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25 août, 2010

La prière -ou oraison

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Tous appelés à  la sainteté — senalaetitia @ 13:36

Bonjour,

J’ai une fois entendu une chrétienne me dire, à propos de sa « pratique religieuse », qu’elle n’a pas besoin de sacrements ni de prêtres puisque que elle, connaissant Dieu, elle Lui parle quand elle a besoin et puis le reste du temps elle ne voit pas pourquoi elle irait Le chercher… donc selon elle la pratique religieuse est une chose complètement superflue. Et il y a nombreuses âmes qui cherchent Dieu quand elles ont un souci et une fois le souci passé, plus besoin de Dieu.

On m’a raconté une blague que je vous partage pour illustrer ce que je dis :

Un juif non pratiquant résidant à Paris cherchait à se garer. Il était pressé et avait besoin d’une place rapidement. N’en trouvant pas, il commençait à se trouver ennuyé. Alors, il se met à prier : « mon Dieu ! oui, je sais, je n’ai pas toujours été très fidèle, je n’ai jamais fait le pèlerinage de Jérusalem, j’étais toujours occupé à mes affaires et ne pensais pas à toi, mais là, vois ma situation, il faut absolument que je trouve une place tout de suite. Si tu me trouves une place pour me garer, je te le promets, j’irai en pèlerinage à Jérusalem. » Il a à peine fini sa prière qu’une personne quitte son stationnement tout près de lui alors il dit « non, c’est bon Seigneur, laisse tomber, j’ai trouvé une place ». Et on devine que du coup, le voeux du pèlerinage de Jérusalem ne tient plus.

En effet, si on prend Dieu pour un magicien, c’est comme un service publique, on le consulte quand on a besoin et puis on lui verse ses 30 pièces d’argent pour s’acquitter et être libre vis-à-vis de lui. Mais Dieu n’est pas un magicien, il est notre Père, et Jésus s’est fait notre ami depuis qu’il a dit « je ne vous appelle plus serviteurs mais amis ». Et je ne sais quel père de famille apprécierait que ses enfants ne l’appellent que quand ils ont un service à demander, ni lequel d’entre nous ne s’afflige pas quand il voit que ses amis ne l’appellent que quand ils ont besoin de quelque chose. On pense, face à de telles conduites, non sans raison, qu’on est abusé : s’il s’agit de besoins d’argent par exemple, on se dit qu’on est pris pour une porte feuille sur pattes !

Or le Seigneur, étant Dieu, n’a jamais besoin de nous, il n’a pas besoin de l’homme, et pourtant il vient sans cesse vers sa créature. -c’est pourquoi le psalmiste Lui demande en s’exclament : « qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? Qu’est-ce que le fils d’un homme pour que tu en prennes souci ? » (du Ps 8.)
Ô Seigneur, que se répande sur notre siècle l’esprit d’oraison !
Pourquoi l’homme ne prierait-il son Dieu, n’irait-il vers Lui que quand il a besoin, alors que son Dieu qui n’en a jamais besoin, Lui, vient sans cesse à lui. C’est très peu charitable…Que se répande en nos coeurs l’esprit d’oraison !

La prière n’est pas un simple exercice de piété, mais c’est aussi et surtout la réponse de l’amour à l’Amour.

Notre Dame du Mont Carmel, priez pour nous.

Prière du Carmel

Père Saint,Tu as donné à l’Eglise la famille du Carmel
instaurée par Sainte Thérèsepour qu’elle rende témoignage
à la prière continuelle de ton Filset répande dans le monde l’esprit d’oraison.
Accorde-lui dans ta miséricorde, et par l’intercession de la Vierge Marie,
Reine et Beauté du Carmel, des vocations saintes données tout entières
à la mission de Salut de ton Fils, Lui qui règne avec toi et le Saint Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles. Amen

Si vous voulez voir le site des Carmes de Montpellier : www.carmesmontpellier.org

Mais sans être Carme, je crois qu’il est bon de ne pas penser à Dieu que lorsqu’on a des ennuis…

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18 août, 2010

Chemins vers Dieu

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations — senalaetitia @ 15:54

Dans un contexte mondial marqué par des menaces, la faim, la maladie, le chômage et l’oppression politique et spirituelle, les jeunes peuvent être amenés à penser que « la vie n’a pas de sens », et être donc tentés de fuir les responsabilités, s’abandonnant aux mondes fictifs de l‘alcool, des drogues, des brèves relations sexuelles sans engagement au mariage et à la famille, dans l’indifférence, le cynisme. Pour construire l’histoire, les jeunes doivent la libérer des mauvais chemins qu’elle peut prendre.

CROIRE, c’est s’abandonner à ce Dieu qui nous connaît et nous aime personnellement, en acceptant la Vérité qu’il a révélé en Jésus-Christ, avec l’attitude qui nous entraîne à avoir confiance en sa grâce. La Foi n’est pas seulement une adhésion de l’intelligence à un ensemble de vérités religieuses, elle est surtout une adhésion de toute la personne au Christ unique, source de toute vérité et de toute sainteté. Une âme dans la foi voit désormais toutes choses avec les yeux même du Christ, et se conduit selon l’exemple qu’il a donné dans l’Evangile. Elle devient un autre Christ jusqu’à dire « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vis en moi ».

Que la liturgie soit une véritable épiphanie du mystère, l’expression de la nature authentique de l’Eglise qui offre activement un culte à Dieu par le Christ dans l’Esprit Saint.

Créer les conditions nécessaires pour que les fidèles puissent accéder à la table du Seigneur, surtout le dimanche….

Etre les promoteurs et les animateurs de la prière dans la cité humaine si souvent agitée, bruyante et oublieuse de Dieu.

Dire la foi dans un monde sans Dieu
On croit toujours quelque chose

Aujourd’hui, beaucoup de nos contemporains sont a-thés, au sens de « sans Dieu ». Pour eux, le mot Dieu ne signifie rien, ni dans leur vie, ni dans leur univers mental et affectif. Mais ils se posent autant que ceux qui se rattachent à une religion les grandes questions spirituelles et existentielles sur l’origine et le destin de nos vies et du monde : d’où venons-nous ? pourquoi sommes-nous sortis du néant ? allons-nous y retourner après le mort ? la vie vaut-elle le coup d’être vécue ?
Comme dans une autre civilisation telle que la civilisation chinoise, celui qui veut comprendre et partager sa foi chrétienne
doit prendre le temps du dialogue, de la vie ensemble et de l’amitié, pour découvrir ce qui anime en profondeur la vie de l’autre. D’abord, je reconnais que mes interlocuteurs ont une foi.
L’expérience croyante peut être notre dénominateur commun. La foi est une expérience humaine qui n’est pas propre à ceux qui ont le label de croyants. La foi, c’est la confiance. Nous vivons de la confiance : confiance reçue, confiance donnée. Pour nous tous, notre vie s’est construite sur quelques actes de foi : un oui donné à des amis, à un projet, à un conjoint, à des enfants. Pour certains aussi, à celui qu’ils nomment Dieu. En fait, il me semble que c’est bien souvent le regard des chrétiens sur les autres qui les amène à dire que ces autres sont des « incroyants ». Or, dans le dialogue entre athées et chrétiens,
il est important de reconnaître dès le départ que nous avons tous une foi. Nous sommes des croyants. Comme on dit « on croit tous à quelque chose ».

L’intériorité, un chemin vers Dieu.
Rejoindre la foi de l’autre nécessite un long chemin fait de rencontres, de dialogues, de moments vécus en commun pendant un long temps sans paroles, pour que naissent une confiance mutuelle et une amitié… comme « se promener dans le jardin de l’autre ». On peut accéder à la source qui irrigue sa vie, on peut entrevoir son intériorité. Cette découverte de l’intériorité de l’autre est un cadeau inattendu qu’on reçoit de part et d’autre. J’emploie souvent l’image du puits :
il y a en nous comme un puits intérieur où nous pouvons puiser du sens, où nous pouvons rejoindre la source de notre vie et trouver l’énergie qui rend nos vies plus vivantes.
Mais aujourd’hui pour beaucoup le puits est désaffecté. Il est bouché par les multiples pierres de la consommation. Et ils ne savent même plus qu’il existe, qu’il y a une source « sous leurs pieds ». Nous avons tellement l’habitude de trouver l’eau courante au robinet. L’expérience de l’intériorité, on peut y accéder de multiples manières, par la réflexion philosophique, par des techniques de méditation, et elle ne conduit pas forcément à parler à Dieu.
Mais pour les chrétiens, cette expérience de l’intériorité est un chemin vers Dieu. Dans le silence de ce qu’ils nomment prière, ils vont à la source de leur vie, ils découvrent une présence. Saint Augustin disait au Vème siècle :  «  Dieu est en moi plus intime à moi-même que moi-même ».
C’est une présence, une force, une énergie !

Un article du Fr. Charles

Dieu premier servi, toujours !

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 15:26

Souvent les anciens se désolent de voir leurs petits enfants sans éducation religieuse : « ils ne prient pas et ne connaissent rien de l’Evangile ! ».
Mais à quoi sert-il de se désoler ? Face à ce désastre ne vous découragez pas.
La première chose est de ne pas déserter le navire. Si les anciens veulent que leurs convictions passent aux petits-enfants, qu’ils commencent par les vivre, et les vivre à fond…
C’est ce que firent Mr et Mme D. qui m’en ont fait la confidence. Les parents de leurs deux premiers petits-enfants, Sylvie et Samuel, trop pris par leurs occupations, et aussi par coupable négligence, ne faisaient rien pour transmettre la foi chrétienne aux enfants. Mais nos amis D. ne sont pas gens à mettre en poche ce qui est vital. Dieu premier servi !
Depuis toujours ils avaient l’habitude de prier, et ce n’est pas la présence des petits-enfants pendant les vacances qui allait les faire changer…

Sylvie et Samuel, 6 et 5 ans, en vacances chez Papé et Mina, les virent donc, chaque soir avant les repas, se recueillir dans leur « coin prière ».
Ils y passaient un long moment, soit en silence, soit en disant le chapelet ou en lisant l’évangile du jour.
Comme on pouvait le prévoir, Sylvie s’enhardit un jour et demanda : « Que faites-vous ? ».
« Nous te le diront tout à l’heure. Pour l’heure, va jouer ! »
Les enfants attendirent, faisant semblant de jouer mais l’oeil aux aguets.
quand Mina proclama : « A table ! », Sylvie revient à la charge.
- Que faites-vous tous les soirs, à rester en silence ou à marmonner ?
+ Nous ne marmonnons pas, dit grand-père un peu vexé, nous prions !
- Ça veut dire quoi « prions » ?

Papé prit la parole.
+ Prier, c’est se mettre devant Dieu qui est invisible mais qui nous voit et qui nous écoute. Et c’est lui dire qu’il est notre Père, que nous attendons qu’il vienne, et que nous voulons faire sa volonté.
Car il nous aime et nous, nous l’aimons.
+ Et puis, dit la grand-mère, nous lui demandons de nous donner chaque jour le pain dont nous avons besoin pour vivre.

+ Nous lui demandons aussi pardon, ajouta Papé, et il nous donne son pardon.
+ Et nous lui demandons de nous préserver du malheur, continua Mina.
- Et il vous écoute, demanda Sylvie ?
+ Bien sûr !
- Comment le savez-vous ?
+ C’est lui-même qui nous l’a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera ».
- Pourquoi il l’a dit à vous et pas à moi ?
+ Si, si… il te l’a dit à toi aussi, répondit Papé.
- Pourtant je ne l’ai jamais entendu !
+ Parce que tu n’as pas cherché au bon endroit.
- Ah… et où c’est ce bon endroit ?
Grand-père se leva et alla vers le « coin prière »…
Il revint avec un beau livre acheté en prévision de cette conversation, car il espérait bien que Sylvie l’interrogerait. C’était un évangile illustré pour enfants.
« Tout à l’heure, après le repas, nous vous ferons entendre quelques une de ces paroles que Dieu nous a adressées. »
Et c’est ce qu’ils firent. Non pas un soir, mais tous les soirs. A chaque jour, une page de l’Evangile : une parabole, un récit de miracle, un geste de Jésus.
Petit à petit, la personne de Jésus devint familière à Sylvie et au petit Samuel, que tout intéressait.
Ils en virent à aimer jésus comme l’ont toujours aimé ceux qui l’ont vraiment rencontré, soit ses disciples, soit ses fidèles au cours des siècles.

