4 juillet, 2010

Homélie du 20 juin 2010 : Le chrétien dans la foule

Classé dans : Homélies dominicales — senalaetitia @ 12:23

Le chrétien dans la foule

20 juin 2010, 12e T.O. année C

Sur Zach. 12, 10-11 ; 13, 1 ; Gal. 3, 26-29 ; Luc 9, 18-24.

« Pour la foule, qui suis-je ? ». La réponse d’aujourd’hui, celle de la foule, reste la même que celle d’hier : « un prophète », une belle figure, une figure parmi d’autres, coincée entre Bouddha et Mahomet. C’est d’ailleurs ainsi que se manifeste une société qui fut chrétienne et qui s’éloigne du christianisme : l’étal des librairies place à égalité toutes les religions. Ailleurs, dans d’autres pays, ce n’est certes pas le cas. Une foule devenue pluraliste signale son apostasie.

« Pour la foule, qui suis-je ? » demande Jésus, à ses risques et périls. Sa seconde question n’est pas moins périlleuse : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » C’est lui-même qui nous donne la grâce de répondre : « le Messie de Dieu ». Mais répondons-nous avec assurance ? Et où, devant qui, avec quels gestes, quels mots ? Si Jésus est le Messie de Dieu, nous voilà transformés, configurés à lui, envoyés proclamer son Nom. À la vérité, l’irruption du Christ change la vie ; sinon, rien n’est fait. De quelle façon le Christ change-t-il la vie ?

Dans la seconde lecture, saint Paul brosse le portrait du chrétien. Vous êtes tous fils de Dieu par la foi, dit-il, et cela en vertu du baptême, qui unit au Christ. L’union au Christ est à la fois le point de départ et le point d’arrivée. Point de départ, en vertu du baptême ; point d’arrivée, par l’accroissement en nous de la foi, de l’espérance, de la charité ; enfin, par la marche vers la gloire céleste.

Notre filiation n’est donc pas donnée dès la naissance, elle est le cadeau de la seconde naissance, celle du baptême. Et ce baptême est à la fois personnel et collectif : « Vous êtes tous fils de Dieu par la foi ». La série des idées articulées par saint Paul est donc la suivante : baptême, foi, union au Christ, pour chacun et aussi pour tous. C’est ainsi que nous sommes configurés au Christ, ressemblants selon la même figure, au double sens de l’identité et du visage. Le Christ a revêtu notre nature humaine, et nous, nous revêtons un peu de sa divinité, par son humanité. Nous lui ressemblons désormais, et nous nous dirigeons vers lui, par lui.

Oui, à condition d’être baptisés, d’avoir la foi et de se laisser pétrir par le Christ. L’une des phrases de Jean-Paul II les plus célèbres fut celle de 1980, sur le parvis de Notre-Dame de Paris : « France, qu’as-tu fait de ton baptême ? » Trop de chrétiens ont débaptisé la société, ils ont même oublié de baptiser leurs enfants. Le résultat invite à une révision à la hausse : si nous bradons le baptême, c’est que nous ne croyons plus que le Christ est le Chemin, la Vérité, la Vie. Nous rejoignons alors la foule, son égarement et son bêlement.

Saint Paul résume son propos en une formule : « Vous avez revêtu le Christ ». Qu’est-ce que revêtir ?

Se contenter de s’habiller, c’est déjà beaucoup. Voyez l’importance du vêtement et, aujourd’hui plus que jamais, des codes du vêtement ; voyez l’écrasante publicité qui en est faite, les fortunes qui s’y engloutissent, les après-midi que l’on passe à lécher les vitrines. Innocentes promenades mais danger public pour qui s’aventure à longer, en courant, une rue piétonnière bordée de boutiques : les regards, surtout féminins, sont braqués vers la droite ou vers la gauche, mais pas devant, aspirés par les vitrines. La collision guette !

Le vêtement, sa préparation engloutit un temps considérable, souvent de façon disproportionnée, et suscite un art social des plus subtils. Quiconque prétendrait s’en affranchir ne ferait que remplir la case ultime du système, celle de l’asocial. Les codes fonctionnent à plein, en permanence, pour tous. Pourquoi ? Parce que le vêtement dessine l’identité. Il la montre et aussi la détermine. L’adolescent, théoriquement en révolte contre le monde entier, rejette les codes familiaux pour embrasser les codes vestimentaires les plus imposés, ceux, uniformes, de sa génération. La foule, c’est d’abord le code du vêtement.

