent très bien à tous ces niveaux et ils enseignent même à leurs enfants l’importance de l’amour et du pardon etc… Ils ont connu la foi. La femme s’en est détournée quand sa grand-mère est morte ; depuis elle est entrée en révolte contre Dieu (comme si la mort ne faisait pas partie de la vie de l’homme depuis les premiers temps de la Genèse, à partir de la chute !). C’est que sa foi n’était pas ferme. N’empêche que même vivant dans l’incroyance, elle aime la droiture et y marche comme tout naturellement. Si elle n’aime plus Dieu, je vois là que Dieu ne cesse pas de l’aimer (elle est baptisée à l’Eglise catholique et mariée là-bas aussi : les dons de Dieu sont sans repentance). Pourtant, même si cette femme use de bonnes astuces en accord avec la Parole, celui qui cherche la vérité de la foi ne peut pas se fier à elle. Si c’était un critère suffisant, on pourrait dire avec ce genre de personnes que Dieu n’existe pas !

Pour la nourriture qu’on vous donne, toute faite, de bons conseils etc… :
Cette méthode d’éducation va un peu à l’inverse de la promesse faite au sujet de la Nouvelle Alliance promise dans le Christ, selon la parole de Dieu au livre de Jérémie 31, 33-34 : « voici l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël après ces jours-là, oracle du Seigneur. Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur coeur. Ils n’auront plus à instruire chacun son prochain, chacun son frère, en disant : « Ayez la connaissance du Seigneur ! » Car tous me connaîtront du plus petit jusqu’au plus grand -oracle du Seigneur- parce que je vais pardonner leur crime et ne plus me souvenir de leur péché. »
Saint Jean le reprend dans sa première lettre quand il écrit :
« Le voilà l’Antichrist ! Il nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père. Qui confesse le Fils possède aussi le Père. Pour vous, que ce que vous avec entendu dès le début [la catéchèse originelle faite par les premiers Apôtres -dont Jean] demeure en vous. Si en vous demeure ce que vous avez entendu dès le début, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Or telle est la promesse que lui-même vous a faite : la vie éternelle. Voilà ce que j’ai tenu à vous écrire au sujet de ceux qui cherchent à vous égarer. Quant à vous, l’onction que vous avez reçu de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne. » (1 Jean 22-27)
Voilà pourquoi je dis que cette nourriture toute faite par quelque personne autre que le Saint Esprit est contraire aux promesses de la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ !

C’est la foi qui sauve avant les bons conseils ! En lisant les épîtres, vous le verrez bien. Et même en lisant l’Evangile : combien de foi Jésus dit à celui qu’il guérit : « ta foi t’a sauvé » ?

Or la foi des Témoins de Jéovah est erronée, ne serait-ce que sur ces quelques points dont traite le témoignage de l’article que vous commentez : Jésus serait mort sur un poteau (cf plus haut) et Jésus ne serait qu’un fils de Dieu comme chacun de nous.
Comment peut-on considérer, après avoir lu ne serait-ce que le Prologue de l’Evangile de Jean, que Jésus n’est qu’un fils de Dieu comme chacun de nous !? -C’est là l’esprit de l’Antichrist.
Dans le prologue de l’Evangile de jean, on lit bien ceci : « Au commencement était le Verbe et le verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. [...] Et le Verbe s’est fait chair et il a campé parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient du Père comme Unique-Engendré, plein de grâce et de vérité. » Vous lirez vous-même ce prologue dans n’importe quelle Bible. Moi, j’aime celle de Jérusalem, on dit que sa traduction est la plus proche des textes originaux. Mais si vous êtes plus maths, peut-être que le français de la Bible des peuples vous sera plus accessible. Et si vous avez peur que ce soit orienté trop catholique, vous pourrez lire le même passage dans la Traduction Oeucuménique de la Bible (TOB). Ensuite, en lisant tout le Nouveau Testament, vous verrez comme cet enseignement revient souvent. Et d’ailleurs, si le titre de « Fils de Dieu » en Jésus allait sans la divinité, il serait créé, comme nous, comme les Juifs de son époque, et on ne l’aurait jamais condamné à mort. On la condamné à mort parce qu’il témoignait de ce rang qui le fait l’égal de Dieu -pour ça il suffit de relire la Passion dans chacun des quatre Evangile. On peut encore voir dans l’Apocalypse Jésus se nommant « le Premier et le Dernier » (2, 8), équivalent de « l’Alpha et l’Oméga » qui ne désigne que Dieu, dit aussi « Il est, Il était et Il vient » ou encore de façon plus moderne « l’Eternel »…De toutes les façons, si vous cherchez en vérité, vous verrez tout cela et bien plus.

Si en effet la Bible des Témoins de Jéhovah est déformée par rapport à toutes les autres, vous ne le verrez pas. Comme dans leur Bible on a certainement écrit « Ceci représente mon Corps » au lieu de « Ceci est mon Corps » et qui justifie qu’ils déforment les Paroles du Seigneur quand ils célèbrent l’Eucharistie. Lisez n’importe quelle autre version de la Bible, vous ne trouverez pas « ceci représente mon Corps » !(prenez le passage de l’Institution de l’Eucharistie (Luc 22, 19-20 ; ou Matt 26, 26-29 ; ou Marc 14, 22-25 -Jean n’en parle pas mais tous les autres citent bien « Ceci est mon Corps »)

On lit encore dans le témoignage que j’ai publié, que seul 144000 assistent à l’Eucharistie une fois par an. Or Jésus a dit que cette alliance nouvelle et éternelle est « pour la multitude en rémission des péchés » et non pour seulement 144000 élus ! Mais cette erreur repose sur une mauvais interprétation de l’Apocalypse de Saint Jean. En effet, en symbolique, 144000 signifie une multitude (les 12 tribus d’Israël au carré donnent le chiffre 144 -car le salut n’est plus seulement pour les 12 tribus d’Israël mais pour toutes les nations- et le millier symbolise la multitude ! D’où l’expression « les 144 milliers »). Jésus est venu sauver la multitude des Juifs comme des païens et non 144000 prédestinés !

Enfin, pour moi, je ne viendrai pas à vos réunions, non par peur des extra terrestres mais dans un souci de fidélité à ma foi catholique (héritée des Apôtres, celle à laquelle ils recommandent dans les premiers textes de demeurer fidèles -cf épître de Saint Jean cité plus haut). En effet, une fois que vous niez que Jésus est Dieu avec le Père, vous niez que « le Verbe s’est fait chair » (cf Prologue de l’Evangile de Jean) et là, vous niez le mystère de l’Incarnation et pour les chrétiens, saint Jean a aussi écrit : « C’est que beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne confessent pas Jésus-Christ venu dans la chair. Voilà bien le Séducteur, l’Antichrist. Ayez les yeux sur vous pour ne pas perdre le fruit de nos travaux, mais recevoir au contraire une pleine récompense. Quiconque va plus avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ ne possède pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, c’est lui qui possède le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer » (2 Jean 7-10)

Oui, je resterai moi-même, de peur de me dénaturer, comme le sel qui n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé par les passants (cf Mtt 5, 13-16).Ce que Dieu a fait de moi, voilà ce que je veux rester !
On voit aussi pourquoi il n’est pas bon de manger de la nourriture toute mâchée d’avance : c’est que vous ne prenez plus la peine de lire par vous-même l’Ecriture et d’y rechercher la connaissance de Dieu. Vous avez été convaincue par la doctrine sociale de TJ mais votre connaissance de l’Ecriture reste faible et vous n’avez pas la connaissance de Jésus-Christ, celle-là seule qui sauve. Si vous prenez le temps de lire n’importe quelle Bible en dehors des orientations qu’on vous donne- et qui en réduisent le sens, vous apprendrez à connaître le Seigneur et à l’aimer ; vous connaîtrez la vérité, selon sa promesse et « la vérité vous rendra libre » ; vous n’aurez plus à attendre qu’on vous donne la becquée.  Ceux que le Seigneur aime, il les instruits Lui-même de la sagesse, par le Saint Esprit selon sa promesse en Jean 16, 13-15 : « Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de lui-même mais ce qu’il entendra il le dira et il vous expliquera les choses à venir. Lui me glorifiera car c’est de mon bien qu’il recevra et il vous l’expliquera. Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi j’ai dit que c’est de mon bien qu’il reçoit et qu’il vous expliquera. »  Les chapitres 13 à 17 de cet Evangile révèle beaucoup sur la vie trinitaire. Je vous les conseille en lecture, c’est vraiment très beau… je vous conseille aussi de vous atteler à la lecture de toute l’Ecriture, si vraiment vous aimez le Seigneur, c’est une belle façon de le Lui montrer, en vous montrant avide de Le mieux connaître pour Le mieux aimer.

