6 mai, 2010

Aux sources de l’unité : la charité -commentaire sur la règle de Saint Augustin

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations — senalaetitia @ 10:41

La clé, ou résumé de l’idéal de Saint Augustin : « la charité qui engendre l’unité ».

I- L’unité

Dieu est Un et Trine : trois Personnes, un seul Dieu. Il y a une unité parfaite entre les trois Personnes de la Trinité. Jésus nous convie à cette unité ; il veut nous rendre participant de la vie divine, nous faire demeure au sein de la Bienheureuse Trinité par Lui, avec Lui et en Lui…
Jean 14, 11 « je suis dans le Père et le ère est en moi »
Jean 14, 20 « Ce jour-là vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi et moi en vous. »
Ainsi, étant dans le Fils qui est Lui-même dans le Père, nous sommes dans le Père. C’est ainsi que Jésus nous fait entrer dans le sein du Père, la vie des bienheureux.
Il va vers le Père nous préparer une place. Il dit en Jean 14, 3 « afin que, là ou je suis, vous aussi vous soyez« . C’est qu’il nous veut avec Lui au sein de la Bienheureuse Trinité.

On s’y prépare dès à présent en vivant dans son amour ; alors demeurant ainsi en son amour, nous jouissons dès à présent de la Béatitude du Ciel (du moins en prémices) que nous espérons…
Jean 15, 9-12 : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour. Si vous gardez mes commandements vous demeurerez en mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour. Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Manifestation de l’unité parfaite au sein de la Sainte Trinité : Jésus dit au Père, en Jean 17, 10 : « tout ce qui est à moi est à toi et tout ce qui est à toi est à moi »
=> Règle I, 3 « ayez tout en commun »
Posséder en commun est signe d’unité parfaite, d’une unité imitant celle qui règne au sein de Dieu.
Jean 17, 21 : « afin que tous soient un »
=> Règle I, 2 : « la première chose pour laquelle vous êtes rassemblés en un, c’est pour vivre unanimes à la maison et pour avoir une seule âme et un seul coeur tendus vers Dieu. »

… « Comme toi Père tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous.
Je leur ai donné ta gloire que tu m’as donnée pour qu’ils soient un comme nous sommes un : moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaits dans l’unité et que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé
. » (Jean 17, 21-22)
--> L’unité entre nous sert la gloire de Dieu. Et en manifestant notre unité dans le Christ, nous manifestons celle du Christ dans le Père et ainsi notre unité témoigne de ce que le Christ est vraiment Dieu dans l’unité du Saint Esprit ; donc il n’a pas usurpé à Dieu la gloire qu’il a manifesté sur terre mais cette gloire est bien à Lui, et il la reçoit du Père qui la Lui partage car ils sont Un dans l’Esprit.

Jean 15, 2 ; 8 ; 17 « tout sarment qui porte du fruit, il [le Père] l’émonde pour qu’il porte encore plus de fruit. (…)
C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples. (…)
Ce que je vous commande c’est de vous aimer les uns les autres. »
Jean 13, 35 « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
D’un commentaire de la règle par Marie-Ancilla, op : « Habiter en un n’est pas donné pour la sanctification personnelle de chacun ; c’est une grâce faite à certains pour qu’elle « découle sur les autres » ; elle implique une mission ecclésiale. [=> on habite donc en un « pour la gloire de Dieu et le salut du monde » !]
Les communautés monastiques tendent à manifester de façon visible l’unité à laquelle aspire toute l’Eglise. »(cf paroles du Seigneur en Jean 13, 35 -cité plus haut)
A ce sujet, notons aussi cette oraison dans les sept Pater de Sainte Brigitte : « pour l’unité de tous les peuples dans le Christ et son Eglise »
--> (je poursuis la citation :) « Elles ont pour mission d’être ferment d’unité, de la propager à tous les hommes pour les unir à leur tête, pour que tous deviennent les membres de l’Eglise« .

« Une âme et un coeur, c’est tout d’abord l’expression d’un coeur unifié (…) Il ne peut y avoir d’unanimité dans la communauté sans l’unification personnelle de chacun. »
Pour que l’âme et le coeur retrouvent leur unité, il est nécessaire qu’ils soient tout entier tendus vers Dieu ; ainsi tout en l’âme est unifié, toutes les puissances de l’âme travaillent dans l’unité au service unique de Dieu. Les passions divisent le coeur et l’âme ; l’amour de Dieu les unifie. De même, les passions divisent les hommes, la charité les unit.
Si nous aimons Dieu en premier lieu, par dessus toute chose, nous aimons le prochain comme soi-même puisque du premier commandement qui appelle à l’amour de Dieu, découle un commandement, semblable, qui appelle à l’amour du prochain. Ensemble, ces deux commandements forment le plus grand commandement auquel se rattache toute la Loi et les Prophètes, dont découlent tous les autres (cf Mtt 22, 34-40).
Or si nous aimons le Seigneur, nous gardons ses commandements et il prie pour nous le Père afin que nous soyons un en eux comme ensemble ils sont un (cf Jean 17, 20-23…).

Ainsi, « tendus vers Dieu » semble être un pré-requis pour l’unité avec Dieu, l’unité avec soi-même, et l’unité entre frère en Dieu.

II- L’amour du bien commun

L’abnégation, comme toute chose, est une bonne  chose tant qu’elle sert la charité -c’est-à-dire l’amour de Dieu et du prochain. D’ailleurs, Jésus nous invite sur ce chemin quand il dit : « celui qui veut être mon disciple, qu’il se renonce lui-même, qu’il porte sa croix chaque jour et qu’il me suive. »
Ensuite il nous apprend qu’ »il n’y a pas de plus grand amour que celui-là : donner sa vie pour ses amis » et il nous en donne l’exemple en déposant sa vie, en renonçant à sa propre vie afin que nous ayons la vie en abondance.
=> Règle V. 2 : « la charité [...] ne cherche pas son intérêt ; [...] elle fait passer ce qui est commun avant ce qui est propre. [...] Dans l’usage de toutes ces choses nécessaires, que la charité qui demeure l’emporte sur ce qu’utilise la nécessité qui passera. »

Jean 15, 13 « Nul n’a de plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis. »
L’amour du prochain, à son sommet, préfère l’intérêt du prochain à l’intérêt propre. C’est pour cela que Jésus a accepté de mourir et s’en allant ainsi, a dit aux siens : « c’est votre intérêt que je parte, car si je ne pars pas le Paraclet ne viendra pas vers vous. » (Jean 16, 7)

« L’amour social est caractérisé par le souci du bien commun [...] Il veut pour autrui ce qu’il veut pour lui-même. »
=> Mtt 7, 12 « Ainsi , tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-même pour eux : voilà la Loi et les Prophètes« , voilà le résumé de la Loi d’amour de Dieu, voilà comment, en pratique, on aime le prochain comme soi-même en voulant pour lui tout le bien qu’on veut pour soi-même.

