25 août, 2009

Orgeuil et folie

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,santé — senalaetitia @ 20:54

Bonjour,

Nous avons dans notre langage quelques belles expressions qui montrent comment l’orgueil peut rendre fou. On dit par exemple de quelqu’un qui a changé après avoir obtenu un rang élevé dans sa fonction qu’il se prend trop la tête ou que le pouvoir lui a fait perdre la tête.

Nous avons aussi une belle illustration de cette conséquence de l’orgueil quand on voit les jeunes stars qui finissent en psychiatrie ou qui tombent dans diverses dépendances (alcool, drogue…) ou dans la folie dépensière. C’est le cas des jeunes stars mais c’était aussi le cas des illustres personnalités pendant le siècle des lumières, des grands philosophes qui sombrent dans la folie, la dépression ou les dépenses excessives… (il y a nombreux autres exemples)

L’orgueil est une véritable folie et conduit véritablement à la mort de l’âme. Mais l’âme peut mourir alors même que le corps subsiste ; la sentence tombe parfois avant la mort lorsqu’on s’élève au sommet de cet orgueil en s’appropriant la gloire de Dieu. On voit bien ces grands savants ou dirigeants qui finissent par oublier que Dieu est le dispensateur de tout bien et ce faisant, ils commencent à se comporter comme s’ils étaient l’origine et la fin de toute chose. Ils commencent d’abord à parler seuls parce que leur vie intérieure toute entière est tournée sur eux-mêmes, ils croient être tout, comme Dieu qui est plénitude de vie mais comme ils ne le sont pas vraiment, ils n’arrivent pas à se suffire et à force de se parler seul avec leur seule folie pour les nourrir, ils commencent déjà le chemin vers la déchéance. Ensuite, comme ils se croient tout puissants à la place de Dieu, ils commencent à tout se permettre. Se découvrant une grande puissance, un grand rayonnement ou une intelligence au-dessus de la normale, oubliant qu’ils ne sont pas sortis de la cuisse de Jupiter ils commencent à se croire eux-même les maîtres à l’origine de ces dons en eux. Après cela ils ne pensent plus à le remettre à Dieu puisqu’eux-mêmes pensent être des dieux et ils font d’eux-mêmes la finalité de leur puissance et la folie s’installe profondément quand ils veulent dominer le monde, se l’approprier par eux-mêmes et pour eux-mêmes. C’est à peu près à partir de ce moment que la folie vient les empêcher parce que Dieu veut apprendre aux hommes qu’Il a domaine sur leur royaume : « Il le donne à qui lui plaît et élève le plus bas d’entre les hommes ».

Voici un texte tiré du livre de Daniel au chapitre 4 qui illustrera beaucoup mieux que moi tout cela -Le songe prémonitoire et la folie de Nabuchodonosor :

Nabuchodonosor raconte son rêve.

« Moi, Nabuchodonosor, je me tenais sans souci dans ma maison, et florissant dans mon palais. J’ai eu un songe : il m’a épouvanté ; des angoisses sur ma couche, et les visions de ma tête m’ont tourmenté. Je décrétai : qu’on m’amène tous les sages de Babylone pour qu’ils me fassent connaître l’interprétation du rêve. (…) je leur dis mon rêve, ils ne m’en donnèrent pas l’interprétation. Puis se présenta devant moi Daniel, surnommé Baltassar, selon le nom de mon dieu, et en qui réside l’esprit des dieux saints. Je lui dis mon songe : « (…) Sur ma couche j’ai contemplé les visions de ma tête :

« Voici un arbre, au centre de la terre, très grand de taille. L’arbre grandit, devint puissant, sa hauteur atteignait le ciel, sa vue, les confins de toute la terre. Son feuillage était beau, abondant son fruit ; en lui chacun trouvait sa nourriture, il donnait l’ombre aux bêtes des champs, dans ses branches nichaient les oiseaux du ciel et toute chair se nourrissait de lui. Je contemplai les visions de ma têtes sur ma couche. Voici : un Vigilant, un saint descend du ciel. A pleine voix il crie :

« Abattez l’arbre, brisez ses branches. Mais que restent en terre souche et racines dans des liens de fer et de bronze, dans l’herbe des champs. Son coeur se détournera des hommes, un coeur de bête lui sera donné et sept temps passeront sur lui. C’est la sentence que prononcent les Vigilants, la question tranchée par les saints, afin que sache tout vivant que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes : Il le donne à qui lui plaît et élève le plus bas d’entre les hommes! »(…)

Daniel interprète le rêve.

