24 juillet, 2010

A quoi servent les moines ?

Classé dans : Eglise,Religion — senalaetitia @ 20:37

Pourquoi des hommes s’enferment-ils une vie durant entre les murs d’un monastère pour chanter à partir de 5 heures du matin ?

« Nous devons manifester cette valeur éternelle qu’est la stabilité », explique paisiblement Dom Dupont, actuel père abbé. « On dit que les moines sont inutiles et ne servent à rien… poursuit l’abbé, pour saint Benoît, ils servent quelqu’un : le Seigneur. Nous voulons nous mettre au service de Dieu dans la louange. » Une vocation qui ne s’embarasse pas d’obligation de résultat. Que l’église soit pleine ou vide, le chant séculaire de louange se déploie dans un faste qui illumine l’élévation de pierre. La vie cloîtrée des bénédictins témoigne sans bruit qu’au coeur des activités souvent frénétiques de chaque jour, le seul soutien qui ne vacille jamais est Dieu.

Extrait d’un article sur Solesmes paru dans le Bulletin de Le jour du Seigneur n°159 de août/septembre 2010

9 mai, 2010

Voir l’émission des infiltrés « à l’extrême droite du Père »

Classé dans : Religion — senalaetitia @ 21:15

Suivre le lien :

http://programmes.france2.fr/les-infiltres/saison-2/index-fr.php?page=les-videos-integrales&id_article=158

5 mai, 2010

Règle de Saint Augustin

Classé dans : Religion — senalaetitia @ 23:07

Avant tout, frères très chers, aimons Dieu, aimons le prochain: ce sont les commandements qui nous sont donnés en premier (1).

De la charité et de la vie commune

[I] 1. Et voici mes prescriptions sur votre manière de vivre dans le monastère.

2. Tout d’abord, pourquoi êtes-vous réunis (2) sinon pour habiter ensemble dans l’unanimité (3), ne faisant qu’un coeur et qu’une âme (4) en Dieu.

3. Ne dites pas « ceci m’appartient »; mais que, pour vous, tout soit en commun (5). Que votre supérieur distribue à chacun (6) le vivre et le couvert (7) non pas selon un principe d’égalité — ni vos forces ni vos santés ne sont égales — mais bien plutôt selon les besoins de chacun (8). Lisez en effet les Actes des Apôtres: pour eux tout était en commun, et l’on distribuait à chacun selon son besoin (9).

Notes :
1. Mt 22, 35-40.
2. Mt 18, 20; Jn 11, 52; 17.
3. Ps 67, 7 …Deus qui habitare facit unanimes in domo…
4. Act 4, 32.
5. Act 2, 44; 4, 32.
6. Act 4, 35.
7. 1 Tim 6, 8 …habentes autem victum et tegumentum his contenti sumus… cf Deut 10, 18.
8. Act 2, 45; 4, 35.
9. Act 2, 44-45.

De l’humilité

4. Ceux qui possédaient quelque chose quand ils sont entrés au monastère doivent accepter volontiers que tout cela soit désormais commun.
5. Ceux qui n’avaient rien n’ont pas à chercher dans le monastère ce qu’au dehors ils n’avaient pu posséder. Qu’on leur donne toutefois ce que requiert leur mauvaise santé, même si auparavant leur pauvreté les empêchait de se procurer le nécessaire.

Mais alors qu’ils ne félicitent pas d’avoir trouvé vivre et couvert (10), qu’ils n’auraient pu trouver tels au dehors!
6. Qu’ils n’aillent pas orgueilleusement tête haute (11) parce qu’ils ont désormais pour compagnons des gens qu’auparavant ils n’auraient pas osé approcher: que leur coeur plutôt s’élève (12), sans chercher les vanités de la terre (13). Les monastères n’auraient d’utilité que pour les riches et non pour les pauvres, s’ils devenaient lieu d’humble abaissement pour les premiers, d’enflure pour les autres (14).

7. De leur côté ceux qui étaient antérieurement des gens considérés (15) ne seront pas dédaigneux à l’égard de leurs frères venus de la pauvreté dans cette société sainte. S’ils cherchent à se glorifier, que ce ne soit pas de la richesse et du prestige de leur parenté, mais bien plutôt d’habiter en compagnie de frères pauvres. Qu’ils ne se vantent pas d’avoir tant soit peu contribué de leur fortune (16) à la vie commune; avoir distribué leurs richesses dans le monastère ne devrait pas leur causer plus d’orgueil que d’en jouir dans le monde. Tout autre vice se déploie en faisant faire le mal; mais l’orgueil, lui, s’attaque même au bien que l’on fait, pour le réduire à néant. À quoi sert de distribuer ses biens aux pauvres (17), de se faire pauvre soi-même, si l’âme dans sa misère devient plus orgueilleuse de mépriser les richesses qu’elle ne l’était de les posséder?

8. Vivez donc tous dans l’unanimité (18) et la concorde, et honorez mutuellement en vous Dieu, dont vous avez été faits les temples (19).

Notes :
10. cf supra note 7.
11. erigere cervicem, expression dérivée de l’AT et fréquemment employée par saint Augustin pour désigner l’orgueil.
12. Col 3, 1-2.
13. Phil 3, 19.
14. 1 Cor 5, 2; 13, 4.
15. Gal 2, 2.
16. Tob 1, 19; Lc 8, 3; 1 Cor 13, 3.
17. Ps 111, 9; Lc 18, 22; 1 Cor 13, 3.
18. Act 1, 14; 2, 46; Rom 15, 6.
19. Cor 6, 16 …Nos enim templa Dei vivi sumus…; cf 1 Cor 3, 16.