Que Dieu vous bénisse. Qu’il vous envoie son Esprit Saint afin qu’il vous ouvre à l’intelligence des Ecritures -selon sa promesse- et que vous puissiez proclamer librement « Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père ».

30 mai, 2010

Retour offensif de l’esprit impur _ Mtt 12, 43-45

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 19:06

Lorsque l’esprit impur est sorti de l’homme, il erre par les lieux arides en quête de repos, et il n’en trouve pas. Alors il se dit : « Je vais retourner dans ma demeure, d’où je suis sorti ». Etant venu il la trouve libre, balayée, bien en ordre. Alors il s’en va prendre avec lui sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l’état final de cet homme devient pire que le premier.

D’où la nécessité de se convertir et de prendre Jésus pour Maître après avoir été purifié par sa Parole, après avoir obtenu une guérison, après un exorcisme, après avoir connu le chemin du salut… Alors, quand l’esprit impur revient, il trouve la demeure habitée par Dieu et ne peut y entrer -ni n’oserait tenter le coup !

21 mai, 2010

Face à la persécution

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 19:13

Bonjour,

Voici une réflexion que je me suis faite en pensant aux chrétiens persécutés et en particulier à ceux qui le sont de façon violente et plus particulièrement aux chrétiens persécutés en Terre d’Islam.

Attention ! Je ne dis pas que tous les musulmans sont extrémistes, cet article ne vise pas à dénigrer la religion musulmane.

Pensant en particulier aux extrémistes islamistes, je me suis fait la réflexion qu’ils sont, au bout du compte, bien plus à plaindre que les chrétiens qu’ils persécutent. En effet, j’ai entendu dire que les musulmans étudient tous les grands livres saints : la Torah, la Bible et enfin le Coran. Or on ne peut pas terminer d’étudier la Bible sans avoir lu cette prophétie de Notre-Seigneur : « l’heure vient où quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu. Et cela ils le feront pour n’avoir reconnu ni le Père ni moi. » (Jean 16, 2-3).
C’est ainsi que je me suis fait la remarque que, si ces pratiquants extrémistes persécutent des Chrétiens après avoir connu ce qui avait été prophétisé à leur sujet, c’est qu’ils sont de ceux-là qui voient sans voir et entendent sans comprendre et j’ai pensé que ce doit être une grande misère !
Ensuite, une telle misère m’a parue inconcevable et j’ai pensé que ceux qui tombent dans l’extrémisme doivent nécessairement être de pauvres gens sans instructions qui ont suivi, tels des boucs, un mouvement dont ils ignorent les tenants et les aboutissants. Ceux-là me semblent moins à plaindre que les premiers parce que si c’est l’ignorance qui les poussent à agir ainsi, au moins, ça signifie qu’il leur est possible de comprendre si la vérité leur était manifestée. Et la conversion de Saint Paul, grand persécuteur des chrétiens pour l’amour de Dieu, converti par une grâce spéciale de Notre-Seigneur jusqu’au point où, de persécuteur meurtrier qu’il était, il est devenu un chrétien zélé, persécuté et mort en martyr… Sa conversion donc m’est vraiment une source d’espérance pour ces pauvres hommes qui persécutent des chrétiens en pensant ainsi servir Dieu. Quand je vois comme ce zélé persécuteur touché par la grâce est devenu un joyeux annonceur de l’Evangile rempli d’un saint zèle, je me dis que, la grâce de Dieu aidant, cela peut arriver encore aujourd’hui…
Mais pour revenir aux motifs que je vois de plaindre le second type de pratiquants extrémistes dont je parle, ne nous rappellent-ils pas les premiers Juifs, les petits du peuple qui criaient « à mort ! à mort ! crucifie-le ! » sans trop bien savoir de quoi il s’agissait et qui, ayant vu la façon dont Jésus a remis l’esprit, s’en sont retournés en se frappant la poitrine et se lamentant « celui-ci était vraiment le Fils de Dieu ! » ? C’est bien qu’ils ont agi ainsi à cause de l’ignorance, pour n’avoir reconnu ni le Père ni Jésus, et Jésus le confirme bien quand, à l’heure de la mort il pleure sur eux et crie « Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Face à la persécution, selon moi, nous devons pleurer non pas principalement sur nous-même mais pleurer surtout sur ces pauvres hommes qui ne savent pas ce qu’ils font. Pour ceux qui agissent ainsi bien qu’ils connaissent l’Ecriture, nous devons pleurer encore davantage. Et pour les uns comme les autres, il nous faut implorer le pardon de Dieu et le supplier de leur faire grâce afin qu’ils reviennent de leur mauvaise conduite, afin qu’ils accèdent eux aussi au salut, afin que leurs oreilles s’ouvrent à la vérité, afin que leurs yeux voient la lumière de Dieu… C’est ainsi que Jésus nous exhorte à bénir ceux qui nous maudissent, aimer ceux qui nous haïssent et prier pour ceux qui nous persécutent. Et c’est ce qu’il fait à l’heure de sa Passion… Quel Bon Maître ! après avoir livré toute sa vie pour nous donner l’enseignement théorique, il se livre lui-même à la pratique jusqu’à la mort sur la croix -comme pour nous prouver que son enseignement est vérité (à la différence des mauvais maîtres qui enseigne à faire ce qu’ils disent mais non ce qu’ils font, comme pour nous prouver qu’ils enseignent des choses mauvaises qu’eux-mêmes ne feraient pour rien au monde !)
C’est cet exemple que nous donne, en particulier Saint Etienne à la suite du Christ, lui qui, lors de sa lapidation, peu avant de mourir, supplia ainsi le Seigneur « Seigneur, ne leur impute pas ce péché » (Ac 7, 55-60) C’est là le témoignage authentique du Chrétien selon ce que dit le Seigneur, qu’ »il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » et que « à ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres ».
Jésus nous dit d’aimer le prochain, non plus simplement comme soi-même, mais à présent comme lui-même nous a aimés. Et comment il nous a aimés ? Qu’a son amour de plus que celui qui consiste à ne pas faire au prochain le mal qu’on n’aimerait pas souffrir soi-même ? Et bien, cet amour, il a de plus qu’il consiste non seulement en cela, mais encore en ce qu’il faut faire au prochain tout le bien qu’on aimerait recevoir et comme une couronne, cet amour porte en son sommet ceci, qu’il faut faire le bien à nos amis et bienfaiteurs COMME à nos ennemis et persécuteurs. Ô, il n’y a pas de plus grand amour que celui-là et c’est de celui-là dont le Seigneur nous a aimés avant même qu’on ne l’aime. C’est de cet amour qu’il veut qu’on aime le prochain avant même qu’il ne nous aime… un amour inconditionnel !

Et voici ce qu’en dit Saint Pierre (1 Pierre 3, 13-17) :
« Et qui vous ferait du mal, si vous devenez zélés pour le bien ? Heureux d’ailleurs quand vous souffririez pour la justice ! N’ayez d’eux aucune crainte et ne soyez pas troublés. Au contraire, sanctifiez vos coeurs dans le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d’une bonne conscience, afin que, sur le point même où l’on vous calomnie, soient confondus ceux qui décrient votre bonne conduite dans le Christ. Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si telle était la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal. »
Et en effet, en demeurant fidèles aux commandements et à l’amour de Notre-Seigneur face à toute épreuve, nous lui rendons un culte agréable et capable de Le glorifier. Offrir un tel culte au milieu des lions est le meilleur témoignage qu’on puisse rendre à Notre-Seigneur. De plus, un tel témoignage est source de grâce pour nos persécuteurs, comme le culte rendu par Azarias, Ananias et Misaël dans la fournaise a permis au roi Nabuchodonosor de reconnaître le Dieu Très-Haut (Daniel 3, 24-30).
Oui, c’est ce qu’on appelle le martyr, un mot qui justement signifie témoignage… Dans la persécution, le témoignage le plus authentique et le plus fort que l’on puisse donner est le martyr… C’est la grâce qui soutient les martyrs, c’est l’Esprit Saint qui leur donne force et courage. En ce temps de préparation à la Pentecôte, que ceux qui souffrent la persécution se montrent fervents à demander le secours de l’Esprit afin qu’il leur donne la grâce de glorifier Dieu dans leur épreuve. Ainsi, nous espérons de Dieu que nous verrons à nouveau, comme dans les premiers temps de l’ère chrétienne, selon les récits des actes des Apôtres, un grand nombre d’âmes s’adjoindre à la communauté des croyants… demandons donc les dons du Saint Esprit avec ferveur afin qu’en nous, il témoigne du Seigneur pour la plus haute gloire de Dieu !