Alors Daniel, surnommé Baltassar, fut un instant confondu et troublé dans ses pensées. Le roi dit : « Baltassar, ne sois pas troublé par ce songe et son interprétation. » Baltassar répondit : « Monseigneur, ce songe soit pour ceux qui te haïssent, et son interprétation pour tes adversaires. Cet arbre que tu as vu, grand et fort et élevé, atteignant au ciel et visible par toute la terre (…) c’est toi, ô roi qui est devenu grand et puissant, et ta grandeur a augmenté et a atteint jusqu’au ciel et ton empire jusqu’aux confins de la terre.

« Quant à ce qu’a vu le roi : un Vigilant, un saint descendu du ciel qui disait : « abattez l’arbre, détruisez le mais la souche et les racines, laissez les en terre dans des liens de fer et de bronze dans l’herbe des champs et qu’il soit baigné de la rosée du ciel et que sa part doit avec les bêtes des champs jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui » – voici quelle en est l’interprétation, ô roi, et la décision du Très-Haut qui est venue sur mon Seigneur le roi :

« Tu seras chassé d’entre les hommes et avec les bêtes des champs sera ta demeure*, tu te nourriras d’herbe comme les boeufs, tu seras baigné de la rosée du ciel, sept temps passeront sur toi jusqu’à ce que tu aies appris que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes et qu’Il le donne à qui lui plaît.

« Et cette parole : « laissez la souche et les racines de l’arbre », c’est que ton royaume sera préservé pour toi jusqu’à ce que tu aies appris que les Cieux ont tout domaine. C’est pourquoi, ô roi, agrée mon conseil : romps tes péchés par les oeuvres de justice, et tes iniquités en faisant miséricorde aux pauvres, afin d’avoir longue sécurité. »*²

Le rêve se réalise.

Tout cela advint au roi Nabuchodonosor. Douze mois plus tard se promenant sur la terrasse du palais royal le roi disait : « N’est-ce pas là cette grande Babylone que j’ai bâtie, pour en faire ma résidence royale, par la force de ma puissance et pour la majesté de ma gloire? » Ces paroles étaient encore dans sa bouche quand une voix tomba du ciel :

« C’est à toi qu’il est parlé, ô roi Nabuchodonosor! La royauté s’est retirée de toi, d’entre les hommes tu seras chassé, avec les bêtes des champs sera ta demeure, d’herbe comme les boeufs tu te nourriras, et sept ans passeront sur toi jusqu’à ce que tu aies apprisque le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes et qu’il le donne à qui lui plaît. »

Et aussitôt la parole s’accomplit en Nabuchodonosor : il fut chassé d’entre les hommes ; comme les boeufs il mangea de l’herbe, son corps fut baigné de la rosée du ciel et ses cheveux poussèrent comme des plumes d’aigle et ses ongles commes des griffes d’oiseau.

« Au temps fixé, moi, Nabuchodonosor, je levai les yeux vers le ciel, l’intelligence me revint ; alors je bénis le Très-Haut, louant et glorifiant Celui qui vit à jamais (…) Nul ne peut arrêter sa main ou lui dire : « qu’as tu fait là? »

A cet instant l’intelligence me revint, et pour l’honneur de ma royauté me revinrent gloire et splendeur ; mes conseillers et mes grands me réclamèrent et je fus rétabli dans ma royauté et ma grandeur fut accrue. A présent, moi, Nabuchodonosor, je loue, exalte et glorifie le Roi du Ciel, dont toutes les oeuvres sont vérité, toutes les voies justice, et qui sait abaisser ceux qui marchent dans l’orgueil. »

Je crois qu’il n’est pas nécessaire d’ajouter de commentaire car ce rêve parle bien de lui-même.

Juste un petit témoignage : après ma guérison et ma conversion, la première chose que j’ai reconnue comme source de grands biens a été l’humilité et je disais que j’étais bien contente de m’être convertie dans un milieu pauvre où j’ai pu apprendre l’humilité. Je me souviens bien de la vanité et de l’orgueil dans laquelle je laissais aller mon âme avant d’avoir connu que Dieu est tout puissant et miséricordieux et que nul n’est comme Lui.

Je connais une personne guérie d’une certaine maladie qui sait très bien, depuis sa guérison, reconnaître les conséquences de l’orgueil et qui s’est rendue compte de la place importante que prenait l’orgueil dans sa maladie.