Sur l’unité : comparaison du corps 1 Co 12
Nous sommes, chrétiens, le corps du Christ. Or un corps désuni est un corps malade mais un corps uni est un corps sain. Un corps malade tombe, puis meurt -en l’absence de soin ; un corps sain se tient debout, vigoureux, et glorifie Dieu car la gloire de Dieu c’est l’homme vivant (« on ne loue pas le Seigneur au Shéol », d’après Job).
1 Co 12, 12 « De même, en effet, que le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, en dépit de leur pluralité, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ [...] (27) Or vous êtes le corps du Christ, et membre chacun pour sa part. »
=> D’où l’importance de l’unité entre frères chrétiens, membres du corps du Christ qui nous a rachetés au prix de son Sang Précieux pour la gloire de Dieu le Père, et a fortiori l’importance de l’unité entre frères au sein d’une communauté religieuse. Pour que le corps glorifie le Père, il doit se tenir debout, vivant et vigoureux -donc uni !

« Tout ce dont on use doit être référé à Dieu »
=> de prières à l’Esprit Saint :
« Esprit de Science, éclairez-nous sur la vanité des choses de ce monde. Faites que voyant en elles des images de la perfection divine, nous nous en servions pour élever nos coeurs vers celui qui les a créées pour notre service. »
« Avec le don de Science, je ne verrai dans les choses créées que des moyens d’aller à Dieu ; je n’en userai que pour autant qu’elles me conduiraient à Lui, et je m’en abstiendrai si elles doivent m’en détourner. »
Et comment s’approcher de Dieu, qui est pur Amour de charité, sinon en gardant sa Loi, qui est une Loi d’amour !? Ainsi , l’Esprit de Science veut que tous les biens créés soient au service de la charité. Toute bonne chose le demeure tant qu’elle sert la charité, mais cesse de l’être dès qu’elle lui nuit…

III- L’unité blessé

Règle VI. 2 « que celui qui a été blessé pardonne sans récriminer. Si la blessure a été réciproque, que l’on se pardonne réciproquement ses torts, à cause de vos prières qui doivent être d’autant plus saintes qu’elles sont fréquentes. »

1. « pardonne sans récriminer » => « oui, si vous remettez aux hommes leurs manquements, votre Père céleste vous remettra aussi ; mais si vous ne remettez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous remettra pas vos manquements. » (Mtt 6, 14)

2. « à cause de vos prières » => « Et quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, remettez-lui afin que votre Père qui est aux Cieux vous remette aussi vos offenses. » (Mc 11, 25)
Ou encore : « Quand donc tu présentes ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis reviens et alors présente ton offrande. » (Mtt 5, 23-24)

3. « vos prières qui doivent être d’autant plus saintes qu’elles sont fréquentes » => « si deux d’entre vous sur la terre unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé. Que deux ou trois en effet soient réunis en mon Nom, je suis là au milieu d’eux. » (Mtt 18, 19-20)

Dieu aime ceux qui s’aiment et il agrée lorsqu’on Lui fait une demande entre frères unis autour de son Fils par les liens de la charité. D’où l’importance, pour prier, de demeurer unis dans les liens de la charité. L’offense brise ses liens mais le pardon les rétablit et en guérit la blessure. Ainsi , une fois l’unité rétablit, on peut à nouveau présenter au Très Haut des prières qui Lui seront agréables.

Le pardon guérit donc les corps désunis : recevoir le pardon de Dieu guérit le pécheur qui peut se relever et glorifier Dieu ; se pardonner entre frères chrétiens guérit le corps mystique du Christ, qui peut alors se relever et glorifier Dieu (puisque les morts ne louent pas le Seigneur !)

La cupidité, au service de l’amour propre, est source de divisions (avec Dieu, en soi-même et entre frères) alors que la charité, au service du Seigneur (dont l’amour est pure charité) nous conduit sur les chemins du salut, nous donnant de retrouver l’unité (brisée à cause du péché) avec le Créateur, avec soi-même et avec la création entière (ses semblables en particulier).

L’unité entre frères, en cela, semble être une manifestation extérieure de la charité -qui vient de Dieu.

Toutes les citations sans référence sont  tirés de Cahiers de l’école cathédrale « Charité et unité«  clé pour comprendre Saint Augustin, par Sr Marie-Ancilla op

Ce commentaire tout comme la règle commentée peuvent ne sembler utile que pour la vie monastique sous la règle de Saint Augustin mais il me semble que le thème est d’actualité aussi bien pour les laïcs, avec la préoccupation actuelle de l’unité des chrétiens… ainsi, ces petites méditations peuvent encourager chacun à persévérer dans la charité et dans l’esprit du Concile Vatican II -en particulier sur ce qui est relatif à l’oeucuménisme. En méditant sur la charité source d’unité, n’oublions pas les exhortations au sujet de la charité dans la vérité

11 avril, 2010

EN LA RÉSURRECTION DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST Dimanche de PÂQUES 04 Avril 2010

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations — senalaetitia @ 15:08

Frères et sœurs, exultez de Joie ! Christ est ressuscité ! Christ est Vivant !Que la Lumière du Christ Ressuscité dans la Gloire vous illumine ; qu’elle chasse de votre cœur, de votre esprit et de votre vie les ténèbres du péché et de la mort.

Aujourd’hui, la mort et les puissances de mort sont vaincues par la VIE.

Aujourd’hui, la haine est vaincue par la puissance de l’AMOUR.

Aujourd’hui, la rancune et la vengeance sont vaincues par la force du PARDON.

Aujourd’hui, ce qui était abattu est relevé, ce qui était vieilli est renouvelé, ce qui était abîmé ou sali par le mal et le péché retrouve sa pureté et son intégrité.

Aujourd’hui, le Christ ressuscité relève l’homme blessé par le péché dans son cœur , son esprit et son corps et lui redonne la Vie.

La Résurrection, nous offre de repartir d’un pas nouveau et avec un cœur renouvelé. Elle nous invite à vivre comme des jeunes, des femmes et des hommes entièrement ressuscités ; c’est-à-dire, non plus plongés dans le mal et le péché, mais en véritable disciples du Christ en vivant les engagements de notre Baptême : rejetant le Péché et toutes les structures de péché qui conduisent au Mal.

Par sa Passion et par sa croix, le Christ n’est pas venu écraser, punir, lyncher et abattre le pécheur et le criminel. Non ! IL est venu pardonner et surtout relever l’homme blessé par son péché et appelé au pardon et à la réconciliation. IL vient guérir et sauver ! Il vient surtout condamner, dénoncer et tuer le Péché et tout ce qui conduit au Mal, nous invitant à faire de même.

Aujourd’hui, les chrétiens, les hommes et femmes de bonne volonté trouvent la pierre du tombeau roulée. Le tombeau est vide ! Ne cherchons pas ou plus le Vivant parmi les morts. Ne cherchons plus l’homme enfermé définitivement dans la mort et les ténèbres du péché. Désormais, retrouvons l’homme dans la Lumière et dans la Vie du Ressuscité.

Par la Résurrection, l’homme est relevé d’entre les morts, il est remis debout.

C’est ce en quoi consiste la Résurrection pour nous chrétiens, pour tout croyant. N’imaginons pas autre chose et surtout ne parlons pas de réincarnation.