Bon et saint week-end de la Pentecôte…

5 mai, 2010

Règle de Saint Augustin

Classé dans : Religion — senalaetitia @ 23:07

Avant tout, frères très chers, aimons Dieu, aimons le prochain: ce sont les commandements qui nous sont donnés en premier (1).

De la charité et de la vie commune

[I] 1. Et voici mes prescriptions sur votre manière de vivre dans le monastère.

2. Tout d’abord, pourquoi êtes-vous réunis (2) sinon pour habiter ensemble dans l’unanimité (3), ne faisant qu’un coeur et qu’une âme (4) en Dieu.

3. Ne dites pas « ceci m’appartient »; mais que, pour vous, tout soit en commun (5). Que votre supérieur distribue à chacun (6) le vivre et le couvert (7) non pas selon un principe d’égalité — ni vos forces ni vos santés ne sont égales — mais bien plutôt selon les besoins de chacun (8). Lisez en effet les Actes des Apôtres: pour eux tout était en commun, et l’on distribuait à chacun selon son besoin (9).

Notes :
1. Mt 22, 35-40.
2. Mt 18, 20; Jn 11, 52; 17.
3. Ps 67, 7 …Deus qui habitare facit unanimes in domo…
4. Act 4, 32.
5. Act 2, 44; 4, 32.
6. Act 4, 35.
7. 1 Tim 6, 8 …habentes autem victum et tegumentum his contenti sumus… cf Deut 10, 18.
8. Act 2, 45; 4, 35.
9. Act 2, 44-45.

De l’humilité

4. Ceux qui possédaient quelque chose quand ils sont entrés au monastère doivent accepter volontiers que tout cela soit désormais commun.
5. Ceux qui n’avaient rien n’ont pas à chercher dans le monastère ce qu’au dehors ils n’avaient pu posséder. Qu’on leur donne toutefois ce que requiert leur mauvaise santé, même si auparavant leur pauvreté les empêchait de se procurer le nécessaire.

Mais alors qu’ils ne félicitent pas d’avoir trouvé vivre et couvert (10), qu’ils n’auraient pu trouver tels au dehors!
6. Qu’ils n’aillent pas orgueilleusement tête haute (11) parce qu’ils ont désormais pour compagnons des gens qu’auparavant ils n’auraient pas osé approcher: que leur coeur plutôt s’élève (12), sans chercher les vanités de la terre (13). Les monastères n’auraient d’utilité que pour les riches et non pour les pauvres, s’ils devenaient lieu d’humble abaissement pour les premiers, d’enflure pour les autres (14).

7. De leur côté ceux qui étaient antérieurement des gens considérés (15) ne seront pas dédaigneux à l’égard de leurs frères venus de la pauvreté dans cette société sainte. S’ils cherchent à se glorifier, que ce ne soit pas de la richesse et du prestige de leur parenté, mais bien plutôt d’habiter en compagnie de frères pauvres. Qu’ils ne se vantent pas d’avoir tant soit peu contribué de leur fortune (16) à la vie commune; avoir distribué leurs richesses dans le monastère ne devrait pas leur causer plus d’orgueil que d’en jouir dans le monde. Tout autre vice se déploie en faisant faire le mal; mais l’orgueil, lui, s’attaque même au bien que l’on fait, pour le réduire à néant. À quoi sert de distribuer ses biens aux pauvres (17), de se faire pauvre soi-même, si l’âme dans sa misère devient plus orgueilleuse de mépriser les richesses qu’elle ne l’était de les posséder?

8. Vivez donc tous dans l’unanimité (18) et la concorde, et honorez mutuellement en vous Dieu, dont vous avez été faits les temples (19).

Notes :
10. cf supra note 7.
11. erigere cervicem, expression dérivée de l’AT et fréquemment employée par saint Augustin pour désigner l’orgueil.
12. Col 3, 1-2.
13. Phil 3, 19.
14. 1 Cor 5, 2; 13, 4.
15. Gal 2, 2.
16. Tob 1, 19; Lc 8, 3; 1 Cor 13, 3.
17. Ps 111, 9; Lc 18, 22; 1 Cor 13, 3.
18. Act 1, 14; 2, 46; Rom 15, 6.
19. Cor 6, 16 …Nos enim templa Dei vivi sumus…; cf 1 Cor 3, 16.

De la prière et de l’office divin

[II] 1. Soyez assidus aux prières (20), aux heures et aux temps fixés.
2. Puisque l’oratoire est par définition un lieu de prière, qu’on n’y fasse pas autre chose. Si l’un ou l’autre, en dehors des heures fixées, veut profiter de son loisir pour y prier, qu’il n’en soit pas empêché par ce qu’on y prétendait faire.

3. Quand vous priez Dieu avec des psaumes et des hymnes (21), portez dans votre coeur ce que profèrent vos lèvres (22). Ne chantez que ce qui est prescrit; ce qui n’est pas indiqué pour être chanté ne doit pas être chanté.

Notes :
20. Col 4, 2; Rom 12, 12.
21 Eph 5, 19.
22. Mt 12, 34.

Du jeûne et de la lecture de table

[III] 1. Domptez votre chair par le jeûne et l’abstinence dans la nourriture et la boisson, autant que la santé le permet. Celui qui ne peut pas jeûner doit à tout le moins ne pas prendre de nourriture en dehors de l’heure des repas, sauf en cas de maladie.

2. À table, jusqu’à la fin du repas, écoutez la lecture d’usage sans bruit et sans discussions. Que votre bouche ne soit pas seule à prendre nourriture; que vos oreilles aussi aient faim de la parole de Dieu (23).

3. Affaiblis par leur ancienne manière de vivre, certains peuvent avoir un régime spécial; ceux que d’autres habitudes ont rendus plus robustes ne doivent pas s’en chagriner, ni voir là une injustice. Qu’ils n’estiment pas ceux-ci plus heureux de recevoir ce qu’eux-mêmes ne reçoivent pas; qu’ils se félicitent plutôt d’avoir plus de force physique que les autres.
4. Si ceux qui sont passés d’une vie plus raffinée au monastère reçoivent, en fait de nourriture, de vêtements et de couvertures, un peu plus que les autres, plus vigoureux et donc plus heureux, ces derniers doivent songer à la différence de niveau qui sépare la vie mondaine que leurs compagnons ont quittée et celle du monastère, lors même qu’ils n’arrivent pas à la frugalité des plus robustes. Tous ne doivent pas réclamer le supplément accordé à quelques-uns non comme marque d’honneur mais par condescendance. Ce serait vraiment un lamentable renversement des choses si dans un monastère, où les riches font tous les efforts possibles, les pauvres devenaient des délicats.

Note :
23. Amos 8, 11; Mt 4, 4.

Du soin des malades

5. On donne moins aux malades, pour ne pas les charger. Aussi doivent-ils être spécialement traités ensuite pour se rétablir plus rapidement, fussent-ils originaires de la plus humble condition; leur récente maladie leur laisse les mêmes besoins qu’aux riches leur genre de vie antérieur. Une fois leurs forces réparées, qu’ils reviennent à leur plus heureuse façon de vivre, celle qui convient d’autant mieux à des serviteurs de Dieu qu’ils ont moins de besoins. Redevenus bien portants, qu’ils ne s’attachent pas par mollesse à ce que la maladie avait rendu nécessaire. Mieux vaut en effet moins de besoins que plus de biens.

De la garde de la chasteté

[IV] 1. Pas de singularités dans votre tenue; ne cherchez pas à plaire par vos vêtements, mais par votre manière de vivre.

2. Si vous sortez, marchez ensemble; à l’arrivée, restez ensemble.
3. Dans votre démarche, votre maintien, tous vos gestes, n’offensez le regard de personne; mais que tout s’accorde avec la sainteté de votre état.