Je connais aussi certaines personnes qui vivent dans la folie de l’orgueil et qui préfèrent la maladie plutôt que de renoncer à la vaine gloire. Nous en connaissons d’ailleurs tous, ne serait-ce que parmi les grandes personnalités déchues. Et malheureusement de nos jours, comme ce venin est passée dans les milieux scientifiques, et que de plus les exorcistes ne croient plus en leur ministère et l’Eglise a perdu de son autorité (je parle pour notre chère France seulement), beaucoup peuvent souffrir de ce mal sans trouver quelqu’un pour le parler comme Daniel parla à Nabuchodonosor. Ils tombent dans la folie et ne trouvent pas de secours ni dans les sciences médicales, ni dans l’Eglise ; et même parfois au contraire ils se voient encouragés à l’orgueil partout autour d’eux et grâce aux slogans du type « plus on est fou plus on est heureux » ils s’imaginent que la folie est la condition sine qua non du bonheur pour l’humanité et la dévotion à l’orgueil se répand tandis que la dévotion au Dieu vivant est de plus en plus considérée comme insensée… la science a tellement progressé qu’elle veut maintenant permettre à l’homme de vivre sans Dieu. On reconnaît bien là la tentation du serpent quand il dit « et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal ». C’est de cette façon que certains se donnent droit de vie ou de mort sur tout le vivant avec par exemple les essais scientifiques faits au détriment de vies humaines, les pratiques d’euthanasie ou d’avortement ou plus simplement encore la peine capitale ou les vengeances meurtrières. Et on s’étonne de ce qu’il y a de plus en plus de maladies mentales de plus en plus compliquées et souvent dites incurables. Oui, elles sont incurables pour qu’on apprenne que Dieu seul a tout pouvoir sur le vivant et que nul ne peut égaler le Très-Haut.

Quelques notes :

* le fait de vivre parmi les bêtes est une image de l’homme ayant perdu sa dignité

*² la guérison intérieure va de paire avec la conversion du coeur et on voit bien d’ailleurs le changement radical qui s’opère chez le roi après sa guérison : il est rétablie dans sa royauté mais cette fois il ne se glorifie plus lui-même mais glorifie le Seigneur

22 août, 2009

Liberté intérieure et mortifications (pénitence)

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,santé — senalaetitia @ 23:08

Le corps premier servi dans les sociétés de consommation… voici qui pose un problème d’ordre. Il y a un certain rapport entre les nouvelles maladies mentales et la quête frénétique du plaisir lié au sens.

Dans l’ordre normal des choses, le corps est soumis à l’esprit et non l’inverse. Ainsi, lorsque ma volonté s’exerce, mon corps doit s’y soumettre et non l’inverse qui serait que j’accepte tout ce que semble réclamer mon corps. Dans ce cas on se retrouve un peu au niveau des animaux qui suivent leur instinct en se jetant sans retenu sur n’importe quelle proie pourvue qu’ils aient faim. Pour l’homme il ne peut en être de même. Ce que je dis peut sembler démesuré mais je vais donner quelques exemples pour que cela paraisse plus clair.

En premier je pense aux désordres dans les rapports sexuels -de la sodomie à la zoophilie en passant par la pédophilie… ainsi que la nymphomanie qui me semble la meilleure illustration de l’assujettissement de la raison aux penchants du corps.

Un jeune garçon qui « baise » chaque jour une fille différente me racontait un problème qu’il a avec une femme qui le harcèle devant chez lui, au téléphone et sur internet parce qu’elle est accroc et le veut encore alors que lui ne veut plus. L’histoire est un peu plus compliquée mais en bref, le garçon m’a expliqué qu’elle est un peu nymphomane, et ça m’a scandalisée. J’ai demandé, dans ma révolte, comment une femme peut accepter de s’humilier autant pour obtenir un orgasme, un plaisir d’un instant qui n’a même pas vocation à la contenter au delà de son instant de vie ; un plaisir qui une fois passé la laissera vide de tout, ou au mieux remplie de honte : supplier un homme qui ne vous aime pas, qui a une petite amie par ailleurs et qui vous dit clairement qu’il avait juste besoin de se servir de vous en son absence, et tout ça pour un instant de plaisir des sens. Quand le corps réclame un plaisir on oublie toute dignité pour satisfaire ce désir sensuel!? Je trouve scandaleux d’abandonner toute dignité pour jouir de la chair. Ce n’est pas au corps de décider mais bien à l’esprit ; la soumission au corps entraîne la mort de l’âme. Les animaux sont soumis à leur corps mais l’homme, bien qu’appartenant au règne animal, est le seul à qui Dieu a donné son souffle et Il l’a placé au dessus de toute la création. Il n’est pas bon que l’homme se comporte comme s’il n’avait pas reçu cette faveur.

