24 juillet, 2010

L’amour du Christ nous presse – présentation des Pallottins

Classé dans : Eglise — senalaetitia @ 20:35

Bonjour,
voici une petite présentation des Pallottins, fondés par Saint Vincent Pallotti (1795-1850)

I- Fondateur de la Saciété de l’Apostolat Catholique (SAC) (Pallottins)

Né à Rome le 21 avril 1795, Vincent Pallotti est ordonné prêtre le 16 mai 1818. Il rêvait d’une Eglise sans spectateurs, d’un monde basé sur l’amour. Ce qu’il a réalisé pendant les 32 années d’activité pastorale est remarquable.
Il fut aumônier et enseignant, recteur d’une église et professeur au séminaire, confesseur et directeur spirituel, défenseur des travailleurs, engagé dans les oeuvres sociales, orateur et prédicateur, consultant des jeunes théologiens, protecteur compréhensif des soldats, des prisonniers et des malades, aussi bien ami des pauvres qu’invité des papes et des cardinaux, auteur de plusieurs livres et articles, infatigable promoteur des missions, organisateur des cours du soir pour les artisans, directeur de fraternités et dirigeant d’associations, initiateur d’une compagnie de crédit et catéchiste des rues, fondateur de communautés religieuses.
Intermédiaire entre les prêtres et les laïcs, il sut lire et interpréter les signes des temps, ce qui l’a inspiré à fonder l’Union de l’Apostolat Catholique dont la Société de l’Apostolat Catholique fait partie intégrale.
A son époque, Saint Vincent Pallotti avait compris que tous les fidèles sont appelés à suivre le Christ, Apôtre du Père éternel, et à participer à sa mission de l’apostolat universel. D’après lui, ceci est un appel que le Christ adresse à tout chrétien : devenir son apôtre et messager de la Bonne Nouvelle dans le monde entier.
Saint Vincent Pallotti mourut en 1850. Il fut béatifié en 1950 et canonisé en 1963 par le Pape Jean XXIII.

II- Spiritualité Pallottine

Le charisme des pallottins se résume à « raviver la foi, rallumer la charité », c’est-à-dire propager la foi et la charité dans tous les milieux de vie et de travail.
Les Pallottins ont pour devise cette phrase de Saint Paul qui a marqué la vie de leur saint Fondateur : « l’amour du Christ nous presse ! ». Car pour Saint Vincent Pallotti, tant que nous sommes sur terre, l’amour est l’unique champ d’action qui embrasse dès maintenant le ciel. $Ce qui caractérise l’activité des Pallottins est la collaboration étroite des prêtres, des religieux, des religieuses et des fidèles laïcs. Cette collaboration de tous et partout vise la gloire infinie de Dieu, le salut des âmes, la destruction du péché. La société développe aussi la dévotion mariale, l’engagement missionnaire…

III- Oeuvres – UAC

Pour faire prendre conscience à tous les chrétiens de leur vocation apostolique, en vue de promouvoir dans les différents parties du monde une participation active à la mission évangélisatrice de l’Eglise, Saint Vinvent Pallotti fonda l’Union de l’Apostolat Catholique (UAC) en 1835. Dès le début, l’UAC a été fondée sous le Patronnage de la Sainte Vierge Marie Reine des Apôtres. C’est une oeuvre qui unit l’engagement des prêtres, des frères et des soeurs, des fidèles laïcs ainsi que tous ceux qui vivent dans l’esprit de Saint Vincent Pallotti.
L’UAC n’est pas un mouvement, mais plutôt une façon de vivre en Eglise, où tousu travaillent à l’évangélisation, dans une pleine collaboration des personnes et des communautés.
Dans les paroisses ou dans les oeuvres prises en charge par les Pallottins, les membres s’efforcent de réaliser cet idéal qui constitue une espérance majeure pour l’Eglise de demain.

IV- Etapes de formation

Pastorale vocationnelle
La pastorale vocationnelle aide les jeunes à discerner leur vocation. Annuellement, il est prévu trois séries de sessions vocationnelles.

Période de discernement
Postulat -un an ; Noviciat -une année canonique ;
Etudes en Philosophie (pour les candidats à la prêtrise) -2 à 3 ans ; Etudes en théologie : 3 à 4 ans, et un an de stage pastoral.

Formation permanente
Il est prévu une formation adaptée et permanente pour les futurs frères, selon les besoin et le charisme de la Société.
Egalement, les prêtres suivent une formation permanente pour leur épanouissement intellectuel et selon les besoins de la Société. Les objectifs de la formation sont la formation à la spiritualité et à l’identité pallottine et la formation intégrale à la vie religieuse et sacerdotale, avec un accent particulier sur la croissance humaine, chrétienne et intellectuelle.

V- Invocation à Dieu en union avec Saint Vincent Pallotti

Saint Vincent Pallotti, prie avec nous le Seigneur
-afin que tous les chrétiens vivent pleinement dans le Christ et pour le Christ,
-afin que tous les baptisés reconnaissent leur vocation à l’apostolat et s’adonnent fermement à la réaliser,
-afin que tous les chrétiens, laïcs et prêtres, hommes et femmes soient ouverts à l’action créatrice de l’Eglise dans le monde,
-afin que tous ceux qui appartiennent à l’Eglise collaborent généreusement au renouveau de l’Eglise dans le monde,
-afin que femmes et hommes, prêtres et laïcs, comprennent leur vocation particulière et s’entraident pour y répondre,
-afin que tous, à l’exemple de Marie Reine des Apôtres, nous soyons toujours fidèles à notre devoir apostolique,
-afin que nous soyons attentifs à l’action de l’Esprit Saint et aux signes des temps
Prions :
Ô Saint Vincent Pallotti, toi qui nous a donné l’exemple d’une foi forte et d’un grand amour envers Dieu et envers les hommes, intercède pour nous auprès de Dieu, afin qu’en suivant ton exemple, nous soyons, nous aussi forts dans la foi et de vrais Apôtres de Jésus-Christ. Amen.

Plus d’infos sur le site Web de la Société de l’Apostolat Catholique : www.sac.info

10 juillet, 2010

Pas de paradis pour les impies _ Dieu serait-il mauvais ?

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 23:50

C’est un peu la révolte prêchée par certains incroyants et même parfois par des chrétiens qui se sont laissés séduire par leur discours.