4. Que votre regard ne se fixe sur aucune femme. En vos allées et venues, il ne vous est pas défendu de voir des femmes; ce qui est coupable, c’est le désir que l’on accepte en soi, ou que l’on voudrait provoquer chez autrui. La convoitise s’éprouve et se provoque non seulement par un sentiment secret, mais aussi par ce que l’on manifeste. Ne dites pas: mon coeur est chaste si vos yeux ne le sont pas. L’oeil impudique dénonce le coeur impudique (24). Quand, même sans paroles, l’échange des regards manifeste l’impureté des coeurs, chacun se complaisant en l’autre selon la concupiscence de la chair (25), les corps ont beau demeurer intacts de toute souillure, la chasteté, quant à elle, est en fuite.

5. Celui qui fixe ses regards sur une femme et se complaît à se savoir regardé par elle ne doit pas s’imaginer qu’on ne le voit pas lorsqu’il agit ainsi: il est parfaitement vu de ceux dont il ne se doute pas. Mais passerait-il inaperçu et ne serait-il vu de personne, que fait-il de Celui qui d’en-haut lit dans les coeurs (26), à qui rien ne peut échapper? Doit-on croire qu’Il ne le voit pas, parce que sa patience est aussi grande que sa perspicacité? Que l’homme consacré craigne donc de Lui déplaire (27), et il ne cherchera pas à plaire coupablement à une femme. Qu’il songe que Dieu voit tout, et il ne cherchera pas à regarder coupablement une femme. Car c’est précisément en cela que la crainte de Dieu est recommandée par l’Écriture: qui fixe son regard est en abomination au Seigneur (28).

6. Quand donc vous êtes ensemble, à l’Église, et partout où il y a des femmes, veillez mutuellement sur votre chasteté; car Dieu qui habite en vous (29), par ce moyen même veillera (30) par vous sur vous.

Notes :
24. Mt 5, 28.
25. Jn 2, 16.
26. Prov 24, 12.
27. Prov 24, 18.
28. Prov 27, 20 a, selon les Septante.
29. 1 Cor 3, 16; Rom 8, 9. 11.
30. custodiet, cf psautier, passim.

De la correction fraternelle

7. Si vous remarquez chez l’un d’entre vous cette effronterie du regard dont je parle, avertissez-le tout de suite, pour empêcher le progrès du mal et amener un amendement immédiat.

8. Mais si après cet avertissement, ou un autre jour, vous le voyez recommencer, c’est comme un blessé à guérir qu’il convient de le dénoncer. Toutefois, prévenez d’abord un ou deux autres (31) pour qu’on puisse le convaincre par le témoignage de deux ou trois (32) et le punir ensuite avec la sévérité qui convient.

9. Ne vous taxez pas vous-même de malveillance, à dénoncer ainsi. Bien au contraire, vous ne seriez pas sans reproches, si vos frères, que votre dénonciation pourrait corriger, se trouvaient par votre silence abandonnés à leur perte. Si, par exemple, ton frère voulait cacher une plaie corporelle par crainte des soins, n’y aurait-il pas cruauté à te taire, et miséricorde à parler (33)? Combien plus justement dois-tu le dénoncer, pour que n’empire pas la plaie de son coeur!

10. Cependant, avant d’en informer d’autres pour le confondre en ses dénégations, c’est d’abord au Supérieur qu’il faut le signaler, si malgré l’avertissement déjà reçu il ne s’est pas soucié de s’amender; une réprimande plus secrète pourrait éviter en effet que d’autres soient mis au courant.
11. S’il nie, c’est alors qu’il faut lui opposer d’autres témoins; ainsi, devant tous il ne sera pas seulement inculpé (34) par un seul, mais convaincu par deux ou trois (35).

12. Une fois confondu, selon la décision du Supérieur ou du Prêtre auquel en revient le pouvoir, il doit se soumettre à une sanction salutaire. S’il la refuse, ne voudrait-il pas de lui-même se retirer, qu’il soit exclu de votre communauté. Ici encore, ce n’est pas cruauté mais miséricorde (36), pour éviter une funeste contagion qui en perdrait un plus grand nombre.

13. Ce que j’ai dit des regards trop appuyés doit être de même soigneusement et fidèlement observé pour toute autre faute à découvrir, prévenir, dénoncer, confondre et punir, la haine des vices s’y associant à l’affection pour les personnes.

14. D’autre part, on peut être avancé dans le mal jusqu’à recevoir clandestinement de quelqu’un lettres ou cadeaux. À celui qui s’en accuse on pardonnera, et on priera pour lui; celui qui sera pris sur le fait et convaincu sera plus sévèrement puni selon la décision du Prêtre ou du Supérieur.

Notes :
31. Mt 18, 15-17.
32. Deut 19, 15; 17, 6.
33. Prov 11, 17.
34. 1 Tim 5, 20.
35. cf supra note 32.
36. cf supra note 33.

Du dépôt commun

[V] 1. Laissez vos vêtements sous la garde d’une personne ou deux, ou d’autant qu’il en faudra pour les secouer et les défendre contre les mites. De même qu’une seule dépense vous nourrit, qu’un seul vestiaire vous habille.

Si possible, ne vous préoccupez pas des effets que l’on vous procure selon l’exigence des saisons, ni de savoir si vous recevez bien le vêtement que vous aviez déposé ou au contraire celui qu’un autre avait porté; — à condition toutefois qu’on ne refuse à aucun ce dont il a besoin (37).

Si cette distribution provoque parmi vous contestations et murmures, si l’on se plaint de recevoir un vêtement moins bon que le précédent, si l’on s’indigne d’être habillé comme un autre frère l’était auparavant, jugez vous-même par là de ce qui vous manque en cette tenue sainte (38) qui est celle de l’intime du coeur, vous qui vous chicanez pour la tenue du corps. Si toutefois l’on condescend à votre faiblesse en vous rendant vos anciens habits, rangez cependant toujours en un seul vestiaire, sous une garde commune, les effets que vous déposez.

2. Que personne ne travaille pour soi; mais que tous vos travaux se fassent en commun, avec plus d’empressement, de constance et de zèle que si chacun s’occupait exclusivement de ses propres affaires. La charité en effet, comme il est écrit, ne recherche pas ses intérêts (39); cela veut dire qu’elle fait passer ce qui est commun avant ce qui est personnel, et non ce qui est personnel avant ce qui est commun. Plus vous aurez souci du bien commun avant votre bien propre, plus vous découvrirez vos progrès. Dans l’usage de toutes ces choses nécessaires qui passent, que la prééminence (40) soit à la charité, qui demeure (41).

3. C’est pourquoi, lorsque tel ou telle envoie à ses enfants ou à de plus ou moins proches parents vivant au monastère, un vêtement ou tout autre objet d’usage courant, il ne faut pas les recevoir en cachette, mais les mettre à la disposition du Supérieur pour que, rangés au commun (42), ils soient attribués à qui en a besoin. Cacher un présent ainsi reçu, c’est un délit à juger comme un vol.

Du lavage des habits, des bains, des malades, des provisions

4. Au Supérieur de régler comment les vêtements seront lavés, soit par vous-mêmes soit par des blanchisseurs. Il ne faut pas qu’un souci excessif de propreté dans les habits provoque quelques taches intérieures dans l’âme.

5. Ne pas refuser les bains, si la santé l’exige. Qu’on suive sans murmure l’avis du médecin. Même y répugnerait-on, sur l’ordre du Supérieur on fera ce qui est nécessaire pour la santé. Qu’on ne cède pas au caprice de celui qui réclame un bain, si ce traitement n’est pas opportun. Quand quelque chose fait plaisir en effet, on s’imagine que cela fait du bien, même si c’est en réalité nuisible.
6. Un serviteur de Dieu vient-il se plaindre d’une douleur cachée, on le croira sans hésiter; mais s’il n’est pas sûr que le remède agréable souhaité doive guérir cette douleur, mieux vaut consulter le médecin.

7. Pour les bains, comme pour tout déplacement nécessaire, on sera au moins deux ou trois. Celui qui doit sortir n’a pas à choisir ses compagnons; ils seront désignés par le Supérieur.

8. Le soin des malades, des convalescents et de tous ceux qui, même sans fièvre, sont plus ou moins affaiblis, sera confié à l’un d’entre vous, qui aura à demander lui-même à la dépense ce qu’il jugera nécessaire pour eux.
9. Quant aux responsables de la dépense, du vestiaire ou des livres, qu’ils servent leurs frères sans murmurer.
10. Pour les livres, une heure, chaque jour, sera fixée pour les demander; en dehors de cette heure, aucune demande ne sera honorée.
11. Ceux qui s’occupent des vêtements et des chaussures les remettront sans délai à ceux qui, en ayant besoin, viendront les leur demander.