Je pense encore à d’autres maladies mentales qui peuvent se corriger avec la pratique des mortifications : la boulimie car ce n’est pas parce que mes sens désirent se délecter de douceurs que je dois manger ; la cleptomanie, car ce n’est pas parce que je désire un objet que j’irai jusqu’à abandonner la morale pour le posséder ; le tabagisme, qui pousse à fumer même quand arrivent les premiers signes de maladie respiratoire et à se priver par ailleurs pour avoir les moyens de cette drogue si onéreuse ; l’alcoolisme, qui fait continuer de boire même quand on a tout perdu à cause de l’alcool etc… autant de dépendances qui altèrent la raison -d’où la maladie mentale.

Il me semble que les thérapies de nos jours, qu’on a voulu douces, ne fonctionnent pas bien sur ces maladies parce que l’on refuse d’imposer au malade une frustration au prétexte qu’il souffre déjà assez par ailleurs, or ce genre de maladies nécessitent d’apprendre à supporter la privation (cela fortifie la volonté alors que s’en protéger en la craignant affaiblit).

Ces maladies se développent beaucoup du fait qu’on ne veut rien se refuser, et la société nous y encourage assez bien grâce aux facilités de paiement qui encouragent à s’endetter pour une télé, un vêtement, la boisson, le jeu etc…

Je vois aussi la délinquance juvénile qui vient aussi du fait qu’on refuse de « frustrer » les enfants depuis qu’il est « interdit d’interdire ».

Du coup, ceux qui pratiquent les mortifications se trouvent traités de masochistes ou de crétins qui ne savent pas « profiter de la vie », alors que ceux qui pratiquent le masochisme et tire profit de tout -y compris de choses impures, sont des hommes et des femmes libérés. On conseillera à celui qui tâche de mortifier ses sens de faire une psychothérapie pour le « délivrer » et on encourage les autres à persévérer dans la luxure pour trouver le bonheur.

Voici une chose que ceux qui parlent ainsi ignorent : libéré de toutes contraintes, on est rarement libre en vérité car on se trouve assujetti à de multiples futilités, comme le tabac, l’alcool, la télé, le jeu, l’informatique (je pense un peu aux « no life »)… Je vois ceux qui ont réussi à « libérer leur corps », c’est-à-dire à accepter de faire avec leur corps tout ce que permet le corps sans contrainte de la part de l’esprit. C’est vrai, rien ne retient leurs mouvements mais par ailleurs leur esprit finit par être le sujet de leur corps jusqu’à certaines maladies dégradantes (comme la nymphomanie). C’est seulement arrivé à la maladie qu’on reconnaît qu’il y a eu excès et qu’on voit que celui qui pratique la mortification n’arrive pas à ce stade. Alors il semble que l’excès de plaisirs est une maladie plus grave que la mortification, mais on refuse quand même de le reconnaître…

En clair, de nos jours on pense que pour être libres, il faut rejeter la morale et la religion qui nous empêchent d’agir selon nos désirs. On pense qu’il faut être sans foi ni loi pour être un homme libre. Pourtant aujourd’hui, nous voyons ces hommes et femmes libérés de la foi et de la loi et enchaînés au tabac, au sexe, à la violence, à l’argent, aux passions… et enfin quand ça les rend malade, ils se trouvent enchaînés à la maladie et au psychiatre car la stabilisation va souvent de pair avec la dépendance vis à vis du praticien. Ah! voilà bien une belle liberté sans Dieu! Et on arrive à se figurer que c’est là la vraie liberté.

Je voudrais maintenant parler de la liberté avec Dieu. Je ne veux pas cacher qu’il y a une dépendance qui se crée là aussi et on est dépendant de Dieu comme un enfant est dépendant de ses parents. Ceci dit, comme Dieu ne dépend que de Dieu, cette dépendance face à Lui nous rend réellement libre face à tout ce qui est créé. Personne ne peut être libre de tout -sinon Dieu, ne serait-ce que parce que personne ne naît librement de lui même, sinon Dieu. La liberté face à tout et à tous et sans Dieu est une utopie. Mais pour être vraiment libre de tout ce qui est créé, il faut accepter le joug du Seigneur (« prenez sur vous mon joug et recevez mes leçons car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez le repos de vos âmes car mon joug est facile à porter et mon fardeau léger » Mtt 11, 28-30)

