11 août, 2010

Rien n’est impossible à Dieu

Classé dans : Eglise,Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 16:56

Bonjour,

Je veux publier aujourd’hui une lettre d’une laïque à une religieuse. L’intention est d’encourager la foi ; il ne s’agit pas de faire quelque procès -le Jugement est encore à venir, jouissons donc de la miséricorde de Dieu que nous devons montrer envers les hommes car le Maître nous demande d’être miséricordieux comme il est miséricordieux, il demande qu’on imite Dieu en tout « soyez saints comme votre Père est saint » et déjà dans l’ancien testament Dieu demandais à son peuple d’être saint comme Il est saint car dit-il « Je suis Yahvé ». Pour cette raison, j’ai remplacé les noms de villes et de personnes par une lettre afin de préserver au mieux l’anonymat.

Vous verrez entre crochets [] des choses que j’ai ajouté pour une meilleure compréhension ou des points de suspension quand le passage est dénué d’intérêt dans une telle exhortation, donnée publiquement, sur la foi, qui engage aussi avec elle une exhortation à l’espérance et à la charité, ces trois vertus théologales, principes de toute vertu.

Patiente lecture.

 

Viens, ô Esprit Créateur, visite les âmes des tiens ; comble de la grâce d’en haut les coeurs que Tu as créés. (…)

Envoie ton Esprit et tout sera créé

Et tu renouvellera la face de la terre

(extrait du Veni Creator)

 

Voici la fameuse lettre.

 

*****************************************

 

Chère sœur dans le Christ,

 

Je vous avais appelée il y a un peu moins d’un an à cause d’un désir de vie consacrée.

 

Je vous écris ce petit mot me rappelant que vous pensiez m’accueillir jusqu’au moment où je vous ai raconté mon chemin de conversion et ma guérison « miraculeuse ». Alors vous n’avez pas osé me le dire bien et j’ai rappelé… vous m’avez dit être infirmière et connaître qu’on ne guérit pas le trouble bipolaire, et qu’il fallait la santé pour le Carmel… Vous aviez eu peur que je ne sois peinée alors je vous ai dit que non, car c’était la volonté de Dieu que je cherchais et que je L’avais prié ainsi avant d’appeler, et que j’avais alors promis prendre vos mots pour l’expression de sa sainte volonté. Et vous m’avez exhortée à « garder cet esprit surnaturel » -et je ne comprenais pas le sens de cette exhortation car ce que j’avais dit me semblait naturel (j’ai compris plus tard).

 

Ceci dit j’avais eu grand peine que vous ne m’ayez pas cru car je ne mentais pas et Dieu m’est témoin. J’avais donc été très peinée ce jour-là, en union avec le Christ, parce que même l’Église, qui a mission de propager la foi, manque de foi ! Il nous faut à présent nous sortir la poutre de l’œil et on y verra bien plus clair pour soigner l’aveuglement de nos frères en humanité.

Vous comprenez bien qu’il est normal que si l’on prêche une foi à laquelle on ne croit pas soi-même, on a du mal à en convaincre autrui : si les croyants ne croient plus, comment peut-on prétendre à emmener les incroyants à la foi !?

Nous sommes comme des menteurs et le monde se méfie de notre message. Après tout, pourquoi veut-on leur faire croire quelque chose auquel on ne croit pas soi-même ? Ils ont raison de se méfier : si l’on croit vraiment que c’est un message de vérité et source de liberté, pourquoi on ne l’accueille pas ? Pourquoi on veut leur faire manger un fruit qu’on ne veut pas goûter ? Ils peuvent à juste raison penser que nous voulons les empoisonner…

Et par ailleurs, qui confierai ses yeux à un ophtalmologue aveugle !? Un fou peut-être… Mais sans cela on préfère mal voir plutôt que de confier sa vue à un aveugle et perdre le peu que l’on avait…

 

Jésus veut nous faire croire une chose difficile à croire, que le chemin de croix est chemin de vie ; comme il sait qu’il dit vrai et qu’il est un bon Maître, il passe le premier pour nous en donner la preuve.

