30 août, 2010

Evangile d’hier, 29 août -22° dimanche année C: Luc 14, 1-14

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 6:53

Dans cette page d’évangile, Jésus ne veut-il pas faire un nouveau monde?

Les conseils qu’il donne au chef des pharisiens nous en donnent l’impression, non?!

« Qui s’élève sera abaissé; qui s’abaisse sera élevé »…

Qui est preneur?

Tout dans la société nous pousse au contraire…pub, slogan et Cie appellent à l’autorité, à la conquête des 1ères places, à la puissance…

Pour arriver, faut prendre la 1ère place, sans craindre d’écraser l’autre…

Qui suivre?

Comme Jésus aux temps anciens, une Mère Teresa prend la dernière place, tout comme Charles de Foucauld dans son ermitage de l’Assekrem…Et pourtant leur rayonnement est énorme…

De quoi avons-nous besoin?

D’amour évidemment, mais d’un amour donné, gratuit, généreux, désintéressé…

comme Jésus le dit en conclusion de cette page d’évangile:

« tu seras heureux…cela te sera rendu à la résurrection des justes »

quel bonheur d’être accueilli: » mon ami, avance plus haut »!

Mais, comment sortir de notre égoïsme qui nous pousse toujours vers les 1ères places?

 

Par le P. Charles

18 août, 2010

Chemins vers Dieu

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations — senalaetitia @ 15:54

Dans un contexte mondial marqué par des menaces, la faim, la maladie, le chômage et l’oppression politique et spirituelle, les jeunes peuvent être amenés à penser que « la vie n’a pas de sens », et être donc tentés de fuir les responsabilités, s’abandonnant aux mondes fictifs de l‘alcool, des drogues, des brèves relations sexuelles sans engagement au mariage et à la famille, dans l’indifférence, le cynisme. Pour construire l’histoire, les jeunes doivent la libérer des mauvais chemins qu’elle peut prendre.

CROIRE, c’est s’abandonner à ce Dieu qui nous connaît et nous aime personnellement, en acceptant la Vérité qu’il a révélé en Jésus-Christ, avec l’attitude qui nous entraîne à avoir confiance en sa grâce. La Foi n’est pas seulement une adhésion de l’intelligence à un ensemble de vérités religieuses, elle est surtout une adhésion de toute la personne au Christ unique, source de toute vérité et de toute sainteté. Une âme dans la foi voit désormais toutes choses avec les yeux même du Christ, et se conduit selon l’exemple qu’il a donné dans l’Evangile. Elle devient un autre Christ jusqu’à dire « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vis en moi ».

Que la liturgie soit une véritable épiphanie du mystère, l’expression de la nature authentique de l’Eglise qui offre activement un culte à Dieu par le Christ dans l’Esprit Saint.

Créer les conditions nécessaires pour que les fidèles puissent accéder à la table du Seigneur, surtout le dimanche….

Etre les promoteurs et les animateurs de la prière dans la cité humaine si souvent agitée, bruyante et oublieuse de Dieu.

Dire la foi dans un monde sans Dieu
On croit toujours quelque chose

Aujourd’hui, beaucoup de nos contemporains sont a-thés, au sens de « sans Dieu ». Pour eux, le mot Dieu ne signifie rien, ni dans leur vie, ni dans leur univers mental et affectif. Mais ils se posent autant que ceux qui se rattachent à une religion les grandes questions spirituelles et existentielles sur l’origine et le destin de nos vies et du monde : d’où venons-nous ? pourquoi sommes-nous sortis du néant ? allons-nous y retourner après le mort ? la vie vaut-elle le coup d’être vécue ?
Comme dans une autre civilisation telle que la civilisation chinoise, celui qui veut comprendre et partager sa foi chrétienne
doit prendre le temps du dialogue, de la vie ensemble et de l’amitié, pour découvrir ce qui anime en profondeur la vie de l’autre. D’abord, je reconnais que mes interlocuteurs ont une foi.
L’expérience croyante peut être notre dénominateur commun. La foi est une expérience humaine qui n’est pas propre à ceux qui ont le label de croyants. La foi, c’est la confiance. Nous vivons de la confiance : confiance reçue, confiance donnée. Pour nous tous, notre vie s’est construite sur quelques actes de foi : un oui donné à des amis, à un projet, à un conjoint, à des enfants. Pour certains aussi, à celui qu’ils nomment Dieu. En fait, il me semble que c’est bien souvent le regard des chrétiens sur les autres qui les amène à dire que ces autres sont des « incroyants ». Or, dans le dialogue entre athées et chrétiens,
il est important de reconnaître dès le départ que nous avons tous une foi. Nous sommes des croyants. Comme on dit « on croit tous à quelque chose ».

L’intériorité, un chemin vers Dieu.
Rejoindre la foi de l’autre nécessite un long chemin fait de rencontres, de dialogues, de moments vécus en commun pendant un long temps sans paroles, pour que naissent une confiance mutuelle et une amitié… comme « se promener dans le jardin de l’autre ». On peut accéder à la source qui irrigue sa vie, on peut entrevoir son intériorité. Cette découverte de l’intériorité de l’autre est un cadeau inattendu qu’on reçoit de part et d’autre. J’emploie souvent l’image du puits :
il y a en nous comme un puits intérieur où nous pouvons puiser du sens, où nous pouvons rejoindre la source de notre vie et trouver l’énergie qui rend nos vies plus vivantes.
Mais aujourd’hui pour beaucoup le puits est désaffecté. Il est bouché par les multiples pierres de la consommation. Et ils ne savent même plus qu’il existe, qu’il y a une source « sous leurs pieds ». Nous avons tellement l’habitude de trouver l’eau courante au robinet. L’expérience de l’intériorité, on peut y accéder de multiples manières, par la réflexion philosophique, par des techniques de méditation, et elle ne conduit pas forcément à parler à Dieu.
Mais pour les chrétiens, cette expérience de l’intériorité est un chemin vers Dieu. Dans le silence de ce qu’ils nomment prière, ils vont à la source de leur vie, ils découvrent une présence. Saint Augustin disait au Vème siècle :  «  Dieu est en moi plus intime à moi-même que moi-même ».
C’est une présence, une force, une énergie !

Un article du Fr. Charles

11 août, 2010

Semaine Sainte

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 12:43

Bonjour,

je sais bien que ce n’est pas le moment pour un tel article, mais ça le sera l’année prochaine certainement… si je suis en retard pour 2010, tant pis, me voilà en avance pour 2011 !
l’article est du P. Michel.
merci, Père ! à moi toute la confusion !

1 – DIMANCHE des RAMEAUX

Parce qu’ils ont entendu parlé de Jésus, de ses signes et miracles , la foule cherche à le voir et veut l’acclamer comme « roi » d’Israël !

Les Rameaux que nous tenons en mains nous rappellent cette entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Mais ne nous trompons pas !

A quoi servent nos rameaux SI dans trois jours nous ne sommes plus avec le Christ ? Si nous ne l’accompagnons pas jusqu’au matin de Pâques ?

Le Rameau, c’est la Palme du Martyr, du Témoin c’est-à-dire de celui qui aura suivi le Christ jusqu’à la Croix, qui lui aura été fidèle, qui l’aura servi à travers ses frères et qui aura donné sa vie pour Lui, à sa suite et à son exemple.

Nos rameaux, ce n’est pas du folklore, ni une simple coutume…. ! Ils sont signe que je CROIS à JÉSUS CHRIST et que j’engage ma vie à sa suite. Que je suis prêt à Témoigner de Lui en menant une vie digne d’Enfant de Dieu que je suis devenu par mon Baptême.

A quoi servent mes rameaux si je ne crois pas au Christ, si je ne vis pas de SES Sacrements, si je ne vais jamais le recevoir à la Messe dans la Communion, si je ne vais jamais Confesser mes péchés et recevoir Son Pardon ? Ces Rameaux doivent m’interroger : Comment, moi, Baptisé je marche à la suite du Christ ?

Où bien, moi aussi, après l’avoir acclamé, vais-je crier : A mort ! Crucifie-le ! ET l’abandonner ?

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Lire : Evangile: St Matthieu chap.21,vers.1 à 11

St Marc 11, 1 à 11 – St Luc 19 ,28 à 38

St Jean chap. 12, versets 12 à 19

2JEUDI SAINT

INSTITUTION de l’EUCHARISTIE

La MESSE de ce jour est importante, elle nous Rassemble pour faire MÉMOIRE du SEIGNEUR JÉSUS qui célèbre la CÈNE ( repas du soir ) avec ses Apôtres à l’occasion de la Pâque Juive. C’est au cours de ce repas qu’IL INSTITUE l’EUCHARISTIE dans laquelle IL se rend Réellement PRÉSENT, VIVANT et où IL se donne en NOURRITURE pour la VIE ÉTERNELLE.- Lire : St Jean 6, 23 à 71

St Matthieu chap.26, versets 14 à 29

St Marc 14 , 1 à 25 St Luc 22 ,1 à20

St Jean 13 ,1 à 30

1° lettre de St Paul aux Corinthiens 11,23 à 34

A chaque MESSE l’ÉGLISE Célébre ce Mémorial comme Jésus Lui-même nous a dit de le faire :

« Faites cela en Mémoire de MOI » Lc 22,19

Aujourd’hui c’est la Fête du Sacerdoce, des Prêtres : Priez pour Vos Prêtres !