De plus, le joug de Dieu est celui de quelqu’un qui nous aime vraiment chacun pour ce que nous sommes et uniquement pour ça. Il n’a aucun autre intérêt à nous aimer sinon de nous voir heureux. Il n’a pas d’autre intérêt parce qu’Il aime l’homme sans pour autant avoir besoin de lui pour être car Dieu est, et Il est plénitude de vie. Ainsi Il ne nous veut que du bien parce qu’Il est bon mais aussi parce qu’Il n’a aucun intérêt à attendre de nous et qui pourrait lui donner envie de « profiter » de nous. Alors pourquoi préférer le joug d’un maître spirituel ou ésotérique qui lui, même s’il est bon au fond de lui, ses besoins l’encouragent à faire parfois le mal pour tirer quelque profit de sa position ? Pourquoi préférer encore l’emprise de la drogue ou de l’alcool qui ne donnent qu’un bonheur éphémère en nous en rendant dépendant ? Pourquoi préférer le joug d’un psychanalyste qui nous fait payer pour le petit bonheur qu’il nous donne et finit par nous rendre dépendant (pas forcément par méchanceté je le redis, mais simplement parce que c’est là son gagne pain) ? Voici que Dieu est là pour nous en permanence. Il ne nous force pas, Il nous attend. Pourquoi refuser cette invitation : « le Maître est là, Il t’attends » ? Par peur? Mais Dieu ne nous retiens jamais prisonnier contre notre volonté. Il nous attend simplement et Il ne nous garde sous sa bienveillance que si nous nous attachons à Lui et c’est là seulement qu’Il se plaît à prendre sans cesse soin de nous. Si nous Lui disons « je n’ai pas besoin de Toi », Il ne nous forcera pas à accepeter ce qu’Il veut nous offrir. Ainsi, il n’y à rien à craindre qu’Il entrave notre liberté. Il ne le fait que rarement lorsqu’on Lui dit : « Seigneur, prenez ma liberté toute entière car je ne désire que vous faire plaisir » ou encore « Seigneur, ôtez moi la liberté de vous déplaire ». Là seulement Il nous prend notre liberté, c’est-à-dire qu’Il grave sa Loi en nos coeurs afin que nous ne supportions pas de faire quelque chose qui Lui déplaît. Mais là encore, abandonnant toute liberté, on se trouve parfaitement libre car notre conscience nous contraint d’aimer le bien et nous pousse à rejeter ce qui pourrait être nuisible à soi-même comme au prochain. Ainsi, la conscience toute tranquille, on n’a rien à craindre de ceux qui aiment donner mauvaise conscience aux autres en les accusant vainement et on est bien libéré par rapport aux autres car celui qui a la conscience tranquille n’a pas besoin de sans cesse se préparer à se justifier, il est libre des vaines querelles et beaucoup de choses passent loin de lui, il se fait moins de souci pour rien… son esprit est parfaitement libre et la Loi de Dieu lui semble douce et non contraignante puisqu’elle est inscrite profondément en lui à la place de sa liberté. Il est libéré des questions de morales qui, lorsqu’on doit y réfléchir, empêche la spontanéité. Attention, il ne faut pas croire que parce qu’on a dit cela au Seigneur on ne risque pas de commettre quelque faute… ça arrive à cause de la faiblesse de l’homme -mais ce ne sera pas des péchés mortels. J’ajoute que cela va de pair avec une vie sacramentelle régulière et une écoute attentive de la Parole de Dieu (lecture de la Bible).

Je voudrais maintenant parler des mortifications car c’est un bien grand mot et on s’imagine souvent que ça consiste en de grandes choses qui induisent beaucoup de souffrances. L’Eglise ne nous invite pas au masochisme -certainement pas et on nous met même en garde contre les pratiques excessives qui ne servent pas sans la foi et l’amour. Quand on parle de mortification, on pense surtout à la mortification des sens qui permet de donner plus de liberté à l’esprit.

La pratique des mortifications, faite intelligemment, peut permettre de guérir certaines dépendances et « maladies » psychiques ou spirituelles. Il s’agit de « dompter » le corps pour le rendre docile à l’esprit. On apprend ainsi à dompter colère, violence et tout ce qu’on fait de frénétique. Il me semble que la pratique des mortifications peut aussi guérir les troubles obsessionnelles compulsifs puisque l’on « dompte » aussi nos désirs en mortifiant les passions. Si on est bien décidé à abandonner telle conduite et rempli de confiance dans la miséricorde de Dieu, sincèrement repentant des péchés qui nous ont conduit à de telles dépendances, on peut s’accuser en confession et dire avec confiance l’acte de contrition « mon Dieu j’ai un très grand regret de t’avoir offensé parce que tu es infiniment bon, infiniment aimable et que le péché te déplaît. Je prend la ferme résolution, avec le secours de ta sainte grâce, de ne plus t’offenser et de faire pénitence ». Le prêtre donne l’absolution et souvent on peut trouver là une guérison intérieure : on est libéré du cercle infernale des péchés qui en entraînent d’autres et par là de ces comportements qu’on a et qu’on subit au lieu d’agir en toute liberté. Après ça, il faut être sûr que si on prend des résolutions, Dieu nous aidera. Et surtout, ne pas se décourager parce qu’on retombe dans les mêmes vices, mais plutôt persévérer car si le vice est né un jour en nous, c’est qu’il peut aussi bien mourir!

