29 juillet, 2010

Dieu créa l’Homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa (Gn 1, 27)

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations,Société — senalaetitia @ 17:17

Dieu a créé l’Homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.

Or Dieu est juste. L’homme et la femme sont à son image, bien qu’ils soient différents l’un de l’un de l’autre. Si Dieu a donné domination à l’Homme, il l’a donné à l’homme, comme à la femme.
Ainsi, chacun -portant la marque de Dieu- domine mais chacun à sa manière, comme Dieu Lui-même domine de différentes manières.

Dieu a fait la femme pour l’homme, afin qu’il ne soit pas seul mais ait une aide qui lui soit assortie. Ce n’est pas parce que la femme est « une aide » pour l’homme que Dieu la prive de sa grâce. La femme ressemble a Dieu, comme l’homme, et comme l’homme, elle porte son emprunte.

« Dieu dit et cela fut ».
L’Homme a un peu ce caractère : quand il veut, il fait tout pour que ce soit comme il veut. Et il a ce dicton « vouloir, c’est pouvoir ». Cela fait partie de son caractère. L’homme exprime ce caractère d’une certaine façon, la femme, d’une autre façon, mais tous deux expriment bien l’esprit créateur -hérité du Créateur qui les a fait à son image et ressemblance.

De même pour l’expression de la domination :
Dieu a voulu que l’Homme règne sur la création, comme Lui-même règne sur l’univers. (cf Gn. 1, 28) Ainsi, si l’homme a domination, la femme n’en est pas privé puisque comme l’homme elle est à l’image et ressemblance de Dieu (qui a créé l’Homme et les a fait homme et femme). Mais chacun exprime ce caractère de différentes manières, comme Dieu Lui-même l’exprime de différentes manières : avec force démonstration comme les éclairs et la foudre de l’Ancien Testament, ou  »en déposant sa vie pour la reprendre de nouveau » (là, il montre qu’il est le Maître de la vie, il a domination sur la mort également).

Depuis que les femmes veulent prouver qu’elles sont aussi capable de dominer en voulant tout faire comme les hommes, on n’a rien gagné ! Au contraire, les couples s’affrontent et se déchirent.

Ces pauvres femmes qui ruinent leur couple à cause de conceptions héritées de leurs mères ou de la société actuel sur la nécessaire « libération de la femme »… et elles refusent d’être Maîtresse de maison (ce titre si beau et si noble) parce que pour s’affirmer il leur faut être tout le temps dehors. Souvent, dans ces conditions, il arrive que ces femmes soient trompées par leur mari ou qu’il finisse par partir. En même temps, ils n’ont plus de femme à la maison, ils n’ont plus d’intérêt à rester… c’est pour leur femme qu’ils ont choisi d’habiter en un, de mener la vie commune, ce n’est pas pour la beauté des murs de la maison !
Bref, beaucoup de couples se déchirent de cette façon.

De grâce, que l’Europe ne réussisse pas à aider l’Afrique à se débarrasser de ses idées dépassées sur la famille ! Les femmes dites « soumises » en Afrique -ou ailleurs- ne sont pas nécessairement lésées.
Ces femmes « soumises » dominent sur le cœur de leurs maris, qui se laissent ainsi dominer par amour et eux aussi ont domination sur le cœur de leur femme, qui se laisse dominer par amour.
C’est que leur soumission leur obtient ce beau titre de Maîtresse de maison. Or le maître domine sur ce sur quoi il est établi. Ainsi, cette femme soumise, devenue ainsi Maîtresse de maison, domine sur la maison et ses habitants. Elle domine, ça ne veut pas dire qu’elle maltraite. C’est simplement qu’elle a une certaine primauté dans le mode d’organisation de la maison, mais elle domine avec amour et respect, comme Dieu domine l’univers et a commandé à l’Homme de dominer la création -non de la saccager, mais d’en être maître, comme le Roi est souverain sur son royaume. Voilà, donc la femme est ainsi souveraine à la maison. Le roi, en tant que souverain, dirige ses sujets ET veille à leurs intérêt. C’est ainsi qu’il faut entre le mot domination que j’emploie beaucoup dans cet article.
La femme domine donc ainsi sans violence, sans revendication et c’est vécu très naturellement par toute la maisonnée. L’homme, le Chef de famille, domine aussi à sa manière, en ce qu’il est Chef -le chef a souvent la primauté en matière de grandes décisions, de projets etc… mais il a à tenir compte, quand il décide, de l’avis et de l’état de ceux sur qui il établi chef- et la femme n’en est pas frustrée puisqu’elle est maîtresse. Chacun a son lieu de domination et les moutons sont bien gardés !