Notre résurrection est déjà réalisée ou devrait l’être, car cela dépend aussi de moi, de ma liberté. Si je ne veux pas me laisser ressusciter, c’est-à-dire, si je refuse de me convertir, de mener une vie nouvelle digne d’un enfant de Dieu ; si je refuse de rejeter le Mal, le Péché et Satan et toutes les œuvres de péché, alors c’est que je dis non à Dieu, non à la résurrection, non à l’Amour de Dieu et au pardon et non à la Vérité. Dans ce cas, je demeure dans la mort qui débouchera à ma résurrec-tion finale à la seconde mort dont parle l’Apocalypse : l’Enfer ; c’est-à-dire la privation de Dieu, de son Bonheur et de l’Amour pour l’éternité.

Alors aujourd’hui, je dois me laisser ressusciter, moi le boueux, le terreux qui par mes péchés suis redevenu comme un animal, marchant et rempant dans la boue du mensonge, du vol, du meurtre, de l’adultère et de toutes sortes d’impuretés, de maux et d’injustices.

Mais par sa croix et par sa résurrection le Christ vient me relever ; du boueux que je suis, de l’homme de la boue, Christ insuffle en moi une haleine de VIE, IL me fait redevenir un homme debout, relevé, ressuscité ! La gloire de Dieu, c’est l’homme debout ; re-créé à son Image et à sa Ressemblance.

Dans le tombeau vide, il ne reste que le Linceul, signe de la mort qui emprisonne l’homme et le prive de la vie. Or, par la Résurrection, le Christ me délivre ; IL me libère de tous mes esclavages qui m’empêchent d’être Libre, heureux, vrai, d’aimer et de pardonner selon le plan de Dieu pour moi.

L’Apôtre Paul nous dit : Purifiez-vous des vieux ferments : vices et perversité, pour devenir une pâte nouvelle, un pain fermenté par la droiture et la vérité.

Ce jour de la Résurrection du Christ nous invite à la Joie de la Foi et à l’Espérance.

La Résurrection nous rappelle que nous ne sommes que de passage sur cette terre, comme des pèlerins en marche vers la Jérusalem Céleste notre seule et véritable patrie éternelle. Soyons près nous aussi à passer par la mort pour entrer dans la VIE avec le Christ, là où IL nous attend dans la Maison du Père.

La Résurrection nous rappelle que nous ne sommes pas nés par hasard, ni pour le néant ; mais par l’Amour de ce Dieu Père qui veut notre bonheur éternel, LUI qui nous a créés non pour la mort mais pour la VIE.

La Résurrection nous rappelle que l’Amour, le pardon et la Vie, avec Dieu sont toujours les plus forts.

La Résurrection nous rappelle qu’elle n’est pas un retour sur terre ni à la vie terrestre, mais elle est une véritable transformation, transfiguration par laquelle l’homme est appelé à retrouver sa splendeur première, d’avant le péché originel.

La Résurrection nous rappelle que MARIE, la première des ressuscitée, après le Christ, est glorifiée ; Elle est pour nous réconfort et espérance car nous aussi sommes promis à la même gloire si nous acceptons de Ressusciter aujourd’hui même avec le Christ.

Dans la Foi et l’Espérance, à vous tous et toutes Bonnes et saintes fêtes de la Résurrection !

Que la Joie remplisse votre cœur. Laissez le CHRIST vous aimer et vous ressusciter.

Répandez autour de vous la Paix, la Joie, l’Amour et le Pardon ; soyez de vrais disciples de CELUI qui nous a aimés jusqu’à mourir sur la croix et qui vient nous illuminer de son Amour !

CHRIST est ressuscité, Alléluia ! Oui, vraiment ressuscité, Alléluia !

Par le P. Michel

14 mars, 2010

Le signe de la Croix

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 18:05

« Il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime, pour ses amis. Vous êtes mes Amis ! – St Jean 15,13 »

« La preuve que Dieu nous Aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. – Rom. 5,8 »

Ces deux paroles nous disent tout du Signe de la Croix !

Élevée à la face de la terre, la Croix est le signe de l’AMOUR de Dieu pour nous.

Signe si vite tracé, si facilement fait, parfois dans des circonstances ou des situations peu respectables; on ne joue pas avec ; ni magie, ni superstition. Il est tout autre chose. Il me rappelle qu’un jour, Quelqu’un est Mort d’ Amour pour moi !

Signe Sacré qui me redit de quel Amour Dieu m’a Aimé et m’aime toujours, car j’ai du prix à ses yeux.

Le Signe de la Croix est le baiser d’Amour et de Tendresse que Dieu pose sur moi, comme une mère pose tendrement un doux baiser sur le front de son enfant.

Des parents chrétiens tracent sur le front du nouveau-né ce premier geste d’amour comme pour dire Merci à Dieu pour cet enfant et déjà le Lui consacrer. D’autres, le soir au coucher, font la même chose sur le front de l’enfant.

C’est à mon BAPTÊME que l’Eglise, au Nom du Seigneur, a posé ce Signe sur mon front : « Sois marqué du Signe de la Croix du Christ, notre Sauveur.  »

Dieu me marque « sur le front » d’un signe qui dit que désormais je Lui suis « Consacré » ; qu’avec et à la suite du Christ SON FILS, je suis devenu son Enfant bien-aimé.

Il est Signe de protection par lequel Dieu dit: Celui-ci est mon Enfant ; tu n’y touches pas, tu ne lui fais aucun mal ; tu ne touches pas à sa vie car il est «  sacré » ; il m’appartient. C’est surtout à Satan, mon ennemi, que Dieu donne cet avertissement.

« Dieu dit à l’homme vêtu de lin ( le Christ ) : Marque d’une Croix au front les hom-mes… quiconque porte la croix au front, ne le touchez pas. – Ezéchiel 9,4 »

Je suis marqué du signe de la Croix du Christ, notre Sauveur, comme les maisons des hébreux furent marquées du sang de l’agneau qui les protégea de la mort. ( Exod. 12,5-13 )

La Croix est le « sceau » qui authentifie mon appartenance à Dieu obtenue par le sang de Son Fils Jésus versé sur la croix. (Apoc. 7, 3-4 ; 9,4 ; 14,1 )

Ce Signe me rappelle que par mon Baptême je suis devenu Enfant de Dieu, Disciple du Christ et que par sa Croix IL me donne le Salut, IL m’assure la Rédemption par laquelle IL me rachète, par laquelle IL m’arrache au pouvoir de Satan et de la Mort éternelle.

Pour ma vie de CHRÉTIEN : Ce Signe me rappelle que Je dois désormais mener une vie digne d’Enfant de Dieu car je Lui ai coûté cher.

Chaque fois que je le trace sur moi, je me revêts de la Trinité ; je suis devenu Temple de l’Esprit saint, Demeure de Dieu par mon Baptême.

Le Signe de la Croix me redit que tout Disciple du Christ doit prendre sa croix de chaque jour et marcher à sa suite. C’est-à-dire accepter toute épreuve, tout échec, toute mala-die ou souffrance avec Foi en les unissant à la Passion du Christ qui les porte avec moi toutes ces croix. Jésus me dit: J’y suis avec Toi dans toutes ces épreuves. Je ne te laisse pas seul.