Un homme m’a parlé un jour et il me démontrait, par la Sainte Ecriture, que Dieu est mauvais. Il a poursuivi en démontrant que si le monde avance, c’est grâce à ceux qui ont rejeté Dieu, se battant contre la foi et pour la laïcité. Bref, un homme hâté convaincu, qui rêve d’une vie libérée de toute religiosité, d’un monde parfait d’où on aura entièrement banni Dieu.
Et pour terminer de me convaincre que Dieu est mauvais, -c’est là le paradoxe dans sa révolte- il m’a parlé de ce que c’est une grande injustice que la paradis ne soit pas ouvert à tous et que la Sainte Ecriture mentionne l’existence de l’enfer. Et je dis qu’il y a paradoxe car s’il déteste vraiment Dieu et rêve d’une vie sans Lui, le paradis est la dernière chose qu’il peut convoiter ! L’existence de l’enfer devrait être son seul motif de louer Dieu…

En effet, ne vont en enfer que ceux qui le choisissent jusqu’au dernier instant de leur vie.

S’il existe un enfer, c’est donc non pas parce que Dieu est mauvais mais encore et toujours parce qu’il est miséricordieux et respectueux de la liberté de ses créatures ; d’où, que ne voulant forcer personne à L’adorer contre son gré, il n’oblige pas les incroyants à choisir le paradis à l’heure de la mort. Il leur montre que c’est le mieux mais si l’homme refuse librement de le croire, il ne l’oblige pas à Le choisir.
En effet, il faut bien comprendre que le paradis que décrit la sainte Ecriture serait pire que l’enfer pour les incroyants car il n’y a rien à faire là-bas que de vivre de la vie divine, contempler Dieu, L’adorer, contempler la gloire qu’il a donné à chacun sans l’envier etc…

Ce paradis serait comme un enfer par les Antichrists parce que là-bas le Christ « siège à la droite de la puissance divine » et de fait il convient de fléchir le genoux devant Lui et de proclamer « Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père ». Quel calvaire pour un Antichrist !

Les pécheurs non repentants ne sont pas non plus admis. En effet, là-bas, on vit selon la Loi de Dieu qui est pure Amour, on aime « Dieu de tout son coeur, de toute sa force et de toute son âme », on L’aime par dessus tout et plus que tout et on aime le prochain comme soi-même pour l’amour de Dieu ; de fait on ne vole pas, il n’y a pas de prostitués, on ne tue pas, ni n’insulte ni ne blesse aucunement etc… l’enfer pour un pécheur qui aime vivre dans le péché !

Alors pour ces âmes il existe un lieu où il n’y a pas Dieu, où l’on peut vivre débarrassé de Lui. Ce lieu, c’est celui qu’on appelle l’enfer.

Là où Dieu manifeste sa grande miséricorde, c’est que jusqu’à la dernière seconde il fait comprendre à l’âme que c’est un lieu de grande souffrance et l’âme n’y va que si elle le désire, en toute liberté, car Dieu respecte notre liberté.

Les âmes sont créées par Dieu, qui est éternel, et la vie qui anime les hommes, c’est le souffle de Dieu (cf  Gen 2, 7 « Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant. ») L’âme porte donc le caractère divin, ce pourquoi elle est immortelle.
« L’Eglise enseigne que chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu -elle n’est pas « produite » par les parents- ; elle nous apprend aussi qu’elle est immortelle : elle ne périt par lors de sa séparation du corps dans la mort, et s’unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale » (CEC 366)
Les âmes vivent donc pour toujours.

Toute notre vie est un choix : on choisit entre la vie et la mort. Le Seigneur parle ainsi _Deutéronome 30, 15-20_  « Vois, je te propose aujourd’hui vie et bonheur, mort et malheur. Si tu écoutes les commandements du Seigneur ton Dieu que je te prescris aujourd’hui, et que tu aimes le Seigneur ton Dieu, que tu marches dans ses voies, que tu gardes ses commandements, ses lois et ses coutumes, tu vivras et tu multiplieras (…) Mais si ton coeur se détourne, si tu n’écoutes point et si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd’hui que vous périrez certainement (…) Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie (…) »
Nous avons donc à choisir Dieu ou le rejeter et ainsi, nous choisissons entre la vie ou la mort, le bonheur ou le malheur. Au soir de cette vie on aura à faire un choix définitif car il n’y a plus de repentir possible après la mort.

On voit bien qu’on n’est pas heureux dans les milieux où règne la loi du plus fort par exemple, où règnent le crime et la débauche… mais si on aime tuer on peut se plaire dans ces milieux. Et bien au soir de cette vie, si c’est là ce qui nous plaît, on choisit cette vie pour l’éternité. C’est l’enfer et la souffrance, non pas que Dieu les a institués, mais que la vie dans ce genre de lieux est infernale. En enfer, c’est pire encore que dans la vie mortelle car il n’y a plus les biens créés et du coup il ne reste plus que le mal pour le mal (le mal à l’état pur si l’on puit dire ainsi) et en fait on souffre infiniment plus du fait que les « consolations » qui « justifiaient » ce mal -et qui ne sont finalement qu’une illusion dont use le séducteur pour séduire les âmes et les détourner de la voie de la justice- ont disparu. Si on tuait pour une voiture par exemple, la voiture nous consolait un peu d’avoir tué et disons que le remord de conscience est amoindri par la consolation. Mais en enfer, on souffre le tourment des crimes commis par soi-même sans aucune compensation et de fait, on souffre pour rien, c’est intolérable pour l’âme ; et à cela s’ajoute la conscience vive que ce sera ainsi pour toujours et à jamais. Enfin, pour ajouter à cela, le séducteur, le démon qui nous avait alléché avec des airs si suaves paraît comme il est vraiment et on se rend compte qu’on a été trompé ; alors la colère nous ronge davantage et en plus, on a à supporter la laideur et la méchanceté du démon pour l’éternité -il sera, pour les âmes qui ont marché sous sa conduite, un maître pour toujours.
On dit qu’il ne faut pas adorer la Bête sur terre, on nous exhorte à nous détourner des idoles (faux dieux, or et argent, « ouvrages de mains d’hommes »…) C’est qu’en enfer, une fois l’illusion tombée, on adore la Bête qu’on a choisie d’adorer déjà sur terre, mais alors en enfer on l’adore comme elle est vraiment, le mal à l’état pur.

C’est pour cela que Dieu permet que l’on souffre à cause de nos péchés afin qu’on s’en repente avant la mort, évitant ainsi de souffrir pour l’éternité, car Lui, Dieu, sait qu’il nous a créés pour la vie éternelle -pour la mort éternelle le cas échéant, si on refuse la vie en choisissant librement le péché. Dès la Genèse, le créateur apprend à sa créature que si elle désobéit elle mourra (cf Gen 2, 17).