Nous, ses disciples, nous devons imiter sa pédagogie -car elle est bonne- et faire tout ce qu’on aimerait voir les autres faire.

On aimerait qu’ils croient que Dieu est Dieu, qu’il peut tout, et qu’il a ressuscité son Christ… soit, c’est très bon, c’est notre mission reçue de notre bon Maître. Alors croyons-le fermement et vivons de cette foi (1er mystère glorieux : la Résurrection => fruit du mystère : la foi vive). C’est le premier pas. L’accomplissement de signes et la prédication orale (ou écrite) doivent venir par dessus cette base solide. Alors la prédication sera puissante de la puissance de Dieu Lui-même, car appuyée par l’Esprit de vérité promis à ceux qui croient.

Mais si on ne commence pas par montrer l’exemple de ce qu’on prêche, on prêche comme des menteurs et l’Esprit de Vérité ne peut confirmer nos paroles avec des prodiges comme il le faisait au temps des premiers Apôtres. Parce qu’il est vérité, il ne peut soutenir le mensonge ! [gloire à Dieu !]

 

Comprenez donc le sens de ce courrier.

Il ne s’agit pas de vous faire croire que ma place est chez vous, car si Dieu me voulait chez vous il aurait touché votre cœur afin que vous ne soyez pas si incrédule et méfiante à cause de mon témoignage.

Il ne l’a pas sitôt fait parce que ma place n’était pas chez vous et il voulait que je le voie. Il me l’a donc fait voir et j’ai vu. Cependant il vous aime aussi et ne désire pas que vous demeuriez plus longtemps dans l’incrédulité, et c’est pour cela que je vous écris ce jour.

Il ne s’agit pas d’un reproche gratuit.

Je fais ainsi parce que j’aime notre Église, et notre Église c’est nous ! Aussi, ma sœur, je nous aime.

Or j’aime notre Dieu, et Lui nous aime. Et il veut que nous portions du fruit en abondance pour le Royaume. Il veut que nous soyons sauvés par la foi en Dieu par Jésus-Christ, et que nous sauvions le monde avec nous afin qu’aucun ne se perde -et il nous demanderas compte de tout ça à la fin. Ô ! quelle douce volonté, la volonté de notre Dieu ! Ferme, mais douce et bienfaisante…

 

Aujourd’hui je désire ardemment que notre Église s’enflamme à nouveau et enflamme le monde selon l’ardent désir de son Époux : « je dois jeter un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il fut déjà allumé » (Luc 12, 49)

Je veux, avec notre Maître chéri, je veux avec force -et je crois que c’est sa force en moi car je n’ai pas l’habitude de vouloir avec une telle véhémence- je veux donc que nous, son Épouse (l’Église), nous enflammions la terre entière. Et ce désir me consume, alors je suis poussée à faire tout ce que je peux, et même cette folie de vous écrire ces folies… Je peux peu, mais Dieu supplée à la misère des âmes de bonne volonté, et je crois qu’en Lui je peux tout ! Et vous me croyez parce que vous savez que notre Dieu c’est le Seigneur et que « tout ce qui Lui plaît, il le fait » (Ps 135, 6)… et j’affirme, avec foi, que je peux enflammer la terre entière, par Lui, avec Lui et en Lui, avec vous et tout le Corps du Christ répandu à travers le monde, dans l’unité du Saint esprit, pour la gloire du Père ! Amen.

 

Alors je vous écris ce mot de rien avec tout mon amour et une foi ferme en cela, que l’Esprit Saint peut tout et fera le reste. Il enflammera à nouveau votre cœur et de là toute votre communauté… de là tout l’Ordre du Carmel… de là, tout le cœur de l’Église -les consacrés- et le cœur de l’Église ainsi consumé deviendra pur comme celui de sa Mère -qui est sa figure- la Sainte Vierge Marie.