Un éloge de la parfaite maîtresse de maison (Proverbes 31, 10-31) :
Une maîtresse femme, qui la trouvera ?
Elle a bien plus de prix que les perles !
En elle se confie le cœur de son mari,
il ne manque pas d’en titrer profit.
elle fait son bonheur et non son malheur,
tous les jours de sa vie.
(…)
De sa maisonnée, elle surveille le va-et-vient,
elle ne mange pas le pain de l’oisiveté.
Ses fils se lèvent pour la proclamer bienheureuse,
son mari pour faire son éloge :
« Nombre de femmes ont accompli des exploits,
mais toi tu les surpasse toutes : »
Tromperie que la grâce ! Vanité, la beauté !
La femme qui craint le Seigneur,
voilà celle qu’il faut féliciter.
Accordez-lui une part du produit de ses mains,
et qu’aux portes ses œuvres fassent son éloge !

N’est-ce pas qu’elle est grande la dignité de la maîtresse de maison !? Appelons-la « femme soumise » si l’on veut, mais n’empêche qu’elle est très honorable et digne de louange. Et elle n’a pas besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit.

Selon moi, il n’y a rien de dégradant à ce qu’une femme s’occupe de la maison et de la maisonnée, au contraire. Et il semble que je ne suis pas la seule de cet avis au vu de l’extrait cité ci-dessus.

La femme occupe cet office de service non tant par soumission que par amour. Et si les époux s’aiment, l’homme saura lui témoigner de la reconnaissance et s’empresser de la décharger de sa tâche s’il la sent fatiguée ou la voit souffrante.
Voici ce qu’en dit Saint Pierre (1 P 3, 1-7) :
Pareillement, vous les femmes, soyez soumises à vos maris, afin que, même si quelques-uns refusent de croire à la Parole, ils soient, sans parole, gagnés par la conduite de leurs femmes, en considérant votre vie chaste et pleine de respect. Que votre parure ne soit pas extérieure faite de cheveux tressés, de cercles d’or et de toilettes bien ajustées, mais à l’intérieur de votre cœur dans l’incorruptibilité d’une âme douce et calme : voilà ce qui est précieux devant Dieu. C’est ainsi qu’autre fois, les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient : telle Sara obéissait à Abraham, en l’appelant son Seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les enfants, si vous agissez bien, sans terreur et sans aucun trouble.
Vous pareillement, les maris, menez la vie commune avec compréhension, comme auprès d’un être plus fragile, la femme ; accordez-lui sa part d’ho
nneur, comme cohéritières de la grâce de Vie. Ainsi vos prières ne seront pas entravées.
« Vos prières ne seront pas entravées » : oui, car Dieu est amour et il aime ceux qui s’aiment. Si on agit ainsi, les prières ne sont pas entravées car agir ainsi, c’est montrer beaucoup d’amour et nous savons que la charité couvre une multitude de fautes.