De la prière et de l’office divin

[II] 1. Soyez assidus aux prières (20), aux heures et aux temps fixés.
2. Puisque l’oratoire est par définition un lieu de prière, qu’on n’y fasse pas autre chose. Si l’un ou l’autre, en dehors des heures fixées, veut profiter de son loisir pour y prier, qu’il n’en soit pas empêché par ce qu’on y prétendait faire.

3. Quand vous priez Dieu avec des psaumes et des hymnes (21), portez dans votre coeur ce que profèrent vos lèvres (22). Ne chantez que ce qui est prescrit; ce qui n’est pas indiqué pour être chanté ne doit pas être chanté.

Notes :
20. Col 4, 2; Rom 12, 12.
21 Eph 5, 19.
22. Mt 12, 34.

Du jeûne et de la lecture de table

[III] 1. Domptez votre chair par le jeûne et l’abstinence dans la nourriture et la boisson, autant que la santé le permet. Celui qui ne peut pas jeûner doit à tout le moins ne pas prendre de nourriture en dehors de l’heure des repas, sauf en cas de maladie.

2. À table, jusqu’à la fin du repas, écoutez la lecture d’usage sans bruit et sans discussions. Que votre bouche ne soit pas seule à prendre nourriture; que vos oreilles aussi aient faim de la parole de Dieu (23).

3. Affaiblis par leur ancienne manière de vivre, certains peuvent avoir un régime spécial; ceux que d’autres habitudes ont rendus plus robustes ne doivent pas s’en chagriner, ni voir là une injustice. Qu’ils n’estiment pas ceux-ci plus heureux de recevoir ce qu’eux-mêmes ne reçoivent pas; qu’ils se félicitent plutôt d’avoir plus de force physique que les autres.
4. Si ceux qui sont passés d’une vie plus raffinée au monastère reçoivent, en fait de nourriture, de vêtements et de couvertures, un peu plus que les autres, plus vigoureux et donc plus heureux, ces derniers doivent songer à la différence de niveau qui sépare la vie mondaine que leurs compagnons ont quittée et celle du monastère, lors même qu’ils n’arrivent pas à la frugalité des plus robustes. Tous ne doivent pas réclamer le supplément accordé à quelques-uns non comme marque d’honneur mais par condescendance. Ce serait vraiment un lamentable renversement des choses si dans un monastère, où les riches font tous les efforts possibles, les pauvres devenaient des délicats.

Note :
23. Amos 8, 11; Mt 4, 4.

Du soin des malades

5. On donne moins aux malades, pour ne pas les charger. Aussi doivent-ils être spécialement traités ensuite pour se rétablir plus rapidement, fussent-ils originaires de la plus humble condition; leur récente maladie leur laisse les mêmes besoins qu’aux riches leur genre de vie antérieur. Une fois leurs forces réparées, qu’ils reviennent à leur plus heureuse façon de vivre, celle qui convient d’autant mieux à des serviteurs de Dieu qu’ils ont moins de besoins. Redevenus bien portants, qu’ils ne s’attachent pas par mollesse à ce que la maladie avait rendu nécessaire. Mieux vaut en effet moins de besoins que plus de biens.

De la garde de la chasteté

[IV] 1. Pas de singularités dans votre tenue; ne cherchez pas à plaire par vos vêtements, mais par votre manière de vivre.

2. Si vous sortez, marchez ensemble; à l’arrivée, restez ensemble.
3. Dans votre démarche, votre maintien, tous vos gestes, n’offensez le regard de personne; mais que tout s’accorde avec la sainteté de votre état.

4. Que votre regard ne se fixe sur aucune femme. En vos allées et venues, il ne vous est pas défendu de voir des femmes; ce qui est coupable, c’est le désir que l’on accepte en soi, ou que l’on voudrait provoquer chez autrui. La convoitise s’éprouve et se provoque non seulement par un sentiment secret, mais aussi par ce que l’on manifeste. Ne dites pas: mon coeur est chaste si vos yeux ne le sont pas. L’oeil impudique dénonce le coeur impudique (24). Quand, même sans paroles, l’échange des regards manifeste l’impureté des coeurs, chacun se complaisant en l’autre selon la concupiscence de la chair (25), les corps ont beau demeurer intacts de toute souillure, la chasteté, quant à elle, est en fuite.

5. Celui qui fixe ses regards sur une femme et se complaît à se savoir regardé par elle ne doit pas s’imaginer qu’on ne le voit pas lorsqu’il agit ainsi: il est parfaitement vu de ceux dont il ne se doute pas. Mais passerait-il inaperçu et ne serait-il vu de personne, que fait-il de Celui qui d’en-haut lit dans les coeurs (26), à qui rien ne peut échapper? Doit-on croire qu’Il ne le voit pas, parce que sa patience est aussi grande que sa perspicacité? Que l’homme consacré craigne donc de Lui déplaire (27), et il ne cherchera pas à plaire coupablement à une femme. Qu’il songe que Dieu voit tout, et il ne cherchera pas à regarder coupablement une femme. Car c’est précisément en cela que la crainte de Dieu est recommandée par l’Écriture: qui fixe son regard est en abomination au Seigneur (28).

6. Quand donc vous êtes ensemble, à l’Église, et partout où il y a des femmes, veillez mutuellement sur votre chasteté; car Dieu qui habite en vous (29), par ce moyen même veillera (30) par vous sur vous.

Notes :
24. Mt 5, 28.
25. Jn 2, 16.
26. Prov 24, 12.
27. Prov 24, 18.
28. Prov 27, 20 a, selon les Septante.
29. 1 Cor 3, 16; Rom 8, 9. 11.
30. custodiet, cf psautier, passim.

De la correction fraternelle

7. Si vous remarquez chez l’un d’entre vous cette effronterie du regard dont je parle, avertissez-le tout de suite, pour empêcher le progrès du mal et amener un amendement immédiat.