Notes :
37. Act 4, 35.
38. Tit 2, 3.
39. 1 Cor 13, 5.
40. 1 Cor 12, 31 …et adhuc supereminentiorem viam vobis demonstro…
41. 1 Cor 13, 8-13.
42. Act 4, 35.

De la paix

[VI] 1. Pas de litiges entre vous; ou alors mettez-y fin au plus vite; que votre colère ne se développe pas en haine, d’un fétu faisant une poutre (43), et rendant votre âme homicide. Vous lisez en effet: qui hait son frère est homicide (44).

2. Quiconque blesse autrui par injure, mauvais propos, accusation directe, se préoccupera de réparer le plus tôt possible; et que l’offensé pardonne sans récriminer (45). Si l’offense a été réciproque, que l’on se pardonne réciproquement ses torts (46), à cause de vos prières qui doivent être d’autant plus saintes qu’elles sont plus fréquentes.

Mieux vaut le vif coléreux, qui se dépêche de solliciter son pardon auprès de celui qu’il reconnaît avoir offensé, que l’homme plus lent à s’irriter mais plus lent aussi à s’excuser. Qui ne veut jamais demander pardon ou le fait de mauvaise grâce n’a rien à faire dans le monastère, même si on ne l’en chasse pas.

Épargnez-vous donc des paroles trop dures; s’il en échappe de votre bouche, que cette bouche prononce sans retard les mots qui seront un remède aux blessures qu’elle a causées.

3. Si la nécessité de la régularité à maintenir vous pousse à des paroles sévères, même si vous avez conscience d’avoir dépassé la mesure, on n’exige pas de vous que vous demandiez pardon à vos inférieurs. En effet, vis-à-vis de ceux qui ont à demeurer soumis, un excès d’humilité compromettrait l’autorité que vous avez pour les commander. Mais alors demandez pardon à Celui qui est le Seigneur de tous; Il sait bien, Lui, quelle bienveillante affection vous portez à ceux-là mêmes que vous réprimandez peut-être plus qu’il ne convient. Car entre vous l’affection ne doit pas être charnelle, mais spirituelle.

Notes :
43. Mt 7, 3-5.
44. 1 Jn 3, 15.
45. Mt 6, 12.
46. debita, cf. ibid.

De l’obéissance

[VII] 1. Obéissez au Supérieur (47) comme à un père, et plus encore au Prêtre qui a la charge de vous tous.

2. Veiller à l’observation de toutes ces prescriptions, ne laisser passer par négligence aucun manquement mais amender et corriger, telle est la charge du Supérieur. Pour ce qui dépasserait ses moyens ou ses forces, qu’il en réfère au Prêtre dont l’autorité sur vous est plus grande.

3. Quant à celui qui est à votre tête, qu’il ne s’estime pas heureux de dominer au nom de son autorité mais de servir par amour (48). Que l’honneur, devant vous, lui revienne de la première place; que la crainte, devant Dieu, le maintienne à vos pieds (49). Qu’il s’offre à tous comme un modèle de bonnes oeuvres (50). Qu’il reprenne les turbulents, encourage les pusillanimes, soutienne les faibles; qu’il soit patient à l’égard de tous (51). Empressé lui-même à la vie régulière, qu’en se faisant craindre il la maintienne. Et bien que l’un et l’autre soient nécessaires, qu’il recherche auprès de vous l’affection plutôt que la crainte, se rappelant sans cesse que c’est à Dieu qu’il aura à rendre compte de vous (52).
4. Quant à vous, par votre obéissance ayez pitié de vous-même sans doute (53), mais plus encore de lui; car, parmi vous, plus la place est élevée, plus elle est dangereuse.

Notes :
47. Heb 13, 17.
48. Lc 22, 25-26; Gal 5, 13.
49. Eccli 13, 20.
50. Tit 2,7 …circa omnes te ipsum bonorum operum praebens exemplum…
51. 1 Th 5, 14.
52. Heb 13, 17 …quia ipsi vigilant pro animabus vestris, tamquan rationem reddituri pro vobis…
53. Eccli 30, 34.

De l’observance et de la lecture de cette Règle

[VIII] 1. Puisse le Seigneur vous donner d’observer tout cela avec amour, en êtres épris de beauté spirituelle et dont l’excellence de la vie (54) exhale l’excellent parfum du Christ (55), non comme des esclaves sous le régime de la loi, mais en hommes libres sous le régime de la grâce (56).

2. Que ce livret vous soit comme un miroir pour vous regarder; et de peur que l’oubli n’entraîne des négligences, qu’on vous le lise chaque semaine. Si vous vous trouvez fidèles à l’égard de ce qui est écrit, rendez grâce au Seigneur dispensateur de tout bien. Si par contre quelqu’un se découvre en défaut, qu’il regrette le passé, veille à l’avenir, priant notre Père de lui remettre sa dette et de ne pas le soumettre à la tentation (57).

Notes :
54. Jac 3, 13; 1 Pet 3, 16; 2, 12.
55. 2 Cor 2, 15.
56. Rom 6, 14; Gal 4, 1-7.
57. Mt 6, 13.

3 mai, 2010

Concile Vatican II :oeucuménisme

Classé dans : Eglise,Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 22:18

Pourquoi ces chrétiens qu’on appelait auparavant hérétiques deviennent subitement des frères séparés !?

C’est une question qu’on peut se poser. Un frère dominicain, spécialiste en dogmatique (je le précise pour que l’on comprenne que la réponse est crédible -ce qui ne serait pas forcément le cas s’il s’agissait de ma propre opinion sur la question), m’a fait cette réponse -que je retranscris de mon mieux :

Il y a deux causes de schisme : celui qui vient d’une atteinte à la charité, comme le schisme avec l’orthodoxie ; et celui qui vient d’une question de dogme, comme le schisme avec le protestantisme. C’est ce qui explique que notre liturgie est si proche de celle des orthodoxes. Au départ, nous n’avons pas tant de différences avec eux sur les questions de foi, de doctrine ou de liturgie. Celles qui sont apparues sont plus une conséquence du schisme qu’une cause -en effet, quand on ne s’aime plus, chacun part de son côté et il est certain qu’une fois qu’on ne s’aime plus, tout devient plus facilement prétexte à la discorde et une fois qu’on s’est séparé, il est nécessaire de maintenir cette discorde pour justifier la séparation (si on est d’accord sur tout, on peut se réunir mais si on ne veut pas se réunir, tout devient sujet de discorde). Dans ce cas, c’est la charité qui a été touchée en premier, comme si chacun a dit à l’autre : « je ne t’aime plus, je pars de mon côté ».
Dans le second cas, c’est un différent sur des vérités de foi qui est à la source de la séparation (du schisme). C’est dans ce cas là que l’on parle d’hérésie. Les premiers chrétiens qui ont quitté l’Eglise catholique à cause de leur désaccord avec des vérités de foi sont appelés des hérétiques. Ils ont fait leur mouvement à part et on créé une autre Eglise etc… on connaît l’histoire ! Soit ! Mais ceux qui sont nés protestants, bien longtemps après la réforme, qui ont hérité cette foi de leurs parents, qui l’avaient aussi héritée de leurs parents etc… ils n’ont aucune responsabilité dans le schisme, ils ne sont pas coupables de leur séparation avec l’Eglise catholique ni de ce qu’il y a eu séparation. Voilà pourquoi on ne parle plus d’hérétiques mais de frères séparés. Cela ne signifie pas que le Concile renie les vérités de la foi catholique ; le concile ne dit pas qu’ils ne sont plus dans l’erreur et ne remet pas en question la primauté de l’Eglise catholique en ce qui concerne les vérités de foi ; le concile dit que nous sommes malgré tout des frères bien que ceux-là ne sont plus dans la pleine communion de l’Eglise, et il dit qu’il ne sont pas coupables d’hérésie puisqu’ils sont dedans certes mais n’y ont oeuvré en rien.