On me racontait ceci sur les femmes en Afrique, que la femme est bien soumise à l’extérieur, sobre, elle parle peu et son mari en tire tout honneur. En tant que chef de famille, il doit en effet être respecté par la famille sur laquelle il est établi chef. Mais s’il arrive que Monsieur a mal parlé à l’extérieur et que Madame n’a rien dit, à la maison, elle parlera et Monsieur entendra et s’appliquera à se corriger à l’avenir.
On me disait aussi que ce sont souvent les femmes qui concrétisent les projets (ex. : construction d’une maison) à la maison. Mais dehors, c’est Monsieur qui présente le projet et en tire toute gloire quand ça fonctionne. Ceci dit, il n’oublie pas que tout le mérite revient à Madame et il sait bien le lui rendre. D’ailleurs, souvent on se marie sous le régime de la communauté de biens ; on a tout en commun et je crois que l’honneur de l’un est tout autant l’honneur de l’autre (comme on dit « ton pied mon pied » pour signifier cette profonde communion, on pourrait aussi bien dire « ta gloire ma gloire »).
De telles épouses obtiennent généralement de leurs maris tout ce dont elles ont besoin. Remarquons donc que dans le couple, tant qu’il y a l’amour, la domination n’a rien à voir avec l’esclavage -car aujourd’hui, quand on dit « femme soumise » on pense vite « esclave » et ce n’est pas du tout le sens de la soumission dans le couple. Ainsi, Saint Paul et Saint Pierre ne sont pas de gros machos irrespectueux des droits de la femme, comme certains le pensent ! Que nous ne rougissions plus de leurs écrits, ni les fidèles quand on les leur pointe du doigt, ni les prêtres quand on a ces lectures à la messe et qu’il y a à dire l’homélie dessus…
Pour ces femmes dites « soumises », leur gloire, c’est leur mari et justement, l’honneur de leur mari, c’est leur épouse ! De l’extérieur, on croit que l’homme domine au détriment de la femme, mais la vie ne s’arrête pas à l’extérieur et le couple a une vie intime qu’il n’est pas obligé d’exhiber aux yeux de tous.

Le fait que la femme soit soumise ne pose aucun problème normalement. Mais en effet, il convient d’éviter tout abus qui conduit au mal : la femme ne doit pas faire des choses insensées pour son mari sous prétexte de soumission, et l’homme n’a pas à écouté sa femme si elle demande des choses insensées sous prétexte qu’elle est un être sensible ou que sais-je. C’est l’amour qui rend la domination légère et par lui qu’aucun des époux n’abuse de l’autre.
Quand cela arrive c’est qu’il y a une rupture du lien de charité.
Aujourd’hui, on ne dénonce que ce qui paraît flagrant, comme les hommes battants leurs femmes. Mais il y a aussi des hommes qui subissent les désirs de domination excessifs de leur épouse, qui les font tourner en bourrique, ces femmes capricieuses qui demandent tout et tout de suite, même des choses insensées, et font avec leur mari le jeu du chantage affectif. Ce qu’elles font, c’est exactement la même chose que ce que font les hommes devenus violents par amour excessif de la domination (je dirais même que c’est pire en ce sens que c’est très sournois et que c’est une maltraitance plus difficile à prouver). Les féministes ne font pas bien mieux que les machos qu’elles dénoncent. Le résultat final est le même : ça détruit le couple, car l’amour propre détruit la charité.

Que la femme retrouve sa place, ce n’est pas en voulant à tout prix faire comme l’homme mais en comprenant que dans le nécessaire partage de l’autorité elle n’est pas lésée ; si chacun veut dominer différemment et en même temps au même endroit, c’est le conflit mais si chacun domine à sa façon à sa place, s’appliquant à ne pas empiéter sur le « territoire » de l’autre, c’est l’harmonie, c’est la complémentarité, cette complémentarité de l’homme et de la femme qui unit leurs différentes natures, et cette union qui fait révèle l’Homme créé à l’image et la ressemblance de Dieu. C’est homme et femme qu’il les créa à son image et ressemblance. C’est beau. L’ensemble est beau. Pourquoi vouloir le diviser ou l’uniformiser !? Comment pourra-t-il alors continuer d’être un ensemble !?
Enfin, que la femme connaisse qu’elle n’est pas lésée et que sa part, différente de celle de l’homme, n’est pas pour autant moindre ou méprisable.