8. Mais si après cet avertissement, ou un autre jour, vous le voyez recommencer, c’est comme un blessé à guérir qu’il convient de le dénoncer. Toutefois, prévenez d’abord un ou deux autres (31) pour qu’on puisse le convaincre par le témoignage de deux ou trois (32) et le punir ensuite avec la sévérité qui convient.

9. Ne vous taxez pas vous-même de malveillance, à dénoncer ainsi. Bien au contraire, vous ne seriez pas sans reproches, si vos frères, que votre dénonciation pourrait corriger, se trouvaient par votre silence abandonnés à leur perte. Si, par exemple, ton frère voulait cacher une plaie corporelle par crainte des soins, n’y aurait-il pas cruauté à te taire, et miséricorde à parler (33)? Combien plus justement dois-tu le dénoncer, pour que n’empire pas la plaie de son coeur!

10. Cependant, avant d’en informer d’autres pour le confondre en ses dénégations, c’est d’abord au Supérieur qu’il faut le signaler, si malgré l’avertissement déjà reçu il ne s’est pas soucié de s’amender; une réprimande plus secrète pourrait éviter en effet que d’autres soient mis au courant.
11. S’il nie, c’est alors qu’il faut lui opposer d’autres témoins; ainsi, devant tous il ne sera pas seulement inculpé (34) par un seul, mais convaincu par deux ou trois (35).

12. Une fois confondu, selon la décision du Supérieur ou du Prêtre auquel en revient le pouvoir, il doit se soumettre à une sanction salutaire. S’il la refuse, ne voudrait-il pas de lui-même se retirer, qu’il soit exclu de votre communauté. Ici encore, ce n’est pas cruauté mais miséricorde (36), pour éviter une funeste contagion qui en perdrait un plus grand nombre.

13. Ce que j’ai dit des regards trop appuyés doit être de même soigneusement et fidèlement observé pour toute autre faute à découvrir, prévenir, dénoncer, confondre et punir, la haine des vices s’y associant à l’affection pour les personnes.

14. D’autre part, on peut être avancé dans le mal jusqu’à recevoir clandestinement de quelqu’un lettres ou cadeaux. À celui qui s’en accuse on pardonnera, et on priera pour lui; celui qui sera pris sur le fait et convaincu sera plus sévèrement puni selon la décision du Prêtre ou du Supérieur.

Notes :
31. Mt 18, 15-17.
32. Deut 19, 15; 17, 6.
33. Prov 11, 17.
34. 1 Tim 5, 20.
35. cf supra note 32.
36. cf supra note 33.

Du dépôt commun

[V] 1. Laissez vos vêtements sous la garde d’une personne ou deux, ou d’autant qu’il en faudra pour les secouer et les défendre contre les mites. De même qu’une seule dépense vous nourrit, qu’un seul vestiaire vous habille.

Si possible, ne vous préoccupez pas des effets que l’on vous procure selon l’exigence des saisons, ni de savoir si vous recevez bien le vêtement que vous aviez déposé ou au contraire celui qu’un autre avait porté; — à condition toutefois qu’on ne refuse à aucun ce dont il a besoin (37).

Si cette distribution provoque parmi vous contestations et murmures, si l’on se plaint de recevoir un vêtement moins bon que le précédent, si l’on s’indigne d’être habillé comme un autre frère l’était auparavant, jugez vous-même par là de ce qui vous manque en cette tenue sainte (38) qui est celle de l’intime du coeur, vous qui vous chicanez pour la tenue du corps. Si toutefois l’on condescend à votre faiblesse en vous rendant vos anciens habits, rangez cependant toujours en un seul vestiaire, sous une garde commune, les effets que vous déposez.

2. Que personne ne travaille pour soi; mais que tous vos travaux se fassent en commun, avec plus d’empressement, de constance et de zèle que si chacun s’occupait exclusivement de ses propres affaires. La charité en effet, comme il est écrit, ne recherche pas ses intérêts (39); cela veut dire qu’elle fait passer ce qui est commun avant ce qui est personnel, et non ce qui est personnel avant ce qui est commun. Plus vous aurez souci du bien commun avant votre bien propre, plus vous découvrirez vos progrès. Dans l’usage de toutes ces choses nécessaires qui passent, que la prééminence (40) soit à la charité, qui demeure (41).

3. C’est pourquoi, lorsque tel ou telle envoie à ses enfants ou à de plus ou moins proches parents vivant au monastère, un vêtement ou tout autre objet d’usage courant, il ne faut pas les recevoir en cachette, mais les mettre à la disposition du Supérieur pour que, rangés au commun (42), ils soient attribués à qui en a besoin. Cacher un présent ainsi reçu, c’est un délit à juger comme un vol.

Du lavage des habits, des bains, des malades, des provisions

4. Au Supérieur de régler comment les vêtements seront lavés, soit par vous-mêmes soit par des blanchisseurs. Il ne faut pas qu’un souci excessif de propreté dans les habits provoque quelques taches intérieures dans l’âme.

5. Ne pas refuser les bains, si la santé l’exige. Qu’on suive sans murmure l’avis du médecin. Même y répugnerait-on, sur l’ordre du Supérieur on fera ce qui est nécessaire pour la santé. Qu’on ne cède pas au caprice de celui qui réclame un bain, si ce traitement n’est pas opportun. Quand quelque chose fait plaisir en effet, on s’imagine que cela fait du bien, même si c’est en réalité nuisible.
6. Un serviteur de Dieu vient-il se plaindre d’une douleur cachée, on le croira sans hésiter; mais s’il n’est pas sûr que le remède agréable souhaité doive guérir cette douleur, mieux vaut consulter le médecin.