Seuls ceux qui préfèrent le mal au bien et détestent Dieu librement (après avoir connu la vérité) vont en enfer. Si c’est qu’on ignore Dieu, on ne va pas au paradis directement mais Dieu se fait d’abord connaître afin que l’âme Le choisisse librement. Si on ne Le supporte vraiment pas, il ne nous impose pas de Le voir pour l’éternité. C’est là sa grande miséricorde : il est tout puissant mais il veut respecter la liberté de ses créatures.

Il y a un deuxième aspect : pour que les brebis puissent jouir du paradis et être en paix, le bon Pasteur ne peut pas les laisser en compagnie des loups, sans quoi ce n’est plus vraiment le paradis pour les brebis ! Ainsi, chacun choisit sa voie.
Quel paradis pour une âme pieuse si elle doit, pour sa piété, souffrir sans cesse les railleries des impies !?
Donc pour le bien commun, chacun choisit sa vie éternelle, mais on la choisit une fois pour toute, et les choses sont faites de sorte que les brebis ne peuvent pas aller chez les loups ni les loups chez les brebis. Voir dans la parabole du riche et de Lazare : « D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire. » (Luc 16, 26).

Chacun finalement est dans son paradis :
Ceux qui désirent vivre loin de Dieu pour toujours vont en enfer car c’est le seul lieu ou Dieu ne règne pas ; et ceux pour qui le bonheur est de vivre avec Dieu (l’Emmanuel) vont au paradis -ils ont choisi la vie selon les critères du Seigneur en Dt 30, 15-20).
Dieu étant vie et principe de vie, comprenons qu’hors de Lui, c’est la mort. D’où que le paradis est défini comme la vie éternelle, et l’enfer comme l’opprobre, la mort éternelle.

Aussi bien, à nous aujourd’hui qui voulons choisir la vie, il nous faut renoncer au péché et servir Dieu d’un coeur unifié. Si l’on se refuse à ces dispositions, alors on choisit la mort et il ne faut pas accuser Dieu de manquer de miséricorde alors qu’on fait librement nos choix en toute connaissance de cause. Dieu est bon, il nous enseigne tout ce que l’on doit savoir pour faire ces choix. Si l’on choisit la mort malgré tout, il ne faut pas reprocher au Seigneur de nous exaucer en nous fermant l’accès au paradis !

Si tu veux le paradis, « choisis la vie », garde la fidélité au Seigneur et à ses commandements !

Dieu soit béni !

 

5 juillet, 2010

Eric Zemmour : « Mais laissons donc l’Italie conserver les crucifix dans ses écoles ! »

Classé dans : Société — senalaetitia @ 9:54

Bonjour,

Voici une belle chronique que j’ai écouté à propos du droit que l’Italie demande à conserver les crucifix dans ses salles de classe. Vous pouvez la retrouver en cliquant sur :

http://media.rtl.fr/online/sound/2010/0701/5943910957_z-comme-zemmour-du-01-juil-2010.mp3

ou retrouvez-la sur le site de RTL en suivant le lien :

http://www.rtl.fr/fiche/5943888736/eric-zemmour-mais-laissons-donc-l-italie-conserver-les-crucifix-dans-ses-ecoles.html

J’ai aimé que le chroniqueur pointe du doigt la vision militante de la laïcité et la confusion entre laïcité et déchristianisation qui en découle… à écouter.

4 juillet, 2010

« Catholique non pratiquant » : le paradoxe

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 14:14

On ne peut pas être à la fois catholique et non pratiquant car un chrétien -à fortiori un catholique- est un disciple du Christ et donc, il l’appelle Maître. Ce qui fait qu’on est disciple de son Maître, c’est justement qu’on le suit, qu’on fait ce qu’il dit.
Voici ce que dit le Seigneur à ce sujet :

Ce n’est pas en me disant « Seigneur, Seigneur« , qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux. beaucoup me diront en ce jour-là : « Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? En ton nom que nous avons chassé les démons ? En ton nom que nous avons fait bien des miracles ? » Alors je leur dirai en face : « Jamais je ne vous ai connu ; écartez-vous de moi vous qui commettez l’iniquité« . (Mtt 7, 21-23 _ voir aussi la suite jusqu’au v.27)

On lit aussi en Luc 6, 46-49 :

« Pourquoi m’appelez-vous « Seigneur, Seigneur«  et ne faites-vous pas ce que je dis ?
Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il est comparable. Il est comparable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profond et posé les fondation sur le roc. La crue est venue, le torrent s’est rué sur cette maison mais il n’a pu l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie. Mais celui au contraire qui a écouté et n’a pas mis en pratique est comparable à un homme qui aurait bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est rué sur elle et aussitôt elle s’est écroulée ; et le désastre survenu à cette maison a été grand.
 »

Chez Matthieu, Jésus compare ce deuxième homme, qui écoute sans mettre en pratique, à un insensé !
Un chrétien pratique nécessairement. Si on est « non pratiquant » on n’est plus vraiment chrétien. Et si on continue de se dire chrétien, on est semblable aux apostats…
Les apostats passent bien pour chrétiens pour le moment mais au dernier Jour, tout sera dévoilé et alors « il y aura des pleurs et des grincements de dents ». On peut ne rien pratiquer et faire croire aux hommes qu’on agit au nom du Seigneur pendant toute la durée de sa vie mais au dernier jour, le Juge est omniscient et s’il vient à dire : « Jamais je ne vous ai connu ; écartez-vous de moi vous qui commettez l’iniquité« , alors c’est que c’est déjà trop tard pour renoncer à l’apostasie.

Pour être sauvé, il ne s’agit pas tant de se dire chrétien que de l’être en vérité ; et l’être en vérité implique la pratique religieuse enseignée par notre Seigneur. Cette pratique, il l’enseigne dans le Nouveau Testament, mais aussi dans l’Ancien puisqu’il a précisé qu’il n’est pas venu abolir la Loi mais l’accomplir ; il l’enseigne enfin par la voie de l’Eglise qu’il a établie en instituant les Apôtres pasteurs de son troupeau -qui se sont succédés jusqu’à ce jour où leur collège est constitué par les évêques réunis autour du Pape, successeur de Saint Pierre.

Mais en pratique, aller à la messe le dimanche si on ne pratique pas ce qu’on a reçu ne fait pas de nous des chrétiens. Nous avons à y aller pour écouter l’enseignement de l’Eglise, approfondir cet enseignement par la prière et la méditation personnelles et le mettre en pratique. L’important, me direz-vous, est de le mettre en pratique alors pourquoi la messe, la lecture et la prière personnelles… et bien parce que pour mettre en pratique un enseignement, il faut d’abord le recevoir !