Voici ce que dit exactement le concile à ce sujet :
des documents conciliaires, décret « unit atis redintedratio » ch. I les principes catholiques de l’oeucuménisme, section 3 : des relations entre les frères séparés et l’Eglise catholique :
« Dans cette seule et unique Eglise de Dieu apparurent dès l’origine certaines scissions, que l’Apôtre réprouve avec vigueur comme condamnables (cf 1 Co 1, 11…) ; au cours des siècles suivant naquirent des dissensions plus graves, et des Communautés considérables furent séparées de la pleine communion de l’Eglise catholique, parfois par la faute des personnes de l’une et de l’autre parties. Ce qui naissent aujourd’hui dans de telles Communautés, et qui vivent dans la foi au Christ, ne peuvent être accusés de péché de division et l’Eglise catholique les entoure de respect fraternel et de charité. En effet, ceux qui croient au Christ et ont reçu validement le baptême, se trouvent dans une certaine communion, bien qu’imparfaite, avec l’Eglise catholique. Assurément, des divergences variées entre eux et l’Eglise catholique sur des questions doctrinales, parfois disciplinaires, ou sur la structure de l’Eglise, constituent nombre d’obstacles, parfois fort graves, à la pleine communion ecclésiale. Le Mouvement oeucuménique tend à les surmonter. Néanmoins, justifiés par la foi reçue au baptême, incorporés au Christ, ils portent à juste titre le nom de Chrétiens et les fils de l’Eglise catholique les reconnaissent à bon droit comme des frères dans le Seigneur.

Sur ce que la primauté de l’Eglise demeure :
« C’est, en effet, par la seule Eglise catholique du Christ, laquelle est « moyen général de salut », que peut s’obtenir toute la plénitude des moyens de salut. » Et une peu avant : « … salut qui dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Eglise catholique« .

Bref, le concile nous invite à aller vers nos frères séparés mais pas à abandonner notre foi.

Ce dominicain m’expliquait aussi une simple et bonne raison d’entamer un dialogue avec ces frères séparés : « quand on discute, on ne se tape pas dessus ! »

Il y en a d’autres dont celle-ci : « les divisions entre chrétiens empêchent l’Eglise de réaliser la plénitude de catholicité qui lui est propre en ceux de ses fils qui, certes, lui appartiennent par le baptême, mais se trouvent séparés de sa pleine communion » (du même décret, au même chapitre, section 4 : de l’oeucuménisme).
(catholicité au sens d’universalité _ rappelons nous notre profession de foi (symbole de Nicée) : « je crois en l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique »…)

Il peut être bon pour chacun d’entre nous de lire plus en détail les documents conciliaires de Vatican II. Cela permet de ne pas se laisser ébranler à chaque fois que l’on entend quelque contestation ou révolte.

Maintenant, je voudrai ajouter une petite réflexion plus personnelle :
Le Seigneur nous demande d’être miséricordieux comme notre Père est miséricordieux et il nous dit la nécessité de faire miséricorde pour obtenir miséricorde. Ainsi, il est bon que l’Eglise tende la main aux Eglises séparées ; même si nous perdions beaucoup sans arriver à l’unité (comme j’ai entendu une personne un jour rouspéter parce qu’on cède trop de choses aux protestants -pour rien- comme le fameux « ne nous laissez pas succomber à la tentation » remplacé par « ne nous soumet pas à la tentation »), il vaut mieux ainsi -on conserve bien sûr TOUT ce qui est essentiel et pour ça, c’est l’Esprit saint qui éclaire l’Eglise- en vue du Jugement car il vaut mieux -que l’on retrouve l’unité évidemment, mais si on n’y parvenait pas, il vaut mieux que nous n’en soyons pas responsable par manque de charité !

Enfin, nous le savons, l’homme est pécheur dès la naissance à cause de la faute de nos premiers parents (« vois : mauvais je suis né, pécheur ma mère m’a conçu » du Ps 51 (50) 7 -Miserere)… Puisque nous attendons la miséricorde du Seigneur, nous devons faire miséricorde à nos frères selon la Parole de Jésus « heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde ».
Nous tous, tous les hommes, nous sommes « pécheurs dès la naissance » et pour nous tous et pour chacun de nous, le Christ a donné sa vie. Alors, comment doit-on se conduire à l’égard de nos frères séparés qui sont -tout comme nous- pêcheurs dès la naissance, nés de parents séparés de la pleine communion ecclésiale !? Doit-on continuer de les condamner alors que le Christ a refusé de nous condamner, nous tous qui sommes « nés d’une mère coupable », qui avons été conçus pécheurs et sommes nés mauvais ? Quand le Christ a offert sa vie pour nous sauver, nous refuserions d’offrir notre main pour le salut de nos frères !? Le Christ s’est laissé dépouiller de ses vêtements, de sa dignité humaine… Et nous voudrions nous révolter parce que l’Eglise s’est laissée dépouiller de l’ancienne formulation du Pater ! Nous sommes chrétiens, c’est le Christ que nous imitons.

Pas d’inquiétude s’il y a quelques évolutions dans l’attitude de l’Eglise face au prochain ; c’est qu’Elle se conforme de plus en plus et de mieux en mieux à l’Epoux à mesure qu’approche son retour car il est écrit : « voici venir les noces de l’agneau ; son Epouse pour Lui s’est faite belle« . C’est que l’Eglise se prépare pour les noces éternelles… Et en ce temps-là, quand elle sera exaltée dans la gloire de son Epoux, elle apparaîtra parfaitement « une, sainte, catholique et apostolique »… elle sera parfaitement semblable à Lui dans la gloire mais en attendant elle s’évertue à Lui être parfaitement conforme en tout, et en particulier dans l’amour du prochain et dans ce chemin qu’il a tracé, qui est chemin de croix. Lui-même, avant d’être exalté dans la gloire a été dépouillé de ses vêtements et couvert d’insultes, de crachats, de coups… Unis à Lui sur la croix, nous demeurerons unis à Lui dans la gloire, et c’est Lui-même qui nous revêtira de sa propre gloire. Si on refuse de s’unir à Lui sur la croix, il est plus difficile de prétendre ensuite à la gloire. Ne serait-ce que parce qu’en choisissant la gloire du monde, on méprise la gloire de Dieu et on y renonce ainsi. Mais aussi, comprenez bien qu’aucun époux ne voudrait livrer la totalité de ses biens et de sa gloire à une épouse qui ne l’aime que dans ses moments de gloire et l’abandonne dans l’épreuve. Le Seigneur, dont le Père prépare les Noces éternelles, doit s’assurer de la fidélité de son Epouse avant que les Noces ne soient scellées pour l’éternité. Quel époux prendrait une épouse infidèle pour la durée d’une vie mortelle !? Alors combien plus s’agissant d’une vie éternelle !

« Je vous donne un commandement nouveau, dit le Seigneur, c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jean 13, 34-35). Ainsi, c’est en se montrant pleins d’amour envers tous nos frères que nous témoignons du Seigneur et non en montrant un grand attachement à Vatican I. Il est certain que ceux qui y montrent un grand attachement ne sont pas nécessairement de mauvaise volonté, au contraire, il semble qu’ils veulent vraiment se montrer attachés au Seigneur et fidèles à Lui mais ils ont certainement oublié, en cours de route, la charité et la miséricorde qui plaisent tant à Dieu au point qu’il dit « c’est la miséricorde que je veux et non le sacrifice ». Que c’est beau, un sacrifice offert par amour, par miséricorde… Qu’il est beau le sacrifice de Notre Seigneur. Mais Dieu n’agrée pas le sacrifice qu’on fait pour se débarrasser de nos devoirs envers Lui, comme pour s’acquitter d’une dette afin de se débarrasser d’un débiteur. « Voilà, j’ai été à ma petite messe aujourd’hui, j’ai fait ma bonne action de la journée ! » ou « j’ai jeûné tout le carême, maintenant que le carême est fini, j’ai le droit de bien manger et de dépenser tout ce que j’avais économisé à force de jeûne ! ». Le sacrifice sert la miséricorde et devient agréable à Dieu quand on puise dans l’Eucharistie la force et le désir de mieux aimer le prochain, de faire des bonnes actions (et non l’excuse pour se passer d’en faire) ; ou quand le jeûne du carême nous apprend à détourner les yeux de soi-même pour enfin les ouvrir sur la misère du prochain…
Voyez aussi la réponse qu’il a faite aux pharisiens qui demandaient : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »… il a alors dit : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin mais les malades. Allez donc apprendre ce que signifie : C’est la miséricorde que je veux et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs. » (Mtt 9, 10-13)
A quoi servirait une Eglise qui refuserait d’approcher les pécheurs !? Une Eglise qui ne sauverait que les justes qui n’ont pas besoin de secours, qui n’exhorterait à la fidélité que les fidèles, et laisserait les pécheurs et les infidèles s’en aller à la mort, refusant de les encourager au prétexte qu’ils sont pécheurs !? Ce serait un comble : de sa vocation de salut pour les âmes, l’Eglise passerait à une vocation de perte des âmes ! Or Dieu demandera compte à ses ministres de la perte des âmes ; oui, il rendra à chacun selon ses actes comme il est écrit et si celui qui a péché doit rendre compte de son péché, celui qui l’y a abandonné aura aussi à rendre compte de la chute de son frère !

