18 août, 2010

Chemins vers Dieu

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations — senalaetitia @ 15:54

Dans un contexte mondial marqué par des menaces, la faim, la maladie, le chômage et l’oppression politique et spirituelle, les jeunes peuvent être amenés à penser que « la vie n’a pas de sens », et être donc tentés de fuir les responsabilités, s’abandonnant aux mondes fictifs de l‘alcool, des drogues, des brèves relations sexuelles sans engagement au mariage et à la famille, dans l’indifférence, le cynisme. Pour construire l’histoire, les jeunes doivent la libérer des mauvais chemins qu’elle peut prendre.

CROIRE, c’est s’abandonner à ce Dieu qui nous connaît et nous aime personnellement, en acceptant la Vérité qu’il a révélé en Jésus-Christ, avec l’attitude qui nous entraîne à avoir confiance en sa grâce. La Foi n’est pas seulement une adhésion de l’intelligence à un ensemble de vérités religieuses, elle est surtout une adhésion de toute la personne au Christ unique, source de toute vérité et de toute sainteté. Une âme dans la foi voit désormais toutes choses avec les yeux même du Christ, et se conduit selon l’exemple qu’il a donné dans l’Evangile. Elle devient un autre Christ jusqu’à dire « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vis en moi ».

Que la liturgie soit une véritable épiphanie du mystère, l’expression de la nature authentique de l’Eglise qui offre activement un culte à Dieu par le Christ dans l’Esprit Saint.

Créer les conditions nécessaires pour que les fidèles puissent accéder à la table du Seigneur, surtout le dimanche….

Etre les promoteurs et les animateurs de la prière dans la cité humaine si souvent agitée, bruyante et oublieuse de Dieu.

Dire la foi dans un monde sans Dieu
On croit toujours quelque chose

Aujourd’hui, beaucoup de nos contemporains sont a-thés, au sens de « sans Dieu ». Pour eux, le mot Dieu ne signifie rien, ni dans leur vie, ni dans leur univers mental et affectif. Mais ils se posent autant que ceux qui se rattachent à une religion les grandes questions spirituelles et existentielles sur l’origine et le destin de nos vies et du monde : d’où venons-nous ? pourquoi sommes-nous sortis du néant ? allons-nous y retourner après le mort ? la vie vaut-elle le coup d’être vécue ?
Comme dans une autre civilisation telle que la civilisation chinoise, celui qui veut comprendre et partager sa foi chrétienne
doit prendre le temps du dialogue, de la vie ensemble et de l’amitié, pour découvrir ce qui anime en profondeur la vie de l’autre. D’abord, je reconnais que mes interlocuteurs ont une foi.
L’expérience croyante peut être notre dénominateur commun. La foi est une expérience humaine qui n’est pas propre à ceux qui ont le label de croyants. La foi, c’est la confiance. Nous vivons de la confiance : confiance reçue, confiance donnée. Pour nous tous, notre vie s’est construite sur quelques actes de foi : un oui donné à des amis, à un projet, à un conjoint, à des enfants. Pour certains aussi, à celui qu’ils nomment Dieu. En fait, il me semble que c’est bien souvent le regard des chrétiens sur les autres qui les amène à dire que ces autres sont des « incroyants ». Or, dans le dialogue entre athées et chrétiens,
il est important de reconnaître dès le départ que nous avons tous une foi. Nous sommes des croyants. Comme on dit « on croit tous à quelque chose ».

L’intériorité, un chemin vers Dieu.
Rejoindre la foi de l’autre nécessite un long chemin fait de rencontres, de dialogues, de moments vécus en commun pendant un long temps sans paroles, pour que naissent une confiance mutuelle et une amitié… comme « se promener dans le jardin de l’autre ». On peut accéder à la source qui irrigue sa vie, on peut entrevoir son intériorité. Cette découverte de l’intériorité de l’autre est un cadeau inattendu qu’on reçoit de part et d’autre. J’emploie souvent l’image du puits :
il y a en nous comme un puits intérieur où nous pouvons puiser du sens, où nous pouvons rejoindre la source de notre vie et trouver l’énergie qui rend nos vies plus vivantes.
Mais aujourd’hui pour beaucoup le puits est désaffecté. Il est bouché par les multiples pierres de la consommation. Et ils ne savent même plus qu’il existe, qu’il y a une source « sous leurs pieds ». Nous avons tellement l’habitude de trouver l’eau courante au robinet. L’expérience de l’intériorité, on peut y accéder de multiples manières, par la réflexion philosophique, par des techniques de méditation, et elle ne conduit pas forcément à parler à Dieu.
Mais pour les chrétiens, cette expérience de l’intériorité est un chemin vers Dieu. Dans le silence de ce qu’ils nomment prière, ils vont à la source de leur vie, ils découvrent une présence. Saint Augustin disait au Vème siècle :  «  Dieu est en moi plus intime à moi-même que moi-même ».
C’est une présence, une force, une énergie !

Un article du Fr. Charles

Une réponse à “Chemins vers Dieu”

  1. senalaetitia dit :

    Merci pour cet article, Père.
    je suis vraiment ravie que vous y parliez de la foi comme de l’attachement à Jésus-Christ qui va au-delà d’une croyance en un dogme. puissions-nous nous attacher davantage à Notre-Seigneur, que nous ayons une foi vive et source de vie pour nous-même et pour le prochain ; une foi qui nous fasse passer avec le Christ de la mort à la vie ; une foi qui transforme toute notre vie, qui nous fasse vivre de la vie de Notre Seigneur bien aimé… et comment s’attacher à Lui, sinon en venant souvent à sa rencontre dans les sacrements, dans la méditation de l’Ecriture Sainte, dans l’oraison…
    à ce sujet, merci de votre prédication de l’esprit d’oraison…
    Dieu bénisse votre ministère, qu’il soit fécond dans le sacrifice de Notre Seigneur !
    bien fraternellement,
    Morya

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