Tant et si bien que tous les soirs, Sylvie et Samuel se mêlaient à la prière des grands-parents. Ils n’avaient rien demandé, ils ne l’avaient jamais proposé, c’était si naturel…
Quand on a rencontré Jésus, quand on l’a entendu, comment ne pas l’aimer ? Comment ne pas vouloir lui parler ? Comment ne pas vouloir le suivre ?
Ainsi, sans discours inutiles, par leur seul exemple, par leur foi et leur prière, ces grands-parents ont transmis ce qu’ils avaient de meilleurs. Qu’en feront Sylvie et Samuel quand ils seront adolescents puis adultes ? Dieu le sait, car c’est l’affaire de Dieu.
Une chose est sûre, Papé et Mina n’ont jamais cessé de prier pour leurs petits-enfants.

Un article par Fr. Alain QUILICI O.P. parue dans le bulletin du Rosaire de Bordeaux des mois de juillet-août

16 août, 2010

« Une pensée du Pape Benoît XVI sur l’ennemi de l’Eglise et l’espérance de l’Eglise »

Classé dans : Eglise,Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 13:46

Bonjour,

Il y a peu, on voyait paraître dans un des articles de ce blog la juste nécessité pour l’Eglise, c’est-à-dire nous tous baptisés, de nous sortir la poutre de l’oeil afin d’y voir clair pour ôter la paille de l’oeil de nos frères en humanité.
Voici ce qu’en pense le Saint Père (extrait pris dans le bulletin du Rosaire de Bordeaux, n°647, pour les mois de juillet-août 2010) :

« Les souffrances de l’Eglise viennent de l’intérieur même de l’Eglise, du péché qui existe dans l’Eglise. Cela aussi on l’a toujours su, mais nous le voyons aujourd’hui de façon réellement terrifiante : la plus grande persécution contre l’Eglise ne vient pas d’ennemi du dehors, mais elle naît du péché de l’Eglise, et l’Eglise a donc un profond besoin de réapprendre la pénitence, d’accepter la purification, d’apprendre d’une part le pardon mais aussi la nécessité de la justice…
Nous devons nous rappeler que le Seigneur est plus fort que le mal et la Vierge est pour nous la garantie visible, maternelle, de la bonté de Dieu, qui a toujours le dernier mot dans l’histoire. »

L’ennemi principal de l’Eglise semble être l’Eglise elle-même. Or l’Eglise c’est nous, les baptisés… Alors, tous en route vers la sainteté ! Quoi !? Ce n’est pas réservé à une élite ! Ce n’est pas le lot des saints du passé mais c’est bien l’appel reçu par chacun de nous : « soyez parfaits comme votre Père est parfait » -on traduit aussi « soyez saint comme votre Père est saint ». C’est bien la vocation de chaque baptisé !
Il y a de ces chrétiens qui partent vers des sectes parce qu’ils ont constaté que l’Eglise n’est pas sainte. Mais l’Eglise c’est nous ! Il ne s’agit pas tant de renoncer à notre foi que de nous convertir et de nous encourager les uns les autres à la conversion avec des échanges édifiants et aussi et surtout, par l’exemple… il nous faut cesser d’être suffisant. On fait alors exactement comme les juifs qui ne voulaient pas du salut dans le Christ parce qu’ils s’estimaient déjà sauvés, étant du peuple de l’Alliance. C’est vrai, c’est ce qu’on fait : on estime qu’on est déjà sauvé parce qu’on connaît le Christ et qu’on est baptisé ; on fait partie du peuple de la Nouvelle Alliance… mais la suffisance n’a jamais sauvé personne, au contraire. Il ne suffit pas de dire « Seigneur » au Christ mais il faut encore faire ce qu’il dit. Et ce qu’il dit, c’est pour que nous devenions des saints selon notre vocation baptismale. Alors, on se lève, on sort de nos suffisances et on cherche à progresser dans la vertu, en particulier dans la foi, l’espérance et la charité. Ce n’est pas difficile, si on est de bonne volonté, Dieu nous aide.

On peut redire fréquemment nos actes de foi, d’espérance et de charité et prier Dieu de nous aider à devenir des saints.
C’est qu’il nous faut cesser de convoiter les choses d’en bas pour tourner nos coeurs vers les réalités célestes. J’aimais l’oraison d’hier, pour la fête de l’Assomption, qu’on peut redire en tout temps pour demander que Dieu nous aide à rechercher les choses d’en haut : « Dieu éternel et tout puissant, toi qui as fait monter jusqu’à la gloire du ciel, avec son âme et son corps, Marie, la Vierge immaculée, mère de ton Fils : fais que nous demeurions attentifs aux choses d’en haut pour partager sa gloire. Par Jésus-Christ… »

Mais quitter l’Eglise n’est pas du tout la solution ! C’est un leurre !C’est comme celui qui avait fuit le monde en se retirant au désert, pour ne plus avoir à supporter les autres… voilà qu’il s’est trouvé dans une situation encore pire que la précédente : il s’est retrouvé face à lui-même et a bien vu que son problème ne venait pas que des autres…

Nous donc, soyons saints comme notre Père est Saint.

In Christo

11 août, 2010

Rien n’est impossible à Dieu

Classé dans : Eglise,Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 16:56

Bonjour,

Je veux publier aujourd’hui une lettre d’une laïque à une religieuse. L’intention est d’encourager la foi ; il ne s’agit pas de faire quelque procès -le Jugement est encore à venir, jouissons donc de la miséricorde de Dieu que nous devons montrer envers les hommes car le Maître nous demande d’être miséricordieux comme il est miséricordieux, il demande qu’on imite Dieu en tout « soyez saints comme votre Père est saint » et déjà dans l’ancien testament Dieu demandais à son peuple d’être saint comme Il est saint car dit-il « Je suis Yahvé ». Pour cette raison, j’ai remplacé les noms de villes et de personnes par une lettre afin de préserver au mieux l’anonymat.

Vous verrez entre crochets [] des choses que j’ai ajouté pour une meilleure compréhension ou des points de suspension quand le passage est dénué d’intérêt dans une telle exhortation, donnée publiquement, sur la foi, qui engage aussi avec elle une exhortation à l’espérance et à la charité, ces trois vertus théologales, principes de toute vertu.

Patiente lecture.

 

Viens, ô Esprit Créateur, visite les âmes des tiens ; comble de la grâce d’en haut les coeurs que Tu as créés. (…)

Envoie ton Esprit et tout sera créé

Et tu renouvellera la face de la terre

(extrait du Veni Creator)

 

Voici la fameuse lettre.

 

*****************************************

 

Chère sœur dans le Christ,

 

Je vous avais appelée il y a un peu moins d’un an à cause d’un désir de vie consacrée.

 

Je vous écris ce petit mot me rappelant que vous pensiez m’accueillir jusqu’au moment où je vous ai raconté mon chemin de conversion et ma guérison « miraculeuse ». Alors vous n’avez pas osé me le dire bien et j’ai rappelé… vous m’avez dit être infirmière et connaître qu’on ne guérit pas le trouble bipolaire, et qu’il fallait la santé pour le Carmel… Vous aviez eu peur que je ne sois peinée alors je vous ai dit que non, car c’était la volonté de Dieu que je cherchais et que je L’avais prié ainsi avant d’appeler, et que j’avais alors promis prendre vos mots pour l’expression de sa sainte volonté. Et vous m’avez exhortée à « garder cet esprit surnaturel » -et je ne comprenais pas le sens de cette exhortation car ce que j’avais dit me semblait naturel (j’ai compris plus tard).

 

Ceci dit j’avais eu grand peine que vous ne m’ayez pas cru car je ne mentais pas et Dieu m’est témoin. J’avais donc été très peinée ce jour-là, en union avec le Christ, parce que même l’Église, qui a mission de propager la foi, manque de foi ! Il nous faut à présent nous sortir la poutre de l’œil et on y verra bien plus clair pour soigner l’aveuglement de nos frères en humanité.

Vous comprenez bien qu’il est normal que si l’on prêche une foi à laquelle on ne croit pas soi-même, on a du mal à en convaincre autrui : si les croyants ne croient plus, comment peut-on prétendre à emmener les incroyants à la foi !?

Nous sommes comme des menteurs et le monde se méfie de notre message. Après tout, pourquoi veut-on leur faire croire quelque chose auquel on ne croit pas soi-même ? Ils ont raison de se méfier : si l’on croit vraiment que c’est un message de vérité et source de liberté, pourquoi on ne l’accueille pas ? Pourquoi on veut leur faire manger un fruit qu’on ne veut pas goûter ? Ils peuvent à juste raison penser que nous voulons les empoisonner…

Et par ailleurs, qui confierai ses yeux à un ophtalmologue aveugle !? Un fou peut-être… Mais sans cela on préfère mal voir plutôt que de confier sa vue à un aveugle et perdre le peu que l’on avait…

 

Jésus veut nous faire croire une chose difficile à croire, que le chemin de croix est chemin de vie ; comme il sait qu’il dit vrai et qu’il est un bon Maître, il passe le premier pour nous en donner la preuve.

Nous, ses disciples, nous devons imiter sa pédagogie -car elle est bonne- et faire tout ce qu’on aimerait voir les autres faire.

On aimerait qu’ils croient que Dieu est Dieu, qu’il peut tout, et qu’il a ressuscité son Christ… soit, c’est très bon, c’est notre mission reçue de notre bon Maître. Alors croyons-le fermement et vivons de cette foi (1er mystère glorieux : la Résurrection => fruit du mystère : la foi vive). C’est le premier pas. L’accomplissement de signes et la prédication orale (ou écrite) doivent venir par dessus cette base solide. Alors la prédication sera puissante de la puissance de Dieu Lui-même, car appuyée par l’Esprit de vérité promis à ceux qui croient.

Mais si on ne commence pas par montrer l’exemple de ce qu’on prêche, on prêche comme des menteurs et l’Esprit de Vérité ne peut confirmer nos paroles avec des prodiges comme il le faisait au temps des premiers Apôtres. Parce qu’il est vérité, il ne peut soutenir le mensonge ! [gloire à Dieu !]

 

Comprenez donc le sens de ce courrier.

Il ne s’agit pas de vous faire croire que ma place est chez vous, car si Dieu me voulait chez vous il aurait touché votre cœur afin que vous ne soyez pas si incrédule et méfiante à cause de mon témoignage.

Il ne l’a pas sitôt fait parce que ma place n’était pas chez vous et il voulait que je le voie. Il me l’a donc fait voir et j’ai vu. Cependant il vous aime aussi et ne désire pas que vous demeuriez plus longtemps dans l’incrédulité, et c’est pour cela que je vous écris ce jour.

Il ne s’agit pas d’un reproche gratuit.

Je fais ainsi parce que j’aime notre Église, et notre Église c’est nous ! Aussi, ma sœur, je nous aime.

Or j’aime notre Dieu, et Lui nous aime. Et il veut que nous portions du fruit en abondance pour le Royaume. Il veut que nous soyons sauvés par la foi en Dieu par Jésus-Christ, et que nous sauvions le monde avec nous afin qu’aucun ne se perde -et il nous demanderas compte de tout ça à la fin. Ô ! quelle douce volonté, la volonté de notre Dieu ! Ferme, mais douce et bienfaisante…

 

Aujourd’hui je désire ardemment que notre Église s’enflamme à nouveau et enflamme le monde selon l’ardent désir de son Époux : « je dois jeter un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il fut déjà allumé » (Luc 12, 49)

Je veux, avec notre Maître chéri, je veux avec force -et je crois que c’est sa force en moi car je n’ai pas l’habitude de vouloir avec une telle véhémence- je veux donc que nous, son Épouse (l’Église), nous enflammions la terre entière. Et ce désir me consume, alors je suis poussée à faire tout ce que je peux, et même cette folie de vous écrire ces folies… Je peux peu, mais Dieu supplée à la misère des âmes de bonne volonté, et je crois qu’en Lui je peux tout ! Et vous me croyez parce que vous savez que notre Dieu c’est le Seigneur et que « tout ce qui Lui plaît, il le fait » (Ps 135, 6)… et j’affirme, avec foi, que je peux enflammer la terre entière, par Lui, avec Lui et en Lui, avec vous et tout le Corps du Christ répandu à travers le monde, dans l’unité du Saint esprit, pour la gloire du Père ! Amen.

 

Alors je vous écris ce mot de rien avec tout mon amour et une foi ferme en cela, que l’Esprit Saint peut tout et fera le reste. Il enflammera à nouveau votre cœur et de là toute votre communauté… de là tout l’Ordre du Carmel… de là, tout le cœur de l’Église -les consacrés- et le cœur de l’Église ainsi consumé deviendra pur comme celui de sa Mère -qui est sa figure- la Sainte Vierge Marie.

Si l’intérieur est pur, tout le corps le sera ; si l’intérieur est en feu, tout le corps le sera, même le plus extérieur.

L’intérieur le plus profond du corps, c’est le cœur

Le cœur de l’Église, c’est ses consacrés.