7. Pour les bains, comme pour tout déplacement nécessaire, on sera au moins deux ou trois. Celui qui doit sortir n’a pas à choisir ses compagnons; ils seront désignés par le Supérieur.

8. Le soin des malades, des convalescents et de tous ceux qui, même sans fièvre, sont plus ou moins affaiblis, sera confié à l’un d’entre vous, qui aura à demander lui-même à la dépense ce qu’il jugera nécessaire pour eux.
9. Quant aux responsables de la dépense, du vestiaire ou des livres, qu’ils servent leurs frères sans murmurer.
10. Pour les livres, une heure, chaque jour, sera fixée pour les demander; en dehors de cette heure, aucune demande ne sera honorée.
11. Ceux qui s’occupent des vêtements et des chaussures les remettront sans délai à ceux qui, en ayant besoin, viendront les leur demander.

Notes :
37. Act 4, 35.
38. Tit 2, 3.
39. 1 Cor 13, 5.
40. 1 Cor 12, 31 …et adhuc supereminentiorem viam vobis demonstro…
41. 1 Cor 13, 8-13.
42. Act 4, 35.

De la paix

[VI] 1. Pas de litiges entre vous; ou alors mettez-y fin au plus vite; que votre colère ne se développe pas en haine, d’un fétu faisant une poutre (43), et rendant votre âme homicide. Vous lisez en effet: qui hait son frère est homicide (44).

2. Quiconque blesse autrui par injure, mauvais propos, accusation directe, se préoccupera de réparer le plus tôt possible; et que l’offensé pardonne sans récriminer (45). Si l’offense a été réciproque, que l’on se pardonne réciproquement ses torts (46), à cause de vos prières qui doivent être d’autant plus saintes qu’elles sont plus fréquentes.

Mieux vaut le vif coléreux, qui se dépêche de solliciter son pardon auprès de celui qu’il reconnaît avoir offensé, que l’homme plus lent à s’irriter mais plus lent aussi à s’excuser. Qui ne veut jamais demander pardon ou le fait de mauvaise grâce n’a rien à faire dans le monastère, même si on ne l’en chasse pas.

Épargnez-vous donc des paroles trop dures; s’il en échappe de votre bouche, que cette bouche prononce sans retard les mots qui seront un remède aux blessures qu’elle a causées.

3. Si la nécessité de la régularité à maintenir vous pousse à des paroles sévères, même si vous avez conscience d’avoir dépassé la mesure, on n’exige pas de vous que vous demandiez pardon à vos inférieurs. En effet, vis-à-vis de ceux qui ont à demeurer soumis, un excès d’humilité compromettrait l’autorité que vous avez pour les commander. Mais alors demandez pardon à Celui qui est le Seigneur de tous; Il sait bien, Lui, quelle bienveillante affection vous portez à ceux-là mêmes que vous réprimandez peut-être plus qu’il ne convient. Car entre vous l’affection ne doit pas être charnelle, mais spirituelle.

Notes :
43. Mt 7, 3-5.
44. 1 Jn 3, 15.
45. Mt 6, 12.
46. debita, cf. ibid.

De l’obéissance

[VII] 1. Obéissez au Supérieur (47) comme à un père, et plus encore au Prêtre qui a la charge de vous tous.

2. Veiller à l’observation de toutes ces prescriptions, ne laisser passer par négligence aucun manquement mais amender et corriger, telle est la charge du Supérieur. Pour ce qui dépasserait ses moyens ou ses forces, qu’il en réfère au Prêtre dont l’autorité sur vous est plus grande.

3. Quant à celui qui est à votre tête, qu’il ne s’estime pas heureux de dominer au nom de son autorité mais de servir par amour (48). Que l’honneur, devant vous, lui revienne de la première place; que la crainte, devant Dieu, le maintienne à vos pieds (49). Qu’il s’offre à tous comme un modèle de bonnes oeuvres (50). Qu’il reprenne les turbulents, encourage les pusillanimes, soutienne les faibles; qu’il soit patient à l’égard de tous (51). Empressé lui-même à la vie régulière, qu’en se faisant craindre il la maintienne. Et bien que l’un et l’autre soient nécessaires, qu’il recherche auprès de vous l’affection plutôt que la crainte, se rappelant sans cesse que c’est à Dieu qu’il aura à rendre compte de vous (52).
4. Quant à vous, par votre obéissance ayez pitié de vous-même sans doute (53), mais plus encore de lui; car, parmi vous, plus la place est élevée, plus elle est dangereuse.

Notes :
47. Heb 13, 17.
48. Lc 22, 25-26; Gal 5, 13.
49. Eccli 13, 20.
50. Tit 2,7 …circa omnes te ipsum bonorum operum praebens exemplum…
51. 1 Th 5, 14.
52. Heb 13, 17 …quia ipsi vigilant pro animabus vestris, tamquan rationem reddituri pro vobis…
53. Eccli 30, 34.

De l’observance et de la lecture de cette Règle

[VIII] 1. Puisse le Seigneur vous donner d’observer tout cela avec amour, en êtres épris de beauté spirituelle et dont l’excellence de la vie (54) exhale l’excellent parfum du Christ (55), non comme des esclaves sous le régime de la loi, mais en hommes libres sous le régime de la grâce (56).

2. Que ce livret vous soit comme un miroir pour vous regarder; et de peur que l’oubli n’entraîne des négligences, qu’on vous le lise chaque semaine. Si vous vous trouvez fidèles à l’égard de ce qui est écrit, rendez grâce au Seigneur dispensateur de tout bien. Si par contre quelqu’un se découvre en défaut, qu’il regrette le passé, veille à l’avenir, priant notre Père de lui remettre sa dette et de ne pas le soumettre à la tentation (57).