On voit bien que l’Afrique ne connaît pas cette crise de la famille qu’on observe en Europe. C’est que les femmes ne revendiquent pas leur émancipation, et pourtant ça ne les empêche pas de s’émanciper.
Qu’on permette à la femme de s’instruire ou d’autres choses du genre, ce sont de très beaux progrès. Et d’ailleurs, les hommes les acceptent et même les encouragent.
A ce propos, aujourd’hui, à la messe, on lisait le passage de Marthe et Marie et à ce propos, le prêtre disait qu’à l’époque de Jésus c’était une grande nouveauté et qu’à l’époque il était impensable qu’une femme reçoive l’enseignement d’un maître. Selon les maîtres du judaïsme à cette époque, « enseigner une femme, c’est enseigner la désolation » (ou la dépravation, je ne sais plus bien). Enfin, il nous disait que pour l’époque de Jésus, c’était particulièrement scandaleux que Marie se tienne ainsi aux pieds du Maître, en ce que les femmes n’avaient pas accès à l’enseignement des maîtres.
Donc il est bienheureux qu’on laisse la femme s’épanouir, mais il est bien malheureux de la convaincre que pour être émancipée il faut qu’elle devienne un homme et refuse la vie de maîtresse de maison. Oui, c’est malheureux, ces femmes qui sont trompées ou/et quittées par leurs maris las de mener seul la vie commune…
Pourtant, les femmes dites « soumises », si le couple est amoureux et en harmonie, s’émancipent parfaitement et les hommes ne les empêchent pas de sortir si c’est pour leur bien, puisque, aimant leurs femmes, c’est leur bien qu’ils veulent ; et de même la femme ainsi émancipée qui aime son mari n’exagèrera pas, elle n’abandonnera pas son foyer sachant que son mari apprécie de l’avoir auprès de lui. C’est l’amour, tout simplement…

Avant le mariage, ce n’est pas tant le sexe qu’il faut tester comme on le croit maintenant. Ça ne marche par mieux avec cet « évolution des mœurs », au contraire (à voir l’état actuel de la famille, je dirais qu’il s’agit plutôt d’une régression que d’une évolution). Voyez, on a si bien testé le sexe avant le mariage qu’on en a oublié de tester le reste, en particulier l’harmonie -connaître les attentes de l’autre par rapport à la vie de couple, sa petite nature afin de ne s’engager que si les attentes correspondent et la petite nature de l’autre nous semble supportable. Si on voit que non, qu’on évite de se marier et d’avoir des enfants -et surtout dans ces cas-là ne pas se marier à l’Église pour après lui reprocher de ne pas prévoir de clause de divorce mais plutôt, sachant que le divorce n’est pas possible, éviter de faire un mariage religieux juste parce qu’on trouve que c’est plus festif que la mairie ! Quand on fait un mariage religieux, c’est un sacrement. Et pour les sacrements, il est important de savoir que les dons de Dieu sont sans repentance et dans le cas du mariage, on ne fait déranger le bon Dieu et toute la cours céleste pour demander à être unis si on sait qu’on n’a pas envie de l’être pour toujours : « ce que Dieu a unit, dit le Seigneur, que l’homme ne le sépare pas ». De grâce donc, qu’on cesse de récriminer contre l’Église à cause de la situation des divorcés remariés. Quand le prêtre consacre les époux mari et femme, il leur fait promettre de s’aimer, de se chérir et de rester unis « pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort les sépare ». Quand on entend ça, si on ne se sent pas prêt, il ne faut pas répondre « oui, je le veux ». Il est encore temps de dire qu’on a besoin d’un temps de réflexion supplémentaire… L’Église n’a pas à changer cela mais c’est bien aux hommes d’adopter une attitude plus responsable. On joue avec tout aujourd’hui ; on joue avec des millions très facilement en bourse, comme les enfants jouent avec un ballon. Et bien, il faut savoir que les sacrements, c’est sacré, et qu’il n’est pas permis de jouer avec comme on joue avec tout et n’importe quoi.