Allons « France, qu’as-tu fait de ton baptême? », demande Jean-Paul II…

Homélie du 20 juin 2010 : Le chrétien dans la foule

Classé dans : Homélies dominicales — senalaetitia @ 12:23

Le chrétien dans la foule

20 juin 2010, 12e T.O. année C

Sur Zach. 12, 10-11 ; 13, 1 ; Gal. 3, 26-29 ; Luc 9, 18-24.

« Pour la foule, qui suis-je ? ». La réponse d’aujourd’hui, celle de la foule, reste la même que celle d’hier : « un prophète », une belle figure, une figure parmi d’autres, coincée entre Bouddha et Mahomet. C’est d’ailleurs ainsi que se manifeste une société qui fut chrétienne et qui s’éloigne du christianisme : l’étal des librairies place à égalité toutes les religions. Ailleurs, dans d’autres pays, ce n’est certes pas le cas. Une foule devenue pluraliste signale son apostasie.

« Pour la foule, qui suis-je ? » demande Jésus, à ses risques et périls. Sa seconde question n’est pas moins périlleuse : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » C’est lui-même qui nous donne la grâce de répondre : « le Messie de Dieu ». Mais répondons-nous avec assurance ? Et où, devant qui, avec quels gestes, quels mots ? Si Jésus est le Messie de Dieu, nous voilà transformés, configurés à lui, envoyés proclamer son Nom. À la vérité, l’irruption du Christ change la vie ; sinon, rien n’est fait. De quelle façon le Christ change-t-il la vie ?

Dans la seconde lecture, saint Paul brosse le portrait du chrétien. Vous êtes tous fils de Dieu par la foi, dit-il, et cela en vertu du baptême, qui unit au Christ. L’union au Christ est à la fois le point de départ et le point d’arrivée. Point de départ, en vertu du baptême ; point d’arrivée, par l’accroissement en nous de la foi, de l’espérance, de la charité ; enfin, par la marche vers la gloire céleste.

Notre filiation n’est donc pas donnée dès la naissance, elle est le cadeau de la seconde naissance, celle du baptême. Et ce baptême est à la fois personnel et collectif : « Vous êtes tous fils de Dieu par la foi ». La série des idées articulées par saint Paul est donc la suivante : baptême, foi, union au Christ, pour chacun et aussi pour tous. C’est ainsi que nous sommes configurés au Christ, ressemblants selon la même figure, au double sens de l’identité et du visage. Le Christ a revêtu notre nature humaine, et nous, nous revêtons un peu de sa divinité, par son humanité. Nous lui ressemblons désormais, et nous nous dirigeons vers lui, par lui.

Oui, à condition d’être baptisés, d’avoir la foi et de se laisser pétrir par le Christ. L’une des phrases de Jean-Paul II les plus célèbres fut celle de 1980, sur le parvis de Notre-Dame de Paris : « France, qu’as-tu fait de ton baptême ? » Trop de chrétiens ont débaptisé la société, ils ont même oublié de baptiser leurs enfants. Le résultat invite à une révision à la hausse : si nous bradons le baptême, c’est que nous ne croyons plus que le Christ est le Chemin, la Vérité, la Vie. Nous rejoignons alors la foule, son égarement et son bêlement.

Saint Paul résume son propos en une formule : « Vous avez revêtu le Christ ». Qu’est-ce que revêtir ?

Se contenter de s’habiller, c’est déjà beaucoup. Voyez l’importance du vêtement et, aujourd’hui plus que jamais, des codes du vêtement ; voyez l’écrasante publicité qui en est faite, les fortunes qui s’y engloutissent, les après-midi que l’on passe à lécher les vitrines. Innocentes promenades mais danger public pour qui s’aventure à longer, en courant, une rue piétonnière bordée de boutiques : les regards, surtout féminins, sont braqués vers la droite ou vers la gauche, mais pas devant, aspirés par les vitrines. La collision guette !

Le vêtement, sa préparation engloutit un temps considérable, souvent de façon disproportionnée, et suscite un art social des plus subtils. Quiconque prétendrait s’en affranchir ne ferait que remplir la case ultime du système, celle de l’asocial. Les codes fonctionnent à plein, en permanence, pour tous. Pourquoi ? Parce que le vêtement dessine l’identité. Il la montre et aussi la détermine. L’adolescent, théoriquement en révolte contre le monde entier, rejette les codes familiaux pour embrasser les codes vestimentaires les plus imposés, ceux, uniformes, de sa génération. La foule, c’est d’abord le code du vêtement.

Revêtir le Christ : s’il s’agissait de s’habiller en chrétien, ce serait déjà s’afficher, presque provoquer. Or être chrétien et le montrer, cela ne se fait pas. Un chrétien, c’est celui qui se cache, qui ne parle pas, qui ne dit pas qu’il est chrétien ; qui, pour être accepté en société et dans son milieu professionnel, va tout faire pour se dissimuler, croyant ainsi, à la longue, levain incolore qu’il est devenu, faire lever la pâte. Dans une foule, celui qui disparaît, c’est un chrétien. Le résultat est le triomphe de la laïcité et le déséquilibre des religions. Dans un débat, celui qui estime les religions des autres supérieures à la sienne, c’est le chrétien, c’est même à cela qu’on le reconnaît, etc. La tolérance, alors brandie, devient une perversion de la doctrine du Christ, elle confond l’accueil des personnes à la vérité de la foi. Donc, si revêtir le Christ signifiait se montrer davantage, pour tenir son rang, pour être, ce serait déjà beaucoup.

Mais revêtir le Christ signifie davantage que s’habiller ou se montrer : dans la bouche de saint Paul, à plusieurs reprises, ainsi que dans l’Ancien Testament, revêtir, c’est voir son être transformé, c’est revêtir en profondeur, devenir celui qu’on revêt, devenir un autre Christ.

Ce vêtement-là nous colle à la peau, il ne se change plus, il nous guide à loisir. Revêtir la livrée du Christ, c’est voir sa vie assimilée à celle du Christ, de plus en plus. Où une livrée conduit-elle ? À ceci, que Jésus énonce à la foule : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Or celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi, la sauvera ». Le vêtement est identification.

Habillé par le Christ, ainsi revêtu du Christ, on se promène, on traverse alors la foule. Et la foule voit, elle pressent quelque chose, elle renifle que certaines vies lui échappent. Comme la bonne odeur du Christ se laisse humer, le chrétien doit s’attendre à se voir accueilli ou rejeté, non à cause de lui-même, mais à cause du Christ, dont il répand le parfum.