Aussi, en tout temps, rappelons-nous que le plus grand commandement est celui de la charité et gardons-le avec grand amour, l’amour de notre Dieu qui nous a aimés le premier… Je me suis encore répandu au-delà du sujet. Que le lecteur soit indulgent car c’est là ma misère, hélas !

Que la paix, la joie et l’amour du Christ demeurent en nous et que nous les répandions généreusement autour de nous ! Amen

11 avril, 2010

Les scandales de pédophilie dans l’Eglise catholique -source : un article du journal La Croix

Classé dans : Eglise — senalaetitia @ 17:12

L’Allemagne succède à l’Irlande, dont les scandales ont été révélés il y a quelques mois. Depuis, d’autre cas se succèdent : aux Pays-Bas, les évêques ont annoncé mardi 9 mars l’ouverture prochaine d’une enquête poussée, au vu du nombre de cas d’abus signalés dans d’anciens instituts d’enseignement catholiques. L’Autriche, avec la mise en cause d’agissements dans des institutions religieuses, dans les années 1970-1980.
Depuis la convocation au Vatican, mi-février, des évêques d’Irlande, les révélations concernant des actes pédophiles commis par des prêtres semblent donc s’étendre à plusieurs Églises européennes. Et mercredi 10 mars, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, citait parmi les causes de ces abus le célibat des prêtres.
On attend désormais la lettre que Benoît XVI doit envoyer aux catholiques d’Irlande et qui pourrait finalement s’adresser à l’ensemble de l’Église.Les scandales de pédophilie dans l'Eglise catholique -source : un article du journal La Croix dans Eglise pix_trans

Pourquoi ces affaires éclatent-elles maintenant ?

pix_trans dans EgliseCertains ont invoqué la théorie du complot pour expliquer pourquoi tant d’affaires d’abus sexuels commis par des prêtres sortent dans la presse en l’espace de quelques mois. En réalité, même si on ne peut exclure telle instrumentalisation, ces révélations sont l’aboutissement du travail mené depuis plusieurs années par les associations de victimes auprès de la justice de leurs pays.
En Irlande, ce sont les responsables de l’association One in Four qui ont fait campagne pour obtenir une enquête judiciaire. La publication des scandales dans ce bastion du catholicisme en Europe a enclenché des révélations en chaîne, dans le pays, et dans toute l’Europe.
Du reste, Benoît XVI lui-même, depuis le début de son pontificat, a encouragé une politique de transparence et de « tolérance zéro » qui a favorisé la prise de parole.pix_trans

Qu’est-ce que la pédophilie ?

pix_transLa pédophilie n’est pas une maladie mentale (elle n’a pas une définition clinique précise et ne fait pas l’objet d’une prise en charge codifiée), mais un trouble de la personnalité caractérisé par l’attirance pour de jeunes enfants. Les auteurs les soumettent à leur volonté, « n’imaginant pas qu’ils puissent avoir un désir différent du leur », explique le professeur Jean-Louis Senon, professeur de psychiatrie au CHU de Poitiers.
Les pédophiles, qu’ils soient intra ou extra-familiaux, d’orientation homosexuelle ou hétérosexuelle, ont en commun de tout faire pour se retrouver auprès d’enfants. « Ce qui est central chez eux, ce n’est pas un problème sexuel, mais un problème de relation à la femme, à l’autre, poursuit le professeur Senon. Il leur est quasi impossible d’avoir une relation avec un autre adulte. »
Le passage à l’acte survient toujours dans une période de difficultés : moments de doute, crise dans le couple, deuil, licenciement, etc. « Comme s’il s’agissait d’une stratégie défensive contre la perte de repères et, plus globalement, contre une profonde vulnérabilité », analyse le professeur Senon.pix_trans

Le sacerdoce attire-t-il les pédophiles ?

pix_transIl convient de rappeler d’abord plusieurs chiffres : la majorité des crimes pédophiles ont pour auteurs des membres de la famille de l’enfant (inceste) ou des proches. À titre d’exemple, selon un rapport publié en 2008 par le réseau irlandais de crise sur les viols (RCNI), 50,8% des agresseurs sont des parents, 34% des proches (voisins, amis), et 3,4% des figures d’autorité (prêtre, instituteur…).
Aux États-Unis, les prêtres mis en cause représentent 4% de l’ensemble des prêtres en fonction au cours de ces 52 dernières années. « La vérité est que toutes les institutions s’occupant d’enfants attirent des personnes qui cherchent un contact illicite avec les mineurs : associations sportives, services sociaux et naturellement les Églises », explique Manfred Lütz, directeur de l’hôpital psychiatrique de Cologne.
Pour autant, les crimes commis dans les années 1960, 1970, 1980 en Irlande ou en Allemagne montrent que certains milieux d’Église ont pu favoriser ces dérapages : les faits sont survenus la plupart du temps dans des instituts religieux fermés, exclusivement masculins, silencieux sur les questions de sexualité, marqués par un climat de répression.pix_trans

L’Église a-t-elle couvert ces scandales ?

pix_transC’est le grand reproche fait aujourd’hui à la hiérarchie catholique. Officiellement, l’Église condamne toutes « tactiques de défense primitive comme le déni, la sublimation ou l’indifférence », affirme Mgr Charles Scicluna, promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) : « Si la confidentialité doit protéger la dignité des victimes et des accusés présumés, elle ne saurait être confondue avec une culture du secret. »
Mais dans la pratique, tel ne fut pas toujours le cas. Le rapport Murphy, publié par la justice irlandaise en novembre, montre que les évêques irlandais ont couvert les agissements des prêtres pédophiles jusqu’en 2004. Aux États-Unis, l’ancien archevêque de Boston, le cardinal Bernard Law, comparut devant la justice pour avoir déplacé de paroisse en paroisse un prêtre aux 130 victimes avérées.
En Allemagne, même aveu, de la part de l’archevêque de Munich, Mgr Reinhard Marx : « Il y avait sûrement des tendances dans le passé à ne pas entacher l’image de l’institution. » Cette « culture du silence » s’est surtout manifestée dans les pays où l’institution ecclésiale était puissante, comme l’Irlande et les États-Unis.
Cependant, il faut tenir compte du contexte : ce qui passe pour une « stratégie de dissimulation » dénote aussi une méconnaissance de la pédophilie, dans une Église où la sexualité fut longtemps taboue. La société dans son ensemble a été tout aussi lente à affronter cette question.pix_trans

Quelle est la position de l’Église catholique sur les abus sexuels ?

pix_trans L’Église les condamne explicitement depuis 1962, et cette position a été rappelée le 25 octobre 2007 par Mgr Charles Scicluna, au nom de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), devant l’assemblée générale des supérieurs majeurs : « Lorsqu’un clerc, qu’il soit évêque, prêtre ou diacre, abuse sexuellement d’un mineur, une blessure tragique est infligée à l’Église. Un tel comportement est condamnable à bien des égards : il inflige au mineur un dommage considérable, à son développement sexuel normal, à son estime de soi et à sa dignité humaine ; (…) il constitue invariablement un abus et une trahison de la confiance sacrée du peuple de Dieu envers ses pasteurs ; il porte atteinte à la crédibilité de l’Église (…) et discrédite le ministère presbytéral. »pix_trans

Quelle est la procédure suivie ?

pix_transÀ partir du moment où l’évêque a mené l’enquête préliminaire, vérifié la crédibilité de la dénonciation, il doit, depuis un motu proprio de 2001 en référer à Rome, à la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF). À partir de là, la congrégation peut « se réserver la cause en raison de circonstances particulières », avec le risque d’enlisement inhérent à ce type de procédure. Elle peut aussi « ordonner à l’évêque de poursuivre la procédure à travers son propre tribunal ».
Certains épiscopats, comme en France, ont en outre pour règle le recours systématique à la justice pénale du pays. D’autres, comme en Allemagne, laissent ce choix à l’évêque, ce qui leur est reproché aujourd’hui.
Ensuite, le droit de l’Église prévoit la privation de droits dans le domaine ecclésiastique, ou l’empêchement d’exercer le ministère. Ainsi, la CDF peut demander au pape la dispense des obligations sacerdotales présentée par les prêtres qui, admettant leurs crimes, en reconnaissent l’incompatibilité avec l’exercice du ministère. Dans des cas de particulière gravité où la culpabilité de l’accusé ne fait pas de doute, la CDF peut proposer au pape la dimissio ex officio (démettre de la charge).pix_trans