Ceci dit, je reviens à mon sujet, le prétexte de « il faut bien savoir si on est bien sur le plan sexuel » me semble un peu idiot. Soit, on trouve l’autre très beau et désirable et on veut savoir si vraiment il est au top pour faire l’amour. Quand on a fait l’amour et qu’on aime cette relation sexuelle et qu’on s’y attache, on discerne moins librement le reste. Et on croit qu’on s’aime éperdument alors qu’il ne s’agit que des passions désordonnées de la chair. Quand on est déjà mariés et qu’on se rend compte que ce n’était qu’une passion et qu’en dehors de ça, on n’est pas d’accord sur grand chose quant à la vie de couple, voilà la souffrance, la séparation -et le déchirement pour les enfants lorsqu’il y en a. Si on s’est mariés à l’Église à la légère, voilà encore une autre conséquence : si on divorce on se prive de la communion sacramentelle. Alors qu’il suffisait de traiter la question dans un ordre cohérent : si on voit que tout va bien sur tout, qu’on est d’accord sur la vie de couple, qu’on aime l’autre et qu’on est prêt à supporter patiemment ses défauts même si ça coûte un peu parfois, qu’on est conscient que ce n’est pas toujours facile mais désireux, par amour, de se donner au mieux et de supporter les difficultés de la vie de couple en s’aimant, alors là, qu’on se marie ; et il est certain que si on s’aime ainsi, il n’y a aucune inquiétude à avoir de ne pas avoir tester l’autre au lit car ça viendra tout naturellement. Quand on fait l’amour en s’aimant vraiment, c’est forcément bien ! On fait vraiment l’amour, c’est notre amour que l’on partage dans la relation charnelle. Et même si à force d’années, physiquement, on est moins beaux, si notre amour est vrai, aucun défaut physique ne nuira à la relation sexuelle. Mais si au contraire on s’aime de façon passionnelle, plus charnelle que vraiment profonde, quand la chair flétrit un peu, ou si quelque mal défigure le physique, aussitôt, la relation sexuelle en prend un coup et on en conclut qu’on ne s’aime plus, or c’est en fait qu’on s’aperçoit qu’on ne s’est jamais vraiment aimé.

Donc, si on teste les choses dans l’ordre (la chair en dernier lieu, après l’union sacramentelle pour les catholiques -d’ailleurs, il y a aussi un pari : on fait confiance à Dieu et si c’est Lui qui nous unit, il donnera la grâce pour que l’union des époux soit parfaite et de même pour la consommation du mariage) et qu’après ce temps de cheminement on discerne qu’on s’aime vraiment et qu’on est prêt à se donner à l’autre -et ensemble à Dieu pour devenir ensemble vivant reflet de son image et ainsi, louange de sa gloire pour les catholiques- on comprend que ce n’est pas toujours facile et que ça nécessite parfois des sacrifices. Pour partager sa vie avec un autre, il faut y faire de la place afin de l’accueillir. Il est important de comprendre que le sacrifice n’appauvrit pas celui qui l’offre dans ce cas puisqu’en faisant ainsi de la place à l’autre, on s’enrichit en fait de ce qu’il apporte. Et souvent, ce à quoi on doit renoncer pour accueillir l’autre, c’est son amour propre ; on le détrône pour installer à sa place l’amour de l’autre. Et je vous assure qu’on gagne au change car l’amour propre enferme sur soi-même alors que l’amour de charité ouvre sur l’autre et sur le monde. Je suis donc bien sûre de ce que je dis quand je dis qu’on s’enrichit en voulant faire de la place à l’autre dans son cœur et dans sa vie. On ne sacrifie que ce qui nuit à l’union pour créer à cette place un espace à l’unité (qui, d’après Sainte Élisabeth, est le trône de la Sainte Trinité -ceci pour encourager les couples mariés à l’Église à favoriser une union maritale toujours croissante afin qu’il plaine à Dieu de siéger sur son trône de gloire au sein des familles chrétiennes).