Longtemps, notre société, même devenue laïque, a permis d’être chrétien (chez soi) et laïc (en public), sans trop de tiraillements. C’est fini. Le temps vient où il va falloir discerner, choisir, s’armer de courage. Nous portons, dit encore saint Paul, un héritage. Pourquoi cet héritage serait-il lourd à porter ? Il est léger au contraire, il rend à la vie sa vérité.

L’hostilité croissante de la foule trahit peut-être un dépit : « Où êtes-vous, les chrétiens ? Qu’avez-vous à nous dire ? Portez-vous les paroles de la vie éternelle, ou non ? Le Christ est-il le Messie de Dieu ? Dites-le nous. Si c’est non, ne vous étonnez pas que l’on regarde ailleurs. Car tout homme cherche la vérité ».

fr. Thierry-Dominique Humbrecht, op

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22 juin, 2010

La liturgie dominicaine

Classé dans : Eglise — senalaetitia @ 12:25

Bonjour,

Je présente aujourd’hui un article sur la liturgie dominicaine parce qu’elle est généralement assez appréciée. Moi-même je l’apprécie et j’avais aimé cet article à son sujet. Je le partage donc pour ceux qui aiment la liturgie dominicaine et qui pourraient aimer cet article, ou encore pour ceux qui ne la connaissent pas et en ont la curiosité… bonne lecture.

La liturgie dominicaine.
Existe-t-elle vraiment ? L’Ordre n’a-t-il pas adopté la liturgie reomaine depuis le dernier Concile ? Et même indépendamment de cela, qu’est-ce qu’un ordre apostolique comme le notre peut offrir sur le plan liturgique ?

Notre liturgie ne se distingue pas par une tradition qui soit aussi longue et vénérable que celle des ordres monastiques -bénédictins, cisterciens et autres. Elle n’a pas non plus une place qui soit « matériellement » aussi importante que dans ces ordres, dont les membres passent sept fois par jour dans le choeur. Notre liturgie est bien plus sobre -avec parfois « seulement » les Laudes, la Messe et les Vêpres…

A vrai dire, ce qui en fait une liturgie vraiment dominicaine n’est pas tant sa forme, mais la place qu’elle occupe au sein de notre vie de frères Prêcheurs. Lorsqu’on parle d’une des devises de notre Ordre Contemplata aliis tradere (Transmettre ce qui a été contemplé), on songe assez spontanément aux études et cela n’est pas faux. En effet, c’était l’importance donnée aux études qui caractérisait notre Ordre au moment de sa naissance par rapport à ses prédécesseurs. Mais la liturgie y joue, elle aussi, un rôle important. Si nous ne passons pas tout notre temps à prêcher « explicitement », c’est parce que notre prédication doit être enracinée dans la prière qui est d’abord commune et liturgique, ce qui lui donne de l’objectivité ; l’objectivité qui nous fixe dans la Vérité ; Vérité que nous contemplons, que nous aimons, que nous prêchons. Toutefois, il y a bien plus dans notre liturgie. Elle ne constitue pas seulement une source de notre prédication, elle en fait partie. C’est pourquoi elle doit être approprié à ce rôle apostolique qu’elle a. Elle est appropriée le plus possible à la participation des fidèles, elle se veut la plus ouverte pour accueillir même ceux qui ne croient peut-être pas encore, mais qui cherchent.

Bref, à travers notre liturgie nous ne parlons pas seulement avec le Seigneur, mais aussi de Dieu avec nos prochains.

Article paru dans Le courrier de l’Amitié dominicaine n° 202 de décembre 2009 – janvier 2010

En réponse à Mirtille

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 10:46

Chère Mirtille,

Merci pour votre commentaire.

Pas de problème pour les fautes d’orthographe et ce que vous êtes plutôt maths. Pour moi, mon dernier diplôme obtenu était le baccalauréat et je l’ai eu au rattrapage. Pas besoin de sortir de polytechnique pour parler de Dieu ; les premiers Apôtres étaient d’ailleurs des gens sans instructions -en particulier des pêcheurs, comme Saint Pierre que Jésus a établi pierre angulaire de son Eglise (en déclarant « tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et les portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. » Mtt 16, 18).

Selon l’esprit de l’Evangile, on ne se fie pas à des grades ou à des titres pour reconnaître la vérité ou la valeur d’un homme. Aussi, la prestance de votre famille ne peut en rien justifier que vous êtes dans la vérité.
Regardons Saint Paul. Il dit (1 Co 2, 1-5) : « Pour moi, quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse. Non, je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. [Juste là, il y a un souci dans la foi des Témoins de Jéovah pour qui Jésus est mort sur un poteau…] Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant, et ma parole et mon message n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse ; c’était une démonstration d’Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »

Or à ce que vous écrivez, chère Mirtille, votre foi repose sur la sagesse des hommes. En effet, si effectivement pour le chrétien c’est particulièrement une mauvaise chose que d’abîmer son corps en ce qu’il est création de Dieu et plus encore temple du Saint Esprit, il faut comprendre que pour les musulmans aussi le corps est créé par Dieu et à respecter et que même pour les païens fumer c’est mal en ce que ça nuit à la santé du corps et entraîne une dépendance. C’est donc là une sagesse humaine qui n’est aujourd’hui cachée à personne -chrétiens ou non chrétiens ! En dehors du culte des Témoins de Jéovah, celui des sciences médicales permet de faire comprendre à quelle point fumer c’est mal !

Pour le fait du porte à porte :
Certains, dans l’Eglise catholique le font aussi dans le cadre de pastorales organisées. On m’a témoigné de ce que c’est difficile parce que les gens dans un premier temps s’imaginent que ce sont les Témoins de Jéovah et c’est seulement après qu’on leur a dit que c’est l’Eglise catholique qu’ils acceptent de discuter.On ne peut pas obliger tout le monde à faire du porte à porte, surtout dans le contexte sociale actuel de méfiance et aussi en respectant ceux qui ont le souci de ne pas importuner les gens à leur domicile etc… On peut évangéliser autrement qu’en s’imissant chez le prochain et ce, non tant par lâcheté que par charité et dans le souci de respecter la vie privée des gens. On lance par exemple des invitations à des conférences ou veillées de prières etc… Enfin, le fait d’avoir l’audace de faire du porte à porte ne peut être une caractéristique essentielle du « culte véritable » en ce sens que beaucoup de démarcheurs et de sondeurs font aussi cette démarche sans apporter toujours de bonnes choses (parfois ils apportent des arnaques comme c’est connu). On voit bien que le culte de l’argent donne aussi l’audace d’aller de porte en porte !