Je compte sur la puissante intercession du Cœur immaculé de Marie… en ce Cœur, aucun obstacle ni à la foi, ni à l’espérance, ni à la charité… ce Cœur conçoit son Dieu.

Je veux que le cœur de l’épouse, à l’exemple de Marie, son modèle, conçoive son Dieu pour L’offrir au monde…

Je veux que le cœur de l’Église prenne feu et qu’il enflamme tous ses membres.

Alors la terre entière prendra feu.

Les pieds, ainsi enflammés, courront joyeux, purs et beaux comme les « pieds du messager qui annone la paix » et dit à Sion : « Ton Dieu règne » ; et à chaque pas ils mettront le feu au lieu qu’ils foulent.

Les bras, ainsi enflammés, se tendront vers les malheureux, les pécheurs, les pauvres… et ils enflammeront tout ce qu’ils toucheront de leur compassion, de leur charité… (la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres n’est-elle pas signe du Royaume parmi nous…)

Le cœur, ainsi enflammé, propulsera plus violemment son feu dans le Corps ; il propulsera plus vivement le Sang qui le fait vivre (le Sang du Christ) et la vie de ses membres sera renouvelée par le Sang du Christ dans la vie du Christ -le Vivant à jamais, n’est-ce pas…

Le Corps, toujours davantage enflammé, enflammera toujours davantage le monde… toujours mieux nourri de la vie de son Maître, il croîtra en cohésion, taille et force… (un enfant bien nourri grandi bien, n’est-ce pas)… et en sainteté…

Vous le croyez !? J’espère ! Car ça ne vient pas moi, je n’invente rien. Cette comparaison du corps est dans notre Livre. Et en tant qu’infirmière vous voyez mieux que moi en quoi ça se tient.

Quand le cœur dysfonctionne, tout le corps faiblit, et quand il s’arrête, tout meurt -plus aucun organe ne peut subsister. Ce n’est le cas pour aucun autre membre du corps : on peut vivre sans pieds, sans bras, sans la vue… on peut même vivre après une « mort cérébrale ». C’est vrai, et on ne débranche un homme dans le coma qu’après l’arrêt du cœur, car jusque là on croit toujours qu’il pourra se relever.

Et bien, pour l’Église, tout le Corps souffre diverses pénuries parce que le cœur est malade.

J’ai de la peine en écrivant cela mais pas tant car j’entends aussitôt que « cette maladie ne mène pas à la mort ; elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jean 11, 4). J’entends le Christ dire, comme pour Lazare : « mon Épouse repose, mais je vais aller la réveiller » (Jean 11, 11)

Et c’est pour bientôt car « maintenant, le prince de ce monde va être jeté bas » et nous, Corps du Christ, « élevés de terre nous attirerons tout à Lui », comme Lui-même (voir Jean 12, 31-32) [par Lui, avec Lui et en Lui].

Je veux une belle Épouse pour l’Epoux, une épouse capable de ravir le Créateur, comme Marie, de glorifier la Sainte Trinité, honorant son Époux et sa Mère… une Épouse capable d’offrir au monde l’Esprit qui nous unit afin que « tous soient un », que nous soyons tous ensemble parfaits dans l’unité et que la Sainte Trinité vienne siéger ici-bas sur son trône car, dit Sainte Élisabeth, « l’unité est le trône de la Sainte Trinité ».

Nous disons : « Père, que ton règne vienne ». Mais pourquoi ne préparons-nous pas son trône ? Où viendra-t-il siéger ? Dans une crèche à nouveau !? Nous n’avons pas plus d’estime pour notre Dieu maintenant que nous le connaissons !?

Je veux qu’on enflamme le monde et qu’on érige le trône de Dieu.

Oui, nous le voulons. Et l’épouse et l’Esprit disent viens. Oui, viens Seigneur Jésus. (Ap. 22, 17 ; 20).

 

Excusez, je vous prie, cet élan non maîtrisé.

Voilà donc le témoignage que je veux vous donner, en espérant de la grâce de Dieu que vous rappellerez que « rien n’est impossible à Dieu. Marie l’a cru « et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ».
Croyons-le encore et toujours afin que l’Emmanuel vienne vivre à nouveau, mais cette fois pour toujours, avec les siens. Qu’il ne vienne pas nous trouver endormis pour notre honte !

 

De grâce, ma Mère, relève-toi, reprends force et vigueur, ton Époux ne t’a pas délaissée. Rappelle-toi la promesse : « On ne te dira plus : « Délaissée » et de ta terre on ne dira plus : « Désolation ». Mais on t’appellera : « Mon plaisir est en elle et ta terre : « Épousée » (Is 62, 4) Courage donc, ma Mère ! Ton Époux est fidèle. Il est parti pour préparer le banquet mais il revient bientôt. Courage, ma Mère, prends soin des fils qu’il t’a donnés. Ce n’était pas en vain ; il t’aime et il aime ses petits. Son départ, c’est pour ton bien et celui de tes enfants ; il ne t’oublie pas, ce serait comme s’oublier Lui-même. Courage donc, et veille dans la foi en L’attendant.

 

Comment, chère sœur, croyant que Dieu a pris corps dans le sein d’une vierge, que le Père a ressuscité Jésus d’entre les morts, que Jésus vit pour nous dans une hostie… vous ne croyez pas que Dieu est tout puissant et que « tout ce qui Lui plaît, il le fait ». Vous le croyez, me direz-vous, car vous professez la foi catholique ; et pourtant, je dis que vous ne le croyez pas et que votre cœur est loin de ce que professe votre bouche -comme ce peuple qui n’honore Dieu que des lèvres- car sans cela vous n’auriez pas douté que j’ai été parfaitement guérie de mon mal incurable cet été 2007. Si Dieu peut naître d’une vierge, comment ne saurait-il pas guérir ses enfants de tout mal !?

Maintenant que votre foi revient, laissez-moi vous raconter à nouveau :

 

J’avais commencé à être malade au collège avec ma première tentative de suicide vers mes 11 ans. Elle a été camouflée. J’ai commencé à voir un psychiatre et à prendre des médicaments au lycée. Je me scarifias beaucoup, faisais une sorte d’anorexie-boulimie par périodes, et attentais régulièrement à ma vie. Après une très grosse tentative de suicide fin 2006 (je crois) j’ai fait environ 6 mois en psychiatrie sans résultat. Or le traitement nuisait à mes défenses immunitaires. J’avais aussi des ECT deux fois par semaine. J’étais devenue un vrai légume, et toujours déprimée !

On m’a fait un diagnostic de trouble bipolaire rapidement -car jusque là personne n’avait su me diagnostiquer clairement [noter que le diagnostic a été posé après plusieurs mois de traitement dans cet hôpital où on s’acharne avant de réfléchir.] et on m’a fait un dossier de handicap [là aussi, noter que j'étais moins handicapée à l'entrée qu'à la sortie !] Alors j’ai voulu quitter l’hôpital en signant une décharge car il n’y avait pas de résultat, et je préférais souffrir chez moi qu’enfermée là [étant entrée librement, ça faisait tout à fait partie de mes droits -cf droits du patient hospitalisé]

Alors, contournant toute réglementation, on m’a mise en HDT, dans un secteur fermé. Il n’y avait aucun motif à cela. Aucune procédure n’a eu lieu mais un simple appel à ma mère. Et on m’a attachée avec des contentions sans que je n’ai commis aucune violence [ce jour-là, j'étais assise sur mon lit avec mon téléphone]. On m’a piqué à fortes doses et je me suis réveillée, attachée à un lit, sans plus aucune affaire, dans un milieu fermé -avec des grands malades. Pour sortir, j’ai accepté ces conditions : voir le Dr C. une fois par mois, prendre un traitement très lourd à vie, venir une fois par semaine pour les ECT et rester handicapée à vie. J’avais donc un avenir tout fait : je serai devenue un légume et le serais restée jusqu’à la mort !

J’avais de plus les compléments en fer et en acide folique pour remédier aux effets secondaires de ce traitement inefficace à me traiter, mais efficace juste à me détruire davantage. Et pour finir, comme on m’a diagnostiqué une « oeso-gastro-entéro-colite d’origine psychosomatique », j’avais tout un tas de cachet pour le système digestif, parfaitement inefficaces… je mangeais mal du coup et vomissais presque tout !

À cette époque, j’étais antichrist, je haïssais Dieu, l’Église, le monde entier presque, à commencer par ma famille… Je vivais dans le péché et ça me paraissais juste. Vu mon état et l’état du monde il n’y avait rien de mieux à faire… donc je fumais aussi [c'était ma seule liberté] et je prenais la pilule à cause de ma vie éparpillée…

Bref, on a été au Bénin cet été 2007, sans ma mère.

Tout le monde était heureux sauf moi. Je devais rester au lit après tous les repas pour essayer de les garder. Et pour finir, tout le côté droit commençait à s’engourdir douloureusement. C’était infernal !

J’ai écrit une lettre à Dieu

[en ces termes : « Dieu,

Es-tu vraiment un Dieu de Bonté et de Miséricorde ». Je suis sûre que tu es LE Dieu tout-puissant. Comment peux-tu tolérer, en tant que Dieu de Miséricorde, qu’une de tes créatures (sachant que celle-ci n’est pas la seule dans ce cas) puisse autant souffrir et passe sa vie à chercher comment cesser de souffrir ? Une fois cette solution trouvée, à savoir la mort, comment peux-tu accepter que cette créature passes sa vie à chercher à savoir, comment mourir sans, d’une part, faire souffrir ses proches, et d’autre part, sans se faire souffrir elle-même plus qu’elle ne souffre déjà ? Es-tu réellement Miséricordieux ? Pourquoi est-ce que je vie uniquement dans la crainte des conséquences d’un décès provoqué par moi-même (réussi ou raté) ?

Qu’ai-je fait de si mauvais, un péché qui mérite une telle punition ? Quand ai-je commis ce péché et quel était-il ? Était-ce avant ma venue dans ce monde ? Était-ce dans une autre vie ? Me suis-je rendue compte du mal que j’ai commis ? Au secours ! Help ! SOS !

Par pitié, que quelqu’un de bon et de miséricordieux entende mon signal de détresse, prenne pitié et me vienne en aide.

Et j’ai signé de mon prénom]

[retour au courrier à Mère M. :] j’ai pleuré longtemps sur la tombe de mes grands-parents et j’ai dit que s’ils sont au ciel et que rien n’est fait pour moi le lendemain, je conclurai qu’ils m’appellent. Et j’ai tout préparé pour mon suicide sans rien en dire à personne cette fois afin d’être assurée de mourir.

Le lendemain, j’accompagne, à contre cœur, mon père chez un homme car mon père essayait tout pour me faire guérir (j’ai vu assez de guérisseurs avant ma conversion !). Là, l’homme parle avec mon père d’un certain nombre de maux infernaux qu’il a eu et d’un certain Père R. à Z…, qui l’a fait sortir de tout ces maux. J’ai entendu son témoignage, et au retour, dans la voiture, j’ai dit : « demain on va voir le Père R. à Z… » Mon père a voulu m’expliquer la nécessité de prendre rendez-vous et d’autres choses, alors j’ai redit la même chose. C’était ma minute de lucidité. Mon père a cédé.

Le lendemain, on arrive à Z… c’était loin et je vois sur le portail « Hôpital X ». La colère m’a prise et j’ai cru qu’on m’avait encore piégée. Mais je n’ai rien dit car c’était ma volonté de venir et le trajet avait été long.

Quand j’ai vu le Père R., j’ai pensé : « c’est ça le Père R. !? »

Il m’a fait déposer ma bague en forme de serpent dans un verre d’eau après m’avoir demandé à quoi j’étais prête pour guérir. Alors j’avais dit que je ferais tout ce qu’il dirait. C’est pourquoi quand il a demandé de déposer la bague j’étais étonnée qu’il ne faille que ça pour guérir d’un si grand mal. Dès lors, les tics du père ont cessé. On a continué à parler. Il a dit une parole avec autorité et ça m’a secouée ; il a dit : « le serpent ne s’adopte pas ». Quand j’ai voulu me justifier -car je disais vouloir adopter un serpent- il a redit fermement la même chose. Puis, avec la même autorité, il a dit : « tu n’es pas malade ». Et j’ai cru, mais je savais bien que j’avais eu très « mal d’un côté » et au ventre. Il m’a fait mettre mon doigt dans un pot d’huile [aujourd'hui, catholique pratiquante, je connais cette onction] et marquer du signe de la Croix tous les endroits où j’avais eu mal. Comme j’ai oublié le ventre, en bas à droite, il me l’a signalé et j’étais étonnée qu’il le sache alors que je ne le lui avais pas dit. Et puis il a porté une étole pourpre [catholique pratiquante, je reconnais maintenant cette étole que le prêtre porte quand il donne le sacrement de réconciliation ou le sacrement des malades ou encore pendant le carême], il m’a fait mettre à genou et m’a imposé les mains, et j’étais guérie.