Je ne sais pas bien comment expliquer les mortifications mais je vais donner quelques témoignages :

Une certaine personne, avant sa conversion, était contre l’idée de se mettre à prier parce qu’elle ne voulait pas se retrouver dépendante de Dieu. Or elle était déjà dépendante de son psy, médicaments, tabac, pillule, maladie… Grâce à Dieu elle a bien compris ce qu’elle avait à gagner et elle est à présent libre de tout ça. L’arrêt du tabac a été difficile et voici la mortification pratiquée : au lieu de fumer essayer d’avoir une pensée pour Dieu ; supprimer un certain nombre de cigarette le vendredi et en offrir le sacrifice à Dieu pour des intentions particulières et en particulier l’arrêt du tabac. Tâcher de confesser le tabagisme excessif et avoir foi en la grâce de Dieu lorsqu’on dit l’acte de contrition « (…) je prends la ferme résolution avec le secours de ta sainte grâce de ne plus t’offenser et de faire pénitence ». Et bien cette personne a cessé de fumer.

J’en connais une autre qui aimait trop certains mets et, pour s’empêcher de manger sans faim, elle s’est habituée à un petite mortification -après avoir confessé sa gourmandise (car c’est un péché capital, c’est-à-dire qui peut facilement en entraîner d’autres) : lorsqu’elle avait envie d’un plat en particulier, elle se contraignait à manger un plat qui lui plaisait moins et ainsi elle s’est libéré de certaines pulsions qui poussent à s’acheter des friandises quand on n’a pas faim ou à céder à acheter les bonbons à côté des caisses dans les grandes surfaces, et a appris à se contenter de toute nourriture pour se rassasier.

De la même façon, on peut calmer les TOC en offrant un acte de confiance au Seigneur lorsque dans les débuts on se trouve incapable de lâcher prise : quand l’idée arrive, se rappeler que c’est un geste qui vise à nous rassurer et qui n’est pas vraiment utile ; si malgré cela on arrive pas à se rassurer, on peut faire simplement un acte de confiance comme dire « Jésus j’ai confiance en toi » et se résoudre à offrir le sacrifice de ne pas vérifier ou ne pas relaver au Seigneur, aux intentions de la libération face à cette obsession. On peut aussi se repentir de ce désir excessif de vouloir tout maîtriser en oubliant qu’on n’est pas maître de l’univers et qu’on n’a pas pouvoir sur tout par notre seule désir. C’est vrai, certaines choses arrivent malgré nos excès de prudence. Et on dit bien que si le Seigneur ne garde pas la maison, c’est en vain que le gardien veille. Certaines choses nous dépassent et il faut bien l’accepter. On peut avoir une bonne hygiène et attraper des bactéries alors pourquoi s’obstiner à laver et relaver ? N’est-il pas plus rapide et moins coûteux de se confier dans le Seigneur après avoir fait le seul nécessaire ?

Ce sont donc de très petites mortifications pour la jouissance d’une si grande liberté… La pratique des mortifications obtient la liberté intérieure à ceux qui acceptent de renoncer aux appâts trompeurs des plaisirs des sens qui offrent une fausse liberté, ou à ceux qui acceptent qu’ils ne peuvent pas tout maîtriser et qu’ils sont de faibles créatures. C’est Jésus qui nous rend réellement libre ; on est libre de tout parce qu’on s’attache à Dieu, qui est réellement libre de toute chose, et non à une chose créée qui dépend toujours d’une autre.

23 mai, 2009

Hors contexte : la question du SIDA

Classé dans : Religion,santé — senalaetitia @ 13:23

Sida : le pape a scientifiquement raison

Tout a été dit ou presque ces derniers jours sur la réponse du Pape à une question d’un journaliste de France 2. Le préservatif aggrave-t-il le problème du Sida ? C’est la science et l’expérience qui le disent : le pape a raison. Sur le plan personnel et collectif, seule une sexualité responsable peut enrayer la pandémie. Et les faits montrent que l’Afrique est parfois en avance sur les pays occidentaux dits civilisés. Explication par un chercheur en biologie cellulaire.