Si l’intérieur est pur, tout le corps le sera ; si l’intérieur est en feu, tout le corps le sera, même le plus extérieur.

L’intérieur le plus profond du corps, c’est le cœur

Le cœur de l’Église, c’est ses consacrés.

Je compte sur la puissante intercession du Cœur immaculé de Marie… en ce Cœur, aucun obstacle ni à la foi, ni à l’espérance, ni à la charité… ce Cœur conçoit son Dieu.

Je veux que le cœur de l’épouse, à l’exemple de Marie, son modèle, conçoive son Dieu pour L’offrir au monde…

Je veux que le cœur de l’Église prenne feu et qu’il enflamme tous ses membres.

Alors la terre entière prendra feu.

Les pieds, ainsi enflammés, courront joyeux, purs et beaux comme les « pieds du messager qui annone la paix » et dit à Sion : « Ton Dieu règne » ; et à chaque pas ils mettront le feu au lieu qu’ils foulent.

Les bras, ainsi enflammés, se tendront vers les malheureux, les pécheurs, les pauvres… et ils enflammeront tout ce qu’ils toucheront de leur compassion, de leur charité… (la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres n’est-elle pas signe du Royaume parmi nous…)

Le cœur, ainsi enflammé, propulsera plus violemment son feu dans le Corps ; il propulsera plus vivement le Sang qui le fait vivre (le Sang du Christ) et la vie de ses membres sera renouvelée par le Sang du Christ dans la vie du Christ -le Vivant à jamais, n’est-ce pas…

Le Corps, toujours davantage enflammé, enflammera toujours davantage le monde… toujours mieux nourri de la vie de son Maître, il croîtra en cohésion, taille et force… (un enfant bien nourri grandi bien, n’est-ce pas)… et en sainteté…

Vous le croyez !? J’espère ! Car ça ne vient pas moi, je n’invente rien. Cette comparaison du corps est dans notre Livre. Et en tant qu’infirmière vous voyez mieux que moi en quoi ça se tient.

Quand le cœur dysfonctionne, tout le corps faiblit, et quand il s’arrête, tout meurt -plus aucun organe ne peut subsister. Ce n’est le cas pour aucun autre membre du corps : on peut vivre sans pieds, sans bras, sans la vue… on peut même vivre après une « mort cérébrale ». C’est vrai, et on ne débranche un homme dans le coma qu’après l’arrêt du cœur, car jusque là on croit toujours qu’il pourra se relever.

Et bien, pour l’Église, tout le Corps souffre diverses pénuries parce que le cœur est malade.

J’ai de la peine en écrivant cela mais pas tant car j’entends aussitôt que « cette maladie ne mène pas à la mort ; elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jean 11, 4). J’entends le Christ dire, comme pour Lazare : « mon Épouse repose, mais je vais aller la réveiller » (Jean 11, 11)

Et c’est pour bientôt car « maintenant, le prince de ce monde va être jeté bas » et nous, Corps du Christ, « élevés de terre nous attirerons tout à Lui », comme Lui-même (voir Jean 12, 31-32) [par Lui, avec Lui et en Lui].

Je veux une belle Épouse pour l’Epoux, une épouse capable de ravir le Créateur, comme Marie, de glorifier la Sainte Trinité, honorant son Époux et sa Mère… une Épouse capable d’offrir au monde l’Esprit qui nous unit afin que « tous soient un », que nous soyons tous ensemble parfaits dans l’unité et que la Sainte Trinité vienne siéger ici-bas sur son trône car, dit Sainte Élisabeth, « l’unité est le trône de la Sainte Trinité ».

Nous disons : « Père, que ton règne vienne ». Mais pourquoi ne préparons-nous pas son trône ? Où viendra-t-il siéger ? Dans une crèche à nouveau !? Nous n’avons pas plus d’estime pour notre Dieu maintenant que nous le connaissons !?

Je veux qu’on enflamme le monde et qu’on érige le trône de Dieu.