Mais aussi comme Lui, je dois savoir perdre ma vie par Amour pour Dieu, et au service de mon Prochain par la charité et le don de ma personne. Je dois être prêt à témoigner comme certains qui ont été jusqu’au Martyr, témoignage suprême.

Aux OBSÈQUES. Lors de la sépulture il y a le Rite de la Croix : « Par cette croix, Seigneur Jésus, rappelle-Toi, Tu nous as aimés jusqu’à mourir pour nous ; que cette Croix soit donc à nos yeux le Signe de Ton Amour pour notre frère ou sœur défunt et pour chacun de nous. »

Au moment de l’Adieu, la Croix est tracée sur le défunt avec l’eau bénite en rappel du Baptême : « Nous espérons et nous croyons que tous nous ressusciterons. En signe de cette Foi, je béni votre corps : Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit »

Au cimetière, la famille et les personnes présentes sont invitées à faire un signe de croix sur le cercueil qui est descendu dans la tombe avant qu’elle soit refermée.

Ainsi, au moment de la séparation, ce Signe de Croix envers le défunt est là pour nous redire que par Sa mort sur la Croix, le Christ a vaincu la Mort et par sa Résurrection, IL nous dit que la mort ne retiendra jamais l’homme en son pouvoir.

Le Signe de la CROIX est pour nous Signe d’ESPÉRANCE : Dieu nous AIME, IL nous a pardonné nos péchés et nous sommes SAUVÉS, IL nous ressuscitera au dernier jour pour la VIE ÉTERNELLE.

Traçons ce Signe avec respect et dignité, avec lenteur.

Au NOM du PÈRE : ma main se pose sur le front : Dieu premier servi. Je dois toujours penser à Lui. Et du FILS : ma main descend sur ma poitrine ou mon ventre : car Jésus à pris chair dans le sein Immaculé de la Vierge Marie ; Il est présent en Moi par les sacrements, surtout l’Eucharistie. Et du SAINT ESPRIT : ma main remonte sur l’épaule gauche et va sur l’épaule droite : car le Christ est Ressuscité et remonté au Ciel d’où l’Esprit Saint nous a été envoyé. Il nous guide me tenant par l’épaule, IL me soutient, IL me relève du péché si je suis tombé… AMEN : Oui, c’est vrai je suis aimé de TOI Père, qui en Ton Fils m’a racheté sur la Croix et par l’Esprit Saint Tu me relèves, me ressuscite, me redonne la Vie.

Par le P. Michel

Dieu ne se laisse pas mettre dehors

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 17:46

Bonjour, voici un petit texte paru dans le bulletin du Rosaire du mois de janvier 2010. C’est un texte pour le temps de Noël mais il peut aussi illuminer ce temps de Carême et nous accompagner dans cette marche vers Pâques, vers une vie nouvelle plus près de Dieu…

Noël, dans l’Evangile selon S. Jean, c’est brutal : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu« …
Qui donc est visé par cette rude remarque ?
D’abord Bethléem : le Fils de David vient dans sa ville, mais doit naître dans une étable, car, dans la salle commune, il n’y a pas de place pour Lui !
Ensuite, Israël : le Messie, l’Envoyé de Dieu, vient chez les siens mais son peuple n’en veut pas !
Enfin, toute l’humanité : le Créateur du monde entre dans ce monde, mais il n’est pas écouté, pas accueilli, pas reçu.

C’est donc tout le monde que cette remarque vise…
Alors, interrogeons-nous : avons-nous un peu de temps pour la personne qui attend un regard ? Pour celle qui souffre et a besoin d’aide, ai-je un peu de temps ?
Et pour Dieu, avons-nous du temps ? Pour le Seigneur, ai-je un peu de temps ? Reste-t-il une place en moi pour Lui, ou bien… est-ce que toute ma place, tout l’espace de ma pensée et de mes affaires est déjà réservé, clôturé, cadenassé ?
Oui, l’Evangile est brutal : « Malheureux vous les riches, car vous avez déjà votre récompense ! ». C’est que, plus on est riche, plus on est plein de soi, et moins autrui peut y entrer, y compris Dieu !

« Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu » : ce dramatique refus, cette attitude de rejet, n’a pourtant pas le dernier mot…
De même en effet que l’Evangile de Luc révèle l’amour de Marie, la fidélité de Joseph, et le vigilance des bergers… de même que l’Evangile de Matthieu publie la visite des Mages, ces sages venus de si loin… de même l’Evangile de Jean ajoute : « mais à tous ceux qui l’ont reçu… il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu ».
Oui, des gens qui accueillent Jésus, il y en a encore et toujours… Et c’est ainsi, à partir de l’étable, à partir de l’extérieur, que grandit silencieusement la Maison nouvelle, la Cité nouvelle, le Monde nouveau.

D’un côté donc, le message de Noël éclaire l’obscurité de notre monde avide, égoïste et brutal ; mais de l’autre côté, il affirme que Dieu ne se laisse pas mettre dehors !
Il finit toujours par trouver un espace, même s’il Lui faut entrer dans une étable…
Car on trouve toujours des hommes qui découvrent sa lumière, l’accueillent et la transmettent avec joie.

Chrétiens, que nous soyons bergers ou mages, simples ou sages, Noël doit briser nos enfermements (quelle prison que nos désirs et nos intérêts !), et nous jeter à la rencontre de Jésus pour L’adorer.

Comment L’adorer ?
D’abord en priant.
Mais aussi en ouvrant le monde à la vérité, au bien, au service des pauvres, à la joie silencieuse, au Christ…
Souviens-toi : Dieu ne se laisse pas mettre dehors ! Il suffit d’une porte entr’ouverte…

d’après Benoît XVI (Noël 2008)

« Qui est ma mère ? »

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 17:35

Jésus posa cette question à la foule (Mc 3, 33), et comme personne n’osait répondre, il ajouta : « Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, ma mère ». Pour comprendre cette parole étonnante et capitale, suivons un bon guide…

Dès que Marie eu appris qu’elle et sa cousine portaient un enfant, elle partir vers la montagne de Judée.
Pour quel motif ? Non pour vérifier l’étonnante annonce de l’Ange… mais pour servir joyeusement sa cousine. Désormais toute remplie de Dieu, elle partir avec empressement car la grâce du Saint Esprit ne supporte ni hésitation ni retard !

Son arrivée produisit aussitôt un bienfait puisque, dès qu’Elisabeth entendit la salutation de Marie l’enfant tressaillit en elle, et elle fut remplie de l’Esprit Saint.

Notez bien l’exactitude de chaque mot…
Elisabeth fut la première à entendre la parole, mais Jean fut le premier à ressentir la grâce.
La mère a entendu selon la nature, mais l’enfant a tressailli en raison du mystère.
Elisabeth a constaté l’arrivée de Marie, et Jean, celle du Seigneur.
La femme, l’arrivée de la femme, l’enfant, celle de l’enfant.