COMME D’HABITUDE, une phrase a été sortie de son contexte : qui s’en étonnera ? Les premières réactions maladroites de certains n’ont pas amélioré les choses, en particulier la tentative du service de presse du Vatican d’atténuer les mots du Pape en lui faisant dire que cela « risquait » d’accroître (aumentare en italien) le problème. En revanche il a été fort bien dit, surtout par les Africains eux-mêmes, mais aussi par des Européens, que toute cette affaire relevait d’une forme de racisme. On ne prétendra jamais qu’un Français par exemple, est incapable s’il le souhaite de respecter scrupuleusement la condamnation du préservatif au nom de la morale catholique. En revanche, tous ceux qui ont réagi en s’en prenant souvent violemment au Pape semblent penser qu’un Africain est trop bête pour y parvenir. De même, il a été rappelé ce que le Pape avait commencé par dire, à savoir que plus d’un quart des malades du SIDA sont soignés par des institutions catholiques, bien plus que toutes les ONG réunies (18% des malades). On pourrait demander combien sont soignés par des organisations antireligieuses, ou bien par une fondation Juppé ou Cohn-Bendit ou… la liste est longue ! Le préservatif aggrave-t-il le problème du SIDA ? Oui ou non le préservatif aggrave-t-il le problème du SIDA ? Puisque c’est cette phrase qui a été reprise partout, et que tout le reste a été oublié, je voudrais (re)montrer qu’elle est tout simplement vraie. J’examinerai d’abord sa vérité au plan individuel, puis sa portée à l’échelle des populations et enfin sa réalité pour ce qui est de l’épidémie planétaire. À première vue, on peut penser que le préservatif est efficace pour une personne ne voulant pas devenir séropositive ou ne voulant pas transmettre sa maladie ; je pense en particulier aux couples où l’une des personne est séropositive, et je ne parlerai pas de ce cas en particulier. On peut en effet sans doute démontrer que plus de gens auraient le SIDA aujourd’hui sans le préservatif, dans le climat de laisser-faire sexuel qui est quasiment mondial. Mais on peut encore plus facilement prouver qu’en respectant la morale sexuelle de la loi naturelle, au moins de temps en temps, nul n’est besoin de préservatif. Cependant, admettons que pour une personne donnée qui décide d’avoir des relations avec une autre personne dont elle ne sait rien, le préservatif soit un pis aller. Pourtant celui-ci n’est efficace qu’à 85% comme contraceptif chez ceux qui l’utilisent systématiquement, et la plupart des méta-analyses indiquent que son efficacité contre le VIH est de l’ordre de 80 à 90 %. Cela signifie que pour 100 personnes qui utilisent systématique un préservatif, entre 10 et 20 seront malgré tout contaminées. C’est moins efficace que les méthodes de régulation naturelle des naissances. Pourtant on nous rabâche à longueur de temps que celles-ci ne sont pas fiables, à tel point qu’elles ont été surnommées « roulette vaticane ». Pourtant une sérieuse étude a montré que la méthode symptothermique est fiable à 99,4% sur une durée d’un an pour les femmes ayant respecté scrupuleusement tous les critères, et un taux de 98,2% en moyenne lors de cette étude [1]. En « utilisation parfaite », le préservatif est supposé être fiable à 98% (85% en utilisation normale), tout comme la méthode symptothermique selon le chiffre retenu par l’OMS [2]. Va-t-on pouvoir nous expliquer pourquoi le « risque » d’avoir un enfant dans 2% des cas est jugé inacceptable, alors même qu’on juge tout à fait supportable le risque de contamination par le virus du SIDA dans les mêmes proportions ? Si on ne fait pas confiance à une méthode de régulation naturelle des naissances, il est surréaliste de faire confiance au préservatif. À l’échelle d’une population Voyons maintenant ce que disent les statistiques et la littérature scientifique sur l’évolution de l’épidémie de SIDA à l’échelle d’une population. On a récemment appris qu’à Washington, la prévalence de l’infection par le VIH était d’au moins 3%. Manquerait-on de préservatifs à Washington ? Ce chiffre est supérieur à celui de plusieurs pays de l’Afrique sub-saharienne (1,2% au Bénin ; 1,6% au Burkina-Faso ; 1,7 au Libéria ; 3,1 au Nigéria ; 2,1 en Angola, etc.). La réalité est plus complexe. En effet plusieurs personnalités scientifiques de premier plan ont montré que la première mesure à prendre est la réduction du nombre de partenaires. C’est d’autant plus important si une personne a plusieurs partenaires dans une même période. Prenons l’individu A qui a deux partenaires B et C. Supposons que B soit séropositif, il peut contaminer non seulement A, mais aussi C. Normalement, B et C ne se connaissant pas, il ne devrait pas y avoir de risque de transmission de la maladie entre eux. Mais les risques augmentent exponentiellement avec le nombre de