Oui, nous le voulons. Et l’épouse et l’Esprit disent viens. Oui, viens Seigneur Jésus. (Ap. 22, 17 ; 20).

 

Excusez, je vous prie, cet élan non maîtrisé.

Voilà donc le témoignage que je veux vous donner, en espérant de la grâce de Dieu que vous rappellerez que « rien n’est impossible à Dieu. Marie l’a cru « et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ».
Croyons-le encore et toujours afin que l’Emmanuel vienne vivre à nouveau, mais cette fois pour toujours, avec les siens. Qu’il ne vienne pas nous trouver endormis pour notre honte !

 

De grâce, ma Mère, relève-toi, reprends force et vigueur, ton Époux ne t’a pas délaissée. Rappelle-toi la promesse : « On ne te dira plus : « Délaissée » et de ta terre on ne dira plus : « Désolation ». Mais on t’appellera : « Mon plaisir est en elle et ta terre : « Épousée » (Is 62, 4) Courage donc, ma Mère ! Ton Époux est fidèle. Il est parti pour préparer le banquet mais il revient bientôt. Courage, ma Mère, prends soin des fils qu’il t’a donnés. Ce n’était pas en vain ; il t’aime et il aime ses petits. Son départ, c’est pour ton bien et celui de tes enfants ; il ne t’oublie pas, ce serait comme s’oublier Lui-même. Courage donc, et veille dans la foi en L’attendant.

 

Comment, chère sœur, croyant que Dieu a pris corps dans le sein d’une vierge, que le Père a ressuscité Jésus d’entre les morts, que Jésus vit pour nous dans une hostie… vous ne croyez pas que Dieu est tout puissant et que « tout ce qui Lui plaît, il le fait ». Vous le croyez, me direz-vous, car vous professez la foi catholique ; et pourtant, je dis que vous ne le croyez pas et que votre cœur est loin de ce que professe votre bouche -comme ce peuple qui n’honore Dieu que des lèvres- car sans cela vous n’auriez pas douté que j’ai été parfaitement guérie de mon mal incurable cet été 2007. Si Dieu peut naître d’une vierge, comment ne saurait-il pas guérir ses enfants de tout mal !?

Maintenant que votre foi revient, laissez-moi vous raconter à nouveau :

 

J’avais commencé à être malade au collège avec ma première tentative de suicide vers mes 11 ans. Elle a été camouflée. J’ai commencé à voir un psychiatre et à prendre des médicaments au lycée. Je me scarifias beaucoup, faisais une sorte d’anorexie-boulimie par périodes, et attentais régulièrement à ma vie. Après une très grosse tentative de suicide fin 2006 (je crois) j’ai fait environ 6 mois en psychiatrie sans résultat. Or le traitement nuisait à mes défenses immunitaires. J’avais aussi des ECT deux fois par semaine. J’étais devenue un vrai légume, et toujours déprimée !

On m’a fait un diagnostic de trouble bipolaire rapidement -car jusque là personne n’avait su me diagnostiquer clairement [noter que le diagnostic a été posé après plusieurs mois de traitement dans cet hôpital où on s’acharne avant de réfléchir.] et on m’a fait un dossier de handicap [là aussi, noter que j'étais moins handicapée à l'entrée qu'à la sortie !] Alors j’ai voulu quitter l’hôpital en signant une décharge car il n’y avait pas de résultat, et je préférais souffrir chez moi qu’enfermée là [étant entrée librement, ça faisait tout à fait partie de mes droits -cf droits du patient hospitalisé]

Alors, contournant toute réglementation, on m’a mise en HDT, dans un secteur fermé. Il n’y avait aucun motif à cela. Aucune procédure n’a eu lieu mais un simple appel à ma mère. Et on m’a attachée avec des contentions sans que je n’ai commis aucune violence [ce jour-là, j'étais assise sur mon lit avec mon téléphone]. On m’a piqué à fortes doses et je me suis réveillée, attachée à un lit, sans plus aucune affaire, dans un milieu fermé -avec des grands malades. Pour sortir, j’ai accepté ces conditions : voir le Dr C. une fois par mois, prendre un traitement très lourd à vie, venir une fois par semaine pour les ECT et rester handicapée à vie. J’avais donc un avenir tout fait : je serai devenue un légume et le serais restée jusqu’à la mort !