Prendre conscience de l’importance de la COMMUNION dans ma vie de Chrétien !

Que représente la Messe pour Moi ? Est-elle vitale dans ma vie ? Ai-je compris qu’elle est un rendez-vous d’AMOUR avec le CHRIST !

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Cette NUIT là, Jésus se rend avec ses Apôtres au Jardin des Oliviers; IL leur dit: « Demeurez ici et veillez. Priez avec Moi.»Lire: St Marc 14,26 à42

St Jean 18,1 à27 – St Luc 22, 39 à 65.

Voilà pourquoi ce soir du Jeudi Saint l’Eglise nous invite à Veiller avec le Christ, présent dans l’Eucharistie, tout ou partie de la nuit.

Vais-je souvent Prier, dans une église, devant le Christ Présent dans le Saint Sacrement ?

3 – VENDREDI SAINT

PASSION et MORT de JÉSUS CHRIST

Jour Saint, Sacré entre tous. l’Eglise nous fait célébrer et revivre la Passion et la Mort sur la Croix (la crucifixion) de Jésus Christ.

Le Seigneur Jésus Christ meurt par AMOUR pour moi! « IL s’est livré pour nos péchés.» Galates1, ; 2,20 JÉSUS est mort pour notre SALUT : Ephésiens 2,1 à 10

Vivons ce jour dans le Silence, le Recueillement, la Prière, le Jeûne, l’Abstinence et la participation aux Célébrations de la Passion et de la Mort de Jésus.

Ce jour prenons du temps pour Lire et pour Méditer : St Jean : 12, 20 à 3613, 31 à 17 , 26

St jean 19, 28 à42 – St Matthieu 27,1 à 66

St Marc 15,1 à 47 – St Luc 22 ,66 à 23,1 à 56

« Comme le serpent de bronze élevé par Moïse dans le désert (Nombres 21, 4-9), ainsi faut-il que le Fils de Dieu soit élevé, afin que tout homme qui CROIT obtienne par LUI la vie éternelle ». Levons les yeux avec FOI vers le CHRIST en croix pour obtenir la guérison spirituelle. La Croix, preuve de la haine et de la cruauté de l’homme, devient le symbole de la Douceur et du Pardon du Christ ; IL l’accepte pour nous montrer jusqu’où va l’Amour de Dieu pour l’humanité. La croix est le lieu même de la manifestation de l’Amour et de la Tendresse de Dieu pour chacun de nous.

Aujourd’hui, n’hésitons pas à PRIER devant un Crucifix, une Croix ; contemplons longuement le CHRIST sur la croix qui me dit TOUT son AMOUR et qui me demande de me Convertir, derevenir à LUI, de rejeter le Mal et le Péché ! Si je veux être SAUVÉ !

 

4 – SAMEDI SAINT

VIGILE PASCALE

NUIT de la RÉSURRECTION

Jour de Recueillement, de veille…

Temps de l’Attente et de l’Espérance devant l’épreuve de la Mort !

Le Christ est au tombeau, endormi dans la mort.

Comme les Apôtres, avec Marie et les femmes, il nous faut attendre le matin, le lever du JOUR pour nous rendre, nous aussi au tombeau vide…

« Il y avait là Marie de Magdala et l’autre Marie, assises en face du sépulcre. » Mth. 27,59- 61

« Elles regardèrent comment on avait mis son corps dans le tombeau. Et le Sabbat (jour de repos) elles se tinrent en repos, selon le précepte. » Lc 23, 55

« Comme il faisait encore sombre, Marie de Magdala vient au tombeau…. » Jean 20, 1

 

L’ÉGLISE nous invite à veiller dans la NUIT près du Seigneur….

C’est la VIGILE (la veille). Comme des personnes en deuil, se souviennent du défunt… en cette Nuit, nous nous souvenons de toutes les merveilles que le SEIGNEUR notre DIEU fit pour nous les hommes et pour notre Salut !

On relit les événements importants de tout ce que Dieu réalisa. …..

Au fur et à mesure que la nuit avance…..

« à la pointe de l’Aube, le Premier JOUR de la semaine, elles allèrent au tombeau… Elles trouvent la pierre roulée… Stupéfaites, elles ne trouvent pas le Corps de Jésus….. il advint……

5PÂQUES

RÉSURRECTION de JÉSUS CHRIST

… que deux hommes se trouvaient devant elles en habit éblouissant et ils leur dirent :

Pourquoi cherchez-vous le VIVANT parmi les morts ? IL n’est pas ici,

IL est RESSUCITÉ ! Luc 24 ,1 à 5

JOUR de JOIE et d’ESPÉRANCE !

Chrétiens VIVONS en Ressuscités ! Rejetons désormais les activités des ténèbres : du Péché !

« Du moment que vous êtes Ressuscités avec le CHRIST , recherchez les choses d’EN Haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu. Songez aux choses d’En haut et non à celles de la terre. – Colossiens 3,1-4 » Là IL nous attend !

La RÉSURRECTION du CHRIST

Fondement de notre FOI :

« Comment parmi vous certains peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de Résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité ! Dans ce cas, notre Foi est vide, vaine… Mais non !

CHRIST est RESSUSCITÉ, Premier de ceux qui ce sont endormis…. Le dernier ennemi détruit, c’est la Mort. » St Paul 1° Corinth. 15, 12-58

Le CHRIST nous ouvre le Chemin…. A nous, librement, de vouloir le suivre pour avoir part un jour à la Gloire de sa Résurrection…. Elle n’est pas un retour à la vie sur terre… mais l’Entrée triomphale dans la JÉRUSALEM Céleste, là où nous attendent le Christ, la Vierge Marie ( déjà ressuscitée), les Saints…. Nos Défunts….

Celui qui CROIRA sera sauvé ! Jean 6,47

 

LA SEMAINE SAINTE

SEMAINE durant laquelle l’Église célèbre et revit des Evènements importants pour notre vie Chrétienne.

Semaine Sacrée pour tout Chrétien !

Sachons faire un EFFORT sincère pour nous unir à Jésus Christ qui a vécu , par Amour pour nous ces moments très important….

Semaine de Prière, de Pénitence, de Conversion, d’Espérance , durant laquelle nous sommes invités à suivre le CHRIST dans son cheminement, à travers l’Évangile mais aussi par les Célébrations dans nos Paroisses.

Ne Le laissons PAS SEUL !

Entrée Triomphale de Jésus à Jérusalem :

Dimanche des RAMEAUX .

JEUDI Saint : Jésus se donne en Nourriture :

IL institue l’EUCHARISTIE.

VENDREDI Saint : Jésus offre sa Vie par Amour pour moi : IL subit sa PASSION jusqu’à sa MORT sur la Croix. Jeûne, Abstinence….

SAMEDI Saint : Veillons avec le Christ au tombeau.

Dans la Nuit, attendons la venue de l’Aurore…..

PÂQUES : Accueillons dans la JOIE

la LUMIÈRE du CHRIST RESSUCITÉ !

Sachons nous priver volontairement d’heures de télé, d’ordinateur, de lectures ou de distractions futiles pour vivre dignement cette Semaine Chrétienne !! Pensons à la Confession.

PASSONS du TEMPS avec LUI….. !

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La Semaine Sainte sera peut-être, pour moi, l’occasion d’acheter une BIBLE ou au moins le Nouveau Testament ! Pour lire la Parole de Dieu.

 

 

 

 

31 juillet, 2010

Mystères lumineux

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 19:43

I- Baptême de Jésus

« Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. C’est de lui que j’ai dit : « Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu’avant moi il était. » (Jean 1, 29-30)

« Pour moi, dit Jean Baptiste, je vous baptise dans l’eau en vue du repentir ; mais celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne d’enlever les sandales, lui vous baptisera dans l’Esprit et le feu. » (Mtt 3, 11)

« En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. [...] Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » (Jean 3, 5 ; 16)

« Mais à tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, eux qui furent engendrés ni du sang, ni du vouloir d’un homme, mais de Dieu. » (Jean 1, 12-13)

Baptisés, que nous reconnaissions toujours dans le Christ, non seulement un prophète mais « l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » et que nous croyons toujours qu’il est bien « le Fils bien-aimé », ‘l’Unique-Engendré » du Père.
Ainsi, en nous aussi le Père mettra « toute sa complaisance » selon ce que nous dit le Seigneur : « Demandez et vous recevrez (…) le Père lui-même vous aime parce que vous m’aimez et que vous croyez que je sorti d’auprès de Dieu. » (Jean 16, 24 ; 27) Et nous entendrons l’Esprit témoigner à notre esprit que nous sommes fils de Dieu ; alors la parole que le Père a dite à Jésus le jour de son baptême : « celui-ci est mon Fils bien-aimé qui a toute ma faveur », sera aussi pour nous.

II- Les noces de Cana (cf Jean 2, 1-12)

« Faites tout ce qu’il vous dira. »
Que les prêtres, remplis de confiance dans le Seigneur, soient toujours prompts à faire tout ce qu’il dit.