Ces deux enfants, sans aucune parole, agissent en leur mère : chacun inspire sa mère, et alors chacune prophétise.
Mais chacune à sa façon…

C’est lorsque Jean tressaille que sa mère est remplie de l’Esprit Saint : elle ne l’a pas été d’abord, avant son fils…

C’est jean le premier qui fut rempli de l’Esprit Saint puis sa mère à son tour. Elisabeth est donc comblée parce qu’elle a déjà un fils.
Mais il n’en va pas de même pour Marie. Avant même son Fiat, la première parole de l’Ange n’est-elle pas : « Réjouis-toi comblée de grâce, le Seigneur est avec toi » ?

Ainsi Elisabeth est comblée après avoir conçu, mais Marie, avant d’avoir conçu. Elisabeth l’avait bien deviné, disant à sa cousine : « Heureuse, toi qui as cru ! »

Heureux, vous aussi, vous qui avez entendu et qui avez cru ! Car toute âme qui croit conçoit le Verbe. Elle Le conçoit, elle L’engendre, elle Le reconnaît à ses oeuvres.

Que l’âme de Marie soit donc en chacun de vous, pour qu’en vous aussi, elle exalte le Seigneur !
Que l’esprit de Marie soit en chacun de vous, pour qu’en vous aussi il exulte en Dieu.
Car, s’il n’y a qu’un seule mère du Christ selon la chair, tous peuvent engendrer le Christ selon la foi.

Toute âme qui porte en elle le Christ exalte le Seigneur, comme l’âme de Marie a exalté le Seigneur, et comme son esprit a exulté en Dieu son Sauveur.

d’après Saint Ambroise de Milan (340-397)

19 février, 2010

Dieu se souvient du péché sur quatre générations… mais Il n’oublie pas la vertu !

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 15:32

Bonjour,

J’avais écrit un petit article sur la miséricorde de Dieu quand Il punit le péché. Je voudrai le compléter ici et montrer comment Dieu ne se rappelle pas seulement le mal mais aussi le bien sur plusieurs générations car Il n’est pas un juge méchant mais un juste Juge plein de miséricorde.

Du premier livre des Rois chapitre 11 versets 4 à 13 :

Salomon vieillissait ; ses femmes le détournèrent vers d’autres dieux, et son coeur n’était plus tout entier au Seigneur, comme l’avait été celui de son père David. Salomon prit part au culte d’Astarté, la divinité des Sidoniens, et à celui de Milcom, l’idole des Ammonites. Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, et il ne lui obéit pas aussi parfaitement que son père David. Il construisit alors ,sur la montagne à l’est de Jérusalem, un sanctuaire pour Camosh, le dieu de Moab, et un autre pour Milcom, le dieu des Ammonites. Il en fit d’autres pour permettre à toutes ses femmes étrangères d’offrir de l’encens et des sacrifices à leurs dieux. Le Seigneur s’irrita contre Salomon parce qu’il s’était détourné du Seigneur Dieu d’Israël. Pourtant celui-ci lui était apparu deux fois, et lui avait défendu de suivre d’autres dieux, mais Salomon avait désobéi. Le Seigneur lui déclara : « Puisque tu t’es conduit de cette manière, puisque tu n’as pas gardé mon alliance ni observé mes prescriptions, je vais t’enlever le royaume et le donner à l’un de tes serviteurs. Seulement, à cause de ton père David, je ne ferai pas cela durant ta vie ; c’est de la main de ton fils que j’enlèverai le royaume. Et encore, je ne lui enlèverai pas tout, je laisserai une tribu à ton fils à cause de mon serviteur David et de Jérusalem, la ville que j’ai choisie. »

La faute de Salomon est grande pour deux raisons : d’une part, l’idolâtrie est un grand péché devant Dieu ; d’autre part, Salomon avait reçu du Seigneur des faveurs très élevées : ce n’est pas à tout le monde que le Seigneur apparaît ! et nous savons que Salomon a été instruit de la Sagesse par le Seigneur Lui-même car Dieu l’avait choisi, et il a reçu encore d’autres grâces élevées qu’il savait venir du Seigneur comme sa royauté. Voilà pourquoi le Seigneur a voulu le punir mais il ne l’a pas puni comme il le méritait par de la grandeur de sa faute. Au contraire, Dieu s’est souvenu de la fidélité de son père David et à cause de cela, la faute de Salomon a été punie moins sévèrement. Ainsi, si la faute des pères peut aggraver la sanction des enfants, petits enfants et arrière-petits enfants, de la même façon, la vertu des pères allège la sanction des enfants. C’est l’héritage. Nous ne pouvons pas trier l’héritage. Même physiquement, si on a pris certains beaux traits de nos parents, il arrive fréquemment qu’on soit en même temps affublé aussi de certaines tares. On peut hériter à la fois de la beauté des traits de nos parents et en même temps de la pénibilité d’une maladie héréditaire -peut être un héritage reçu déjà des grands-parents. Et de la même façon financièrement, on peut hériter de la fortune de ses parents tout comme on peut hériter de leurs dettes. Et bien, dans la Justice divine, on hérite de la même façon des péchés non confessés que des vertus reconnues.

6 février, 2010

La Présentation de Jésus au Temple

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 12:32

Bonjour,

Ce mardi 2 février, nous avons fêté la Chandeleur, ou Présentation du Seigneur. L’Evangile lu était Luc 2, 22-40.
Parce qu’il vaut mieux tard que jamais, voici une petite méditation du Fr. Jean-Marie GUEULLETTE  dans le Supplément à Fêtes et Saisons (ed. Cerf) :

Le don de l’enfant

Jésus est présenté au Temple par ses parents. Ils apportent le sacrifice prescrit. Ils offrent quelque chose à Dieu, en échange, si l’on peut dire, du droit de garder cet enfant.
Présenter l’enfant nouveau-né à Dieu et offrir un sacrifice, c’était reconnaître que l’enfant était un don de Dieu, et non pas la propriété des parents.

Marie et Joseph accomplissent ce rite, eux qui sont bien placés pour savoir que leur enfant est don de Dieu, qu’il vient de Dieu. Ils viennent comme des parents ordinaires, qui rendent grâce à Dieu pour le don qu’il leur fait, ou plutôt qu’il leur confie.

Dès la Présentation au Temple, la vocation de ce petit garçon est attestée. Elle invite ses parents à prendre conscience de tout ce qui les dépasse dans cette histoire. Une telle démarche, une telle attitude spirituelle devant la venue au monde d’un enfant est-elle réservée à ces parents particuliers qu’étaient Marie et Joseph ? Notre science et nos progrès dans la maîtrise de la fécondité laissent-ils une placent pour reconnaître que l’enfant est un don de Dieu ? Un mystère confié par le Créateur à des parents. 