Notes :
54. Jac 3, 13; 1 Pet 3, 16; 2, 12.
55. 2 Cor 2, 15.
56. Rom 6, 14; Gal 4, 1-7.
57. Mt 6, 13.

27 mars, 2010

Site de Maurice Caillet, franc-maçon converti à la foi catholique

Classé dans : Religion — senalaetitia @ 22:08

Bonjour, voici un lien vers le site de Maurice Caillet

http://www.cailletm.com/

14 mars, 2010

Le fameux Filioque

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Religion — senalaetitia @ 17:47

« Je crois en l’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne vie ; il procède du Père et du Fils »

Juste un mot de l’Evangile pour justifier le fameux « ex Patre Filioque procédit » un peu controversé :

Jean 14, 26
« Mais le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit »

La venue du Paraclet -Jean 16, 7-15

« Cependant je vous dis la vérité : c’est votre intérêt que je parte ; car si je ne pars pas le Paraclet ne viendra pas vers vous ; mais si je pars je vous l’enverrai. Et lui, une fois venu, il établira la culpabilité du monde en fait de péché, en fait de justice et en fait de jugement : de péché parce qu’ils ne croient pas en moi ; de justice parce que je vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement parce que le Prince de ce monde est jugé. J’ai encore beaucoup à vous dire mais vous ne pouvez pas le porter à présent. Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de lui-même mais ce qu’il entendra il le dira et il vous expliquera les choses à venir. Lui me glorifiera car c’est de mon bien qu’il vous l’expliquera. Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi j’ai dit que c’est de mon bien qu’il reçoit et qu’il vous l’expliquera. »

L’Evangile suffit mais j’en rajoute un peu : si tout ce qui est au Père est au Fils, l’Esprit procédant du Père procède nécessairement aussi du Fils.
Si l’Esprit ne procédait que de l’un ou de l’autre, il n’y aurait pas cette nécessité que Jésus parte pour que l’Esprit vienne vers ses disciples…

2 mars, 2010

La pénitence

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Religion — senalaetitia @ 11:41

On entend parfois qu’il n’y a plus besoin de faire pénitence car Jésus nous a rachetés.

Il n’y a pas d’incompatibilité entre les notions de pénitence et de miséricorde divine. Faire pénitence ne signifie pas douter de la miséricorde ou la nier. C’est bien parce que Dieu pardonne, dans sa grande miséricorde, qu’il est utile de faire pénitence. Voyez comment Ninive s’est repentie et a pris le deuil en entendant les paroles de Jonas, avec l’espoir que Dieu renoncerait au châtiment. Le roi avait décrété : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront et ne boiront pas. On se couvrira de vêtements de deuil, hommes et bêtes, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas… » Et en effet Dieu a renoncé au châtiment contre Ninive en voyant sa conduite. (cf Jonas 3, 1-10) Si Dieu ne pardonnait pas, il serait bien utile de se garder du péché mais une fois le mal commis, toute pénitence s’avèrerait vaine.

C’est une inquité de dire « Dieu est miséricordieux, pas besoin de faire pénitence ». En effet, si quelqu’un te tend généreusement la main, est-il juste que tu lui coupes le bras !? Est-il juste, au prétexte que ton frère pardonne, de profiter pour lui faire souvent du mal sans jamais t’excuser ni essayer de réparer tes torts !? Il ne serait pas juste d’abuser de la grâce de Dieu ainsi.

C’est parce que Dieu est miséricordieux qu’il agrée nos actes de repentir car souvent l’acte que l’on pose ne suffit pas à racheter notre faute. Nous le posons par amour, pour montrer au Seigneur qu’on est triste de l’avoir offensé et qu’on est prêt à progresser avec le secours de sa sainte grâce (cf acte de contrition). Mais ce n’est pas la pénitence qui nous obtient le salut car pour notre salut, le bous émissaire, l’agneau du sacrifice, c’est Jésus, le Christ de Dieu. La pénitence est un acte de repentir : « Seigneur, j’ai péché contre toi, je le reconnaît, j’ai honte, je le regrette, je prends le deuil pour te montrer ma contrition, ma peine de t’avoir offensé et implorer tes secours, que par ma misère, je ne mérite pas. » C’est en même temps un acte de foi : « Même si je ne mérite pas ta grâce, ô mon Dieu, j’ai confiance en ta miséricorde inépuisable et je suis sûr de ton soutien car Jésus, crucifié pour moi, m’a révélé ton insondable miséricorde. Tu ne peux m’abandonner à la mort, seul dans ma misère, j’espère en Toi mon Dieu, j’ai foi en Toi. » Et c’est un acte d’amour car c’est parce qu’on aime Dieu qu’on est peiné d l’offenser : « Seigneur, je t’ai fait de la peine en faisant ce qui est mal à tes yeux. J’en suis triste et confus ; aussi j’aimerai t’offrir une réparation pour te le montrer. Je sais bien que ce que je t’offrirai n’est pas suffisant mais j’ai confiance car Toi, tu juges avec droiture et tu connais les coeurs ; tu ne regardes pas tant les actes que la bonne volonté. Je te rends grâce de tout mon coeur, et je te rends grâce pour Jésus, mon Sauveur, qui a effacé toute mes dettes. Pourtant, je te prie d’agréer mon acte de repentir comme effort de participation à ma salut, en union avec les mérites de Jésus, juste ce que je peux, même si c’est très petit. Mais avec tout l’amour de mon coeur et tous les mérites de mon Sauveur, puisse cet acte trouver grâce à tes yeux. »

C’est comme un pauvre qui se rend à l’anniversaire d’un ami. Tout le monde s’est cotisé pour le cadeau et la carte de sorte que lui soit exempt de la cotisation bien que participant au cadeau. Il signera la carte comme les autres mais tout est payé pour lui et l’ami n’aura aucun moyen de savoir qu’il n’a pas participé aux frais. Mais le pauvre, parce qu’il aime son ami, aura le désir de mettre sa part malgré tout, même si ça ne représente que le sentième d’une part de cotisation ; et par sa charité, ses amis accepteront l’offrande, non parce qu’elle est utile mais pour permettre à leur ami moins fortuné de participer selon son désir et pour qu’il ne se sente pas exclu ou moindre à cause de son indigence. C’est ainsi que par amour pour le Seigneur, même si c’est Jésus l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, nous voulons offrir des pénitences et mortifications pour participer à notre rachat ; et c’est par charité que Dieu les accepte et ainsi notre misère ne nous exclue pas de la participation à la vie divine.