Le Seigneur aime la foi ; tant qu’on a toute confiance en Lui, on peut tout, mais la grandeur de sa grâce ne peut se manifester quand on doute.
Quand Marie dit « Ils n’ont plus de vin », le Seigneur lui répond « Que me veux-tu femme ? Mon heure n’est pas encore venue ». Mais, à cause de la foi qu’elle a montrée en disant aux servants : « Tout ce qu’il dira, faites-le », le Seigneur a cédé à sa demande et lui a accordé selon sa foi.

Voilà ce que dit Saint Jacques (Epître de Saint Jacques 4, 2 ; 1, 5-6) à propos de la demande confiante : « Vous ne possédez pas parce que vous ne demandez pas. » « Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu -il donne à tous généreusement, sans récriminer- et elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi sans hésitation ».

Marie, invitée à la noce, se tient comme une servante : attentive aux besoins des convives, elle intercède pour eux « ils n’ont plus de vin ». Qu’il en soit de même pour l’Eglise dont elle est l’image et en particulier, que nos prêtres, invités de marque au festin des noces éternelles, ne s’installent pas aux premières places en attendant d’être servis, mais se tiennent au milieu des invités comme étant les serviteurs de tous, attentifs aux besoins des invités et prompts à intercéder pour eux avec confiance -à l’exemple de la Sainte Vierge- afin qu’aucun manque ne les empêche de se réjouir avec l’Epoux.Marie, Mère de l’Eglise, prie pour nous.

III- La prédication de Jésus

« Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez en la Bonne Nouvelle. » (Mc 1, 15)

« Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Mc 2, 5)

Fruit du mystère : la conversion et la confiance en la Miséricorde.

Comment nous repentir en vue du Royaume si nous n’avons pas confiance en la Miséricorde divine, si nous ne croyons pas que Dieu peut nous relever de toute infirmité, si nous ne croyons pas qu’il pardonne par Jésus-Christ ? Non, si n’avons pas confiance, nous dirons que nous sommes fichus et demanderons que les montagnes tombent sur nous. Mais si nous avons confiance, nous courrons nous jeter aux pieds du Seigneur pour Lui demander de nous sauver. Et justement, il est « venu dans le monde pour guérir et sauver les hommes », il est venu « non pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé par son entremise ». Si nous accueillons ce message de l’Evangile, si nous croyons que le Christ est venu « appeler tous les pécheurs », rien ne nous empêchera de courir vers Lui et, sa grâce aidant, nous pourront nous convertir en vue du Royaume. Et n’oublions pas, chrétiens, que même si nous n’avons que très peu d’occasions de parler de l’Evangile, nous pouvons en témoigner par toute notre vie en nous appliquant à cette conversion constante, car notre conversion constante témoigne de ce que « Dieu pardonne à son peuple ». En effet, s’il n’y avait pas de pardon possible, il n’y aurait pas lieu de se convertir. Notre conversion constante témoigne de ce que le Seigneur ne nous a pas condamné…

IV- La Transfiguration (cf Luc 9, 28-36)

« Vivre d’Amour, ce n’est pas sur la terre
fixer sa tente au sommet du Thabor.
Avec Jésus, c’est gravir le Calvaire,
c’est regarder la Croix comme un trésor.
Au ciel je dois vivre de jouissance,
alors l’épreuve aura fuit pour toujours.
Mais exilée, je veux dans la souffrance
vivre d’Amour »

Du Poème Vivre d’Amour, de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face

Chrétiens, parfois le Seigneur nous prend pour nous élever avec Lui sur le Thabor et nous donner de contempler sa gloire. Mais rappelons-nous toujours que là n’est pas le lieu de notre repos éternel. L’épreuve n’est pas terminée. Ces faveurs de contemplation sont là pour nous fortifier en vue de nos épreuves, afin que notre foi ne soit pas ébranlée à leur vue.
Voyons comme après cette vision de gloire il a fallu redescendre à la ville. La première fois, les disciples n’ont pas bien compris ce qu’il se passait et ont laissé Jésus tout seul dans son épreuve. Mais la Résurrection a authentifié la Révélation et après cela les disciples n’ont plus déserté à la vue de l’épreuve. Et nous, disciples d’aujourd’hui, ne désertons pas, ne laissons pas Jésus gravir seul le Calvaire, ne refusons pas d’être prêt de Lui dans l’épreuve après avoir accepté de l’être dans la gloire. C’est en nous conformant fidèlement à Lui dans l’épreuve que nous obtiendrons d’apparaître semblable à Lui dans la gloire « car nous le verrons tel qu’il est » et ce pour toujours. Mais avant cela, nous avons à franchir la grande épreuve, à mourir avec le Christ, nous rappelant que Dieu avait dit à Moïse : « l’homme ne peut pas me voir et vivre » (cf Ex 33, 18-23)
Mais si nous servons fidèlement le Christ, nous acceptons de mourir à nous même, d’épreuve en épreuve, marchant à sa suite dans le renoncement et portant chaque jour notre croix… Ainsi, rendus semblables à Lui dans la mort, nous avons l’assurance que nous serons introduits par Lui dans le Face à Face éternel selon qu’il est écrit « si nous mourons avec Lui, nous vivrons aussi avec Lui » (2 Tim 2, 11)

Attendez, Sainte Elisabeth en parle bien :
« Tous ces élus qui ont « la palme en main » et sont « tous baignés dans la grande lumière de Dieu » ont dû auparavant « passer par la grande tribulation », connaître cette douleur (…) Avant de « contempler à face découverte la gloire du Seigneur », ils ont communié aux anéantissements de son Christ. Avant « d’être transformés de clarté en clarté en l’Image de l’Être divin », ils ont été conformes à celle du Verbe incarné, le Crucifié par amour. (…)
Il veut associer son épouse à son oeuvre de rédemption et cette voie douloureuse où il marche lui paraît comme la route de la béatitude (…)
Dieu, se penchant sur cette âme, sa fille adoptive, si conforme à l’image de son Fils « premier-né d’entre toutes les créatures », la reconnaît pour une de celles « qu’il a prédestinées, appelées, justifiées », et il tressaille en ses entrailles de Père, en pensant à consommer son oeuvre, c’est-à-dire « à la glorifier » en la transférant en son Royaume pour y chanter, dans les siècles sans fin, la louange de sa gloire ».

V- L’institution de l’Eucharistie

1. Sacrement d’amour, mémorial de la Passion du Christ
« Ceci est mon corps donné pour vous ; faites cela en mémoire de moi » (Luc 22, 19)
Que nous croyons toujours que Jésus est présent dans son Eucharistie selon ce qu’il a dit « ceci est mon corps donné pour vous ».
Dans les premiers temps, on peut avoir la dévotion sensible, mais ce n’est pas parce qu’on ne ressent rien qu’il faut cesser de croire en la présence réelle. (Je sais que ça arrive à certains, et j’ai connu notamment un catholique qui est ainsi devenu Mormon…)
La dévotion sensible est une faveur particulière, mais l’effet de ce sacrement n’est pas en premier lieu sur les sens, mais sur l’amour. A mesure que nous approchons de Lui avec foi, remplis d’amour pur, tout désintéressés, avec la conscience vive que ce sacrement est le mémorial de la Passion de notre Maître et que cette Passion est le sommet le plus élevé de l’amour selon cette parole du Seigneur « nul n’a de plus grand amour que celui-ci, donner sa vie pour ses amis »… Si nous nous approchons de ce Sacrement dans ces dispositions, nous appliquant à contempler ce « trop grand amour » de Notre Seigneur, nous montrons à Jésus notre fidélité à garder sa parole « faites cela en mémoire de moi » et notre amour pour Lui-même plus que pour ses consolations, surtout si aucune consolation sensible ne se manifeste alors.
Le rappel de sa mort provoque alors toujours plus notre amour pour Lui, et l’amour grandissant que nous Lui portons excitera toujours davantage l’amour du Père pour nous selon ce que dit Jésus : « celui qui m’aime sera aimé de mon Père » (Jean 14, 21) Ce sacrement d’amour nous introduit au coeur de la vie trinitaire, il nous rend « participant de la vie divine », il nous consacre temple saint de notre Dieu selon qu’il est écrit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui » (v. 23)
Ecoutons ce mot d’Elisabeth : « Qu’importe à l’âme (…) de sentir ou de ne pas sentir, d’être dans la nuit ou dans la lumière, de jouir ou de ne pas jouir ? (…) Elle l’exalte [son Maître] (…) au dessus des douceurs et des consolations qui découlent de Lui, car elle a résolu de tout dépasser pour s’unir à celui qu’elle aime ».

2. Sacrement de l’Alliance
« Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, versé pour vous » (Luc 22, 20)

« Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jean 6, 56) Ce qui signifie de fait qu’on ne fait plus qu’un avec le Christ, comme l’homme qui « quitte son père et sa mère pour s’attacher à sa femme ; et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24) C’est ce sacrement de l’Eucharistie qui nous introduit dans l’Alliance sponsale avec le Christ (cf Mtt 22, 2 « Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils ». L’Apocalypse parle aussi de la venue des « noces de l’Agneau »). Ce Roi de gloire, notre Dieu, a voulu faire une noce à son Fils et le Sacrement de l’Alliance, justement, c’est l’Eucharistie que le Seigneur a instituée « avant de passer de ce monde à son Père », c’est par ce Sacrement que nous nous unissons au Christ pour devenir un avec Lui comme il est un avec le Père -selon son propre désir.