J’ai cessé tout traitement à l’heure même et j’ai retrouvé le chemin de l’Église sans qu’on ne m’y exhorte. Le Père R. a été étonné de voir la quantité de produits que prenais. Et tout le monde sait que ces produits entraînent une dépendance. Or j’ai tout stoppé d’un coup, de même que le tabac.

De retour en France, j’ai remis ma vie en ordre en commençant par ma chambre [j'ai bazardé notamment des objets douteux dont on se sert comme porte bonheur ou des livres à caractère ésotérique... il y a eu beaucoup de choses emportées à la décharge ce jour-là] puis en virant le petit ami qui refusait de cheminer dans la chasteté. Mon entourage était surpris. Mon médecin et ma mère ont prédit la rechute à diverses échéances pendant un an. Après, j’ai sermonné mon médecin (il est le mari de ma marraine) sur son incrédulité et je ne l’ai plus consulté.

Moi qui étais handicapée à vie et dépendante de ma famille, je vis seule [...] Sans autre diplôme que le bac, j’ai commencé à travailler auprès d’enfants car mes parents avaient refusé de financer la formation que je demandais [...] Têtue, j’avais dit que je l’aurais par la VAE. Même le conseiller ANPE m’avait encouragée à abandonner car c’était trop dur, voire impossible.

Il y a peu, j’ai terminé mon contrat avec un enfant autiste et la psychologue m’a proposé de continuer avec elle car on avait eu de bons rapports et un bon résultat avec l’enfant.

Alors, on [...] m’a encouragée à valider non le titre de … mais celui d’éducatrice de jeunes enfants ; et elle s’étonnait de mon parcours, qu’elle trouvait incroyable, se demandant comment, sans qualification, j’avais obtenu un tel emploi…

Rien n’est impossible à Dieu.

[...] j’ai donné ce témoignage à ma mère qui avais prédit que je me planterais, quand je quittais la maison [et que je serais obligée de revenir].

Et je vous le donne aujourd’hui pour que vous croyiez que rien n’est impossible à Dieu et pour que nous retrouvions une foi vive et vivifiante.

En gros, [...] je pourrais devenir éducatrice de jeunes enfants sans faire d’études, alors que jusqu’à il y a un peu plus de trois ans maintenant, on avait décidé que je sois un légume à vie. Et d’ailleurs, si Dieu ne m’avait pas répondu, je serai morte il y a trois maintenant, après avoir mené une vie de légume. (les ECT, ça tue la mémoire ! Et les cachets, ça abruti totalement)

 

Je demande qu’on cesse d’être incrédule afin qu’à nouveau, on voit les merveilles de Dieu et que, comme au temps des premiers chrétiens, on voit la communauté croître en nombre et en grâce.

 

Par les sciences médicales, vous croyez que mon mal est incurable. C’est très bon. À présent, voyez ce qu’est devenu ma vie. Si mon mal est impossible à traiter et que je suis ainsi aujourd’hui, c’est que rien n’est impossible à Dieu. Et je crois qu’il m’a délivrée ainsi comme il avait ouvert les yeux à Saint Paul, afin que je devienne un instrument de choix pour Lui ; et puisque j’ai fort haï l’Église, mon témoignage en est plus fort, comme ce fut le cas pour Saint Paul et d’autres saints après lui qui ont changé de vie radicalement après avoir rencontré le Christ.

 

Notre Seigneur, on ne peut pas Le détester. Le seul motif de Le détester, c’est qu’on ne Le connaît pas. C’est tout pourquoi le monde déteste l’Église [Corps mystique du Christ], tout pourquoi Jésus dit : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »… C’est tout pourquoi le salut passe par la connaissance du Christ. C’est tout pourquoi nous devons être remplis de miséricorde, comme le Christ, et courir joyeux de proclamer la Bonne Nouvelle à toute la Création. Mais comment la proclamer si on ne croit pas !? Et c’est tout le sens du courrier que je vous adresse.

 

[...]

Qu’elle est belle la communion de l’Église..

La France avait évangélisé l’Afrique et en ce temps de déchristianisation de l’Europe, la voici qui a besoin de l’être à nouveau par sa fille… Je crois que cette dernière sera heureuse de pourvoir à l’indigence de sa mère selon qu’il est écrit : « tu honoreras ton père et ta mère ».

[... salutations]

 

Article non relu, merci de votre indulgence.

N’hésitez pas à laisser des commentaires dans l’esprit du blog (voir à ce sujet la page : Commentaires)

bien fraternellement

+

4 août, 2010

Ce 4 août 2010, en la fête de Saint Jean-Marie Vianney…

Classé dans : Eglise,Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 21:30

Dans l’Ancien Testament, il apparaît que les relations sexuelles rendent impropre à tout acte sacré. Cf livre de l’Exode : après que le peuple s’est sanctifié en vue de la rencontre avec Dieu, Moïse commande : « Tenez-vous prêt pour après demain [le jour de la rencontre], ne vous approchez pas de la femme. » (Ex 19, 14-15)

Voir à ce propos 1 Samuel 21, 5 : « Le prêtre répondit à David : je n’ai pas de pain ordinaire sous la main, il n’y a que du pain consacré -pourvu que les jeunes gens se soient gardés de rapports avec les femmes ».

Il semble que c’est pour cette raison que Moïse avait renvoyé sa femme quand il a été investi de la mission de pasteur du peuple de Dieu : « Jéthro, le beau-père de Moïse, prit Cippora, la femme de Moïse, après qu’il l’eut renvoyée… » (Ex 18, 2)

C’est qu’on se scandalise de ce que les prêtres ne se marient pas et on invoque cela que cette idée d’abstinence nécessaire pour pouvoir poser des actes sacrés n’apparaît nul part dans la Bible… Voilà pourquoi je note aujourd’hui que cette idée était bien présente dans l’Ancien Testament.
Moïse posait des actes sacrés très régulièrement ; il a laissé sa femme en prenant sa charge…
Les prêtres d’aujourd’hui accomplissent tous les jours des actes sacrés, ils consacrent tous les jours le « pain de la vie », ils donnent chaque jour les sacrements, plusieurs fois par jour. Il ne reste plus de temps pour « s’approcher de la femme ». Comme Moïse donc, ils ont renvoyé leur concubine s’ils en avaient auparavant -sinon du moins ils ont refusé de prendre une femme- en prenant leur charge…

Une dame, me parlant d’un prêtre qui avait pris une femme, me disait qu’elle était scandalisée de ce qu’il ne puisse plus, pour ce motif, donner les sacrements. Pour les donner, il faudrait qu’il « ne s’approche pas de la femme »… Voilà comment un prêtre, bien qu’il est prêtre à jamais selon l’ordre de Melkisédek, ne peut plus donner les sacrements s’il prend une femme et comment un homme marié ne peut pas devenir prêtre : pour que le mariage soit valide, il faut le consommer, et pour donner les sacrements, il ne faut pas « s’approcher de la femme » ; on ne peut pas à la fois être marié et ne pas s’approcher de la femme, on ne peut donc pas à la fois exercer son ministère de prêtre et être marié -ou bien on sera infidèle aux engagements du ministère, ou on sera infidèle aux engagements du mariage… il y a donc à choisir une seule chose afin de la faire bien.

Pour faire ce choix, et le mieux qu’on puisse faire, c’est ceci : se soumettre à la volonté de Dieu de sorte de choisir ce qui Lui plaît à Lui comme l’a fait la Sainte Vierge. Alors, sa grâce supplée à la faiblesse de la nature humaine. Les parents de Sainte Thérèse de Lisieux voulaient d’abord chacun devenir religieux mais il a semblé que ce n’était pas le plan de Dieu et ils s’y sont soumis généreusement… ils ont été canonisés. La Sainte Vierge devait être l’épouse de Saint Joseph mais ce n’était pas le plan de Dieu ; elle est devenue l’épouse du Saint Esprit et la mère du Christ -puis de l’Eglise- et « désormais tous les âges la disent bienheureuse »…

En cette fête de Saint Jean-Marie Vianney, patron de tous les prêtres, prions pour nos prêtres, qu’ils gardent fidèlement les engagements de leur consécration, et qu’à l’exemple de leur Saint Patron, ils soient conformes à l’image du Christ-Prêtre.
Assistons-les de nos prières afin qu’ils soient forts contre les tentations et remportent ainsi beaucoup de victoires contre le Tentateur pour la plus haute gloire de Dieu et le salut des âmes. Qu’ils ne soient pas effrayés, ni troublés, par ces tentations mais qu’ils combattent avec ardeur et foi, soutenu par l’exemple de leur Saint Patron et en union avec le Christ. Qu’ils offrent généreusement leurs souffrances, puis leurs victoires, en union avec Notre-Seigneur, selon l’exemple de Saint Paul :
« je trouve ma joie dans les souffrances que j’endure pour vous, et je complète ce qui manque aux tribulations du Christ dans ma chair pour son Corps qui est l’Eglise, en vertu de la charge que Dieu m’a confiée, de réaliser chez vous l’avènement de la Parole de Dieu [...] afin de rendre tout homme parfait dans le Christ. Et c’est bien pour cette cause que je me fatigue à lutter, avec son énergie* qui agit en moi avec puissance. » (Col 1, 24-29)

*Et en effet, de nos seules forces c’est bien impossible de supporter une telle charge. Il faut alors bien se rappeler ceci : « Tout grand prêtre en effet, pris d’entre les hommes, est établi pour intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu, afin d’offrir dons et sacrifices pour les péchés. Il peut ressentir de la commisération pour les ignorants et les égarés, puisqu’il est lui-même également enveloppé de faiblesse, et qu’à cause d’elle, il doit offrir pour lui-même des sacrifices pour le péché, comme il le fait pour le peuple. Nul ne s’arroge à soi-même cet honneur, on y est appelé par Dieu, absolument comme Aaron. » (Hébreux 5, 1-4) Alors, Celui qui a investi son fidèle d’une telle charge Lui donnera aussi la grâce de la mener à bien.

En effet, c’est bien absurde ce célibat des prêtres si c’est pour rien qu’ils ont choisi de se priver. Mais certainement, ceux qui nous prêchent cette absurdité ne connaissent pas la grandeur de leur ministère. Saint Jean-Marie Vianney en parlait bien. Et en sa fête, espérons de la grâce de Dieu que le souvenir de sa vie nous rappellera la grandeur du sacerdoce ministériel.
En effet, si on s’imagine que l’Eglise n’est qu’une institution, on perd la dimension mystique de notre foi, on oublie la fin eschatologique de notre mission et tout est désacralisé : le prêtre devient un simple fonctionnaire et on se bat pour rétablir ses droits etc… Et c’est là la véritable absurdité car on oublie ce pourquoi les prêtres sont institués dès l’origine et qu’ils ont été institués parce qu’ils ont donné librement leur Fiat en réponse à l’appel du Seigneur.

Si on se rappelle que ce sont des hommes qui ont choisi le célibat en vue du Royaume, qu’ils ne sont célibataires que pour être tout entier consacrés au Christ, conformes à son image, et que le Christ est célibataire spécialement pour cela, qu’il a voulu épouser son Eglise… alors on comprend que ces hommes se « privent » de prendre une épouse ici-bas en fait pour se réserver tout entier au service de l’Epouse mystique du Christ, dont chacun est pour sa part, membre du Corps. Ils sont « célibataires » pour le moment, mais c’est le temps de terminer les préparatifs pour les Noces éternelles, et là, ils verront se réaliser cette promesse faite à Jérusalem du temps de l’ancienne Alliance, et donc à l’Eglise -Jérusalem céleste- depuis l’extension du salut à toutes les nations : « on ne te dira plus « délaissée et de ta terre on ne dira plus « désolation ». Mais on t’appellera « mon plaisir est en elle » et ta terre « épousée ». Car le Seigneur trouvera en toi son plaisir, et ta terre sera épousée. Comme un jeune homme épouse une vierge, ainsi ton bâtisseur t’épousera ». (Isaïe 62, 4-5)
Il ne s’agit pas d’une vaine privation, ni d’une contrainte qu’on impose à des hommes puisque le choix se fait librement et que chacun sait que les actes qui nous conduisent à la sainteté sont les actes du sacerdoce baptismal et non ceux du sacerdoce ministériel ; de fait, ne pas devenir prêtre pour ne pas y avoir été appelé ne prive personne de l’espérance du salut, au contraire (voir les saints Louis et Zélie Martin).
Ces hommes renoncent à se marier ici-bas pour se consacrer entièrement aux préparatifs des Noces éternelles pour eux-mêmes, et, en devenant prêtres, pour le peuple de Dieu dont ils prennent la charge. Ils offrent ce renoncement au mariage ici-bas en vue d’obtenir quelque chose de plus grand qu’ils ont découvert, comme l’homme qui  »s’en va, ravi de joie, vendre tout ce qu’il possède pour acheter ce champ » dans lequel il a trouvé une perle de grande valeur. (Mtt 13, 44-45) Et oui, jusqu’à « vendre » même son droit de fonder une famille pour « acheter » le Royaume des cieux, ce champ où on a trouvé le Christ, ce trésor « caché depuis les siècles et les générations et qui maintenant vient d’être manifesté [...] : c’est le Christ parmi vous ».