Revêtir le Christ : s’il s’agissait de s’habiller en chrétien, ce serait déjà s’afficher, presque provoquer. Or être chrétien et le montrer, cela ne se fait pas. Un chrétien, c’est celui qui se cache, qui ne parle pas, qui ne dit pas qu’il est chrétien ; qui, pour être accepté en société et dans son milieu professionnel, va tout faire pour se dissimuler, croyant ainsi, à la longue, levain incolore qu’il est devenu, faire lever la pâte. Dans une foule, celui qui disparaît, c’est un chrétien. Le résultat est le triomphe de la laïcité et le déséquilibre des religions. Dans un débat, celui qui estime les religions des autres supérieures à la sienne, c’est le chrétien, c’est même à cela qu’on le reconnaît, etc. La tolérance, alors brandie, devient une perversion de la doctrine du Christ, elle confond l’accueil des personnes à la vérité de la foi. Donc, si revêtir le Christ signifiait se montrer davantage, pour tenir son rang, pour être, ce serait déjà beaucoup.

Mais revêtir le Christ signifie davantage que s’habiller ou se montrer : dans la bouche de saint Paul, à plusieurs reprises, ainsi que dans l’Ancien Testament, revêtir, c’est voir son être transformé, c’est revêtir en profondeur, devenir celui qu’on revêt, devenir un autre Christ.

Ce vêtement-là nous colle à la peau, il ne se change plus, il nous guide à loisir. Revêtir la livrée du Christ, c’est voir sa vie assimilée à celle du Christ, de plus en plus. Où une livrée conduit-elle ? À ceci, que Jésus énonce à la foule : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Or celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi, la sauvera ». Le vêtement est identification.

Habillé par le Christ, ainsi revêtu du Christ, on se promène, on traverse alors la foule. Et la foule voit, elle pressent quelque chose, elle renifle que certaines vies lui échappent. Comme la bonne odeur du Christ se laisse humer, le chrétien doit s’attendre à se voir accueilli ou rejeté, non à cause de lui-même, mais à cause du Christ, dont il répand le parfum.

Longtemps, notre société, même devenue laïque, a permis d’être chrétien (chez soi) et laïc (en public), sans trop de tiraillements. C’est fini. Le temps vient où il va falloir discerner, choisir, s’armer de courage. Nous portons, dit encore saint Paul, un héritage. Pourquoi cet héritage serait-il lourd à porter ? Il est léger au contraire, il rend à la vie sa vérité.

L’hostilité croissante de la foule trahit peut-être un dépit : « Où êtes-vous, les chrétiens ? Qu’avez-vous à nous dire ? Portez-vous les paroles de la vie éternelle, ou non ? Le Christ est-il le Messie de Dieu ? Dites-le nous. Si c’est non, ne vous étonnez pas que l’on regarde ailleurs. Car tout homme cherche la vérité ».

fr. Thierry-Dominique Humbrecht, op

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3 mai, 2010

L’amour seul fait de nous des chrétiens

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Homélies dominicales — senalaetitia @ 22:53

L’amour seul fait de nous des chrétiens

Homélie pour le cinquième dimanche du temps pascal.

Jn 13, 31-35                                                                                        Je vous donne un commandement nouveau…

Judas quitte la communion apostolique, il sort dans la nuit, il manque l’essentiel – le commandement d’amour. Pourquoi Judas quitte-t-il ses confrères et son Seigneur ? Jésus ne serait-il plus assez zélé à ses yeux ? Ou pas assez pur ? Ou pas assez dure ? Peu importe. Il quitte Jésus et la communion apostolique – remarquez que cela revient strictement au même – il passe à côté du commandement d’amour.

Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés ; vous aussi, aimez-vous les uns les autres. En quoi consiste la nouveauté de ce commandement ? N’était-il pas déjà dit dans la Loi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur ! (Lv 19,18) ? Ce n’est pas l’amour qui est nouveau, c’est sa mesure, c’est sa source, c’est son mode. Sa mesure, car il ne s’agit plus d’aimer son prochain comme soi-même, mais comme Je vous ai aimés. Aimer à la mesure de Dieu-fait-homme qui au moment précis où ces paroles sont prononcées entre dans sa Passion volontaire, il dépose librement sa vie pour le salut du monde. Aimer non plus comme soi-même, mais à la mesure divine : plus que soi-même. Dieu s’est dépouillé de sa gloire pour prendre notre condition d’esclave ; il a nous a aimé jusqu’à la mort sur une Croix afin que nous vivions (Ph 2, 6-8).

La nouveauté de cet amour est aussi celle de sa source. Pour être efficace cet amour doit venir de plus loin, de plus profond que nous-mêmes. Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés – cela n’est pas possible que si l’Amour de Dieu est pas répandu en nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous est donné (Rm 5, 5). C’est pourquoi ce commandement reste éternellement nouveau. Cette nouveauté est celle de Dieu lui-même, éternellement jeune, éternellement Vivant, créant les cieux nouveaux et la terre éternellement neuve. Son Esprit d’Amour nous donne part à sa nouveauté qui ne connait pas de déclin.