Et si l’enfant est un don de Dieu, un mystère confié par le Créateur, nous n’avons pas le droit de faire pour lui des projets qui ne lui conviennent pas, nous n’avons pas non plus le droit de l’asservir ou de le maltraiter de quelque autre façon… le respect des droits de l’enfant devrait ainsi couler de source si on aime Dieu ou sinon, si on en a au moins la crainte.
Comme je l’avais écrit ailleurs (en reprenant un sermon entendu lors d’une messe), si l’on est ordonné à Dieu, si l’on a mis Dieu à sa place, c’est-à-dire à la première place, tout le reste de notre vie s’ordonne naturellement de façon juste. Ainsi, pour celui qui aime Dieu avant tout (et même avant lui-même), il n’est pas question de jouer avec la vie d’un enfant, de spéculer sur son avenir de façon égoïste, de l’asservir ni de le maltraiter de quelque autre façon, puisque l’enfant appartient d’abord au Créateur qui le confie à des parents…

5 février, 2010

La connaissance de Dieu

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 22:42

Il y a des « sages » qui étudient toute sorte de sciences et entre autres sciences, ils lisent la Bible… et après avoir étudié la Bible, il y a de ces « sages » qui ne reconnaissent toujours pas Dieu. Il y en a parmi ces « sages » qui ont tellement bien étudié la Bible qu’ils en citent des passages par coeur avec leurs références et savent exploiter même les trésors de la Bible pour accuser le prochain ; et malgré tout cela, ils n’ont pas su reconnaître Dieu. Certains l’appellent encore « être suprême » et lui admettent des rivaux après avoir si bien étudié la Bible.

Peut-être qu’il s’agit de ceux-là qui restent dehors… Jésus disait à ses disciples : « A vous le mystère du Royaume de Dieu a été donné ; mais à ceux-là qui sont dehors tout arrive en paraboles, afin qu’ils aient beau regarder et ils ne voient pas, qu’ils aient beau entendre et qu’ils ne comprennent pas, de peur qu’ils ne se convertissent et qu’ils ne leur soit pardonné. » (Mc 4, 10-12.) Non que le Seigneur les empêche d’entendre (car le Seigneur est bon et veut le salut de tous -mais pas contre notre volonté) mais « en raison de leur endurcissement de coeur », ils ne peuvent pas comprendre, car la Parole de Dieu nous mène sur les chemins de conversion… Mais ceux-là qui s’estiment suffisamment bons, intelligents, savants et sauvés, ne peuvent pas entendre de telles paroles parce qu’ils ne supporteraient pas de devoir admettre leur pauvreté d’âme et de se convertir. Aussi, ils ferment leur coeur à ce qui pourraient les renverser de leur trône ; c’est ce qui les empêche de comprendre malgré tant de sciences…

Je viens juste de penser à cela. En fait, je me demandais comment il se fait que ces grands « sages » arrivent à connaître tant de sciences et même la Parole de Dieu et continuent de méconnaître Dieu. Et je me suis rappelé la Sagesse de Salomon, au chapitre 13 versets 1 à 9 :
« Oui, vains par nature tous les hommes en qui se trouvaient l’ignorance de Dieu, qui, en partant des biens visibles, n’ont pas été capables de reconnaître Celui-qui-est, et qui, en considérant les oeuvres n’ont pas reconnu l’Artisan. Mais c’est le feu, ou le vent, ou l’air rapide, ou la voûte étoilée, ou l’eau impétueuse, ou les luminaires du ciel, princes du monde, qu’ils ont considérés comme des dieux !
Que si, charmés de leur beauté, ils les ont pris pour des dieux, qu’ils sachent combien leur Maître est supérieur, car c’est la source même de la beauté qui les a créés. Et si c’est leur puissance et leur activité qui les ont frappés, qu’ils en déduisent combien plus puissant est Celui qui les a formés, car la grandeur et la beauté des créatures, font, par analogie, contempler leur auteur.
Ceux-ci toutefois ne méritent qu’un blâme léger ; peut-être en effet ne s’égarent-ils qu’en cherchant Dieu et en voulant le trouver : versés dans ses oeuvres, ils les explorent et se laissent prendre aux apparences tant ce qu’on voit est beauté !
Et pourtant eux non plus ne sont point pardonnables : s’ils ont été capables d’acquérir assez de sciences pour postuler l’unité du monde, comment n’en ont-ils pas plus tôt découvert le Maître !
 »
Et c’est en lisant ce passage que j’ai été très surprise de ces « sages » qui, après avoir étudié beaucoup et même la Bible (et donc certainement ce passage puisqu’il fait partie des livres sapientiaux), n’ont pas reconnu Dieu.  Salomon s’étonne pour ceux qui ont étudié la nature sans reconnaître Dieu… Mais alors qu’en est-il quand après avoir étudié la nature ET la théologie on n’a pas reconnu Dieu ? Cela me paraissait improbable et je me demandais comment me le faire expliquer par l’un de ces « sages » qui n’a pas reconnu Dieu. Or c’est un peu délicat de poser une telle question. Heureusement, à la lumière du Nouveau Testament, on le comprend mieux (cf paragraphe précédent).

Le Magnificat donne aussi une petite lumière sur cette étrangeté : « son amour (du Puissant) s’étend d’âge en âge à ceux qui le craignent ; déployant la force de son bras, il disperse les superbe, il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles, il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides ».

Oui, Dieu ne regarde pas à la manière des hommes, il n’agit pas à la manière des hommes et il Lui plaît de se révéler aux petits ; ceux-là que le monde méprise à cause de leur bassesse, c’est ceux-là que Dieu choisit :

« Il a jeté les yeux sur l’abaissement de sa servante » nous dit Marie (Luc 1, 48)
« Je te bénis Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux touts-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. Tout m’a été remis par mon Père et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. » dit le Seigneur (Mt 11, 25-27)

Alors, si on manque de connaissance de Dieu, comment faire ? Ce qui précède ne signifie pas que les « sages et les intelligents » sont exclus pour toujours de la connaissance de Dieu et du salut par Jésus Christ ! Dieu ne sait rien refuser aux âmes humbles. Ceux qui désirent vraiment rencontrer le Seigneur, le connaître mais qui sont empêchés à cause de l’orgueil qu’ils ont mis dans leur sagesse, leur intelligence ou leurs richesses ou autres, ne sont pas condamnés à rester « dehors » car Dieu est miséricordieux. Aussi, s’ils désirent attirer sur eux les faveurs du Seigneur, qu’ils s’appliquent à s’humilier devant Lui car Marie nous dit qu’il regarde l’abaissement avec bienveillance et Jésus nous dit encore « quiconque s’élève sera abaissé et celui qui s’abaisse sera élevé« (Luc 14, 11)

J’entendais il y a peu, dans un sermon, que la Foi est une grâce de Dieu et elle se demande à genoux. Or la foi précède la théologie, et c’est pour cela que « la théologie commence à genoux et finit à genoux » (elle finit par l’action de grâce). C’était un beau sermon mais je ne saurai pas tout retranscrire…

Ainsi, l’humilité -si petite par nature- n’est pas la plus petite parmi les vertus car elle attire sur l’âme des faveurs élevées de la part de Dieu et il lui livre alors en abondance les mystères cachés depuis le commencement…

Sainte méditation de la Parole de Dieu, dans le secret d’un coeur humble et pur… que Marie, la première en chemin, nous enseigne à accueillir le Verbe de Dieu dans ces dispositions qui Lui sont si agréables. Amen