En ce mois du coeur immaculé de Marie, demandons l’intercession de notre Sainte Mère pour que le coeur de l’Eglise dont elle est l’image devienne en effet immaculé comme le sien… que nos prêtres soient généreux à offrir pour tous des sacrifices capables de plaire à Dieu, en union avec l’unique sacrifice du Christ, afin de compléter ce qui manque à ses souffrances pour son Corps qui est l’Eglise. Si le Coeur de l’Epouse est pur, tout son Corps le sera, car Jésus dit qu’il convient de purifier d’abord l’intérieur de la coupe afin que l’extérieur aussi devienne pur (Mt 23, 25-26)…

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !
Saint Jean-Marie Vianney, priez pour nous.

29 juillet, 2010

Dieu créa l’Homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa (Gn 1, 27)

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations,Société — senalaetitia @ 17:17

Dieu a créé l’Homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.

Or Dieu est juste. L’homme et la femme sont à son image, bien qu’ils soient différents l’un de l’un de l’autre. Si Dieu a donné domination à l’Homme, il l’a donné à l’homme, comme à la femme.
Ainsi, chacun -portant la marque de Dieu- domine mais chacun à sa manière, comme Dieu Lui-même domine de différentes manières.

Dieu a fait la femme pour l’homme, afin qu’il ne soit pas seul mais ait une aide qui lui soit assortie. Ce n’est pas parce que la femme est « une aide » pour l’homme que Dieu la prive de sa grâce. La femme ressemble a Dieu, comme l’homme, et comme l’homme, elle porte son emprunte.

« Dieu dit et cela fut ».
L’Homme a un peu ce caractère : quand il veut, il fait tout pour que ce soit comme il veut. Et il a ce dicton « vouloir, c’est pouvoir ». Cela fait partie de son caractère. L’homme exprime ce caractère d’une certaine façon, la femme, d’une autre façon, mais tous deux expriment bien l’esprit créateur -hérité du Créateur qui les a fait à son image et ressemblance.

De même pour l’expression de la domination :
Dieu a voulu que l’Homme règne sur la création, comme Lui-même règne sur l’univers. (cf Gn. 1, 28) Ainsi, si l’homme a domination, la femme n’en est pas privé puisque comme l’homme elle est à l’image et ressemblance de Dieu (qui a créé l’Homme et les a fait homme et femme). Mais chacun exprime ce caractère de différentes manières, comme Dieu Lui-même l’exprime de différentes manières : avec force démonstration comme les éclairs et la foudre de l’Ancien Testament, ou  »en déposant sa vie pour la reprendre de nouveau » (là, il montre qu’il est le Maître de la vie, il a domination sur la mort également).

Depuis que les femmes veulent prouver qu’elles sont aussi capable de dominer en voulant tout faire comme les hommes, on n’a rien gagné ! Au contraire, les couples s’affrontent et se déchirent.

Ces pauvres femmes qui ruinent leur couple à cause de conceptions héritées de leurs mères ou de la société actuel sur la nécessaire « libération de la femme »… et elles refusent d’être Maîtresse de maison (ce titre si beau et si noble) parce que pour s’affirmer il leur faut être tout le temps dehors. Souvent, dans ces conditions, il arrive que ces femmes soient trompées par leur mari ou qu’il finisse par partir. En même temps, ils n’ont plus de femme à la maison, ils n’ont plus d’intérêt à rester… c’est pour leur femme qu’ils ont choisi d’habiter en un, de mener la vie commune, ce n’est pas pour la beauté des murs de la maison !
Bref, beaucoup de couples se déchirent de cette façon.

De grâce, que l’Europe ne réussisse pas à aider l’Afrique à se débarrasser de ses idées dépassées sur la famille ! Les femmes dites « soumises » en Afrique -ou ailleurs- ne sont pas nécessairement lésées.
Ces femmes « soumises » dominent sur le cœur de leurs maris, qui se laissent ainsi dominer par amour et eux aussi ont domination sur le cœur de leur femme, qui se laisse dominer par amour.
C’est que leur soumission leur obtient ce beau titre de Maîtresse de maison. Or le maître domine sur ce sur quoi il est établi. Ainsi, cette femme soumise, devenue ainsi Maîtresse de maison, domine sur la maison et ses habitants. Elle domine, ça ne veut pas dire qu’elle maltraite. C’est simplement qu’elle a une certaine primauté dans le mode d’organisation de la maison, mais elle domine avec amour et respect, comme Dieu domine l’univers et a commandé à l’Homme de dominer la création -non de la saccager, mais d’en être maître, comme le Roi est souverain sur son royaume. Voilà, donc la femme est ainsi souveraine à la maison. Le roi, en tant que souverain, dirige ses sujets ET veille à leurs intérêt. C’est ainsi qu’il faut entre le mot domination que j’emploie beaucoup dans cet article.
La femme domine donc ainsi sans violence, sans revendication et c’est vécu très naturellement par toute la maisonnée. L’homme, le Chef de famille, domine aussi à sa manière, en ce qu’il est Chef -le chef a souvent la primauté en matière de grandes décisions, de projets etc… mais il a à tenir compte, quand il décide, de l’avis et de l’état de ceux sur qui il établi chef- et la femme n’en est pas frustrée puisqu’elle est maîtresse. Chacun a son lieu de domination et les moutons sont bien gardés !

Un éloge de la parfaite maîtresse de maison (Proverbes 31, 10-31) :
Une maîtresse femme, qui la trouvera ?
Elle a bien plus de prix que les perles !
En elle se confie le cœur de son mari,
il ne manque pas d’en titrer profit.
elle fait son bonheur et non son malheur,
tous les jours de sa vie.
(…)
De sa maisonnée, elle surveille le va-et-vient,
elle ne mange pas le pain de l’oisiveté.
Ses fils se lèvent pour la proclamer bienheureuse,
son mari pour faire son éloge :
« Nombre de femmes ont accompli des exploits,
mais toi tu les surpasse toutes : »
Tromperie que la grâce ! Vanité, la beauté !
La femme qui craint le Seigneur,
voilà celle qu’il faut féliciter.
Accordez-lui une part du produit de ses mains,
et qu’aux portes ses œuvres fassent son éloge !

N’est-ce pas qu’elle est grande la dignité de la maîtresse de maison !? Appelons-la « femme soumise » si l’on veut, mais n’empêche qu’elle est très honorable et digne de louange. Et elle n’a pas besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit.

Selon moi, il n’y a rien de dégradant à ce qu’une femme s’occupe de la maison et de la maisonnée, au contraire. Et il semble que je ne suis pas la seule de cet avis au vu de l’extrait cité ci-dessus.

La femme occupe cet office de service non tant par soumission que par amour. Et si les époux s’aiment, l’homme saura lui témoigner de la reconnaissance et s’empresser de la décharger de sa tâche s’il la sent fatiguée ou la voit souffrante.
Voici ce qu’en dit Saint Pierre (1 P 3, 1-7) :
Pareillement, vous les femmes, soyez soumises à vos maris, afin que, même si quelques-uns refusent de croire à la Parole, ils soient, sans parole, gagnés par la conduite de leurs femmes, en considérant votre vie chaste et pleine de respect. Que votre parure ne soit pas extérieure faite de cheveux tressés, de cercles d’or et de toilettes bien ajustées, mais à l’intérieur de votre cœur dans l’incorruptibilité d’une âme douce et calme : voilà ce qui est précieux devant Dieu. C’est ainsi qu’autre fois, les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient : telle Sara obéissait à Abraham, en l’appelant son Seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les enfants, si vous agissez bien, sans terreur et sans aucun trouble.
Vous pareillement, les maris, menez la vie commune avec compréhension, comme auprès d’un être plus fragile, la femme ; accordez-lui sa part d’ho
nneur, comme cohéritières de la grâce de Vie. Ainsi vos prières ne seront pas entravées.
« Vos prières ne seront pas entravées » : oui, car Dieu est amour et il aime ceux qui s’aiment. Si on agit ainsi, les prières ne sont pas entravées car agir ainsi, c’est montrer beaucoup d’amour et nous savons que la charité couvre une multitude de fautes.

On me racontait ceci sur les femmes en Afrique, que la femme est bien soumise à l’extérieur, sobre, elle parle peu et son mari en tire tout honneur. En tant que chef de famille, il doit en effet être respecté par la famille sur laquelle il est établi chef. Mais s’il arrive que Monsieur a mal parlé à l’extérieur et que Madame n’a rien dit, à la maison, elle parlera et Monsieur entendra et s’appliquera à se corriger à l’avenir.
On me disait aussi que ce sont souvent les femmes qui concrétisent les projets (ex. : construction d’une maison) à la maison. Mais dehors, c’est Monsieur qui présente le projet et en tire toute gloire quand ça fonctionne. Ceci dit, il n’oublie pas que tout le mérite revient à Madame et il sait bien le lui rendre. D’ailleurs, souvent on se marie sous le régime de la communauté de biens ; on a tout en commun et je crois que l’honneur de l’un est tout autant l’honneur de l’autre (comme on dit « ton pied mon pied » pour signifier cette profonde communion, on pourrait aussi bien dire « ta gloire ma gloire »).
De telles épouses obtiennent généralement de leurs maris tout ce dont elles ont besoin. Remarquons donc que dans le couple, tant qu’il y a l’amour, la domination n’a rien à voir avec l’esclavage -car aujourd’hui, quand on dit « femme soumise » on pense vite « esclave » et ce n’est pas du tout le sens de la soumission dans le couple. Ainsi, Saint Paul et Saint Pierre ne sont pas de gros machos irrespectueux des droits de la femme, comme certains le pensent ! Que nous ne rougissions plus de leurs écrits, ni les fidèles quand on les leur pointe du doigt, ni les prêtres quand on a ces lectures à la messe et qu’il y a à dire l’homélie dessus…
Pour ces femmes dites « soumises », leur gloire, c’est leur mari et justement, l’honneur de leur mari, c’est leur épouse ! De l’extérieur, on croit que l’homme domine au détriment de la femme, mais la vie ne s’arrête pas à l’extérieur et le couple a une vie intime qu’il n’est pas obligé d’exhiber aux yeux de tous.

Le fait que la femme soit soumise ne pose aucun problème normalement. Mais en effet, il convient d’éviter tout abus qui conduit au mal : la femme ne doit pas faire des choses insensées pour son mari sous prétexte de soumission, et l’homme n’a pas à écouté sa femme si elle demande des choses insensées sous prétexte qu’elle est un être sensible ou que sais-je. C’est l’amour qui rend la domination légère et par lui qu’aucun des époux n’abuse de l’autre.
Quand cela arrive c’est qu’il y a une rupture du lien de charité.
Aujourd’hui, on ne dénonce que ce qui paraît flagrant, comme les hommes battants leurs femmes. Mais il y a aussi des hommes qui subissent les désirs de domination excessifs de leur épouse, qui les font tourner en bourrique, ces femmes capricieuses qui demandent tout et tout de suite, même des choses insensées, et font avec leur mari le jeu du chantage affectif. Ce qu’elles font, c’est exactement la même chose que ce que font les hommes devenus violents par amour excessif de la domination (je dirais même que c’est pire en ce sens que c’est très sournois et que c’est une maltraitance plus difficile à prouver). Les féministes ne font pas bien mieux que les machos qu’elles dénoncent. Le résultat final est le même : ça détruit le couple, car l’amour propre détruit la charité.

Que la femme retrouve sa place, ce n’est pas en voulant à tout prix faire comme l’homme mais en comprenant que dans le nécessaire partage de l’autorité elle n’est pas lésée ; si chacun veut dominer différemment et en même temps au même endroit, c’est le conflit mais si chacun domine à sa façon à sa place, s’appliquant à ne pas empiéter sur le « territoire » de l’autre, c’est l’harmonie, c’est la complémentarité, cette complémentarité de l’homme et de la femme qui unit leurs différentes natures, et cette union qui fait révèle l’Homme créé à l’image et la ressemblance de Dieu. C’est homme et femme qu’il les créa à son image et ressemblance. C’est beau. L’ensemble est beau. Pourquoi vouloir le diviser ou l’uniformiser !? Comment pourra-t-il alors continuer d’être un ensemble !?
Enfin, que la femme connaisse qu’elle n’est pas lésée et que sa part, différente de celle de l’homme, n’est pas pour autant moindre ou méprisable.