J’avais de plus les compléments en fer et en acide folique pour remédier aux effets secondaires de ce traitement inefficace à me traiter, mais efficace juste à me détruire davantage. Et pour finir, comme on m’a diagnostiqué une « oeso-gastro-entéro-colite d’origine psychosomatique », j’avais tout un tas de cachet pour le système digestif, parfaitement inefficaces… je mangeais mal du coup et vomissais presque tout !

À cette époque, j’étais antichrist, je haïssais Dieu, l’Église, le monde entier presque, à commencer par ma famille… Je vivais dans le péché et ça me paraissais juste. Vu mon état et l’état du monde il n’y avait rien de mieux à faire… donc je fumais aussi [c'était ma seule liberté] et je prenais la pilule à cause de ma vie éparpillée…

Bref, on a été au Bénin cet été 2007, sans ma mère.

Tout le monde était heureux sauf moi. Je devais rester au lit après tous les repas pour essayer de les garder. Et pour finir, tout le côté droit commençait à s’engourdir douloureusement. C’était infernal !

J’ai écrit une lettre à Dieu

[en ces termes : « Dieu,

Es-tu vraiment un Dieu de Bonté et de Miséricorde ». Je suis sûre que tu es LE Dieu tout-puissant. Comment peux-tu tolérer, en tant que Dieu de Miséricorde, qu’une de tes créatures (sachant que celle-ci n’est pas la seule dans ce cas) puisse autant souffrir et passe sa vie à chercher comment cesser de souffrir ? Une fois cette solution trouvée, à savoir la mort, comment peux-tu accepter que cette créature passes sa vie à chercher à savoir, comment mourir sans, d’une part, faire souffrir ses proches, et d’autre part, sans se faire souffrir elle-même plus qu’elle ne souffre déjà ? Es-tu réellement Miséricordieux ? Pourquoi est-ce que je vie uniquement dans la crainte des conséquences d’un décès provoqué par moi-même (réussi ou raté) ?

Qu’ai-je fait de si mauvais, un péché qui mérite une telle punition ? Quand ai-je commis ce péché et quel était-il ? Était-ce avant ma venue dans ce monde ? Était-ce dans une autre vie ? Me suis-je rendue compte du mal que j’ai commis ? Au secours ! Help ! SOS !

Par pitié, que quelqu’un de bon et de miséricordieux entende mon signal de détresse, prenne pitié et me vienne en aide.

Et j’ai signé de mon prénom]

[retour au courrier à Mère M. :] j’ai pleuré longtemps sur la tombe de mes grands-parents et j’ai dit que s’ils sont au ciel et que rien n’est fait pour moi le lendemain, je conclurai qu’ils m’appellent. Et j’ai tout préparé pour mon suicide sans rien en dire à personne cette fois afin d’être assurée de mourir.

Le lendemain, j’accompagne, à contre cœur, mon père chez un homme car mon père essayait tout pour me faire guérir (j’ai vu assez de guérisseurs avant ma conversion !). Là, l’homme parle avec mon père d’un certain nombre de maux infernaux qu’il a eu et d’un certain Père R. à Z…, qui l’a fait sortir de tout ces maux. J’ai entendu son témoignage, et au retour, dans la voiture, j’ai dit : « demain on va voir le Père R. à Z… » Mon père a voulu m’expliquer la nécessité de prendre rendez-vous et d’autres choses, alors j’ai redit la même chose. C’était ma minute de lucidité. Mon père a cédé.