31 décembre, 2009

Méditation sur les mystères douloureux -tournée vers l’année sacerdotale

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 17:04

Bonjour, aujourd’hui je voudrai vous partager quelques méditations à partir des mystères douloureux. Ces méditations sont essentiellement centrées sur les prêtres puisque cette année est une année sacerdotale. On peut tout à fait prier pour d’autres intentions à partir de ces mêmes méditations mais j’ai mis uniquement les intentions des prêtres parce qu’ils sont particulièrement l’objet de nos prières en cette année sacerdotale…

MYSTRES DOULOUREUX

1er mystère : l’Agonie de Jésus à Gethsémani
FDM
: le regret, la contrition des péchés

« Père, tout t’est possible, éloigne de moi ce calice ; cependant non pas ce que je veux mais ce que tu veux ! » (Mc 14, 33-36)

Au jardin d’Eden, Adam s’est éloigné de Dieu en préférant sa propre volonté à celle de Dieu. C’est par cet acte de désobéissance que le péché est entré dans le monde, que l’homme a perdu sa dignité d’enfant de Dieu. Au jardin des oliviers, devant l’angoisse de la mort, Jésus préfère la volonté du Père à la sienne. C’est par cet acte de soumission que le salut est entré dans le monde, par le sang versé par Jésus que l’homme peut retrouver l’amitié avec Dieu.

> Seigneur, donne-nous des prêtres qui soient des saints à ton image, préférant mille angoisses et mille morts que de commettre la moindre faute volontaire, afin que leur vie ainsi conformée à la tienne soit un modèle pour tous les fidèles.
> Donne-leur d’offrir généreusement leurs combats et leurs angoisses, en union avec tes mérites et ton Précieux sang versé lors de ton agonie, pour obtenir aux pécheurs la grâce d’un sincère repentir de leurs fautes. Amen

« Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l’esprit est ardent mais la chair est faible. » (Mt 26, 41)

> Seigneur, rappelle-toi de la faiblesse de nos corps et, par les mérites de ton agonie et par ton Précieux Sang, soutiens les prêtres dans leur ministère, protège les, rends les forts face aux tentations et ne les laisse pas succomber.
> Puissent nos prêtres se rappeler la faiblesse de la chair malgré l’ardeur de l’esprit et se tenir vigilants dans la prière pour résister devant les tentations et toujours pouvoir choisir librement la volonté de Dieu. Amen.

2ème mystère : la Flagellation
FDM : la mortification des sens, la pureté

> Père, regarde avec amour les efforts de pénitences et de mortifications auxquels se livrent nos consacrés dans le secret. Quelle qu’en soit la grandeur, Père, ne les regarde qu’à travers les Plaies et le Précieux Sang de Jésus lors de sa Flagellation et daigne accueillir leur sacrifice afin que, ainsi uni à celui de Jésus silencieux sous les coups, il obtienne aux pécheurs la purification du coeur.

« Purifie d’abord l’intérieur de la coupe et l’écuelle, afin que l’extérieur aussi devienne pur » (Mt 23, 26)

Les consacrés sont le coeur de l’Eglise. Si le coeur est pur, tout le corps le sera. Par les mérites de Jésus leurs pénitences deviennent des canaux par lesquels la pureté atteint même les membres les plus éloignés.
> Seigneur, donne à tes consacrés de persévérer dans leurs efforts de pénitence, se rappelant leur importance pour la purification de l’Eglise et du monde.

3ème mystère : le Couronnement d’épines
FDM : l’amour des humiliations, la lutte contre l’orgueil

Jésus, doux et humble de coeur, rendez nos coeurs semblables au votre !

> Que nos consacrés trouvent dans les humiliations et outrages que Jésus supporte sans ouvrir la bouche, la force et le courage de supporter avec amour les moqueries, les insultes ou les violences (surtout dans les pays où les persécutions sont importantes et particulièrement en Terre Sainte), et de prier pour leurs persécuteurs afin que leur abaissement, uni à celui de Jésus, devienne un sacrifice capable de plaire à Dieu et d’obtenir l’expiation de l’orgueil pour le monde.

4ème mystère : le Portement de Croix
FDM : la patience dans les épreuves, la compassion

« Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. » (Mt 16, 24)

Seigneur, notre bon Maître, tu portes la croix le premier, nous donnant ainsi, par ton exemple, le désir et le courage de prendre nos croix chaque jour à ta suite. Que nos prêtres, comme toi, encouragent tes fidèles à porter chaque jour leur croix par leur exemple et leurs exhortations à la pénitence.

Jésus consoles les filles de Jérusalem ainsi : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! (…) car si l’on traite ainsi le bois vert, qu’adviendra-t-il du bois sec ? » (Luc 23, 28-31)
Oui, que nos prêtres n’aient pas peur de nous exhorter à la pénitence, qu’on ne console pas les fidèles hypocritement par crainte de les froisser en parlant de péché, mais qu’on console les fidèles en vérité afin qu’ils puissent, par ces consolations, se relever et marcher derrière Jésus vers la sainteté. Amen

« A vous aussi les légistes, malheur, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter et vous-mêmes ne touchez pas à ces fardeaux d’un seul doigt ! » (Luc 11, 46)
Qu’il n’en soit pas ainsi de nos prêtres ! Qu’ils soient remplis de justice pour guider les âmes et comme Jésus, montrer eux-mêmes l’exemple de ce qu’ils enseignent. Amen.

5ème mystère : Mort de Jésus sur la Croix
FDM : l’amour de Jésus, de Marie

Avant sa mort, Jésus donne sa mère au disciple qu’il aimait. Qu’en s’attachant à cette mère très fidèle donnée par Jésus, les prêtres brûlent d’un amour toujours plus ardent pour notre Sauveur et que, embrasés d’un si grand amour, ils contribuent à en embraser la terre entière. Car devant sa Passion, Jésus disait : « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé » (Luc 12, 49)

Seigneur, donnez-nous des prêtres,
Seigneur, donnez-nous de saints prêtres,
Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres

Saint Jean-Marie Vianney, priez pour nous

25 décembre, 2009

Noël : Mystère de l’Incarnation

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 12:49

Aujourd’hui, c’est Noël ! Pour bien de nos contemporains, Noël est devenu synonyme de vacances, sapin, lumières, crèche, cadeaux, réveillon, repas en famille ou entre amis ; en un mot, synonyme de Fête.

Tout ceci est bon ; mais si nous nous en arrêtons là, nous risquons de perdre le véritable sens de ce qu’est la fête de Noël ; d’autant plus qu’on en arrive même à supprimer son nom en ne parlant plus que de : vacances d’hiver !

Il y a quelques jours, sur une radio bien connue on faisait appel aux auditeurs pour un sondage : Pour vous, Noël est-il toujours une fête religieuse ? Que représente Noël pour vous ?