partenaires simultanés. Au contraire le simple fait d’être fidèle à une personne, au moins pendant un temps, réduit considérablement ce genre de risques. C’est en substance ce que démontre Helen Epstein dans un essai paru en novembre 2008 dans le British Medical Journal [3]. H. Epstein est une journaliste indépendante et spécialiste de santé publique dans les pays en voie de développement, auteur notamment de The Invisible Cure: Why We Are Losing The Fight Against AIDS in Africa. De même, une étude essentielle parue dans Science en 2004 démontre que le succès obtenu en Ouganda a été rendu possible en réduisant considérablement le nombre de partenaires et en retardant l’âge des premières relations [4]. Et cette étude a été confirmée [5]. Autrement dit, fidélité et abstinence sont les clés de la lutte contre l’épidémie de SIDA. En Ouganda en particulier, la chute de la prévalence de séropositivité a précédé de plusieurs années l’arrivée massive des préservatifs. Les autres pays où une baisse sensible de l’épidémie est directement liée à la réduction du nombre de partenaires incluent le Kenya, Haïti, le Zimbabwe, la Thaïlande et le Cambodge [6]. On pourrait également citer James D. Shelton et son « commentaire » publié dans The Lancet fin 2007 sur les dix mythes de l’épidémie de SIDA parmi lesquels on trouve « les préservatifs sont la solution » [7]. Tout comme Helen Field, Shelton, qui appartient à l’USAID (Agence américaine pour le développement international) recommande avant tout de faire baisser le nombre de partenaires simultanés. Le préservatif donne le goût du risque Un autre argument a été avancé Edward C. Green qui est le directeur d’un programme de recherche sur la prévention du SIDA à l’université de Harvard. Il s’est fait remarqué la semaine dernière en prenant fait et cause pour le Pape. Dans un entretien accordé à la revue américaine National Review il a déclaré : « Le Pape a raison, ou bien disons que tous les indices dont nous disposons vont dans le même sens que ce qu’a dit le Pape [...]. Il a été prouvé que les préservatifs ne sont pas efficaces au niveau d’une population. Il y a un lien récurrent, démontré par nos meilleurs études, y compris les « Demographic Health Surveys » financées par les États-Unis, entre une plus grande disponibilité et utilisation des préservatifs et un taux d’infection au VIH plus élevé (et non moins élevé). Ceci peut être dû en partie au phénomène connu sous le nom de « compensation du risque », ce qui signifie que si quelqu’un utilise une technique de réduction d’un risque comme le préservatif, il perd souvent le bénéfice de cette réduction en compensant, ou prenant plus de risques que s’il n’avait pas utilisé cette technique » [8] (traduction AB). Cette explication est une des clés pour comprendre pourquoi le préservatif est à long terme une mauvaise solution. Tôt ou tard on se lasse de prendre des précautions, et le résultat se manifeste notamment aujourd’hui à Washington avec une reprise tragique de l’épidémie. Et avant qu’on explique que Green est à la solde du pape, il est bon d’ajouter qu’il est agnostique. À l’échelle de la planète Passons pour finir à l’échelle de la planète. Nous savons que seuls une réduction drastique du nombre de partenaires, ainsi qu’un âge plus tardif pour le début de l’activité sexuelle sont essentiels pour faire baisser de façon très importante l’épidémie de SIDA. Cela est possible puisqu’en Ouganda on est passé de 25 % à environ 6% de personnes infectées en l’espace de 10-15 ans [4]. Ce qui a pu être fait avec peu de moyens dans un pays souvent en proie à l’instabilité peut être fait ailleurs. L’ennui c’est que pour obtenir l’éradication d’une maladie, il faut que tout le monde joue le jeu. Or il est clair qu’aujourd’hui on ne se donne pas les moyens d’arriver à ce résultat autrement qu’en recherchant des traitements ou un vaccin. En ce sens la promotion du préservatif aggrave donc le problème. Tant que la principale façon de lutter est de promouvoir une solution non fiable dans un cas sur six ou sept au détriment d’un changement de comportement, on n’arrivera jamais à enrayer l’épidémie.

Tous ceux qui s’étonnent que le Pape soit catholique devraient s’apercevoir que son raisonnement, loin d’être idéologique ou simplement moraliste, est scientifiquement le plus valide. Peut-être est-il irréaliste à court terme dans la mesure où la fidélité et l’abstinence sont des valeurs très décriées de nos jours, mais sur le long terme, la seule solution est une prise de conscience de la valeur de la sexualité humaine. « On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels (Benoît XVI) [9]. »

Source :

http://www.libertepolitique.com/respect-de-la-vie/5216-sida-le-pape-a-scientifiquement-raison

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