Mais il est certain que sans amour il est préférable de s’abstenir de pénitence car Dieu aime la vérité au fond de l’être ; il n’agrée pas l’hypocrisie.

Enfin, si l’on dit « Dieu est miséricordieux, il est inutile de faire pénitence, cessons ! », nous cesserons en même temps de lui rendre gloire puisqu’il n’a pas besoin de notre louange car Dieu n’a pas besoin de l’homme pour être Dieu. Et pourant nous continuons de lui rendre un culte. C’est que nous l’aimons et comme il nous aime aussi, il agrée l’offrande que nous lui faisons car si lui n’en n’a pas besoin, nous oui car c’est pourtant lui qui nous inspire de lui rendre grâce : nos chants n’ajoutent rien à ce qu’il est mais ils nous rapprochent de lui (cf préface commune IV). C’est enfin parce qu’il est miséricordieux qu’il agrée des offrandes imparfaites. L’offrande parfaite et perpétuelle, c’est son Christ. Mais il a voulu nous rendre participants de sa vie divine, ce qui justifie que nous participons même si Jésus suffit. Il y a relation entre Dieu et les hommes uniquement par les liens de la charité, par la miséricorde de Dieu qui nous a choisis pour toujours. C’est donc l’amour qui fait que le Créateur devient l’ami des créatures…

Bon temps de carême et revenons au Seigneur de tout notre coeur

7 février, 2010

Dieu est miséricordieux ET il punit ses enfants

Classé dans : Religion — senalaetitia @ 17:21

« Ne dis pas : « J’ai péché ! que m’est-il arrivé ? » car le Seigneur sait attendre. » (L’Eclésiastique, 5, 4)

« moi, Yahvé, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux qui punit la faute des pères sur les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants, pour ceux qui me haïssent, mais qui fais grâce à des milliers pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements. » (Deutéronome 5, 9-10)

Ainsi les conséquences du péché durent sur quatre générations. Mais j’ai entendu quelqu’un (appartenant à l’Eglise catholique) dire qu’il n’en est pas ainsi parce que Dieu est bon et ne ferais pas une telle chose. Il justifiait ainsi le caractère superflu de certaines prières de délivrance et rituels d’exorcime… Normalement, puisque l’Ecriture dit que Dieu prend le temps de punir sur quatre générations et qu’on ne peut pas réfuter l’Ecriture, il n’est pas utile que je défende cette vérité. Mais je le fais parce que cette personne à qui j’ai parlé connaît l’Ecriture à ce sujet et n’hésite pas à La réfuter, persuadée qu’Elle se trompe sur ce sujet. C’est que le caractère irréfutable de l’Ecriture ne suffit plus pour faire taire les spéculations même des hommes qui aiment Dieu. Dieu est miséricordieux mais il est toujours Dieu et si nous redisons notre acte de foi, nous nous rappellerons qu’étant Dieu, il ne peut se tromper, ni nous tromper (et donc il ne peut reprendre sa parole) : « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que tu as révélées et que tu nous enseigne par ton Eglise parce que tu ne peux ni te tromper ni nous tromper ». Si l’amour ne nous suffit pas à être sûr de la Parole du Seigneur, qu’au moins la crainte nous empêche de La juger !

Enfin, c’est justement parce que Dieu est bon qu’il fait une telle chose ! (Et qui est l’homme pour juger les actes du Seigneur !) Bref, comme la crainte ne suffit pas toujours, je poursuis. On retrouve à plusieurs endroits de la Bible la pédagogie du Seigneur : il dit qu’il corrige les siens avec le bâton à la manière des hommes et on lit ailleurs « Ceux que j’aime, je les semonce et les corrige » (Ap 3, 19)
C’est pour empêcher que l’homme ne connaisse la corruption éternellement que Dieu l’a chassé du jardin et qu’il a fait garder l’arbre de vie -pour éviter que le péché de l’homme ne le conduise à partager l’éternelle damnation du Satan car, s’il devient comme un dieu par sa désobéissance, il le deviendra dans le séjour de celui qui l’a séduit par jalousie, le séjour des anges déchus… Or Dieu ne veut pas que nous soyons damnés comme les anges qui ont désobéi et avec eux, c’est pourquoi il prend le temps de nous punir pour nous corriger, nous justifier, nous sanctifier et nous faire « entrer dans son repos ». Il avait dit « l’homme a le coeur égaré, jamais il n’entrera dans mon repos » mais il s’est rappelé la misère de l’homme, pécheur dès la naissance, né d’une mère coupable et spécialement parce que l’homme est pécheur dès la naissance, il n’a pas voulu faire peser sa colère éternellement sur lui ; alors, dans sa miséricorde, il prend patience envers sa créature et, comme un bon père, il corrige ses enfants, punit leurs fautes pour leur bien, pour en faire des saints et les arracher à la damnation…
Certes, on ne mérite pas l’amour de Dieu mais c’est qu’il est bon et miséricordieux par nature. La punition qu’il inflige aux pécheurs n’enlève rien à sa miséricorde mais la révèle davantage. En effet, s’il nous laissait persévérer dans le péché sachant où il mène, en demeurant silencieux, sans essayer de nous faire revenir -tout en respectant la liberté qu’il nous a donné- son silence nous conduirait à la damnation… ce ne serait pas une miséricorde plus grande que la punition sur quatre générations ! Ce serait comme si, voyant son enfant s’attacher à la drogue, son père le laissait détruire sa vie sans même essayer de l’en détourner pendant qu’il a encore assez de liberté intérieure pour comprendre l’avantage qu’il trouvera à y renoncer. Non, le bon père essaiera de convaincre son enfant avec douceur, puis avec des réprimandes et des sanctions sévères ; il n’abandonnera que si tout s’avère vain, mais non sans peine.