Pour les astuces dont vous parlez (pour la vie familiale, pour sortir de  différent problème comme l’endettement, le chômage etc…) se trouvent aussi dans des magazines gratuits comme celui de la CAF. Avec un peu de bon sens et sans être chrétiens on peut reconnaître les bonnes astuces. Ce sont là des sciences humaines que l’ont peut acquérir en dehors de la foi en Jésus-Christ. On peut posséder ces sagesses-là tout en ignorant complètement Dieu ! Je connais des incroyants -qui sont des personnes de bonne volonté- qui s’en sortent très bien à tous ces niveaux et ils enseignent même à leurs enfants l’importance de l’amour et du pardon etc… Ils ont connu la foi. La femme s’en est détournée quand sa grand-mère est morte ; depuis elle est entrée en révolte contre Dieu (comme si la mort ne faisait pas partie de la vie de l’homme depuis les premiers temps de la Genèse, à partir de la chute !). C’est que sa foi n’était pas ferme. N’empêche que même vivant dans l’incroyance, elle aime la droiture et y marche comme tout naturellement. Si elle n’aime plus Dieu, je vois là que Dieu ne cesse pas de l’aimer (elle est baptisée à l’Eglise catholique et mariée là-bas aussi : les dons de Dieu sont sans repentance). Pourtant, même si cette femme use de bonnes astuces en accord avec la Parole, celui qui cherche la vérité de la foi ne peut pas se fier à elle. Si c’était un critère suffisant, on pourrait dire avec ce genre de personnes que Dieu n’existe pas !

Pour la nourriture qu’on vous donne, toute faite, de bons conseils etc… :
Cette méthode d’éducation va un peu à l’inverse de la promesse faite au sujet de la Nouvelle Alliance promise dans le Christ, selon la parole de Dieu au livre de Jérémie 31, 33-34 : « voici l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël après ces jours-là, oracle du Seigneur. Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur coeur. Ils n’auront plus à instruire chacun son prochain, chacun son frère, en disant : « Ayez la connaissance du Seigneur ! » Car tous me connaîtront du plus petit jusqu’au plus grand -oracle du Seigneur- parce que je vais pardonner leur crime et ne plus me souvenir de leur péché. »
Saint Jean le reprend dans sa première lettre quand il écrit :
« Le voilà l’Antichrist ! Il nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père. Qui confesse le Fils possède aussi le Père. Pour vous, que ce que vous avec entendu dès le début [la catéchèse originelle faite par les premiers Apôtres -dont Jean] demeure en vous. Si en vous demeure ce que vous avez entendu dès le début, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Or telle est la promesse que lui-même vous a faite : la vie éternelle. Voilà ce que j’ai tenu à vous écrire au sujet de ceux qui cherchent à vous égarer. Quant à vous, l’onction que vous avez reçu de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne. » (1 Jean 22-27)
Voilà pourquoi je dis que cette nourriture toute faite par quelque personne autre que le Saint Esprit est contraire aux promesses de la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ !

C’est la foi qui sauve avant les bons conseils ! En lisant les épîtres, vous le verrez bien. Et même en lisant l’Evangile : combien de foi Jésus dit à celui qu’il guérit : « ta foi t’a sauvé » ?

Or la foi des Témoins de Jéovah est erronée, ne serait-ce que sur ces quelques points dont traite le témoignage de l’article que vous commentez : Jésus serait mort sur un poteau (cf plus haut) et Jésus ne serait qu’un fils de Dieu comme chacun de nous.
Comment peut-on considérer, après avoir lu ne serait-ce que le Prologue de l’Evangile de Jean, que Jésus n’est qu’un fils de Dieu comme chacun de nous !? -C’est là l’esprit de l’Antichrist.
Dans le prologue de l’Evangile de jean, on lit bien ceci : « Au commencement était le Verbe et le verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. [...] Et le Verbe s’est fait chair et il a campé parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient du Père comme Unique-Engendré, plein de grâce et de vérité. » Vous lirez vous-même ce prologue dans n’importe quelle Bible. Moi, j’aime celle de Jérusalem, on dit que sa traduction est la plus proche des textes originaux. Mais si vous êtes plus maths, peut-être que le français de la Bible des peuples vous sera plus accessible. Et si vous avez peur que ce soit orienté trop catholique, vous pourrez lire le même passage dans la Traduction Oeucuménique de la Bible (TOB). Ensuite, en lisant tout le Nouveau Testament, vous verrez comme cet enseignement revient souvent. Et d’ailleurs, si le titre de « Fils de Dieu » en Jésus allait sans la divinité, il serait créé, comme nous, comme les Juifs de son époque, et on ne l’aurait jamais condamné à mort. On la condamné à mort parce qu’il témoignait de ce rang qui le fait l’égal de Dieu -pour ça il suffit de relire la Passion dans chacun des quatre Evangile. On peut encore voir dans l’Apocalypse Jésus se nommant « le Premier et le Dernier » (2, 8), équivalent de « l’Alpha et l’Oméga » qui ne désigne que Dieu, dit aussi « Il est, Il était et Il vient » ou encore de façon plus moderne « l’Eternel »…De toutes les façons, si vous cherchez en vérité, vous verrez tout cela et bien plus.

Si en effet la Bible des Témoins de Jéhovah est déformée par rapport à toutes les autres, vous ne le verrez pas. Comme dans leur Bible on a certainement écrit « Ceci représente mon Corps » au lieu de « Ceci est mon Corps » et qui justifie qu’ils déforment les Paroles du Seigneur quand ils célèbrent l’Eucharistie. Lisez n’importe quelle autre version de la Bible, vous ne trouverez pas « ceci représente mon Corps » !(prenez le passage de l’Institution de l’Eucharistie (Luc 22, 19-20 ; ou Matt 26, 26-29 ; ou Marc 14, 22-25 -Jean n’en parle pas mais tous les autres citent bien « Ceci est mon Corps »)

On lit encore dans le témoignage que j’ai publié, que seul 144000 assistent à l’Eucharistie une fois par an. Or Jésus a dit que cette alliance nouvelle et éternelle est « pour la multitude en rémission des péchés » et non pour seulement 144000 élus ! Mais cette erreur repose sur une mauvais interprétation de l’Apocalypse de Saint Jean. En effet, en symbolique, 144000 signifie une multitude (les 12 tribus d’Israël au carré donnent le chiffre 144 -car le salut n’est plus seulement pour les 12 tribus d’Israël mais pour toutes les nations- et le millier symbolise la multitude ! D’où l’expression « les 144 milliers »). Jésus est venu sauver la multitude des Juifs comme des païens et non 144000 prédestinés !