Marianne GOMEZ, Céline HOYEAU et Frédéric MOUNIER

Retrouvez l’article sur le site www.la-croix.com ou en cliquant sur le lien http://www.la-croix.com/L-Eglise-face-a-la-pedophilie/article/2417815/4078

Cette situation est pénible ; il vaut mieux en effet souffrir en faisant le bien qu’en faisant le mal. Je cite la première lettre de Saint Pierre chapitre 2 versets 11 et 12 et chapitre 3 versets 13 à 17 :
« je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs, à vous abstenir des désirs charnels, qui font la guerre à l’âme. Ayez au milieu des nations une belle conduite afin que, sur le point même où ils vous calomnient comme malfaiteurs, la vue de vos bonnes oeuvres les amène à glorifier Dieu, au jour de sa Visite (…) qui vous ferait du mal, si vous devenez zélés pour le bien ? Heureux d’ailleurs quand vous souffrirez pour la justice ! N’ayez d’eux aucune crainte et ne soyez pas troublés. Au contraire, sanctifiez dans vos coeurs le Seigneur Christ, toujours prêt à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d’une bonne conscience, afin que, sur le point même où l’on vous calomnie, soient confondus ceux qui décrient votre bonne conduite dans le Christ. Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si telle était la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal. »
Ainsi, ce scandale est fort regrettable. Mais l’homme est pécheur et au vu des chiffres, il n’y a pas que des prêtres qui tombent dans une telle perversion (À titre d’exemple, selon un rapport publié en 2008 par le réseau irlandais de crise sur les viols (RCNI), 50,8% des agresseurs sont des parents, 34% des proches (voisins, amis), et 3,4% des figures d’autorité (prêtre, instituteur…).)

Aussi, que le pouvoir judiciaire temporelle juge chacun selon ce qu’il a fait ; Dieu lui-même jugera au temps fixé chacun selon ses oeuvres.

C’est triste pour l’Eglise car quand un membre est malade, tout le corps en souffre et ainsi, l’Eglise entière, Corps du Christ, souffre des actes mauvais de ces prêtres et religieux.
Cependant, c’est aussi triste que chacun vienne y mettre son grain de sel et qu’on accuse toute l’Eglise et qu’on condamne la doctrine parce que ces hommes ont commis le mal. Est-ce que, lorsqu’un père de famille commet un tel acte, on accuse toute sa famille et on dénigre publiquement les habitudes de vie de l’ensemble de cette famille !?
Ces prêtres ont commis le mal par faiblesse -comme ces pères de famille ou comme cette pauvre dame qui avait congelé son bébé et qui n’avait pas été condamnée parce que son mari n’avait pas porté plainte… Qu’on les juge ; il y a pour ça des autorités compétentes. Mais pourquoi accuser le pape !? Dans ces affaires, les victimes (ou leurs parents) sont seules à pouvoir porter plainte. Le pape ne peut pas porter plainte contre un prêtre qui a violé un enfant ; c’est à la famille de le faire…
Pourquoi dénigrer la foi catholique pour les délits de certains prêtres !? Le Maître, lui, est parfait et sa doctrine est sainte ; mais les hommes ne sont pas parfaits ! C’est d’ailleurs pour ça spécialement que le Maître est mort sur la Croix. Si les hommes étaient parfaits, il n’y aurait pas eu besoin qu’il vienne pour la rémission des péchés !
L’Eglise, pourtant (et heureusement), n’exalte pas la pédophilie : L’Église les condamne explicitement depuis 1962, et cette position a été rappelée le 25 octobre 2007 par Mgr Charles Scicluna, au nom de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), devant l’assemblée générale des supérieurs majeurs : « Lorsqu’un clerc, qu’il soit évêque, prêtre ou diacre, abuse sexuellement d’un mineur, une blessure tragique est infligée à l’Église. Un tel comportement est condamnable à bien des égards : il inflige au mineur un dommage considérable, à son développement sexuel normal, à son estime de soi et à sa dignité humaine ; (…) il constitue invariablement un abus et une trahison de la confiance sacrée du peuple de Dieu envers ses pasteurs ; il porte atteinte à la crédibilité de l’Église (…) et discrédite le ministère presbytéral. »pix_trans
Le passage de la lettre de Saint Pierre témoigne bien lui aussi de ce que ces scandales n’ont rien à voir avec la doctrine chrétienne. Aussi, qu’on juge les hommes selon leurs actes et la doctrine selon son contenu ! Mais évitons les mélanges. On peut juger la doctrine sur son contenu et son Docteur -en l’occurrence le Christ et son Enseignement- mais juger la doctrine en jugeant ceux qui s’en détournent conduit nécessairement à un jugement erroné !

Judas était un apôtre (ce qui correspond aujourd’hui à la place des évêques) et il a livré Jésus pour 30 pièces d’argent. Comprenons bien que dans l’Eglise, il y a des fidèles fidèles et des fidèles corrompus. C’est à cause de la corruption de l’argent que Judas a livré Jésus injustement… De même, la corruption de la chair entraîne certains prêtres en particulier -mais certainement aussi des fidèles laïcs- à se détourner de la Voie tracée par le Christ et ainsi, ils Le livrent à l’insulte et à la condamnation des païens comme le fit Judas. Ce qui ne signifie en rien que le Christ et sa doctrine sont condamnables : ça signifie juste que ces personnes ont commis des fautes graves et sont passibles de condamnation par le pouvoir judiciaire temporelle et en l’absence de repentir, par la Justice divine.

Enfin, il semble un peu déplacé que les païens du siècles s’occupent des affaires de l’Eglise. S’ils la méprisent, s’ils ignorent Dieu, pourquoi veulent-ils nous expliquer aujourd’hui comment il faut diriger son Eglise et comment mettre à jour les Commandements ! Qu’ils s’occupent des mouvements athés ou de leurs doctrines philosophiques sans Dieu… Si vraiment ils pensent que c’est une chose insensée et vouée à l’échec, qu’ils en reste loin en attendant d’en voir la chute ! Telle était la sagesse du Pharisien Gamaliel il y a un peu moins de 2000 ans lorsqu’il a dit aux sanhédrites qui voulaient condamner les apôtres parce qu’ils enseignaient au nom du Christ Jésus : « Hommes d’Israël, prenez bien garde à ce que vous allez faire à l’égard de ces gens-là. Il ya quelques temps déjà se leva Theudas, qui se disait quelqu’un et qui rallia environ quatre cents hommes. Il fut tué et tous ceux qui l’avaient suivi se débandèrent et il n’en resta rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen, qui entraîna du monde à sa suite ; il périt lui aussi et ceux qui l’avaient suivi furent dispersés. A présent donc, je vous le dis, ne vous occupez pas de ces gens-là, laissez-les. Car si leur propos ou leur oeuvre vient des hommes, elle se détruira d’elle-même ; mais si vraiment elle vient de Dieu vous n’arriverez pas à les détruire. Ne risquez pas de vous trouver en guerre contre lui. » (Actes 5, 35-39)
Mais s’ils veulent enseigner à l’Eglise à suivre le Christ, qu’ils le suivent d’abord eux-même car un aveugle ne peut pas guider un autre aveugle mais il doit d’abord retirer la poutre de son oeil afin de voir clair pour retirer la paille de celle de son frère.

En cette année sacredotale, que cette épreuve ne nous paralyse pas mais qu’elle nous soit plutôt un encouragement à prier pour les prêtres et en particulier pour la sanctification des prêtres.

En ce temps de Pâques où nous célébrons la victoire du Christ ressuscité sur la mort et le péché, gardons confiance et courage, persévérant dans le bien… c’est sûr, il nous donnera la victoire, il sera vainqueur du mal qui meurtri son Eglise. Nous savons bien qu’il l’atteindra au talon mais nous savons aussi qu’elle lui écrasera la tête (cf Genèse 3, 15). Gardons donc notre foi et notre espérance dans le Christ ressuscité ; que notre joie et notre paix en lui soient parfaites et que rien ne puisse nous séparer de lui puisqu’il a vaincu la mort ! Amen

Très heureux et saint temps de Pâques

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