C’est aussi par ce Sang Précieux, « répandu pour nous et pour la multitude en rémission des péchés », que nous sommes rétablis dans l’amitié avec le Père, qu’ »il a effacé, au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette, qui nous était contraire ; il l’a supprimée en la clouant à la Croix » (Colossiens 2, 14) C’est ce sacrifice qui nous rétablit dans notre dignité d’enfant de Dieu, et il est bon d’en faire mémoire, comme Israël devait faire mémoire sans cesse de sa sortie d’Egypte, en célébrant la Pâques. Dans la nouvelle et éternelle Alliance, nous avons à faire mémoire sans cesse de notre sortie de la maison de servitude : comme Dieu a libéré Israël de la servitude des Egyptiens dans la première Alliance, il a libéré « l’humanité captive du péché » dans cette nouvelle Alliance, et à nouveau il a demandé qu’on en fasse mémoire en célébrant la Pâques du Seigneur… et il est bon pour nous ne nous rappeler souvent, par ce mémorial, que nous ne sommes plus « esclaves sous le régime de la Loi, mais hommes libres sous le régime de la grâce » et de nous rappeler aussi à quel prix Dieu nous a sauvés de l’esclavage du péché afin de ne pas retourner si facilement à notre mauvaise conduite comme la truie à peine lavée qui retourne facilement à son vomi…

30 juillet, 2010

Juillet, mois du Précieux Sang

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 17:30

Bonjour,

Demain c’est le 31. C’est un peu tard pour cet article, mais on dit qu’il vaut mieux tard que jamais !

Hier je pensais au Précieux Sang : ce n’est pas n’importe quoi, « le sang de l’alliance répandu pour nous » (Mtt 26, 28). C’est ce Sang versé, ce Sang Précieux, le Sang du Christ, Sang d’une valeur incommensurable, c’est ce Sang qui scelle l’Alliance entre l’âme et son Dieu… une Alliance à haut prix… quand on pense que le péché porte atteinte à l’union à Dieu… quand on comprend la valeur infinie de l’Alliance… quel horreur, le péché, pour une âme qui a saisi la valeur d’une telle Alliance. Je crois qu’une telle âme ne peut pas supporter de commettre la moindre faute volontaire et doit beaucoup souffrir même quand elle commet la plus petite faute, même involontaire. C’est ce dont témoignent beaucoup de vies de saints, et rappelons-nous que la sainteté n’est pas réservée à une élite, on y est tous appelés.
Enfin, heureusement, cette âme, si elle connaît l’infini valeur de l’Alliance, connaît aussi l’infini miséricorde du Dieu qui l’a voulue. Oui, parce que c’est Lui qui a fait le premier pas vers nous quand nous avons brisé la première Alliance et sans qu’on ne se soit engagé à rien, il a offert cette nouvelle Alliance d’un prix infiniment plus élevé… c’est sa seule miséricorde. Sans la miséricorde, l’homme ne peut pas tenir devant Dieu, la créature ne peut pas entrer en relation avec le Créateur et donc, comprenons le bien, il est impensable qu’elle s’unisse à Lui de quelque façon, ni filiale, ni sponsale -jusqu’à devenir une seule chair selon la fin de l’union sponsale… devenir un avec Dieu… beaucoup de saints ont écrit des traités sur l’union à Dieu. On a tant pris l’habitude d’en parler qu’on ne se rend plus assez compte de la grandeur de sa grâce !

Il offre cette union gratuitement, par pur amour et tout à ses frais ; il avance tous les frais avant même de connaître la réponse de l’âme ; il s’engage, il verse le Sang de l’Alliance avant même de savoir comment les hommes répondront à ses avances…

Voyez, les époux s’offrent des bagues en signe d’alliance. Et voilà que Dieu offre tout le Sang de son Fils, l’Unique Engendré, pour faire Alliance avec les âmes ainsi rachetées. Quand on en prend conscience, ça change la valeur du mot Alliance.
Mais une alliance, c’est à deux. Chacun des époux s’engage et chacun passe une bague au doigt de l’autre. Et les âmes épousées par Dieu, que vont elles offrir ?… je lisais une méditation de Saint Thomas d’Aquin que je veux partager ici : « Par la Passion du Christ, l’homme connut à quel point Dieu l’aimait, et de quel amour Il souhaitait être aimé en retour. »

un Epoux exigent…

Mais soyons bien en paix, car quand il appelle ainsi une âme à devenir épouse, il lui donne aussi la grâce pour qu’elle corresponde à son désir. Il exige juste de son épouse tout ce qu’elle peut, qu’elle se livre à Lui tout entière. Il sait la misère de l’homme et c’est sa grâce qui supplée à ce qu’il manque. Quand on est résolue d’aimer et servir Dieu « de tout son coeur, de toute son intelligence et de toute sa force » (voir le plus grand commandement, selon la réponse de Jésus à un scribe en Mc 12, 33), alors, vouloir c’est pouvoir ! à une âme ainsi disposée, Dieu donne tout le nécessaire, et même au delà. Une telle âme oeuvre non avec ses propres forces mais avec la toute puissance de son Dieu qui se donne à elle…

29 juillet, 2010

Dieu créa l’Homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa (Gn 1, 27)

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations,Société — senalaetitia @ 17:17

Dieu a créé l’Homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.

Or Dieu est juste. L’homme et la femme sont à son image, bien qu’ils soient différents l’un de l’un de l’autre. Si Dieu a donné domination à l’Homme, il l’a donné à l’homme, comme à la femme.
Ainsi, chacun -portant la marque de Dieu- domine mais chacun à sa manière, comme Dieu Lui-même domine de différentes manières.

Dieu a fait la femme pour l’homme, afin qu’il ne soit pas seul mais ait une aide qui lui soit assortie. Ce n’est pas parce que la femme est « une aide » pour l’homme que Dieu la prive de sa grâce. La femme ressemble a Dieu, comme l’homme, et comme l’homme, elle porte son emprunte.

« Dieu dit et cela fut ».
L’Homme a un peu ce caractère : quand il veut, il fait tout pour que ce soit comme il veut. Et il a ce dicton « vouloir, c’est pouvoir ». Cela fait partie de son caractère. L’homme exprime ce caractère d’une certaine façon, la femme, d’une autre façon, mais tous deux expriment bien l’esprit créateur -hérité du Créateur qui les a fait à son image et ressemblance.

De même pour l’expression de la domination :
Dieu a voulu que l’Homme règne sur la création, comme Lui-même règne sur l’univers. (cf Gn. 1, 28) Ainsi, si l’homme a domination, la femme n’en est pas privé puisque comme l’homme elle est à l’image et ressemblance de Dieu (qui a créé l’Homme et les a fait homme et femme). Mais chacun exprime ce caractère de différentes manières, comme Dieu Lui-même l’exprime de différentes manières : avec force démonstration comme les éclairs et la foudre de l’Ancien Testament, ou  »en déposant sa vie pour la reprendre de nouveau » (là, il montre qu’il est le Maître de la vie, il a domination sur la mort également).

Depuis que les femmes veulent prouver qu’elles sont aussi capable de dominer en voulant tout faire comme les hommes, on n’a rien gagné ! Au contraire, les couples s’affrontent et se déchirent.

Ces pauvres femmes qui ruinent leur couple à cause de conceptions héritées de leurs mères ou de la société actuel sur la nécessaire « libération de la femme »… et elles refusent d’être Maîtresse de maison (ce titre si beau et si noble) parce que pour s’affirmer il leur faut être tout le temps dehors. Souvent, dans ces conditions, il arrive que ces femmes soient trompées par leur mari ou qu’il finisse par partir. En même temps, ils n’ont plus de femme à la maison, ils n’ont plus d’intérêt à rester… c’est pour leur femme qu’ils ont choisi d’habiter en un, de mener la vie commune, ce n’est pas pour la beauté des murs de la maison !
Bref, beaucoup de couples se déchirent de cette façon.

De grâce, que l’Europe ne réussisse pas à aider l’Afrique à se débarrasser de ses idées dépassées sur la famille ! Les femmes dites « soumises » en Afrique -ou ailleurs- ne sont pas nécessairement lésées.
Ces femmes « soumises » dominent sur le cœur de leurs maris, qui se laissent ainsi dominer par amour et eux aussi ont domination sur le cœur de leur femme, qui se laisse dominer par amour.
C’est que leur soumission leur obtient ce beau titre de Maîtresse de maison. Or le maître domine sur ce sur quoi il est établi. Ainsi, cette femme soumise, devenue ainsi Maîtresse de maison, domine sur la maison et ses habitants. Elle domine, ça ne veut pas dire qu’elle maltraite. C’est simplement qu’elle a une certaine primauté dans le mode d’organisation de la maison, mais elle domine avec amour et respect, comme Dieu domine l’univers et a commandé à l’Homme de dominer la création -non de la saccager, mais d’en être maître, comme le Roi est souverain sur son royaume. Voilà, donc la femme est ainsi souveraine à la maison. Le roi, en tant que souverain, dirige ses sujets ET veille à leurs intérêt. C’est ainsi qu’il faut entre le mot domination que j’emploie beaucoup dans cet article.
La femme domine donc ainsi sans violence, sans revendication et c’est vécu très naturellement par toute la maisonnée. L’homme, le Chef de famille, domine aussi à sa manière, en ce qu’il est Chef -le chef a souvent la primauté en matière de grandes décisions, de projets etc… mais il a à tenir compte, quand il décide, de l’avis et de l’état de ceux sur qui il établi chef- et la femme n’en est pas frustrée puisqu’elle est maîtresse. Chacun a son lieu de domination et les moutons sont bien gardés !