Dieu est bon, il punit le péché de ses enfants. Du Lévitique chapitre 26, versets 14 et suivants : « Mais si vous ne m’écoutez pas et ne mettez pas en pratique mes commandements (…) j’agirai de même, moi aussi, envers vous. (…) Je vous assujettirai au tremblement ainsi qu’à la consomption et à la fièvre (…) Je lâcherai sur vous des bêtes sauvages qui raviront vos enfants (…) Et si cela ne vous corrige point, et si vous vous opposez toujours à moi, je m’opposerai, moi aussi, à vous et de plus je vous frapperai au septuple pour vos péchés. » (…) « Ceux qui parmi vous survivront dépériront dans les pays de leurs ennemis à cause de leur faute ; c’est aussi à cause des fautes de leurs pères jointes aux leurs, qu’ils dépériront. Ils confesseront alors leurs fautes et celles de leurs pères, commises par infidélité envers moi, mieux, par opposition contre moi. » (v. 39-40)
Le but de la sanction est donc, non pas d’affliger les hommes, mais de les mener au repentir ; et une fois les fautes expiées, Dieu ne s’en rappelle plus mais parce qu’il est Dieu il dit : « Je me souviendrai en leur faveur de l’alliance conclue avec les premières générations (…) afin d’être leur Dieu, moi, Yahvé. » (v. 45)
Enfin, la sanction sert aussi de témoignage pour chacun. Quand un enfant voit son frère sévèrement punit pour une faute grave, il sait se dire en lui-même qu’il ne vaut mieux pas imiter la conduite de son frère.

Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance. Puisque l’homme punit ses enfants pour leur apprendre la discipline, pourquoi reprocher à Dieu de punir ses fidèles pour les mener à la sainteté (s’il était possible de faire des reproches à Dieu j’entends…) Enfin, Dieu est miséricordieux ET il punit ses enfants quand ils pèchent. Mais ça n’enlève rien à sa miséricorde et quand ses enfants confessent leurs fautes, il ne se rappelle que de sa tendresse et, oubliant les fautes passées, il les comble des mille bénédictions…

8 décembre, 2009

En la fête de l’Immaculée Conception – Ce mardi 8 décembre

Classé dans : Religion — senalaetitia @ 11:54

Lorsque Bernadette rapporte au curé Peyramale la réponse que la Dame de la Grotte lui révèle : Je suis l’Immaculée Conception ; le curé, ébahi, lui rétorque : C’est impossible ; une dame ne peut porter ce nom !

Eh oui, ce n’est pas son Nom ; le Nom de la jeune fille est : Marie.

A Lourdes, Marie révèle CE qu’ELLE est en réalité.

En MARIE se réalise la Promesse que Dieu fait dès la chute du Péché Originel.

Effectivement, en Marie Immaculée se réalise la Parole que Dieu nous adresse par le prophète Isaïe : « Prenez courage, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. IL vient Lui-même et va vous sauver ! » Is. 35, 4-

Marie est la « vierge », la toute pure, sans péché, l’Immaculée dont parle Isaïe par la bouche du roi Achaz : « Voici, le jeune vierge est enceinte, elle va donner un fils et l’appellera Emmanuel : Dieu avec Nous. » Is. 7,14

Marie est la « vierge » à qui Dieu envoie son Messager, l’Ange Gabriel, pour lui annoncer qu’Elle concevra et enfantera un fils qu’elle appellera Jésus : Dieu sauve. Lc 1, 26…

Voilà ce qu’est l’Immaculée Conception : Elle est la « vierge » , Celle qui est sans péché par laquelle Dieu va venir sauver son Peuple, nous sauver. Celle par laquelle Dieu va venir demeurer parmi nous, et ce , en nous donnant, par la vierge Immaculée dans le Mystère de l’Incarnation, son Fils Bien-Aimé, le Sauveur.

L’Immaculée est la nouvelle Eve qui va accueillir dans la Foi, la confiance et l’obéissance, la Parole de Dieu et la mettre au monde. Et, dans la douleur de l’enfantement, au pied de la croix de son Fils, c’est là qu’Elle devient notre Mère et nous enfante à la Vie nouvelle.

Oui, la voilà la revanche de Dieu par cette femme Immaculée qui, présente au pied de la croix, cueille le Fruit béni de l’arbre de la Vie, non pour le manger elle-même, mais pour en nourrir toute l’humanité en nous donnant le vrai pain descendu du Ciel, l’Eucharistie. Le Pain qui nous donne la Vie éternelle.

Voilà pourquoi la Fête de l’Immaculée Conception de Marie est source de Joie, d’Espérance car par Elle nous est donné un Sauveur : Jésus, le Seigneur.