On voit bien que l’Afrique ne connaît pas cette crise de la famille qu’on observe en Europe. C’est que les femmes ne revendiquent pas leur émancipation, et pourtant ça ne les empêche pas de s’émanciper.
Qu’on permette à la femme de s’instruire ou d’autres choses du genre, ce sont de très beaux progrès. Et d’ailleurs, les hommes les acceptent et même les encouragent.
A ce propos, aujourd’hui, à la messe, on lisait le passage de Marthe et Marie et à ce propos, le prêtre disait qu’à l’époque de Jésus c’était une grande nouveauté et qu’à l’époque il était impensable qu’une femme reçoive l’enseignement d’un maître. Selon les maîtres du judaïsme à cette époque, « enseigner une femme, c’est enseigner la désolation » (ou la dépravation, je ne sais plus bien). Enfin, il nous disait que pour l’époque de Jésus, c’était particulièrement scandaleux que Marie se tienne ainsi aux pieds du Maître, en ce que les femmes n’avaient pas accès à l’enseignement des maîtres.
Donc il est bienheureux qu’on laisse la femme s’épanouir, mais il est bien malheureux de la convaincre que pour être émancipée il faut qu’elle devienne un homme et refuse la vie de maîtresse de maison. Oui, c’est malheureux, ces femmes qui sont trompées ou/et quittées par leurs maris las de mener seul la vie commune…
Pourtant, les femmes dites « soumises », si le couple est amoureux et en harmonie, s’émancipent parfaitement et les hommes ne les empêchent pas de sortir si c’est pour leur bien, puisque, aimant leurs femmes, c’est leur bien qu’ils veulent ; et de même la femme ainsi émancipée qui aime son mari n’exagèrera pas, elle n’abandonnera pas son foyer sachant que son mari apprécie de l’avoir auprès de lui. C’est l’amour, tout simplement…

Avant le mariage, ce n’est pas tant le sexe qu’il faut tester comme on le croit maintenant. Ça ne marche par mieux avec cet « évolution des mœurs », au contraire (à voir l’état actuel de la famille, je dirais qu’il s’agit plutôt d’une régression que d’une évolution). Voyez, on a si bien testé le sexe avant le mariage qu’on en a oublié de tester le reste, en particulier l’harmonie -connaître les attentes de l’autre par rapport à la vie de couple, sa petite nature afin de ne s’engager que si les attentes correspondent et la petite nature de l’autre nous semble supportable. Si on voit que non, qu’on évite de se marier et d’avoir des enfants -et surtout dans ces cas-là ne pas se marier à l’Église pour après lui reprocher de ne pas prévoir de clause de divorce mais plutôt, sachant que le divorce n’est pas possible, éviter de faire un mariage religieux juste parce qu’on trouve que c’est plus festif que la mairie ! Quand on fait un mariage religieux, c’est un sacrement. Et pour les sacrements, il est important de savoir que les dons de Dieu sont sans repentance et dans le cas du mariage, on ne fait déranger le bon Dieu et toute la cours céleste pour demander à être unis si on sait qu’on n’a pas envie de l’être pour toujours : « ce que Dieu a unit, dit le Seigneur, que l’homme ne le sépare pas ». De grâce donc, qu’on cesse de récriminer contre l’Église à cause de la situation des divorcés remariés. Quand le prêtre consacre les époux mari et femme, il leur fait promettre de s’aimer, de se chérir et de rester unis « pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort les sépare ». Quand on entend ça, si on ne se sent pas prêt, il ne faut pas répondre « oui, je le veux ». Il est encore temps de dire qu’on a besoin d’un temps de réflexion supplémentaire… L’Église n’a pas à changer cela mais c’est bien aux hommes d’adopter une attitude plus responsable. On joue avec tout aujourd’hui ; on joue avec des millions très facilement en bourse, comme les enfants jouent avec un ballon. Et bien, il faut savoir que les sacrements, c’est sacré, et qu’il n’est pas permis de jouer avec comme on joue avec tout et n’importe quoi.

Ceci dit, je reviens à mon sujet, le prétexte de « il faut bien savoir si on est bien sur le plan sexuel » me semble un peu idiot. Soit, on trouve l’autre très beau et désirable et on veut savoir si vraiment il est au top pour faire l’amour. Quand on a fait l’amour et qu’on aime cette relation sexuelle et qu’on s’y attache, on discerne moins librement le reste. Et on croit qu’on s’aime éperdument alors qu’il ne s’agit que des passions désordonnées de la chair. Quand on est déjà mariés et qu’on se rend compte que ce n’était qu’une passion et qu’en dehors de ça, on n’est pas d’accord sur grand chose quant à la vie de couple, voilà la souffrance, la séparation -et le déchirement pour les enfants lorsqu’il y en a. Si on s’est mariés à l’Église à la légère, voilà encore une autre conséquence : si on divorce on se prive de la communion sacramentelle. Alors qu’il suffisait de traiter la question dans un ordre cohérent : si on voit que tout va bien sur tout, qu’on est d’accord sur la vie de couple, qu’on aime l’autre et qu’on est prêt à supporter patiemment ses défauts même si ça coûte un peu parfois, qu’on est conscient que ce n’est pas toujours facile mais désireux, par amour, de se donner au mieux et de supporter les difficultés de la vie de couple en s’aimant, alors là, qu’on se marie ; et il est certain que si on s’aime ainsi, il n’y a aucune inquiétude à avoir de ne pas avoir tester l’autre au lit car ça viendra tout naturellement. Quand on fait l’amour en s’aimant vraiment, c’est forcément bien ! On fait vraiment l’amour, c’est notre amour que l’on partage dans la relation charnelle. Et même si à force d’années, physiquement, on est moins beaux, si notre amour est vrai, aucun défaut physique ne nuira à la relation sexuelle. Mais si au contraire on s’aime de façon passionnelle, plus charnelle que vraiment profonde, quand la chair flétrit un peu, ou si quelque mal défigure le physique, aussitôt, la relation sexuelle en prend un coup et on en conclut qu’on ne s’aime plus, or c’est en fait qu’on s’aperçoit qu’on ne s’est jamais vraiment aimé.

Donc, si on teste les choses dans l’ordre (la chair en dernier lieu, après l’union sacramentelle pour les catholiques -d’ailleurs, il y a aussi un pari : on fait confiance à Dieu et si c’est Lui qui nous unit, il donnera la grâce pour que l’union des époux soit parfaite et de même pour la consommation du mariage) et qu’après ce temps de cheminement on discerne qu’on s’aime vraiment et qu’on est prêt à se donner à l’autre -et ensemble à Dieu pour devenir ensemble vivant reflet de son image et ainsi, louange de sa gloire pour les catholiques- on comprend que ce n’est pas toujours facile et que ça nécessite parfois des sacrifices. Pour partager sa vie avec un autre, il faut y faire de la place afin de l’accueillir. Il est important de comprendre que le sacrifice n’appauvrit pas celui qui l’offre dans ce cas puisqu’en faisant ainsi de la place à l’autre, on s’enrichit en fait de ce qu’il apporte. Et souvent, ce à quoi on doit renoncer pour accueillir l’autre, c’est son amour propre ; on le détrône pour installer à sa place l’amour de l’autre. Et je vous assure qu’on gagne au change car l’amour propre enferme sur soi-même alors que l’amour de charité ouvre sur l’autre et sur le monde. Je suis donc bien sûre de ce que je dis quand je dis qu’on s’enrichit en voulant faire de la place à l’autre dans son cœur et dans sa vie. On ne sacrifie que ce qui nuit à l’union pour créer à cette place un espace à l’unité (qui, d’après Sainte Élisabeth, est le trône de la Sainte Trinité -ceci pour encourager les couples mariés à l’Église à favoriser une union maritale toujours croissante afin qu’il plaine à Dieu de siéger sur son trône de gloire au sein des familles chrétiennes).

J’ai fait beaucoup de digressions par rapport au sujet du départ. Mais, c’est tellement beau que Dieu a créé l’Homme en le faisant homme et femme, à son image et ressemblance… c’est beau le mariage au delà de ce qu’on en dit aujourd’hui. Ce n’est pas une simple formalité, ou une « banalisation de l’amour », ou une simple preuve d’amour… mais ça va bien au delà. Les époux ainsi unis et ainsi consacrés dans l’amour sont un temple vivant de l’amour de Dieu, un reflet de l’union au cœur de la vie divine et par là, une louange de gloire à la Trinité Sainte. Et puis, c’est beau que « l’homme quitte son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24). « Ton pied mon pied » comme on dit. C’est bien au-delà de l’union dans la chair et l’union dans la chair n’en est qu’une manifestation. Prions pour la restauration de la famille chrétienne, qu’on retrouve le sens de la famille en Europe, qu’on cesse de réduire le mariage religieux à une célébration grandiose d’un jour en oubliant la beauté de sa dimension mystique et de sa vocation à louer le Seigneur qui a voulu les créer homme et femme pour qu’ils deviennent, comme Lui, un, en Lui, et ainsi, reflet de ce qu’il est Lui-même…

Pour revenir enfin sur le pouvoir de la soumission, regardons la figure de la Sainte Vierge : on la dit puissante car elle obtient de Dieu tout ce qu’elle demande. On le voit en particulier à Cana lorsqu’elle obtient de Jésus quelque chose qu’il n’avait pas spécialement envie de céder dès le départ (sachant qu’une fois qu’il serait manifesté, l’enquête sur sa messianité devait commencer pour aboutir à son procès et à sa condamnation à la mort sur la croix…) Pourtant, quand Marie lui demande, elle se comporte, sans calcule, comme si elle l’avait déjà obtenu et dit aux serviteurs « faites tout ce qu’il dira », bien qu’il n’avait rien dit de tel mais plutôt il avait dit « femme, que me veux-tu, mon heure n’est pas encore venue ». Et voilà qu’il se plie à la volonté de Marie… Lui, le Maître, se plie à la volonté de celle qui se reconnaît comme étant « la servante du Seigneur ».

C’est l’humilité de la Sainte Vierge, sa docilité, sa générosité à se soumettre en tout à la volonté de Dieu, résultat d’un grand amour et d’une grande confiance en Lui, qui lui font obtenir tout ce qu’elle demande. Dieu ne peut pas résister devant ça, étant Lui même amour, comment pourrait-il résister à l’amour… mais « il résiste aux orgueilleux ». C’est là l’union parfaite, et dans l’union parfaite, chacun se livre à l’autre sans retenu, mu par un trop grand amour qui fait que le plus grand désir de chacun est de combler l’autre.

Seul le manque d’amour -souvent causé par un excès d’amour propre- nuit à l’union parfaite ; quand l’un veut tellement être comblé qu’il ne pense plus à combler l’autre mais seulement à trouver des moyens d’augmenter sa part. Et quand l’autre s’en rend compte, il n peut plus donner d’un cœur si généreux, il se sent spolié, forcé à donner sous une contrainte injuste qui pèse sur lui.

Ainsi, dans les relations humaines en général, et dans le couple en particulier, comme aussi dans la relation à Dieu -qui est l’Époux de nos âmes d’ailleurs, tant que la charité est intacte, chacun de son côté veut le bien de l’autre et si applique généreusement.

Ainsi, dans le couple, si on s’aime en vérité (si chacun aime l’autre et non soi-même -donc je parle de la charité, non de l’amour propre) l’homme voudra l’émancipation de sa femme et la femme celle de son mari et chacun sera généreux à renoncer à ce qui nuit au bien de l’autre, quoi qu’il en coûte à l’amour propre ; et aucun ne supportera d’imposer à l’autre des renoncements trop nombreux ou trop douloureux. S’il n’y a pas cet amour véritable et généreux, cette charité, qu’on ne se marie pas -et surtout pas à l’Église

Il faut que la femme épouse l’homme qui lui correspond et l’homme, la femme qui lui correspond. S’il n’en est pas ainsi, on peut vite se sentir opprimé parce qu’alors correspondre à l’autre se fait aux dépends non seulement de son amour propre mais encore de sa propre nature, de sa propre personnalité et cette dénaturation, cette dépersonnalisation, est très nuisible pour l’âme.

En dehors de ces cas de manque de charité et d’incompatibilité des natures, la femme dite « soumise » n’est pas lésée.