Un éloge de la parfaite maîtresse de maison (Proverbes 31, 10-31) :
Une maîtresse femme, qui la trouvera ?
Elle a bien plus de prix que les perles !
En elle se confie le cœur de son mari,
il ne manque pas d’en titrer profit.
elle fait son bonheur et non son malheur,
tous les jours de sa vie.
(…)
De sa maisonnée, elle surveille le va-et-vient,
elle ne mange pas le pain de l’oisiveté.
Ses fils se lèvent pour la proclamer bienheureuse,
son mari pour faire son éloge :
« Nombre de femmes ont accompli des exploits,
mais toi tu les surpasse toutes : »
Tromperie que la grâce ! Vanité, la beauté !
La femme qui craint le Seigneur,
voilà celle qu’il faut féliciter.
Accordez-lui une part du produit de ses mains,
et qu’aux portes ses œuvres fassent son éloge !

N’est-ce pas qu’elle est grande la dignité de la maîtresse de maison !? Appelons-la « femme soumise » si l’on veut, mais n’empêche qu’elle est très honorable et digne de louange. Et elle n’a pas besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit.

Selon moi, il n’y a rien de dégradant à ce qu’une femme s’occupe de la maison et de la maisonnée, au contraire. Et il semble que je ne suis pas la seule de cet avis au vu de l’extrait cité ci-dessus.

La femme occupe cet office de service non tant par soumission que par amour. Et si les époux s’aiment, l’homme saura lui témoigner de la reconnaissance et s’empresser de la décharger de sa tâche s’il la sent fatiguée ou la voit souffrante.
Voici ce qu’en dit Saint Pierre (1 P 3, 1-7) :
Pareillement, vous les femmes, soyez soumises à vos maris, afin que, même si quelques-uns refusent de croire à la Parole, ils soient, sans parole, gagnés par la conduite de leurs femmes, en considérant votre vie chaste et pleine de respect. Que votre parure ne soit pas extérieure faite de cheveux tressés, de cercles d’or et de toilettes bien ajustées, mais à l’intérieur de votre cœur dans l’incorruptibilité d’une âme douce et calme : voilà ce qui est précieux devant Dieu. C’est ainsi qu’autre fois, les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient : telle Sara obéissait à Abraham, en l’appelant son Seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les enfants, si vous agissez bien, sans terreur et sans aucun trouble.
Vous pareillement, les maris, menez la vie commune avec compréhension, comme auprès d’un être plus fragile, la femme ; accordez-lui sa part d’ho
nneur, comme cohéritières de la grâce de Vie. Ainsi vos prières ne seront pas entravées.
« Vos prières ne seront pas entravées » : oui, car Dieu est amour et il aime ceux qui s’aiment. Si on agit ainsi, les prières ne sont pas entravées car agir ainsi, c’est montrer beaucoup d’amour et nous savons que la charité couvre une multitude de fautes.

On me racontait ceci sur les femmes en Afrique, que la femme est bien soumise à l’extérieur, sobre, elle parle peu et son mari en tire tout honneur. En tant que chef de famille, il doit en effet être respecté par la famille sur laquelle il est établi chef. Mais s’il arrive que Monsieur a mal parlé à l’extérieur et que Madame n’a rien dit, à la maison, elle parlera et Monsieur entendra et s’appliquera à se corriger à l’avenir.
On me disait aussi que ce sont souvent les femmes qui concrétisent les projets (ex. : construction d’une maison) à la maison. Mais dehors, c’est Monsieur qui présente le projet et en tire toute gloire quand ça fonctionne. Ceci dit, il n’oublie pas que tout le mérite revient à Madame et il sait bien le lui rendre. D’ailleurs, souvent on se marie sous le régime de la communauté de biens ; on a tout en commun et je crois que l’honneur de l’un est tout autant l’honneur de l’autre (comme on dit « ton pied mon pied » pour signifier cette profonde communion, on pourrait aussi bien dire « ta gloire ma gloire »).
De telles épouses obtiennent généralement de leurs maris tout ce dont elles ont besoin. Remarquons donc que dans le couple, tant qu’il y a l’amour, la domination n’a rien à voir avec l’esclavage -car aujourd’hui, quand on dit « femme soumise » on pense vite « esclave » et ce n’est pas du tout le sens de la soumission dans le couple. Ainsi, Saint Paul et Saint Pierre ne sont pas de gros machos irrespectueux des droits de la femme, comme certains le pensent ! Que nous ne rougissions plus de leurs écrits, ni les fidèles quand on les leur pointe du doigt, ni les prêtres quand on a ces lectures à la messe et qu’il y a à dire l’homélie dessus…
Pour ces femmes dites « soumises », leur gloire, c’est leur mari et justement, l’honneur de leur mari, c’est leur épouse ! De l’extérieur, on croit que l’homme domine au détriment de la femme, mais la vie ne s’arrête pas à l’extérieur et le couple a une vie intime qu’il n’est pas obligé d’exhiber aux yeux de tous.

Le fait que la femme soit soumise ne pose aucun problème normalement. Mais en effet, il convient d’éviter tout abus qui conduit au mal : la femme ne doit pas faire des choses insensées pour son mari sous prétexte de soumission, et l’homme n’a pas à écouté sa femme si elle demande des choses insensées sous prétexte qu’elle est un être sensible ou que sais-je. C’est l’amour qui rend la domination légère et par lui qu’aucun des époux n’abuse de l’autre.
Quand cela arrive c’est qu’il y a une rupture du lien de charité.
Aujourd’hui, on ne dénonce que ce qui paraît flagrant, comme les hommes battants leurs femmes. Mais il y a aussi des hommes qui subissent les désirs de domination excessifs de leur épouse, qui les font tourner en bourrique, ces femmes capricieuses qui demandent tout et tout de suite, même des choses insensées, et font avec leur mari le jeu du chantage affectif. Ce qu’elles font, c’est exactement la même chose que ce que font les hommes devenus violents par amour excessif de la domination (je dirais même que c’est pire en ce sens que c’est très sournois et que c’est une maltraitance plus difficile à prouver). Les féministes ne font pas bien mieux que les machos qu’elles dénoncent. Le résultat final est le même : ça détruit le couple, car l’amour propre détruit la charité.

Que la femme retrouve sa place, ce n’est pas en voulant à tout prix faire comme l’homme mais en comprenant que dans le nécessaire partage de l’autorité elle n’est pas lésée ; si chacun veut dominer différemment et en même temps au même endroit, c’est le conflit mais si chacun domine à sa façon à sa place, s’appliquant à ne pas empiéter sur le « territoire » de l’autre, c’est l’harmonie, c’est la complémentarité, cette complémentarité de l’homme et de la femme qui unit leurs différentes natures, et cette union qui fait révèle l’Homme créé à l’image et la ressemblance de Dieu. C’est homme et femme qu’il les créa à son image et ressemblance. C’est beau. L’ensemble est beau. Pourquoi vouloir le diviser ou l’uniformiser !? Comment pourra-t-il alors continuer d’être un ensemble !?
Enfin, que la femme connaisse qu’elle n’est pas lésée et que sa part, différente de celle de l’homme, n’est pas pour autant moindre ou méprisable.