P. Michel

6 décembre, 2009

La rigidité de l’Eglise catholique dans son enseignement

Classé dans : Religion — senalaetitia @ 17:58

Il faut que l’Eglise évolue ! Non ! Dans un monde où rien n’est stable, si on ne peut même plus se fier à la Parole de Dieu, si même Dieu change avec les modes et les problèmes économiques, il n’y aurait plus aucun repère fixe pour les hommes ! La Sainte Eglise catholique est complètement rétro ! Non, la Sainte Eglise catholique reste stable.

D’ailleurs, si la Parole de Dieu changeait sans cesse on serait en droit de se demander si Elle est vraie et si Dieu est véritablement infaillible… si Dieu pouvait se tromper, on ne pourrait plus l’appeler Dieu ! Ainsi, si la Parole de Dieu changeait avec l’air du temps, notre foi serait vaine, notre Dieu n’en serait pas un et rien ne justifierait que l’Eglise continue d’exister.

Mais depuis plus de 2000 ans on ne cesse de transmettre le même message « Jésus est ressuscité des morts, comme il l’avait annoncé ».
De la pratique religieuse, on ne veut pas enlever même un point d’i et on est toujours là, comme des vieux rétro à prêcher l’abstinence jusqu’au mariage alors que les moeurs ont évolué ! Pour cela on entend des railleries du genre « pas étonnant que les églises se vident vu comment l’enseignement de l’Eglise est rigide ! »

Les paroles qui évoluent avec l’air du temps sont celles des hommes. La philosophie évolue mais la Parole de Dieu se reconnaît à cela, c’est qu’elle ne passe pas car Jésus dit que cette génération passera mais sa Parole ne passera pas. Et cela se justifie dès que l’on considère que Dieu est éternel : si Dieu est éternel, il est justifiée que tout ce qui naît de Lui est éternel, et notamment sa Parole.
Voilà pourquoi le message de l’Eglise n’évolue pas ! Si le message de l’Eglise évoluait, ce serait une preuve qu’il ne vient pas de Dieu. C’est parce qu’il demeure même quand il est de moins en moins écouté ou de plus en plus critiqué, que l’on peut croire qu’il vient réellement de Dieu, que l’Eglise est réellement voulue par Dieu. Si ce n’est pas la foi vive, si ce n’est pas la certitude que Dieu est, qu’est-ce qui a poussé Sainte Maria Goretti à préférer la mort que de céder aux avances du jeune Alessandro !? Son expérance est au-delà de cette vie et elle sait que pour jouir de ce qu’elle connaît dans l’espérance, nous devons garder les commandements de Dieu. Son martyr témoigne de son amour pour Dieu, de ce qu’elle préfère la fidélité dans la pratique religieuse à tout -même à sa propre vie.

Depuis les premiers temps, les apôtres nous enseignent à demeurer fidèles à ce que nous avons entendu dès le début : « Pour vous, que ce que vous avez entendu dès le début demeure en vous. Si en vous demeure ce que vous avez entendu dès le début, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Or telle est la promesse que lui-même vous a faite : la vie éternelle. Voilà ce que j’ai tenu à vous écrire au sujet de ceux qui cherchent à vous égarer. » (1 jean 2, 24-26)
Voilà pourquoi l’Eglise catholique est un peu rétro ! C’est pour ça qu’elle a moins la côte que les nouvelles églises à la mode mais le but de l’Eglise catholique n’est pas d’avoir la côte ou de plaire au monde -puisque notre Maître n’a pas réussi à plaire au monde et puisque le serviteur n’est pas plus que son maître comme le rappelle Jésus, il est très juste que l’Eglise catholique reste fidèle aux enseignements reçus dès le début et il est bon que par là même, elle déplaise au monde : si l’enseignement de notre Maître a déplu et que le notre plaît, c’est qu’il y a un souci quelque part car je répète que le serviteur n’est pas plus que son maître. Si l’Eglise change de discours pour plaire au monde et s’adapter aux modes, dès ce moment Elle ne sert plus le Seigneur mais sert ses intérêts personnels. Voilà pourquoi on entend parfois que l’Eglise devrait essayer de se moderniser à l’image par exemple des églises protestantes etc… et voilà pourquoi malgré tout, sur les points fondamentaux l’Eglise n’évolue pas !

Pour cela je rends grâce à Dieu et j’ai confiance en Dieu que son Eglise continuera à refuser d’évoluer sur tout ce qui est important -la foi et la pratique religieuse, c’est-à-dire les commandements, en particulier. Qu’Il lui en garde le courage et elle Lui restera fidèle dans sa doctrine ! Amen !

18 novembre, 2009

Le célibat des prêtres

Classé dans : Religion — senalaetitia @ 0:30

Pourquoi le célibat des prêtres ?

Le prêtre est là pour servir Dieu et par amour de Dieu, servir ses frères. Le célibat des prêtres est une liberté nécessaire pour que nulle obligation ne soit un frein à leur service.

Ils n’ont pas de vie de famille au sens restreint mais sont ainsi pères, frères et amis de tous -et chacun.
Ils se donnent au service du prochain, pour l’amour de Dieu et par sa grâce, avec  un coeur sans partage.

Alors, pourquoi vouloir marier nos prêtres !? Comme je l’ai écrit ailleurs, celui qui ne veut pas faire cette offrande totale de sa vie et de sa personne peut se marier, et celui qui désire la faire, qu’il se consacre au Seigneur dans le sacerdoce, renonçant au mariage et à la vie conjugale -chacun son ministère ! Il suffit que ceux qui veulent se marier ne soient pas prêtres et ceux qui veulent sacrifier toute leur vie au service de Dieu et du prochain, le deviennent selon l’appel reçu de Dieu. Il n’y a nul besoin de marier nos prêtre, une fois qu’on sait que pour se marier il suffit de ne pas devenir prêtre et que pour devenir prêtre c’est le célibat qui est requis ! Chacun fait son choix selon l’appel reçu de Dieu…

 

 

 

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