La nouveauté de ce commandement, c’est aussi le mode de cet amour. Dieu nous a aimés gratuitement, lorsque nous étions encore pécheurs (Rm 5, 8). L’amour du prochain qui exigerait des préalables n’est pas encore celui du Christ. Puis, Dieu nous a aimés efficacement : il ne s’est pas contenté d’éprouver de la bienveillance à notre égard, il a posé les actes. Il s’est incarné, il a souffert, il est mort, il est ressuscité pour notre gloire. L’amour n’est pas affaire des sentiments, mais des actes. C’est pour cela que le Seigneur en fait le commandement. Si nous attendons d’éprouver des sentiments de bienveillance avant de poser les actes, jamais nous ne sortirons de nous-mêmes, jamais nous n’aimerons à la manière du Christ. Enfin, Dieu nous aime de façon droite : pour nous-mêmes, pas pour ce que nous pourrions lui donner. Ce n’est pas son bien qu’il cherche en mourant sur la Croix, c’est le nôtre. Lui, il ne manque de rien. Nous, de même, tant que nous aimerons nos proches uniquement pour ce qu’ils peuvent nous donner : plaisir, reconnaissance, compagnie, nous n’aurons pas encore découvert le motif le plus profond d’aimer. Aimer pour Dieu, aimer pour ce que le prochain est avant de l’aimer pour ce qu’il me donne – voilà la manière droite d’aimer selon Dieu.

Tout est aimable pour un cœur chrétien. Tout homme, toute réalité peut être aimée en Christ. Mais aucune réalité créée ne peut, ne doit pas remplacer le Christ. La famille, la nation, la chrétienté sont de bonnes choses, d’excellentes choses, tant qu’elles restent subordonnées au commandement d’amour. Mais lorsque la famille, la nation ou même la chrétienté sont adorées pour elles-mêmes, elles ne sont que des idoles et Dieu les exècre. Si elles ne sont plus habitées par l’amour du prochain, ces réalités se transforment en antichambre de l’enfer. La vie familiale sans l’amour venant de Dieu risque de se transformer en une farce tragique et hypocrite. L’amour de Patrie, où l’abstrait passerait devant l’amour des personnes réelles, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent, se transforme en nationalisme qui vire au ridicule dans le meilleurs des cas ou au monstrueux dans le cas des camps d’extermination. La chrétienté qui se prend pour une fin ultime, en méprisant les gens, n’est qu’une violation des consciences, une stagnation spirituelle, Dieu l’a en dégoût. Il ne faut pas être un fin théologien pour discerner un dérive : lorsque le mépris de l’autre remplace le commandement d’amour, nous quittons la doctrine du Christ, nous quittons la communion apostolique, nous devenons en tout semblable à Judas qui sort dans la nuit car il a préférer quelque chose au Christ. Peu importe ce qu’il a préféré : le zèle, la pureté, le messianisme national. Il sort dans la nuit, il n’a pas saisi où est la véritable gloire du Fils de l’homme.

 

fr. Pavel Syssoev, op

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19 février, 2010

La vocation sacerdotale

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Homélies dominicales — senalaetitia @ 15:46

Bonjour,

Pour parler de la vocation sacerdotale, j’ai repris une homélie d’un dimanche qui m’avait particulièrement touchée. Je vous laisse lire. si vous voulez retrouver des homélies des frères dominicains de Bordeaux, voici leur site : http://bordeaux.dominicains.com/ vous retrouverez les homélies en suivant « liturgie » puis « homélies »

Bon temps de Carême.

Voici l’homélie :

Temps Ordinaire, 5ème dimanche de l’année C, Lc 5, 1-11

 

Et, laissant tout, ils le suivirent.

 

Ils laissent tout. Ni peu, ni beaucoup, mais tout. Pierre laisse sa femme, son père, son métier, sa maison et sa barque – tout – pour suivre Jésus. Pourquoi ? Pourquoi ne pas se contenter de donner un peu ? De donner même beaucoup, voire énormément, mais pourquoi donner tout ? Pourquoi Pierre saisit-il que moins que tout, ce serait rien ?

Regardez : pour être l’apôtre de Jésus, Pierre quitte sa femme. Comment comprendre cette exigence ? En quoi l’apôtre marié serait-il moins apôtre qu’un célibataire ? Jésus méprise-t-il le mariage ? N’est-ce pas Dieu qui en est l’auteur ? Pourquoi alors la vocation d’un apôtre va-t-elle de pair avec la vocation au célibat ? Tout quitter.