On voit bien que l’Afrique ne connaît pas cette crise de la famille qu’on observe en Europe. C’est que les femmes ne revendiquent pas leur émancipation, et pourtant ça ne les empêche pas de s’émanciper.
Qu’on permette à la femme de s’instruire ou d’autres choses du genre, ce sont de très beaux progrès. Et d’ailleurs, les hommes les acceptent et même les encouragent.
A ce propos, aujourd’hui, à la messe, on lisait le passage de Marthe et Marie et à ce propos, le prêtre disait qu’à l’époque de Jésus c’était une grande nouveauté et qu’à l’époque il était impensable qu’une femme reçoive l’enseignement d’un maître. Selon les maîtres du judaïsme à cette époque, « enseigner une femme, c’est enseigner la désolation » (ou la dépravation, je ne sais plus bien). Enfin, il nous disait que pour l’époque de Jésus, c’était particulièrement scandaleux que Marie se tienne ainsi aux pieds du Maître, en ce que les femmes n’avaient pas accès à l’enseignement des maîtres.
Donc il est bienheureux qu’on laisse la femme s’épanouir, mais il est bien malheureux de la convaincre que pour être émancipée il faut qu’elle devienne un homme et refuse la vie de maîtresse de maison. Oui, c’est malheureux, ces femmes qui sont trompées ou/et quittées par leurs maris las de mener seul la vie commune…
Pourtant, les femmes dites « soumises », si le couple est amoureux et en harmonie, s’émancipent parfaitement et les hommes ne les empêchent pas de sortir si c’est pour leur bien, puisque, aimant leurs femmes, c’est leur bien qu’ils veulent ; et de même la femme ainsi émancipée qui aime son mari n’exagèrera pas, elle n’abandonnera pas son foyer sachant que son mari apprécie de l’avoir auprès de lui. C’est l’amour, tout simplement…

Avant le mariage, ce n’est pas tant le sexe qu’il faut tester comme on le croit maintenant. Ça ne marche par mieux avec cet « évolution des mœurs », au contraire (à voir l’état actuel de la famille, je dirais qu’il s’agit plutôt d’une régression que d’une évolution). Voyez, on a si bien testé le sexe avant le mariage qu’on en a oublié de tester le reste, en particulier l’harmonie -connaître les attentes de l’autre par rapport à la vie de couple, sa petite nature afin de ne s’engager que si les attentes correspondent et la petite nature de l’autre nous semble supportable. Si on voit que non, qu’on évite de se marier et d’avoir des enfants -et surtout dans ces cas-là ne pas se marier à l’Église pour après lui reprocher de ne pas prévoir de clause de divorce mais plutôt, sachant que le divorce n’est pas possible, éviter de faire un mariage religieux juste parce qu’on trouve que c’est plus festif que la mairie ! Quand on fait un mariage religieux, c’est un sacrement. Et pour les sacrements, il est important de savoir que les dons de Dieu sont sans repentance et dans le cas du mariage, on ne fait déranger le bon Dieu et toute la cours céleste pour demander à être unis si on sait qu’on n’a pas envie de l’être pour toujours : « ce que Dieu a unit, dit le Seigneur, que l’homme ne le sépare pas ». De grâce donc, qu’on cesse de récriminer contre l’Église à cause de la situation des divorcés remariés. Quand le prêtre consacre les époux mari et femme, il leur fait promettre de s’aimer, de se chérir et de rester unis « pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort les sépare ». Quand on entend ça, si on ne se sent pas prêt, il ne faut pas répondre « oui, je le veux ». Il est encore temps de dire qu’on a besoin d’un temps de réflexion supplémentaire… L’Église n’a pas à changer cela mais c’est bien aux hommes d’adopter une attitude plus responsable. On joue avec tout aujourd’hui ; on joue avec des millions très facilement en bourse, comme les enfants jouent avec un ballon. Et bien, il faut savoir que les sacrements, c’est sacré, et qu’il n’est pas permis de jouer avec comme on joue avec tout et n’importe quoi.

Ceci dit, je reviens à mon sujet, le prétexte de « il faut bien savoir si on est bien sur le plan sexuel » me semble un peu idiot. Soit, on trouve l’autre très beau et désirable et on veut savoir si vraiment il est au top pour faire l’amour. Quand on a fait l’amour et qu’on aime cette relation sexuelle et qu’on s’y attache, on discerne moins librement le reste. Et on croit qu’on s’aime éperdument alors qu’il ne s’agit que des passions désordonnées de la chair. Quand on est déjà mariés et qu’on se rend compte que ce n’était qu’une passion et qu’en dehors de ça, on n’est pas d’accord sur grand chose quant à la vie de couple, voilà la souffrance, la séparation -et le déchirement pour les enfants lorsqu’il y en a. Si on s’est mariés à l’Église à la légère, voilà encore une autre conséquence : si on divorce on se prive de la communion sacramentelle. Alors qu’il suffisait de traiter la question dans un ordre cohérent : si on voit que tout va bien sur tout, qu’on est d’accord sur la vie de couple, qu’on aime l’autre et qu’on est prêt à supporter patiemment ses défauts même si ça coûte un peu parfois, qu’on est conscient que ce n’est pas toujours facile mais désireux, par amour, de se donner au mieux et de supporter les difficultés de la vie de couple en s’aimant, alors là, qu’on se marie ; et il est certain que si on s’aime ainsi, il n’y a aucune inquiétude à avoir de ne pas avoir tester l’autre au lit car ça viendra tout naturellement. Quand on fait l’amour en s’aimant vraiment, c’est forcément bien ! On fait vraiment l’amour, c’est notre amour que l’on partage dans la relation charnelle. Et même si à force d’années, physiquement, on est moins beaux, si notre amour est vrai, aucun défaut physique ne nuira à la relation sexuelle. Mais si au contraire on s’aime de façon passionnelle, plus charnelle que vraiment profonde, quand la chair flétrit un peu, ou si quelque mal défigure le physique, aussitôt, la relation sexuelle en prend un coup et on en conclut qu’on ne s’aime plus, or c’est en fait qu’on s’aperçoit qu’on ne s’est jamais vraiment aimé.

Donc, si on teste les choses dans l’ordre (la chair en dernier lieu, après l’union sacramentelle pour les catholiques -d’ailleurs, il y a aussi un pari : on fait confiance à Dieu et si c’est Lui qui nous unit, il donnera la grâce pour que l’union des époux soit parfaite et de même pour la consommation du mariage) et qu’après ce temps de cheminement on discerne qu’on s’aime vraiment et qu’on est prêt à se donner à l’autre -et ensemble à Dieu pour devenir ensemble vivant reflet de son image et ainsi, louange de sa gloire pour les catholiques- on comprend que ce n’est pas toujours facile et que ça nécessite parfois des sacrifices. Pour partager sa vie avec un autre, il faut y faire de la place afin de l’accueillir. Il est important de comprendre que le sacrifice n’appauvrit pas celui qui l’offre dans ce cas puisqu’en faisant ainsi de la place à l’autre, on s’enrichit en fait de ce qu’il apporte. Et souvent, ce à quoi on doit renoncer pour accueillir l’autre, c’est son amour propre ; on le détrône pour installer à sa place l’amour de l’autre. Et je vous assure qu’on gagne au change car l’amour propre enferme sur soi-même alors que l’amour de charité ouvre sur l’autre et sur le monde. Je suis donc bien sûre de ce que je dis quand je dis qu’on s’enrichit en voulant faire de la place à l’autre dans son cœur et dans sa vie. On ne sacrifie que ce qui nuit à l’union pour créer à cette place un espace à l’unité (qui, d’après Sainte Élisabeth, est le trône de la Sainte Trinité -ceci pour encourager les couples mariés à l’Église à favoriser une union maritale toujours croissante afin qu’il plaine à Dieu de siéger sur son trône de gloire au sein des familles chrétiennes).

J’ai fait beaucoup de digressions par rapport au sujet du départ. Mais, c’est tellement beau que Dieu a créé l’Homme en le faisant homme et femme, à son image et ressemblance… c’est beau le mariage au delà de ce qu’on en dit aujourd’hui. Ce n’est pas une simple formalité, ou une « banalisation de l’amour », ou une simple preuve d’amour… mais ça va bien au delà. Les époux ainsi unis et ainsi consacrés dans l’amour sont un temple vivant de l’amour de Dieu, un reflet de l’union au cœur de la vie divine et par là, une louange de gloire à la Trinité Sainte. Et puis, c’est beau que « l’homme quitte son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24). « Ton pied mon pied » comme on dit. C’est bien au-delà de l’union dans la chair et l’union dans la chair n’en est qu’une manifestation. Prions pour la restauration de la famille chrétienne, qu’on retrouve le sens de la famille en Europe, qu’on cesse de réduire le mariage religieux à une célébration grandiose d’un jour en oubliant la beauté de sa dimension mystique et de sa vocation à louer le Seigneur qui a voulu les créer homme et femme pour qu’ils deviennent, comme Lui, un, en Lui, et ainsi, reflet de ce qu’il est Lui-même…

Pour revenir enfin sur le pouvoir de la soumission, regardons la figure de la Sainte Vierge : on la dit puissante car elle obtient de Dieu tout ce qu’elle demande. On le voit en particulier à Cana lorsqu’elle obtient de Jésus quelque chose qu’il n’avait pas spécialement envie de céder dès le départ (sachant qu’une fois qu’il serait manifesté, l’enquête sur sa messianité devait commencer pour aboutir à son procès et à sa condamnation à la mort sur la croix…) Pourtant, quand Marie lui demande, elle se comporte, sans calcule, comme si elle l’avait déjà obtenu et dit aux serviteurs « faites tout ce qu’il dira », bien qu’il n’avait rien dit de tel mais plutôt il avait dit « femme, que me veux-tu, mon heure n’est pas encore venue ». Et voilà qu’il se plie à la volonté de Marie… Lui, le Maître, se plie à la volonté de celle qui se reconnaît comme étant « la servante du Seigneur ».

C’est l’humilité de la Sainte Vierge, sa docilité, sa générosité à se soumettre en tout à la volonté de Dieu, résultat d’un grand amour et d’une grande confiance en Lui, qui lui font obtenir tout ce qu’elle demande. Dieu ne peut pas résister devant ça, étant Lui même amour, comment pourrait-il résister à l’amour… mais « il résiste aux orgueilleux ». C’est là l’union parfaite, et dans l’union parfaite, chacun se livre à l’autre sans retenu, mu par un trop grand amour qui fait que le plus grand désir de chacun est de combler l’autre.