J’ai fait beaucoup de digressions par rapport au sujet du départ. Mais, c’est tellement beau que Dieu a créé l’Homme en le faisant homme et femme, à son image et ressemblance… c’est beau le mariage au delà de ce qu’on en dit aujourd’hui. Ce n’est pas une simple formalité, ou une « banalisation de l’amour », ou une simple preuve d’amour… mais ça va bien au delà. Les époux ainsi unis et ainsi consacrés dans l’amour sont un temple vivant de l’amour de Dieu, un reflet de l’union au cœur de la vie divine et par là, une louange de gloire à la Trinité Sainte. Et puis, c’est beau que « l’homme quitte son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24). « Ton pied mon pied » comme on dit. C’est bien au-delà de l’union dans la chair et l’union dans la chair n’en est qu’une manifestation. Prions pour la restauration de la famille chrétienne, qu’on retrouve le sens de la famille en Europe, qu’on cesse de réduire le mariage religieux à une célébration grandiose d’un jour en oubliant la beauté de sa dimension mystique et de sa vocation à louer le Seigneur qui a voulu les créer homme et femme pour qu’ils deviennent, comme Lui, un, en Lui, et ainsi, reflet de ce qu’il est Lui-même…

Pour revenir enfin sur le pouvoir de la soumission, regardons la figure de la Sainte Vierge : on la dit puissante car elle obtient de Dieu tout ce qu’elle demande. On le voit en particulier à Cana lorsqu’elle obtient de Jésus quelque chose qu’il n’avait pas spécialement envie de céder dès le départ (sachant qu’une fois qu’il serait manifesté, l’enquête sur sa messianité devait commencer pour aboutir à son procès et à sa condamnation à la mort sur la croix…) Pourtant, quand Marie lui demande, elle se comporte, sans calcule, comme si elle l’avait déjà obtenu et dit aux serviteurs « faites tout ce qu’il dira », bien qu’il n’avait rien dit de tel mais plutôt il avait dit « femme, que me veux-tu, mon heure n’est pas encore venue ». Et voilà qu’il se plie à la volonté de Marie… Lui, le Maître, se plie à la volonté de celle qui se reconnaît comme étant « la servante du Seigneur ».

C’est l’humilité de la Sainte Vierge, sa docilité, sa générosité à se soumettre en tout à la volonté de Dieu, résultat d’un grand amour et d’une grande confiance en Lui, qui lui font obtenir tout ce qu’elle demande. Dieu ne peut pas résister devant ça, étant Lui même amour, comment pourrait-il résister à l’amour… mais « il résiste aux orgueilleux ». C’est là l’union parfaite, et dans l’union parfaite, chacun se livre à l’autre sans retenu, mu par un trop grand amour qui fait que le plus grand désir de chacun est de combler l’autre.

Seul le manque d’amour -souvent causé par un excès d’amour propre- nuit à l’union parfaite ; quand l’un veut tellement être comblé qu’il ne pense plus à combler l’autre mais seulement à trouver des moyens d’augmenter sa part. Et quand l’autre s’en rend compte, il n peut plus donner d’un cœur si généreux, il se sent spolié, forcé à donner sous une contrainte injuste qui pèse sur lui.

Ainsi, dans les relations humaines en général, et dans le couple en particulier, comme aussi dans la relation à Dieu -qui est l’Époux de nos âmes d’ailleurs, tant que la charité est intacte, chacun de son côté veut le bien de l’autre et si applique généreusement.

Ainsi, dans le couple, si on s’aime en vérité (si chacun aime l’autre et non soi-même -donc je parle de la charité, non de l’amour propre) l’homme voudra l’émancipation de sa femme et la femme celle de son mari et chacun sera généreux à renoncer à ce qui nuit au bien de l’autre, quoi qu’il en coûte à l’amour propre ; et aucun ne supportera d’imposer à l’autre des renoncements trop nombreux ou trop douloureux. S’il n’y a pas cet amour véritable et généreux, cette charité, qu’on ne se marie pas -et surtout pas à l’Église

Il faut que la femme épouse l’homme qui lui correspond et l’homme, la femme qui lui correspond. S’il n’en est pas ainsi, on peut vite se sentir opprimé parce qu’alors correspondre à l’autre se fait aux dépends non seulement de son amour propre mais encore de sa propre nature, de sa propre personnalité et cette dénaturation, cette dépersonnalisation, est très nuisible pour l’âme.