Enfin, pour moi, je ne viendrai pas à vos réunions, non par peur des extra terrestres mais dans un souci de fidélité à ma foi catholique (héritée des Apôtres, celle à laquelle ils recommandent dans les premiers textes de demeurer fidèles -cf épître de Saint Jean cité plus haut). En effet, une fois que vous niez que Jésus est Dieu avec le Père, vous niez que « le Verbe s’est fait chair » (cf Prologue de l’Evangile de Jean) et là, vous niez le mystère de l’Incarnation et pour les chrétiens, saint Jean a aussi écrit : « C’est que beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne confessent pas Jésus-Christ venu dans la chair. Voilà bien le Séducteur, l’Antichrist. Ayez les yeux sur vous pour ne pas perdre le fruit de nos travaux, mais recevoir au contraire une pleine récompense. Quiconque va plus avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ ne possède pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, c’est lui qui possède le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer » (2 Jean 7-10)

Oui, je resterai moi-même, de peur de me dénaturer, comme le sel qui n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé par les passants (cf Mtt 5, 13-16).Ce que Dieu a fait de moi, voilà ce que je veux rester !
On voit aussi pourquoi il n’est pas bon de manger de la nourriture toute mâchée d’avance : c’est que vous ne prenez plus la peine de lire par vous-même l’Ecriture et d’y rechercher la connaissance de Dieu. Vous avez été convaincue par la doctrine sociale de TJ mais votre connaissance de l’Ecriture reste faible et vous n’avez pas la connaissance de Jésus-Christ, celle-là seule qui sauve. Si vous prenez le temps de lire n’importe quelle Bible en dehors des orientations qu’on vous donne- et qui en réduisent le sens, vous apprendrez à connaître le Seigneur et à l’aimer ; vous connaîtrez la vérité, selon sa promesse et « la vérité vous rendra libre » ; vous n’aurez plus à attendre qu’on vous donne la becquée.  Ceux que le Seigneur aime, il les instruits Lui-même de la sagesse, par le Saint Esprit selon sa promesse en Jean 16, 13-15 : « Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de lui-même mais ce qu’il entendra il le dira et il vous expliquera les choses à venir. Lui me glorifiera car c’est de mon bien qu’il recevra et il vous l’expliquera. Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi j’ai dit que c’est de mon bien qu’il reçoit et qu’il vous expliquera. »  Les chapitres 13 à 17 de cet Evangile révèle beaucoup sur la vie trinitaire. Je vous les conseille en lecture, c’est vraiment très beau… je vous conseille aussi de vous atteler à la lecture de toute l’Ecriture, si vraiment vous aimez le Seigneur, c’est une belle façon de le Lui montrer, en vous montrant avide de Le mieux connaître pour Le mieux aimer.

Que Dieu vous bénisse. Qu’il vous envoie son Esprit Saint afin qu’il vous ouvre à l’intelligence des Ecritures -selon sa promesse- et que vous puissiez proclamer librement « Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père ».

21 juin, 2010

Le culte agréable à Dieu

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 10:44

Rendre un culte agréable à Dieu :
Se tourner vers Jérusalem ou se tourner vers la mecque, offrir un veau bien gras pour telle fête, sacrifier tous les premiers nés de son bétail, se couvrir entièrement pour la prière pour les femmes, se laver les mains jusqu’au coude ainsi que le visage etc…
En somme, des préceptes humains. Rien de tout ça n’est interdit, cependant, rien de tout ça ne constitue en soi un culte capable de plaire à Dieu. En effet, tout cela n’est que précepte humain. Aussi, chrétiens, ne nous soucions pas de ceux qui nous reprochent de ne pas sacrifier régulièrement de veau gras ou de ne pas nous tourner vers Jérusalem pour prier ; soucions-nous plutôt de rendre à Dieu le culte qui Lui est agréable, le culte en esprit et en vérité.

Du psame 50 (49) -versets 7 à la fin :

« Ecoute, mon peuple, j’accuse,
Israël, et je t’adjure,
moi, Dieu, ton Dieu.

Ce n’est pas tes sacrifices que j’accuse,
tes holocaustes constamment devant moi ;
je ne prendrai pas de ta maison un taureau,
ni de tes bergeries des boucs.

Car tout fauve des forêt est à moi,
des animaux sur les montagnes par milliers ;
je connais tous les oiseaux des cieux,
toute bête des champs est pour moi.

Si j’ai faim, je n’irai pas te le dire,
car le monde est à moi et son contenu.
Vais-je manger la chair de tes taureaux,
le sang des boucs, vais-je le boire ?

Offre à Dieu un sacrifice d’action de grâces,
accomplis tes voeux pour le Très-Haut ;
appelle-moi au jour de l’angoisse,
je t’affranchirai et tu me rendras gloire. »

Mais l’impie, Dieu lui déclare :

« Que viens-tu débiter mes commandements,
qu’as-tu mon alliance à la bouche,
toi qui détestes la règle
et rejettes mes paroles derrière toi ?

Si tu voies un voleur, tu fraternises,
tu es chez toi parmi les adultères, ;
tu livres ta bouche au mal
et ta langue trame la tromperie.

Tu t’assieds, tu accuses ton frère,
tu déshonores le fils de ta mère.
Voilà ce que tu fais, et je me tairais ?
Penses-tu que je suis comme toi ?
Je te dénonce et m’explique devant toi.

Prenez bien garde, vous qui oubliez Dieu,
que je n’emporte et personne pour délivrer !
Qui offre l’action de grâces me rend gloire,
à l’homme droit, je ferai voir le salut de Dieu. »

De l’Evangile selon Saint Jean 4, 21-24 :

« l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient -et c’est maintenant- où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui adorent, c’est en esprit et en vérité qu’ils doivent adorer. »

Le culte à Dieu c’est garder -plus que les coutumes- ses commandements :

Du livre de Jérémie 7, 21-23 :

« Ainsi parle le Seigneur de l’univers, le Dieu d’Israël : Ajoutez vos holocaustes à vos sacrifices et mangez-en la chair ! Car je n’ai rien dit ni prescrit à vos pères quand je les fis sortir d’Egypte, concernant l’holocauste et le sacrifice. Mais voici ce que je leur ai ordonné : Ecoutez ma voie alors je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. Suivez en tout la voie que je vous prescris pour votre bonheur. »

On retrouve ces prescriptions dans le Décalogue (cf Deutéronome 5, 6-21 et Exode 20, 1-17).