Noël, c’est l’annonce d’un grand événement : « Aujourd’hui, je vous annonce une grande Joie pour tout le peuple, pour la terre entière, pour chacun de vous. Un Enfant nous est né, un Sauveur nous est donné, c’est le CHRIST, le SEIGNEUR ! » (Luc 2, 10-11)

Voilà le véritable sens de la Fête de Noël. Si nous l’ignorons, si nous l’oublions, si nous refusons d’y croire, alors Noël n’aurait plus aucun sens. Ce serait une fête sans lendemain, sans espoir. Or à quoi sert-il de faire la fête si cela débouche dans le vide, le néant ? Si la joie de la fête ne demeure pas en nos cœurs ?

Commençons par lui redonner son nom véritable. Noël :c’est la Fête du Mystère de l’INCARNATION du FILS de DIEU qui se fait homme; en hébreu : Messie ; en grec : Christ; ces Noms signifient qu’IL est l’Envoyé du Père des Cieux. A sa naissance IL reçoit deux Noms : JÉSUS, qui signifie : Dieu Sauve. Car c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

EMMANUEL, qui signifie : DIEU avec NOUS.

Tel est le sens véritable de ce Mystère de l’INCARNATION ; voilà pourquoi Noël est un grand jour de Fête pour toute l’humanité, pour la terre entière, pour moi !

DIEU envoie son FILS Bien-aimé pour se faire proche de nous et pour nous dire que, le Bon Dieu n’est pas du tout Celui dont si souvent nous nous faisons une mauvaise image ou idée. Pourquoi ? Parce que l’on nous dit qu’Il est le Dieu Tout-Puissant, le Bon Dieu et on a du mal à y croire, surtout face à la souffrance, à la mort, et à des événements douloureux ou scandaleux ; alors on accuse Dieu : S’il était le Bon Dieu… ! Mais ne nous trompons pas, ne faisons pas de Dieu un justicier, un punisseur, un tyran ni même un magicien. Non !

Le Nom même JÉSUS, nous dit Qui est véritablement DIEU et son projet d’amour pour nous.

Ce Dieu qui nous envoie son Fils, est un Père qui nous aime, un Dieu Tout-Puissant en AMOUR ! Mais d’un Amour libre et libérateur qui appelle une réponse libre de ma part. L’Amour est Libre, il n’oblige pas ; sinon ce n’est plus de l’Amour.

Comme cadeau de Noël, Dieu m’offre la Liberté d’accueillir son Salut. Mais, un cadeau, je suis libre de le recevoir ou de le refuser. Tout comme beaucoup revendent ou redonnent le cadeau reçu parce qu’il ne leur plaît pas ou qu’ils estiment qu’ils n’en ont pas besoin.

Noël, c’est le plus beau cadeau de ma vie ! Un cadeau qui coûte cher, qui n’a pas de prix parce que je vaux cher aux yeux et au cœur de Dieu. Ah ! si seulement je pouvais comprendre cela en ce jour de Noël ! Si je pouvais enlever le papier cadeau, c’est-à-dire mon aveuglement dû au péché qui m’empêche de découvrir l’Amour de Dieu pour moi !

En ce jour nous chantons: « De la crèche au crucifiement ». C’est-à-dire, de l’abaisse-ment de Dieu qui se fait petit Enfant dans une crèche, jusqu’au Fils de Dieu qui s’abaisse en se laissant condamner injustement, à cause de mes péchés, et qui offre sa vie sur la croix pour me sauver. Il est là le prix fou de l’Amour de Dieu pour moi.

NOËL, c’est Dieu qui nous dit, dans l’Enfant de Bethléem :

* Que toute vie est sacrée, si faible ou petite soit-elle. Si abîmée soit-elle par le mal, la souffrance, le handicap, les échecs et même par le péché.

* Que tout enfant est un être sacré, fruit de l’Amour de Dieu, fruit de l’amour d’un père et d’une mère.

* Que tout enfant à droit à la vie, à l’amour, au respect, au pardon, à une éducation humaine et chrétienne.

* Que les petits, les pauvres, le exclus… ont leur place dans la société.

* Qu’aujourd’hui ce n’est plus dans l’Enfant de la crèche que le Christ est Incarné, visible, mais dans les petits, les pauvres, les exclus, les malades, les personnes isolées, les prisonniers…. car ils comptent beaucoup aux yeux et au cœur de Dieu. « Tout ce que vous faites aux plus petits de vos frères, c’est à Moi que vous le faites.» nous a dit Jésus.

NOËL, c’est aussi Dieu qui nous dit, par son Fils cloué sur la croix :

* Que tout être humain a une valeur inexprimable à ses yeux et ce, quelle que soit sa vie.

* Que personne ne peut être rejeté, méprisé, condamné définitivement quelles que soient ses fautes, ses péchés, ses crimes, car Dieu offre à tous son pardon qui relève.

Pour Dieu aucun être humain n’est jamais définitivement perdu.

* Que tout être humain à droit à une vie digne, au respect, au pardon quelles que soient ses idées, ses croyances, son origine… si elles respectent la vie, l’amour, l’être humain.

* Que tout être humain est aimé de Dieu surtout les exploités, les victimes de la haine, des injustices, de la violence aveugle, les pécheurs et les prisonniers quels que soient leurs fautes et leurs crimes.

Dieu nous confie ces Cadeaux que sont la Justice, le Droit, la Paix et le Pardon que nous avons à offrir à nos frères et sœurs en Humanité. Son cadeau : c’est l’AMOUR !

Ne privons pas le monde de ce beau cadeau de Noël, que Dieu vient apporter à toute l’humanité, à chacun de nous.

Si nous n’avons pas compris que Noël c’est la Fête de l’AMOUR de Dieu, alors il manquera toujours quelque chose aux hommes qui seront sans cesse malheureux, pensant que c’est la faute à Dieu, alors qu’ils ne connaissent pas ou n’ont pas voulu accueillir ce si beau cadeau qu’IL leur offre aujourd’hui : l’AMOUR !

Si le monde est malheureux, si parmi nous il y a encore tant de gens malheureux, tant de guerres, de violences, de haines et d’injustices graves c’est parce que des enfants terribles, égoïstes et gâtés ont reçu ce cadeau, mais ils le gardent jalousement pour eux et veulent être seuls à en profiter, laissant ainsi d’autres frères et sœurs pleurer, souffrir, mourir….

Si nous refusons ou si nous ne voulons pas partager ensemble sur notre terre l’AMOUR qui est fait de Justice, de Respect, de Pardon et de Paix, alors ne nous étonnons pas de ce qui se passe dans le monde ; mais n’accusons surtout pas le Dieu Amour qui aujourd’hui vient à notre rencontre en son Fils Jésus pour nous apprendre à Aimer, seul et véritable chemin du Bonheur que Dieu veut pour tous !

« Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés ! »

Il est là le véritable secret du Mystère de l’Incarnation : Dieu, c’est-à-dire l’Amour qui s’est fait Homme, l’un de Nous en Jésus Christ !. Le refuser, le rejeter c’est refuser Dieu, donc le vrai Bonheur.

Alors que notre fête de Noël nous ouvre à un monde meilleur et plus beau. Oui donnons autour de nous ce beau cadeau de Noël : l’Amour ! Le monde en a tant besoin ! Le monde nous attend ! Bon et Saint Joyeux Noël !

Vendredi 25 Décembre 2009 – P. Michel Baute

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