(article non relu, merci de votre indulgence. n’hésitez pas, ceci dit à commenter les articles, à partager vos méditations ou témoignages en cohésion avec l’esprit du blog -voir la page « commentaires »)

10 juillet, 2010

Pas de paradis pour les impies _ Dieu serait-il mauvais ?

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 23:50

C’est un peu la révolte prêchée par certains incroyants et même parfois par des chrétiens qui se sont laissés séduire par leur discours.

Un homme m’a parlé un jour et il me démontrait, par la Sainte Ecriture, que Dieu est mauvais. Il a poursuivi en démontrant que si le monde avance, c’est grâce à ceux qui ont rejeté Dieu, se battant contre la foi et pour la laïcité. Bref, un homme hâté convaincu, qui rêve d’une vie libérée de toute religiosité, d’un monde parfait d’où on aura entièrement banni Dieu.
Et pour terminer de me convaincre que Dieu est mauvais, -c’est là le paradoxe dans sa révolte- il m’a parlé de ce que c’est une grande injustice que la paradis ne soit pas ouvert à tous et que la Sainte Ecriture mentionne l’existence de l’enfer. Et je dis qu’il y a paradoxe car s’il déteste vraiment Dieu et rêve d’une vie sans Lui, le paradis est la dernière chose qu’il peut convoiter ! L’existence de l’enfer devrait être son seul motif de louer Dieu…

En effet, ne vont en enfer que ceux qui le choisissent jusqu’au dernier instant de leur vie.

S’il existe un enfer, c’est donc non pas parce que Dieu est mauvais mais encore et toujours parce qu’il est miséricordieux et respectueux de la liberté de ses créatures ; d’où, que ne voulant forcer personne à L’adorer contre son gré, il n’oblige pas les incroyants à choisir le paradis à l’heure de la mort. Il leur montre que c’est le mieux mais si l’homme refuse librement de le croire, il ne l’oblige pas à Le choisir.
En effet, il faut bien comprendre que le paradis que décrit la sainte Ecriture serait pire que l’enfer pour les incroyants car il n’y a rien à faire là-bas que de vivre de la vie divine, contempler Dieu, L’adorer, contempler la gloire qu’il a donné à chacun sans l’envier etc…

Ce paradis serait comme un enfer par les Antichrists parce que là-bas le Christ « siège à la droite de la puissance divine » et de fait il convient de fléchir le genoux devant Lui et de proclamer « Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père ». Quel calvaire pour un Antichrist !

Les pécheurs non repentants ne sont pas non plus admis. En effet, là-bas, on vit selon la Loi de Dieu qui est pure Amour, on aime « Dieu de tout son coeur, de toute sa force et de toute son âme », on L’aime par dessus tout et plus que tout et on aime le prochain comme soi-même pour l’amour de Dieu ; de fait on ne vole pas, il n’y a pas de prostitués, on ne tue pas, ni n’insulte ni ne blesse aucunement etc… l’enfer pour un pécheur qui aime vivre dans le péché !

Alors pour ces âmes il existe un lieu où il n’y a pas Dieu, où l’on peut vivre débarrassé de Lui. Ce lieu, c’est celui qu’on appelle l’enfer.

Là où Dieu manifeste sa grande miséricorde, c’est que jusqu’à la dernière seconde il fait comprendre à l’âme que c’est un lieu de grande souffrance et l’âme n’y va que si elle le désire, en toute liberté, car Dieu respecte notre liberté.

Les âmes sont créées par Dieu, qui est éternel, et la vie qui anime les hommes, c’est le souffle de Dieu (cf  Gen 2, 7 « Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant. ») L’âme porte donc le caractère divin, ce pourquoi elle est immortelle.
« L’Eglise enseigne que chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu -elle n’est pas « produite » par les parents- ; elle nous apprend aussi qu’elle est immortelle : elle ne périt par lors de sa séparation du corps dans la mort, et s’unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale » (CEC 366)
Les âmes vivent donc pour toujours.

Toute notre vie est un choix : on choisit entre la vie et la mort. Le Seigneur parle ainsi _Deutéronome 30, 15-20_  « Vois, je te propose aujourd’hui vie et bonheur, mort et malheur. Si tu écoutes les commandements du Seigneur ton Dieu que je te prescris aujourd’hui, et que tu aimes le Seigneur ton Dieu, que tu marches dans ses voies, que tu gardes ses commandements, ses lois et ses coutumes, tu vivras et tu multiplieras (…) Mais si ton coeur se détourne, si tu n’écoutes point et si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd’hui que vous périrez certainement (…) Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie (…) »
Nous avons donc à choisir Dieu ou le rejeter et ainsi, nous choisissons entre la vie ou la mort, le bonheur ou le malheur. Au soir de cette vie on aura à faire un choix définitif car il n’y a plus de repentir possible après la mort.

On voit bien qu’on n’est pas heureux dans les milieux où règne la loi du plus fort par exemple, où règnent le crime et la débauche… mais si on aime tuer on peut se plaire dans ces milieux. Et bien au soir de cette vie, si c’est là ce qui nous plaît, on choisit cette vie pour l’éternité. C’est l’enfer et la souffrance, non pas que Dieu les a institués, mais que la vie dans ce genre de lieux est infernale. En enfer, c’est pire encore que dans la vie mortelle car il n’y a plus les biens créés et du coup il ne reste plus que le mal pour le mal (le mal à l’état pur si l’on puit dire ainsi) et en fait on souffre infiniment plus du fait que les « consolations » qui « justifiaient » ce mal -et qui ne sont finalement qu’une illusion dont use le séducteur pour séduire les âmes et les détourner de la voie de la justice- ont disparu. Si on tuait pour une voiture par exemple, la voiture nous consolait un peu d’avoir tué et disons que le remord de conscience est amoindri par la consolation. Mais en enfer, on souffre le tourment des crimes commis par soi-même sans aucune compensation et de fait, on souffre pour rien, c’est intolérable pour l’âme ; et à cela s’ajoute la conscience vive que ce sera ainsi pour toujours et à jamais. Enfin, pour ajouter à cela, le séducteur, le démon qui nous avait alléché avec des airs si suaves paraît comme il est vraiment et on se rend compte qu’on a été trompé ; alors la colère nous ronge davantage et en plus, on a à supporter la laideur et la méchanceté du démon pour l’éternité -il sera, pour les âmes qui ont marché sous sa conduite, un maître pour toujours.
On dit qu’il ne faut pas adorer la Bête sur terre, on nous exhorte à nous détourner des idoles (faux dieux, or et argent, « ouvrages de mains d’hommes »…) C’est qu’en enfer, une fois l’illusion tombée, on adore la Bête qu’on a choisie d’adorer déjà sur terre, mais alors en enfer on l’adore comme elle est vraiment, le mal à l’état pur.

C’est pour cela que Dieu permet que l’on souffre à cause de nos péchés afin qu’on s’en repente avant la mort, évitant ainsi de souffrir pour l’éternité, car Lui, Dieu, sait qu’il nous a créés pour la vie éternelle -pour la mort éternelle le cas échéant, si on refuse la vie en choisissant librement le péché. Dès la Genèse, le créateur apprend à sa créature que si elle désobéit elle mourra (cf Gen 2, 17).

Seuls ceux qui préfèrent le mal au bien et détestent Dieu librement (après avoir connu la vérité) vont en enfer. Si c’est qu’on ignore Dieu, on ne va pas au paradis directement mais Dieu se fait d’abord connaître afin que l’âme Le choisisse librement. Si on ne Le supporte vraiment pas, il ne nous impose pas de Le voir pour l’éternité. C’est là sa grande miséricorde : il est tout puissant mais il veut respecter la liberté de ses créatures.

Il y a un deuxième aspect : pour que les brebis puissent jouir du paradis et être en paix, le bon Pasteur ne peut pas les laisser en compagnie des loups, sans quoi ce n’est plus vraiment le paradis pour les brebis ! Ainsi, chacun choisit sa voie.
Quel paradis pour une âme pieuse si elle doit, pour sa piété, souffrir sans cesse les railleries des impies !?
Donc pour le bien commun, chacun choisit sa vie éternelle, mais on la choisit une fois pour toute, et les choses sont faites de sorte que les brebis ne peuvent pas aller chez les loups ni les loups chez les brebis. Voir dans la parabole du riche et de Lazare : « D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire. » (Luc 16, 26).

Chacun finalement est dans son paradis :
Ceux qui désirent vivre loin de Dieu pour toujours vont en enfer car c’est le seul lieu ou Dieu ne règne pas ; et ceux pour qui le bonheur est de vivre avec Dieu (l’Emmanuel) vont au paradis -ils ont choisi la vie selon les critères du Seigneur en Dt 30, 15-20).
Dieu étant vie et principe de vie, comprenons qu’hors de Lui, c’est la mort. D’où que le paradis est défini comme la vie éternelle, et l’enfer comme l’opprobre, la mort éternelle.

Aussi bien, à nous aujourd’hui qui voulons choisir la vie, il nous faut renoncer au péché et servir Dieu d’un coeur unifié. Si l’on se refuse à ces dispositions, alors on choisit la mort et il ne faut pas accuser Dieu de manquer de miséricorde alors qu’on fait librement nos choix en toute connaissance de cause. Dieu est bon, il nous enseigne tout ce que l’on doit savoir pour faire ces choix. Si l’on choisit la mort malgré tout, il ne faut pas reprocher au Seigneur de nous exaucer en nous fermant l’accès au paradis !

Si tu veux le paradis, « choisis la vie », garde la fidélité au Seigneur et à ses commandements !

Dieu soit béni !

 

4 juillet, 2010

« Catholique non pratiquant » : le paradoxe

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 14:14

On ne peut pas être à la fois catholique et non pratiquant car un chrétien -à fortiori un catholique- est un disciple du Christ et donc, il l’appelle Maître. Ce qui fait qu’on est disciple de son Maître, c’est justement qu’on le suit, qu’on fait ce qu’il dit.
Voici ce que dit le Seigneur à ce sujet :

Ce n’est pas en me disant « Seigneur, Seigneur« , qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux. beaucoup me diront en ce jour-là : « Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? En ton nom que nous avons chassé les démons ? En ton nom que nous avons fait bien des miracles ? » Alors je leur dirai en face : « Jamais je ne vous ai connu ; écartez-vous de moi vous qui commettez l’iniquité« . (Mtt 7, 21-23 _ voir aussi la suite jusqu’au v.27)

On lit aussi en Luc 6, 46-49 :

« Pourquoi m’appelez-vous « Seigneur, Seigneur«  et ne faites-vous pas ce que je dis ?
Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il est comparable. Il est comparable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profond et posé les fondation sur le roc. La crue est venue, le torrent s’est rué sur cette maison mais il n’a pu l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie. Mais celui au contraire qui a écouté et n’a pas mis en pratique est comparable à un homme qui aurait bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est rué sur elle et aussitôt elle s’est écroulée ; et le désastre survenu à cette maison a été grand.
 »

Chez Matthieu, Jésus compare ce deuxième homme, qui écoute sans mettre en pratique, à un insensé !
Un chrétien pratique nécessairement. Si on est « non pratiquant » on n’est plus vraiment chrétien. Et si on continue de se dire chrétien, on est semblable aux apostats…
Les apostats passent bien pour chrétiens pour le moment mais au dernier Jour, tout sera dévoilé et alors « il y aura des pleurs et des grincements de dents ». On peut ne rien pratiquer et faire croire aux hommes qu’on agit au nom du Seigneur pendant toute la durée de sa vie mais au dernier jour, le Juge est omniscient et s’il vient à dire : « Jamais je ne vous ai connu ; écartez-vous de moi vous qui commettez l’iniquité« , alors c’est que c’est déjà trop tard pour renoncer à l’apostasie.

Pour être sauvé, il ne s’agit pas tant de se dire chrétien que de l’être en vérité ; et l’être en vérité implique la pratique religieuse enseignée par notre Seigneur. Cette pratique, il l’enseigne dans le Nouveau Testament, mais aussi dans l’Ancien puisqu’il a précisé qu’il n’est pas venu abolir la Loi mais l’accomplir ; il l’enseigne enfin par la voie de l’Eglise qu’il a établie en instituant les Apôtres pasteurs de son troupeau -qui se sont succédés jusqu’à ce jour où leur collège est constitué par les évêques réunis autour du Pape, successeur de Saint Pierre.

Mais en pratique, aller à la messe le dimanche si on ne pratique pas ce qu’on a reçu ne fait pas de nous des chrétiens. Nous avons à y aller pour écouter l’enseignement de l’Eglise, approfondir cet enseignement par la prière et la méditation personnelles et le mettre en pratique. L’important, me direz-vous, est de le mettre en pratique alors pourquoi la messe, la lecture et la prière personnelles… et bien parce que pour mettre en pratique un enseignement, il faut d’abord le recevoir !