Non, Jésus ne méprise pas le mariage. Non, un homme marié n’est pas moins croyant ou moins saint qu’un célibataire. Souvent, c’est le contraire qui est vrai. Il ne s’agit pas de sainteté personnelle, il s’agit d’un métier, d’un métier bien particulier, celui du pêcheur d’homme, celui de l’apôtre. Dans ce métier de l’apôtre – et comme vous vous souvenez, apôtre signifie envoyé – il y a un modèle, un standard, passez-moi l’expression. C’est Jésus lui-même. Le premier des apôtres, comme le premier des prêtres, ce n’est ni Pierre, ni André, mais Jésus : il est l’envoyé du Père, l’apôtre et le grand prêtre de notre profession de foi, comme le dit l’Épître aux Hébreux (He 3, 1). Cet apôtre par excellence, modèle et principe de tout apostolat et de tout sacerdoce n’a pas connu de mariage. Jésus n’était pas marié. Je ne parle pas ici de Jésus des phantasmes commerciaux, je parle du Jésus des Écritures, du Jésus de la foi, du Jésus de la Croix. C’est lui qui m’intéresse, mon Sauveur et mon Dieu, non pas un phantasme passager d’une époque lascive. Jésus n’a pas été marié, il n’a pas connu de noces.

Ou plutôt, si. L’Écriture parlera des noces de Jésus, la Tradition parlera de l’Épouse du Christ. Cette Épouse, c’est l’Église. C’est elle qu’il sert. C’est pour elle qu’il travaille. C’est pour sa bien-aimée qu’il donne sa vie. Jésus scelle ses noces sur la Croix. Voilà le sens de son célibat. Aucune autre épouse, sinon l’Église. Aucun autre amour, sinon le salut des âmes. Pas d’autre maison, pas d’autre famille, pas d’autre métier, sinon le salut. Le mien. Le vôtre.

Du coup, nous comprenons le sens de l’abandon de tout par Pierre, Jacques, Jean. Ils seront pêcheurs d’hommes. Ils serviront l’Église, comme le Christ, dans la personne même du Christ, Tête et Époux de l’Église. Elle sera leur amour, leur maison, leur barque, c’est en elle qu’ils exerceront leur paternité, c’est pour elle qu’ils donneront tout. Comme Jésus.

Pierre quitte sa femme – il prendra sa part aux noces de la Croix, car c’est de ces noces-là qu’il s’agit pour notre salut ! Pierre quitte sa maison et sa barque – il s’occupera de la maison de Dieu, de la barque de l’Église. Pierre quitte son métier ; notre salut devient sa profession. Pas d’autre épouse que l’Église, pas d’autre richesse que l’Église, pas d’autre œuvre que servir l’Église dans l’obéissance à son Maître. Quel métier étrange, le pêcheur d’homme ! Car l’homme ne demande que d’être retiré de la mer sombre et tumultueuse où il est plongé, mais à quelques conditions.

L’homme exige un témoin crédible. L’homme exige un signe plénier pour croire. L’homme exige que lui soit montré que Dieu peut remplir une vie, que Dieu peut rendre heureux, que la volonté divine est aimable. La pauvreté, la chasteté, l’obéissance de Jésus le clament, le montrent, le prouvent. Et l’homme, tout plongé qu’il soit dans l’obscurité du monde, ne s’y trompe pas.

Des prêtres à moitié, personne n’en veut ! Ni de pères qui seraient tels 35 heures par semaine. On est père à vie, toujours, ou l’on n’est jamais père. On est époux et maître de maison 24 heures par jour ou on ne l’est pas du tout. Qui voudrait échanger sa mère contre une baby-sitter ? Qui voudrait trouver un fonctionnaire à la place de son père ? Qui veut des prêtres ayant une autre vie que celle de nos âmes ? Prêtres ouvriers ou abbés de salon – peu importe. Dès que quoi que ce soit passe avant Dieu et le salut des âmes, le prêtre n’est plus crédible, l’apôtre n’est plus fécond.

Dieu peut-il – oui ou non – remplir ma vie ? Pierre, André, Jacques et Jean, tant d’autres après eux, à la suite de Jésus, avec Jésus, grâce à Jésus disent par leurs chasteté, pauvreté, obéissance, que notre Dieu est un Dieu d’abondance. Il peut remplir les barques jusqu’à ce qu’elles s’enfoncent, il peut remplir une vie jusqu’à ce qu’elle devienne éternelle. Et laissant tout, ils le suivirent. La totalité de leur acte d’abandon les transforme en pêcheurs d’hommes. Jusqu’à ce que la barque de l’Église soit trop étroite pour accueillir tous les sauvés, tant leur acte d’abandon est fécond.

fr. Pavel Syssoev, op

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