Seul le manque d’amour -souvent causé par un excès d’amour propre- nuit à l’union parfaite ; quand l’un veut tellement être comblé qu’il ne pense plus à combler l’autre mais seulement à trouver des moyens d’augmenter sa part. Et quand l’autre s’en rend compte, il n peut plus donner d’un cœur si généreux, il se sent spolié, forcé à donner sous une contrainte injuste qui pèse sur lui.

Ainsi, dans les relations humaines en général, et dans le couple en particulier, comme aussi dans la relation à Dieu -qui est l’Époux de nos âmes d’ailleurs, tant que la charité est intacte, chacun de son côté veut le bien de l’autre et si applique généreusement.

Ainsi, dans le couple, si on s’aime en vérité (si chacun aime l’autre et non soi-même -donc je parle de la charité, non de l’amour propre) l’homme voudra l’émancipation de sa femme et la femme celle de son mari et chacun sera généreux à renoncer à ce qui nuit au bien de l’autre, quoi qu’il en coûte à l’amour propre ; et aucun ne supportera d’imposer à l’autre des renoncements trop nombreux ou trop douloureux. S’il n’y a pas cet amour véritable et généreux, cette charité, qu’on ne se marie pas -et surtout pas à l’Église

Il faut que la femme épouse l’homme qui lui correspond et l’homme, la femme qui lui correspond. S’il n’en est pas ainsi, on peut vite se sentir opprimé parce qu’alors correspondre à l’autre se fait aux dépends non seulement de son amour propre mais encore de sa propre nature, de sa propre personnalité et cette dénaturation, cette dépersonnalisation, est très nuisible pour l’âme.

En dehors de ces cas de manque de charité et d’incompatibilité des natures, la femme dite « soumise » n’est pas lésée.

(article non relu, merci de votre indulgence. n’hésitez pas, ceci dit à commenter les articles, à partager vos méditations ou témoignages en cohésion avec l’esprit du blog -voir la page « commentaires »)

24 juillet, 2010

De l’orgueil et de l’humilité -des écrits spirituels d’Elisabeth de la Trinité (conseils à une jeune amie d’enfance)

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 21:30

« Il me semble que l’âme la plus libre, c’est la plus oublieuse d’elle-même. Si l’on me demandait le secret du bonheur, je dirai que c’est de ne plus tenir compte de soi, de se nier tout le temps. Voilà une bonne façon de faire mourir l’orgueil. On le prend par la famine. Vois-tu l’orgeuil c’est l’amour de nous-mêmes. Eh bien ! il faut que l’amour de Dieu soit si fort qu’il éteigne tout amour en nous.
Saint Augustin dit que nous avons en nous deux cités : la cité de Dieu et la cité du moi. Dans la mesure où la première grandira, la deuxième sera détruite. Une âme qui vivrait dans la foi sous le regard de Dieu, qui aurait cet « oeil simple » [Mtt 6, 22] dont parle le Christ en l’Evangile, c’est-à-dire cette pureté d’intention qui ne vise qu’à Dieu, cette âme-là, il me semble, vivrait aussi dans l’humilité. Elle saurait reconnaître ses dons à son égard, car l’humilité c’est la vérité, mais elle ne s’approprie rien, elle rapporte tout à Dieu, comme faisait la Sainte Vierge.
Tous les mouvement d’orgeuil que tu sens en toi ne deviennent des fautes que lorsque la volonté s’en fait complice. Sans cela, tu peux beaucoup en souffrir mais tu n’offenses pas le bon Dieu. Ces fautes qui t’échappent, comme tu me le dis, sans même que tu y réfléchisses, dénotent sans doute un fond d’amour propre. Mais cela, ma pauvre chérie, fait en quelque sorte partie de nous. Ce que le bon Dieu te demande, c’est de ne jamais t’arrêter volontairement à une pensée d’orgueil quelconque et de ne jamais faire un acte inspiré par ce même orgueil, car ce ne serait pas bien. Et encore, si tu constates une de ces choses, il ne faut pas te décourager, car c’est encore l’orgueil qui s’invite, mais tu dois étaler ta misère comme Madeleine aux pieds du Maître et lui demander qu’Il te délivre. Il aime tant voir une âme reconnaître son impuissance ! Alors, comme disait une grande sainte [Angèle de Foligno] « l’abîme de l’immensité de Dieu se trouve en tête à tête avec l’abîme du néant de la créture, et Dieu étreint ce néant* ». »

*Sainte Faustine racontait aussi qu’un grand abîme sépare le Créateur et la créature et que c’est seule la miséricorde de Dieu qui fait que la créature accède au Créateur, peut s’en approcher… C’est Jésus qui lui expliquait cette chose là. Nous sommes « amis » de Dieu par sa seule miséricorde, c’est elle qui comble l’abîme qui nous sépare et permet la rencontre… jusqu’à l’union.
D’ailleurs, Jésus dit à ses disciples « je ne vous appellerai plus serviteurs mais amis » mais ils leur précise bien ceci « ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis ».
Quand « le Verbe s’est fait chair » pour venir à la rencontre des hommes dans le monde, ce n’était pas parce que les hommes avaient du mérite, au contraire, c’était parce qu’ils courraient à leur perte à force de péché et Dieu, dans sa miséricorde, a envoyé son Fils dans le monde, « lumière pour éclairer les nations et conduire nos pas aux chemins de la paix ». C’est donc la seule miséricorde de Dieu qui a permit à ce moment-là la rencontre de l’homme avec Dieu et c’est encore le cas jusqu’à aujourd’hui, et c’était le cas dès le début. Je veux donner comme exemple de ce que ça a toujours été le cas, l’exemple de Moïse qui supplie le Seignuer parce qu’il veut voir sa face. Dieu lui permet alors de voir sa gloire mais pas sa face car, dit-il, « l’homme ne peut me voir et vivre » (Ex. 33, 20). Et ce jour là, il dit bien ceci à Moïse : « je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde ». C’est donc de sa seule libéralité qu’il accorde à qui il veut ce qu’il veut, sans qu’il n’y ait aucun mérite de la part des hommes.
Et quand Dieu nous comble par l’Incarnation de son Verbe, c’est uniquement à cause de notre misère d’une part et de sa miséricorde d’autre part. Le voilà le grand abîme qui nous sépare de Dieu ; la miséricorde seule comble ce vide infini qui existe entre le Créateur et sa créature…

Référence du livre d’où j’ai tiré l’extrait : Ecrits spirituels d’Elisabeth de la Trinité,
Lettres, retraites et inédits présentés par le R.P. Philipon O.P. aux éditions du  Seuil, à Paris.

De la paix intérieure

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 20:55

On dit que « nul ne peut troubler l’humble, qu’il possède la paix invincible car il s’est précipité dans un tel abîme que nul n’ira le chercher jusque là* ». On dit aussi que « l’humble trouve la plus grande saveur de sa vie dans le sentiment de son impuissance en face de Dieu. »

C’est ce que Sainte Elisabeth de la Ttrinité relate des dires d’un « peiux auteur ».

*A ce propos, voici ce que disait le bienheureux Charles de Foucauld de notre Seigneur : « Notre Seigneur a tellement pris la dernière place que personne n’a pu la lui ravir« 

26 mai, 2010

Mystères glorieux

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 22:48

La Résurrection

FDM : la foi vive

Prions pour les prêtres afin qu’ils puissent annoncer joyeusement la Bonne Nouvelle sans aucune compromission craintive, car il n’est aucune confusion pour ceux qui mettent leur foi dans le Seigneur. Que leur foi soit toujours très ardente, dès lors que le Seigneur est ressuscité comme il l’avait dit, et qu’ils en éprouvent tant de joie qu’ils l’annoncent intégralement à tous -fidèles zélés, comme infidèles et incroyants. Que leur mission ne leur soit pas un fardeau pénible qu’ils portent en murmurant, mais un joug léger qu’ils portent avec amour et joie.

Isaïe 52, 7-8 : Qu’ils sont beaux sur la montagne, les pieds du messager qui annonce la paix, du messager de la bonne nouvelle qui annonce le salut, qui dit à Sion : « Ton Dieu règne. »
C’est la voix de tes guetteurs, ils élèvent la voix, ensemble ils poussent des cris de joie, car ils ont vu de leurs propres yeux le Seigneur qui revient à Sion.

Ainsi, leur joie témoignera de la vérité de la Parole qu’ils annoncent et donnera crédit à leur témoignage pour la foi.

L’Ascension

FDM : le désir du ciel

Ac 1, 9-11 : Sous leurs regards, il s’éleva, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu’il s’en allait, voici que deux hommes vêtus de blancs se trouvèrent à leurs côtés ; ils leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à) regarder le ciel ? Ce Jésus qui, d’auprès de vous, a été enlevé au ciel viendra comme cela, de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

1 Jean 2, 28 : Oui, maintenant, demeurez en lui, petits enfants, pour que, s’il venait à paraître, nous ayons pleine assurance, et non point la honte de nous trouver loin de lui à son Avènement.

Ac 1, 12 ; 14 : Alors [...] ils s’en retournèrent à Jérusalem. [...] Tous d’un même coeur étaient assidus à la prière avec quelques femmes dont Maire mère de Jean et avec ses frères.