En dehors de ces cas de manque de charité et d’incompatibilité des natures, la femme dite « soumise » n’est pas lésée.

(article non relu, merci de votre indulgence. n’hésitez pas, ceci dit à commenter les articles, à partager vos méditations ou témoignages en cohésion avec l’esprit du blog -voir la page « commentaires »)

5 juillet, 2010

Eric Zemmour : « Mais laissons donc l’Italie conserver les crucifix dans ses écoles ! »

Classé dans : Société — senalaetitia @ 9:54

Bonjour,

Voici une belle chronique que j’ai écouté à propos du droit que l’Italie demande à conserver les crucifix dans ses salles de classe. Vous pouvez la retrouver en cliquant sur :

http://media.rtl.fr/online/sound/2010/0701/5943910957_z-comme-zemmour-du-01-juil-2010.mp3

ou retrouvez-la sur le site de RTL en suivant le lien :

http://www.rtl.fr/fiche/5943888736/eric-zemmour-mais-laissons-donc-l-italie-conserver-les-crucifix-dans-ses-ecoles.html

J’ai aimé que le chroniqueur pointe du doigt la vision militante de la laïcité et la confusion entre laïcité et déchristianisation qui en découle… à écouter.

10 juin, 2010

L’Eglise catholique sexiste ?

Classé dans : Eglise,Société — senalaetitia @ 0:10

Pas de femme ordonnées au sacerdoce ministériel. Pourquoi ?

Ce n’est pas du sexisme impur et dur. C’est juste une question de configuration au Christ prêtre et de respect des choix du Seigneur Lui-même.
Le Christ est un homme et il n’a choisi que des hommes comme Apôtres. Ainsi, l’Eglise choisit, comme ministres ordonnés, exclusivement des hommes, conformément au choix que le Christ avait fait Lui-même, comme une Epouse fidèle à la volonté de son Epoux.

« Seul un homme (vir) baptisé reçoit validement l’ordination sacrée. » Le Seigneur Jésus a choisi des hommes (viri) pour former le collège des douze apôtres, et les apôtres ont fait de même lorsqu’ils ont choisi les collaborateurs qui leur succèderaient dans leur tâche. Le collège des évêques, avec qui les prêtres sont unis dans le sacerdoce, rend présent et actualise jusqu’au retour du Christ le collège des Douze. L’Eglise se reconnaît liée par ce choix du Seigneur lui-même. C’est pourquoi l’ordination des femmes n’est pas possible. (Catéchisme de l’Eglise catholique 1577)
Le Christ sexiste ?

Non. Chacun a sa place. Celui de la femme n’est pas moindre, mais il n’est pas le même que celui de l’homme -sans cela, une femme pourrait être un homme et inversement, il n’existerait aucune différence de nature entre hommes et femmes. Or quand Dieu a créé l’Homme à son image et ressemblance, il les a créés hommes et femmes.

Les femmes ont un rôle important. Déjà, auprès du Christ… il avait des disciples fidèles et aimantes parmi les femmes, et qu’il estimait particulièrement, comme Marthe et Marie, ou comme cette femme, la seule qui avait pensé à oindre son corps en vue de l’ensevelissement (Mc 14, 3-9).
Ensuite, notons qu’avant même les disciples, la première missionnaire a été Marie-Madeleine, que Jésus a envoyé auprès des Apôtres pour leur dire la bonne nouvelle : « va trouver mes frères et dis-leur : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20, 17-18).
Le Christ n’est pas « sexiste » (si tant est qu’on puisse juger Dieu). Aujourd’hui encore, les femmes ont bien leur place dans l’Eglise -mais pas la place des hommes : c’est une question d’ordre sans quoi c’est le désordre, si les femmes deviennent des hommes et qu’il faut transformer les hommes en femmes…