Jésus reprochait souvent aux Pharisiens et aux scribes leur attachement excessif aux coutumes jusqu’au point où ils en oublient les commandements. En voici un exemple en Marc 7, 1-13 :

Comme certains des disciples de Jésus mangeaient sans s’être lavé les mains conformément à la tradition, les Pharisiens ont interrogé Jésus et lui, leur répondit ainsi :
« Isaïe a bien prophétisé pour vous, hypocrites, ainsi qu’il est écrit :

Ce peuple m’honore des lèvres ; mais leur coeur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent, les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains.

Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. (…) En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort. Mais vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : Je déclare kôrban (c’est-à-dire offrande sacrée) les biens dont j’aurais pu t’assister, vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère et vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous vous êtes transmise. Et vous faites bien d’autres choses du même genre. »

Et pour finir, Jésus explique bien ce culte véritable à ses disciples avant de partir :
« Si quelqu’un m’aime il gardera ma parole et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. » (Jean 14, 23)

Et en quoi ce culte rend-il gloire à Dieu ? En quoi peut-on y voir un culte d’action de grâce ?

Jésus dit :
« Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et vous l’aurez. C’est la gloire de mon Père que vous portiez du fruit et deveniez mes disciples. » (Jean 5, 7-8)

On peut trouver encore beaucoup de passages sur ces thèmes dans la Bible.
En bref, le culte agréable à Dieu ne consiste pas dans les préceptes humains, ni les traditions et coutumes héritées de nos pères mais le culte agréable à Dieu est un culte en esprit et en vérité. Qu’est-ce que la vérité ? demanderait Pilate. Et Jésus de répondre : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père sinon par moi. » (Jean 14, 6) …

Que l’amour du Christ et la fidélité à son enseignement nous fassent grandir dans la connaissance du Père ; que notre amour du Fils attire sur nous l’Esprit Saint -selon les promesses du Christ à ceux qui L’aiment- et qu’il nous conduise à devenir saints comme notre Père est Saint, afin que notre culte soit agréable au Dieu unique et trois fois Saint, Père, Fils et Esprit Saint. Amen.

Mère Teresa de Calcutta : l’amour de Dieu a transformé sa vie

Classé dans : Témoignage — senalaetitia @ 9:23

Elle était « remplie d’une inépuisable énergie intérieur : l’énergie de l’amour du Christ.
Missionnaire de la Charité : telle a été Mère Teresa, en nom et en qualité, offrant un exemple si communicatif, qu’elle a attiré à elle de nombreuses personnes, disposées à tout quitter pour servir le Christ présent dans les pauvres.
Missionnaire de la Charité, sa mission commençait chaque jour, avant l’aube, devant l’Eucharistie. Dans le silence de la contemplation, Mère Teresa de Calcutta entendait retentir le cri de Jésus sur la croix : « J’ai soif ».. Ce cri, conservé au fond du coeur, la poussait sur les routes de Calcutta et de toutes les banlieues du monde, à la recherche de Jésus chez le pauvre, l’abandonné, le mourant.
Très chers frères et soeurs, cette soeur universelle reconnue comme la Mère des pauvres laisse un exemple éloquent pour tous, croyants et non-croyants. Elle laisse le témoignage de l’amour de Dieu qui, accueilli par elle, a transformé sa vie en un don total aux frères.
Elle nous laisse le témoignage de la contemplation qui devient amour, et de l’amour qui devient contemplation. Les oeuvres qu’elle a accomplies sont éloquentes et manifestent aux hommes de notre temps la haute signification de la vie, qui semble malheureusement souvent ignorée.
Elle aimait répéter : « Servir les pauvres pour servir la vie. » Mère Teresa ne perdait pas une occasion de souligner de toutes les façons possibles l’amour pour la vie. Elle savait par expérience que la vie acquiert toute sa valeur, même dans les situations difficiles et face aux contradictions, lorsqu’elle rencontre l’amour. Suivant l’Evangile, elle est devenue le « bon Samaritain » de chaque personne qu’elle a rencontrée, de chaque existence tourmentée, souffrante et méprisée.
Dans le coeur immense de Mère Teresa, une place spéciale était réservée à la famille. « Une famille qui prie -dit-elle à l’occasion de la première Rencontre mondiale des familles- est une famille heureuse. » Aujourd’hui encore, les paroles de cette inoubliable mère des pauvres conservent leur force intacte.
« Dans la famille, observait-elle, on aime comme Dieu aime : il s’agit d’un amour de partage. Dans la famille, on ressent la joie d’aimer et de s’aimer l’un l’autre. Dans la famille, on doit apprendre à prier ensemble. Le fruit de la prière est la foi, le fruit de la foi est l’amour, le fruit de l’amour est le service et le fruit du service est la paix. » Comment ne pas accueillir son invitation à fonder l’authentique bien-être et le véritable bonheur de la famille sur la base solide de la prière, de l’amour et du service réciproque ? »

Discours du Pape à l’Angelus, 7 septembre 1997, ORf 36 (Osservatore romano, édition française)

Prière pour les prêtres

Classé dans : Dévotions, Prières — senalaetitia @ 8:51

Par l’intercession de Saint jean-Marie Vianney, « patron de tous les prêtres du monde », prions pour les prêtres afin qu’ils soient des ministres selon le coeur de Dieu, à l’image de Jésus l’unique Grand Prêtre :

« Seigneur Jésus, présent au Très Saint Sacrement, tu as voulu rester présent parmi nous au moyen de tes Prêtres, fais que leurs paroles ne soient que les tiennes, que leurs gestes soient les tiens, que leur vie soit un reflet fidèle de la tienne. Qu’ils soient les hommes qui parlent à Dieu des hommes et parlent aux hommes de Dieu. Qu’ils ne soient pas craintifs dans le service, en servant l’Eglise comme Elle veut être servie. Qu’ils soient des hommes, des témoins de l’éternel dans notre temps, en marchant par les sentiers de l’histoire du même pas que toi et en faisant le bien à tous. Qu’ils soient fidèles à leurs engagements, jaloux de leur vocation et de leur donation, de clairs miroirs de leur identité propre et qu’ils vivent dans la joie du don reçu. Je te le demande par Sainte Marie ta Mère : Elle a été présente dans ta vie et sera toujours présente dans la vie de tes prêtres. Amen »

Prière de la Congrégation pour le Clergé

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