Allons « France, qu’as-tu fait de ton baptême? », demande Jean-Paul II…

22 juin, 2010

En réponse à Mirtille

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 10:46

Chère Mirtille,

Merci pour votre commentaire.

Pas de problème pour les fautes d’orthographe et ce que vous êtes plutôt maths. Pour moi, mon dernier diplôme obtenu était le baccalauréat et je l’ai eu au rattrapage. Pas besoin de sortir de polytechnique pour parler de Dieu ; les premiers Apôtres étaient d’ailleurs des gens sans instructions -en particulier des pêcheurs, comme Saint Pierre que Jésus a établi pierre angulaire de son Eglise (en déclarant « tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et les portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. » Mtt 16, 18).

Selon l’esprit de l’Evangile, on ne se fie pas à des grades ou à des titres pour reconnaître la vérité ou la valeur d’un homme. Aussi, la prestance de votre famille ne peut en rien justifier que vous êtes dans la vérité.
Regardons Saint Paul. Il dit (1 Co 2, 1-5) : « Pour moi, quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse. Non, je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. [Juste là, il y a un souci dans la foi des Témoins de Jéovah pour qui Jésus est mort sur un poteau…] Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant, et ma parole et mon message n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse ; c’était une démonstration d’Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »

Or à ce que vous écrivez, chère Mirtille, votre foi repose sur la sagesse des hommes. En effet, si effectivement pour le chrétien c’est particulièrement une mauvaise chose que d’abîmer son corps en ce qu’il est création de Dieu et plus encore temple du Saint Esprit, il faut comprendre que pour les musulmans aussi le corps est créé par Dieu et à respecter et que même pour les païens fumer c’est mal en ce que ça nuit à la santé du corps et entraîne une dépendance. C’est donc là une sagesse humaine qui n’est aujourd’hui cachée à personne -chrétiens ou non chrétiens ! En dehors du culte des Témoins de Jéovah, celui des sciences médicales permet de faire comprendre à quelle point fumer c’est mal !

Pour le fait du porte à porte :
Certains, dans l’Eglise catholique le font aussi dans le cadre de pastorales organisées. On m’a témoigné de ce que c’est difficile parce que les gens dans un premier temps s’imaginent que ce sont les Témoins de Jéovah et c’est seulement après qu’on leur a dit que c’est l’Eglise catholique qu’ils acceptent de discuter.On ne peut pas obliger tout le monde à faire du porte à porte, surtout dans le contexte sociale actuel de méfiance et aussi en respectant ceux qui ont le souci de ne pas importuner les gens à leur domicile etc… On peut évangéliser autrement qu’en s’imissant chez le prochain et ce, non tant par lâcheté que par charité et dans le souci de respecter la vie privée des gens. On lance par exemple des invitations à des conférences ou veillées de prières etc… Enfin, le fait d’avoir l’audace de faire du porte à porte ne peut être une caractéristique essentielle du « culte véritable » en ce sens que beaucoup de démarcheurs et de sondeurs font aussi cette démarche sans apporter toujours de bonnes choses (parfois ils apportent des arnaques comme c’est connu). On voit bien que le culte de l’argent donne aussi l’audace d’aller de porte en porte !

Pour les astuces dont vous parlez (pour la vie familiale, pour sortir de  différent problème comme l’endettement, le chômage etc…) se trouvent aussi dans des magazines gratuits comme celui de la CAF. Avec un peu de bon sens et sans être chrétiens on peut reconnaître les bonnes astuces. Ce sont là des sciences humaines que l’ont peut acquérir en dehors de la foi en Jésus-Christ. On peut posséder ces sagesses-là tout en ignorant complètement Dieu ! Je connais des incroyants -qui sont des personnes de bonne volonté- qui s’en sortent très bien à tous ces niveaux et ils enseignent même à leurs enfants l’importance de l’amour et du pardon etc… Ils ont connu la foi. La femme s’en est détournée quand sa grand-mère est morte ; depuis elle est entrée en révolte contre Dieu (comme si la mort ne faisait pas partie de la vie de l’homme depuis les premiers temps de la Genèse, à partir de la chute !). C’est que sa foi n’était pas ferme. N’empêche que même vivant dans l’incroyance, elle aime la droiture et y marche comme tout naturellement. Si elle n’aime plus Dieu, je vois là que Dieu ne cesse pas de l’aimer (elle est baptisée à l’Eglise catholique et mariée là-bas aussi : les dons de Dieu sont sans repentance). Pourtant, même si cette femme use de bonnes astuces en accord avec la Parole, celui qui cherche la vérité de la foi ne peut pas se fier à elle. Si c’était un critère suffisant, on pourrait dire avec ce genre de personnes que Dieu n’existe pas !

Pour la nourriture qu’on vous donne, toute faite, de bons conseils etc… :
Cette méthode d’éducation va un peu à l’inverse de la promesse faite au sujet de la Nouvelle Alliance promise dans le Christ, selon la parole de Dieu au livre de Jérémie 31, 33-34 : « voici l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël après ces jours-là, oracle du Seigneur. Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur coeur. Ils n’auront plus à instruire chacun son prochain, chacun son frère, en disant : « Ayez la connaissance du Seigneur ! » Car tous me connaîtront du plus petit jusqu’au plus grand -oracle du Seigneur- parce que je vais pardonner leur crime et ne plus me souvenir de leur péché. »
Saint Jean le reprend dans sa première lettre quand il écrit :
« Le voilà l’Antichrist ! Il nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père. Qui confesse le Fils possède aussi le Père. Pour vous, que ce que vous avec entendu dès le début [la catéchèse originelle faite par les premiers Apôtres -dont Jean] demeure en vous. Si en vous demeure ce que vous avez entendu dès le début, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Or telle est la promesse que lui-même vous a faite : la vie éternelle. Voilà ce que j’ai tenu à vous écrire au sujet de ceux qui cherchent à vous égarer. Quant à vous, l’onction que vous avez reçu de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne. » (1 Jean 22-27)
Voilà pourquoi je dis que cette nourriture toute faite par quelque personne autre que le Saint Esprit est contraire aux promesses de la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ !

C’est la foi qui sauve avant les bons conseils ! En lisant les épîtres, vous le verrez bien. Et même en lisant l’Evangile : combien de foi Jésus dit à celui qu’il guérit : « ta foi t’a sauvé » ?

Or la foi des Témoins de Jéovah est erronée, ne serait-ce que sur ces quelques points dont traite le témoignage de l’article que vous commentez : Jésus serait mort sur un poteau (cf plus haut) et Jésus ne serait qu’un fils de Dieu comme chacun de nous.
Comment peut-on considérer, après avoir lu ne serait-ce que le Prologue de l’Evangile de Jean, que Jésus n’est qu’un fils de Dieu comme chacun de nous !? -C’est là l’esprit de l’Antichrist.
Dans le prologue de l’Evangile de jean, on lit bien ceci : « Au commencement était le Verbe et le verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. [...] Et le Verbe s’est fait chair et il a campé parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient du Père comme Unique-Engendré, plein de grâce et de vérité. » Vous lirez vous-même ce prologue dans n’importe quelle Bible. Moi, j’aime celle de Jérusalem, on dit que sa traduction est la plus proche des textes originaux. Mais si vous êtes plus maths, peut-être que le français de la Bible des peuples vous sera plus accessible. Et si vous avez peur que ce soit orienté trop catholique, vous pourrez lire le même passage dans la Traduction Oeucuménique de la Bible (TOB). Ensuite, en lisant tout le Nouveau Testament, vous verrez comme cet enseignement revient souvent. Et d’ailleurs, si le titre de « Fils de Dieu » en Jésus allait sans la divinité, il serait créé, comme nous, comme les Juifs de son époque, et on ne l’aurait jamais condamné à mort. On la condamné à mort parce qu’il témoignait de ce rang qui le fait l’égal de Dieu -pour ça il suffit de relire la Passion dans chacun des quatre Evangile. On peut encore voir dans l’Apocalypse Jésus se nommant « le Premier et le Dernier » (2, 8), équivalent de « l’Alpha et l’Oméga » qui ne désigne que Dieu, dit aussi « Il est, Il était et Il vient » ou encore de façon plus moderne « l’Eternel »…De toutes les façons, si vous cherchez en vérité, vous verrez tout cela et bien plus.

Si en effet la Bible des Témoins de Jéhovah est déformée par rapport à toutes les autres, vous ne le verrez pas. Comme dans leur Bible on a certainement écrit « Ceci représente mon Corps » au lieu de « Ceci est mon Corps » et qui justifie qu’ils déforment les Paroles du Seigneur quand ils célèbrent l’Eucharistie. Lisez n’importe quelle autre version de la Bible, vous ne trouverez pas « ceci représente mon Corps » !(prenez le passage de l’Institution de l’Eucharistie (Luc 22, 19-20 ; ou Matt 26, 26-29 ; ou Marc 14, 22-25 -Jean n’en parle pas mais tous les autres citent bien « Ceci est mon Corps »)

On lit encore dans le témoignage que j’ai publié, que seul 144000 assistent à l’Eucharistie une fois par an. Or Jésus a dit que cette alliance nouvelle et éternelle est « pour la multitude en rémission des péchés » et non pour seulement 144000 élus ! Mais cette erreur repose sur une mauvais interprétation de l’Apocalypse de Saint Jean. En effet, en symbolique, 144000 signifie une multitude (les 12 tribus d’Israël au carré donnent le chiffre 144 -car le salut n’est plus seulement pour les 12 tribus d’Israël mais pour toutes les nations- et le millier symbolise la multitude ! D’où l’expression « les 144 milliers »). Jésus est venu sauver la multitude des Juifs comme des païens et non 144000 prédestinés !

Enfin, pour moi, je ne viendrai pas à vos réunions, non par peur des extra terrestres mais dans un souci de fidélité à ma foi catholique (héritée des Apôtres, celle à laquelle ils recommandent dans les premiers textes de demeurer fidèles -cf épître de Saint Jean cité plus haut). En effet, une fois que vous niez que Jésus est Dieu avec le Père, vous niez que « le Verbe s’est fait chair » (cf Prologue de l’Evangile de Jean) et là, vous niez le mystère de l’Incarnation et pour les chrétiens, saint Jean a aussi écrit : « C’est que beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne confessent pas Jésus-Christ venu dans la chair. Voilà bien le Séducteur, l’Antichrist. Ayez les yeux sur vous pour ne pas perdre le fruit de nos travaux, mais recevoir au contraire une pleine récompense. Quiconque va plus avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ ne possède pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, c’est lui qui possède le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer » (2 Jean 7-10)

Oui, je resterai moi-même, de peur de me dénaturer, comme le sel qui n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé par les passants (cf Mtt 5, 13-16).Ce que Dieu a fait de moi, voilà ce que je veux rester !
On voit aussi pourquoi il n’est pas bon de manger de la nourriture toute mâchée d’avance : c’est que vous ne prenez plus la peine de lire par vous-même l’Ecriture et d’y rechercher la connaissance de Dieu. Vous avez été convaincue par la doctrine sociale de TJ mais votre connaissance de l’Ecriture reste faible et vous n’avez pas la connaissance de Jésus-Christ, celle-là seule qui sauve. Si vous prenez le temps de lire n’importe quelle Bible en dehors des orientations qu’on vous donne- et qui en réduisent le sens, vous apprendrez à connaître le Seigneur et à l’aimer ; vous connaîtrez la vérité, selon sa promesse et « la vérité vous rendra libre » ; vous n’aurez plus à attendre qu’on vous donne la becquée.  Ceux que le Seigneur aime, il les instruits Lui-même de la sagesse, par le Saint Esprit selon sa promesse en Jean 16, 13-15 : « Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de lui-même mais ce qu’il entendra il le dira et il vous expliquera les choses à venir. Lui me glorifiera car c’est de mon bien qu’il recevra et il vous l’expliquera. Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi j’ai dit que c’est de mon bien qu’il reçoit et qu’il vous expliquera. »  Les chapitres 13 à 17 de cet Evangile révèle beaucoup sur la vie trinitaire. Je vous les conseille en lecture, c’est vraiment très beau… je vous conseille aussi de vous atteler à la lecture de toute l’Ecriture, si vraiment vous aimez le Seigneur, c’est une belle façon de le Lui montrer, en vous montrant avide de Le mieux connaître pour Le mieux aimer.

Que Dieu vous bénisse. Qu’il vous envoie son Esprit Saint afin qu’il vous ouvre à l’intelligence des Ecritures -selon sa promesse- et que vous puissiez proclamer librement « Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père ».

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