Jésus a souvent eu pour messager privilégier des femmes : Sainte Faustine a été choisie comme messagère (auprès des prêtres en particulier, comme Marie Madeleine l’a été auprès des Apôtres) pour rappeler la grandeur de la miséricorde de Dieu -elle a été la « secrétaire » de Jésus, « apôtre de sa miséricorde » et a eu à fonder ; Sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions et docteur de l’Eglise, a enseigné « la petite voie » ou l’enfance spirituelle ; on voit Sainte Thérèse d’Avila, docteur de l’Eglise, qui a réformé le Carmel et fondé plusieurs monastères etc… bref, de grandes missions pour de petites femmes, et des oeuvres très importantes dans la construction de l’Eglise. Mais toutes ces femmes, quelque soit la grandeur des travaux qu’elles ont accomplis, sont restées des femmes et n’ont jamais convoité la place des hommes. Et d’ailleurs, si elles étaient occupées à dire la messe, confesser, accompagner les couples etc… elles n’auraient pas été disponibles pour les oeuvres qu’elles ont accomplies. D’où l’importance que chacun garde sa place ; c’est fondamentale pour garder la complémentarité.

Dieu les fit homme et femme dès le commencement ; il n’a pas voulu que l’homme soit seul et lui a fait une aide qui lui soit assortie (Gn 2, 18).
C’est ainsi que depuis le début, Jésus et ses Apôtres étaient entourés de femmes qui « les assistaient de leurs biens » (Luc 8, 1-3).

Enfin, la Sainte Vierge Marie est celle qui a eu la première place, elle a été couronnée d’une très haute gloire (couronnée d’étoiles selon l’Apocalypse) et c’était une femme, humble servante du Seigneur ; elle n’était pas Apôtre mais elle a particulièrement participé au mystère de la Rédemption, tout particulièrement unie au Seigneur.

Nous avons chacun notre place ; chacun nous avons de la valeur aux yeux de Dieu. Que les femmes ne se sentent pas lésées de ne pas accéder au sacerdoce ministériel, ni les hommes plus honorés qu’elles pour cette raison -d’autant qu’en tant que baptisés, hommes comme femmes sont consacrés prêtres, prophètes et rois et que c’est par là qu’on accède au salut et non par le sacerdoce ministériel (cf article sur « sacerdoce baptismal et sacerdoce ministériel »).
Que chacun assume son rôle et l’assume bien, c’est déjà beaucoup. Déjà que ce n’est pas évident d’arriver à la perfection de sa condition, pas la peine de vouloir s’encombrer de la condition d’un autre. Il vaut mieux réussir à sa place, quelle qu’elle soit, que de demeurer dans la médiocrité en voulant prendre la place d’un autre.

Ce n’est pas en faisant à tout prix comme les hommes que les femmes se libéreront mais plutôt en acceptant ce qu’elles sont et en apprenant à reconnaître la valeur de leur condition. De toutes les façons, comme hommes et femmes sont constitués différemment au plan morphologique, la femme ne pourra jamais faire tout ce que fait l’homme ni l’homme tout ce que fait la femme. Ainsi, si elle reste dans ce désir de faire à tout prix tout comme les hommes, elle sera éternellement frustrée.
Convoiter la condition des hommes ne fait que frustrer davantage les femmes ; on est bien plus libre quand on croit fermement qu’on a de la valeur et qu’on a pas besoin de le prouver en faisant ce que tel ou telle autre fait. On est plus libre quand on accepte d’être ce qu’on est et que les autres soient ce qu’ils sont, sans jalousie ni mépris à l’égard de l’autre sexe ; alors, on vit bien sa condition et on s’y épanouit pleinement et librement, en paix et en harmonie avec le sexe opposé.

Ce qui oppresse la femme, ce n’est pas de ne pas faire ce que fait l’homme mais bien de croire qu’elle a besoin de ça pour avoir de la valeur ! La femme fait beaucoup de choses que ne fait pas l’homme ; qu’elle accepte de ne pas faire les mêmes choses que lui, et ils se complètent. Mais si chacun est tout aussi capable d’être l’autre, l’homme n’a plus besoin de la femme ni la femme de l’homme, il n’y a plus de complémentarité et à terme ça donnerait la fin du couple et la fin de la famille… et la fin de la vie en somme.

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