Comment désirer les biens d’en haut promis par Notre-Seigneur et nous préparer à les recevoir sinon en nous appliquant fidèlement à prier et à garder ses commandements afin de demeurer en Lui et Lui en nous…

Si le « désiré des collines éternelles » est monté au ciel, que nos désirs s’élèvent avec Lui car si nous gardons notre convoitise fixée sur les biens périssables, nous resterons à regarder tristement le ciel sans jamais pouvoir obtenir ses trésors.
C’est ainsi que le jeune homme riche s’éloigna fort triste, lui qui ne voulait pas abandonner les grands biens périssables qu’il possédait pour acquérir un trésor dans le ciel.
C’est ainsi que la convoitise de la chair nous prive de la béatitude du ciel : « il vous faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le vieil homme, qui va se corrompant au fil de convoitises décevantes » (Ephésiens 4, 22). Si nous plaçons toute notre convoitise dans le Seigneur et ses promesses, elle se trouve alors dans des biens non périssables et nous ne risquons aucune déception : « sachez que ce n’est par rien de corruptible, argent ou or, que vous avez affranchis de la vaine conduite héritée de vos pères, mais par un sang précieux, comme d’un agneau sans reproche, discerné avant la fondation du monde et manifesté dans les derniers temps à cause de vous. Par lui, vous croyez en Dieu, qui l’a fait ressusciter des morts et lui a donné la gloire, si bien que votre foi soit en Dieu comme votre espérance. » (1 Pierre, 18-21)

La Pentecôte

FDM : les sept dons du Saint Esprit / une âme d’apôtre et le feu de la charité

Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint Esprit, qui est en vous et que vous tenez de Dieu ? (1 Co 6, 19)

J’ai encore beaucoup à vous dire mais vous ne pouvez pas le porter à présent.
Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera dans la vérité tout entière [...] Lui me glorifiera. (Jean 16, 12-14)

Aussi, ne contristons pas le Saint Esprit qui est en nous en résistant à la grâce et refusant de fuir le péché. Au contraire, puisque l’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu (Rom 8, 16), conduisons nous en enfants obéissants, rejetant toute malice, fourberie, hypocrisie, jalousies et toute sorte de médisances, désirant le lait non frelaté de la Parole (1Pierre 2, 1-7), cette parole de Dieu qui est pure vérité. Ainsi, dociles aux inspirations du Saint Esprit, nous permettons qu’en nous il glorifie le Seigneur et alors nous sommes ses témoins où que l’on soit, selon ce qui est écrit en Ac 1, 8 : Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

1 Co 12, 4-11 : Il y a, certes, diversité des dons spirituels, mais c’est le même Esprit ; diversité des ministères, mais c’est le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous. A chacun la manifestation de l’Esprit est donné en vue du bien commun. A l’un c’est un discours de sagesse qui est donné par l’Esprit ; à tel autre un discours de science, selon le même Esprit [...]. Mais tout cela c’est l’unique et même Esprit qui l’opère, distribuant ses dons à chacune en particulier comme il l’entend.

Puissions nous demeurer unis, par la force du Saint Esprit, dans les liens de la charité afin que la diversité des charismes vécue dans l’unité témoigne de l’unité et de l’universalité de l’Eglise, miroir du Dieu unique en trois Personne, et par là même de la puissance de l’Esprit qui unit le Père et le Fils et rassemble les chrétiens en un même corps, le Corps du Christ…

L’Assomption

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Mère de la divine grâce, priez pour nous.

Rien ne retenait la Sainte vierge sur terre puisqu’elle n’a pas connu le péché… Au contraire, comblée de grâces, l’amour, la vertu etc… tout l’attirait à Dieu.
Puisque Notre-Seigneur a daigné nous faire don d’une telle mère, prenons la pour modèle de vertu afin qu’à l’heure de la mort rien ne nous retienne davantage mais qu’au contraire la foi, l’espérance et la charité, dans lesquelles nous aurons persévéré à son exemple, brisent tous les liens permettant à nos âmes de s’élever sans retard vers la Patrie.

Qu’une telle mort laisse derrière elle des bouquets de vertu, comme celle de la Sainte Vierge a laissé des bouquets de fleurs dans son tombeau, qui seront pour nos frères un témoignage encourageant à persévérer dans la foi, l’espérance et la charité.

Le Couronnement de Marie au ciel

Marie, secours des chrétiens et Reine de tous les saints, priez pour nous.

Jacques 1, 12 : Heureux homme, celui qui supporte l’épreuve ! Sa valeur une foi reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.

Seigneur, garde nous fidèles à l’enseignement de la Sainte Eglise, persévérant dans ton amour et tes justes sentiers au milieu des épreuves de cette vie, afin qu’ayant accompli parfaitement ta volonté soutenus par ta grâce, à l’exemple de Marie et à sa prière, nous puissions arriver au ciel au degré de gloire que tu nous a préparé. Amen.

21 mai, 2010

Dieu, le bonheur… extrait des confessions de Saint Augustin

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 9:39

Comment se fait-il donc que je cherche le bonheur ?… Est-ce mû par le souvenir, comme si je l’avais oublié, tout en sachant encore que je l’ai oublié ? Est-ce le désir de connaître un état inconnu, dont je n’aurais jamais eu le sentiment ou que j’aurais oublié tout à fait au point de n’avoir pas conscience de mon oubli ? Le bonheur, n’est-ce pas ce à quoi tous aspirent et que personne ne dédaigne ? Où donc l’ont-ils connu pour le vouloir ainsi ? Où l’ont-ils vu pour l’aimer ? Certainement il est en nous : comment ? Je ne sais. Il y a une façon d’être heureux qui consiste dans la possession effective du bonheur. Certains ne sont heureux qu’en espérance. C’est une façon de l’être inférieure à celle des hommes qui le sont effectivement, mais qui vaut mieux que la condition de ceux qui ne sont heureux ni en fait, ni en espérance. Cependant ceux-là, s’ils étaient tout à fait étrangers au bonheur, ne le voudraient pas ainsi, et il le veulent, c’est bien certain. Je ne sais comment ils le connaissent, ni quelle connaissance ils en ont. Ce qui me tourmente, c’est de savoir si cette connaissance est dans la mémoire… Car nous ne l’aimerions pas, si nous ne le connaissions pas. Que nous en entendions prononcer le nom et tous nous convenons que c’est la chose même que nous désirons ; ce n’est pas seulement le son du mot qui nous plaît…

Ce souvenir est-il comparable au souvenir qu’on garde de Carthage lorsqu’on l’a vue ? Non : le bonheur ne se perçoit pas avec les yeux, car ce n’est pas un corps.

Est-il comparable au souvenir des nombres ? Non, car celui qui connaît les nombres ne cherche plus à les acquérir, alors qu’au contraire c’est l’idée que nous avons du bonheur qui nous incline à l’aimer et à vouloir encore y atteindre pour être heureux…

Ce souvenir est-il comparable au souvenir de la joie ? Peut-être, car, même dans la tristesse, j’évoque ma joie, comme dans le malheur je me souviens du bonheur. Or cette joie, je ne l’ai jamais vue, ni entendue, ni flairée, ni goûtée, ni touchée, mais je l’ai éprouvée dans mon âme…

Voyez comme j’ai exploré le champ de ma mémoire à votre recherche, ô mon Dieu, et je ne vous ai pas trouvé en dehors d’elle…

Mais où demeurez-vous dans ma mémoire, Seigneur ? Où y demeurez-vous ? Quel logis vous y êtes-vous édifié ? Quel sanctuaire vous y êtes-vous bâti ? Vous avez fait à ma mémoire l’honneur de résider en elle ; mais dans quelle partie y résidez-vous ? C’est ce qui me préoccupe. Quand je vous ai cherché par le souvenir, j’ai dépassé cette partie de ma mémoire que possèdent aussi les animaux : je ne vous trouvais point parmi les images des objets matériels. J’en suis venu à cette partie à laquelle j’ai confié les états affectifs de mon âme, et je ne vous y ai pas trouvé non plus. J’ai franchi le seuil de la demeure que mon esprit lui-même a dans ma mémoire (car l’es-prit se souviens aussi de soi), mais vous n’étiez pas davantage là. C’est que vous n’êtes ni l’image d’un objet matériel, ni une affection d’être vivant, comme la joie, la tristesse, le désir, la crainte, le souvenir, l’oubli et tout ce qui est de même sorte, vous n’êtes pas non plus l’esprit lui-même, puisque vous êtes le Seigneur et le Dieu de l’esprit…

Mais où donc vous ai-je trouvé, pour vous connaître ? Vous n’étiez pas encore dans ma mémoire, avant que je vous connaisse. Où donc vous ai-je trouvé, pour vous connaître, sinon en vous, au-dessus de moi ? Là où il n’y a absolument pas d’espace…

Tard je vous ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je vous ai aimée. C’est que vous étiez au-dedans de moi, et, moi, j’étais en dehors de moi ! Et c’est là que je vous cherchais…

Saint-Augustin, Les confessions, livre dixième, extraits des chapitres XX à XXVII, traduction Joseph Trabucco, Garnier-Flammarion, 1964.

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