Le lendemain, on arrive à Z… c’était loin et je vois sur le portail « Hôpital X ». La colère m’a prise et j’ai cru qu’on m’avait encore piégée. Mais je n’ai rien dit car c’était ma volonté de venir et le trajet avait été long.

Quand j’ai vu le Père R., j’ai pensé : « c’est ça le Père R. !? »

Il m’a fait déposer ma bague en forme de serpent dans un verre d’eau après m’avoir demandé à quoi j’étais prête pour guérir. Alors j’avais dit que je ferais tout ce qu’il dirait. C’est pourquoi quand il a demandé de déposer la bague j’étais étonnée qu’il ne faille que ça pour guérir d’un si grand mal. Dès lors, les tics du père ont cessé. On a continué à parler. Il a dit une parole avec autorité et ça m’a secouée ; il a dit : « le serpent ne s’adopte pas ». Quand j’ai voulu me justifier -car je disais vouloir adopter un serpent- il a redit fermement la même chose. Puis, avec la même autorité, il a dit : « tu n’es pas malade ». Et j’ai cru, mais je savais bien que j’avais eu très « mal d’un côté » et au ventre. Il m’a fait mettre mon doigt dans un pot d’huile [aujourd'hui, catholique pratiquante, je connais cette onction] et marquer du signe de la Croix tous les endroits où j’avais eu mal. Comme j’ai oublié le ventre, en bas à droite, il me l’a signalé et j’étais étonnée qu’il le sache alors que je ne le lui avais pas dit. Et puis il a porté une étole pourpre [catholique pratiquante, je reconnais maintenant cette étole que le prêtre porte quand il donne le sacrement de réconciliation ou le sacrement des malades ou encore pendant le carême], il m’a fait mettre à genou et m’a imposé les mains, et j’étais guérie.

J’ai cessé tout traitement à l’heure même et j’ai retrouvé le chemin de l’Église sans qu’on ne m’y exhorte. Le Père R. a été étonné de voir la quantité de produits que prenais. Et tout le monde sait que ces produits entraînent une dépendance. Or j’ai tout stoppé d’un coup, de même que le tabac.

De retour en France, j’ai remis ma vie en ordre en commençant par ma chambre [j'ai bazardé notamment des objets douteux dont on se sert comme porte bonheur ou des livres à caractère ésotérique... il y a eu beaucoup de choses emportées à la décharge ce jour-là] puis en virant le petit ami qui refusait de cheminer dans la chasteté. Mon entourage était surpris. Mon médecin et ma mère ont prédit la rechute à diverses échéances pendant un an. Après, j’ai sermonné mon médecin (il est le mari de ma marraine) sur son incrédulité et je ne l’ai plus consulté.

Moi qui étais handicapée à vie et dépendante de ma famille, je vis seule [...] Sans autre diplôme que le bac, j’ai commencé à travailler auprès d’enfants car mes parents avaient refusé de financer la formation que je demandais [...] Têtue, j’avais dit que je l’aurais par la VAE. Même le conseiller ANPE m’avait encouragée à abandonner car c’était trop dur, voire impossible.

Il y a peu, j’ai terminé mon contrat avec un enfant autiste et la psychologue m’a proposé de continuer avec elle car on avait eu de bons rapports et un bon résultat avec l’enfant.

Alors, on [...] m’a encouragée à valider non le titre de … mais celui d’éducatrice de jeunes enfants ; et elle s’étonnait de mon parcours, qu’elle trouvait incroyable, se demandant comment, sans qualification, j’avais obtenu un tel emploi…

Rien n’est impossible à Dieu.

[...] j’ai donné ce témoignage à ma mère qui avais prédit que je me planterais, quand je quittais la maison [et que je serais obligée de revenir].

Et je vous le donne aujourd’hui pour que vous croyiez que rien n’est impossible à Dieu et pour que nous retrouvions une foi vive et vivifiante.

En gros, [...] je pourrais devenir éducatrice de jeunes enfants sans faire d’études, alors que jusqu’à il y a un peu plus de trois ans maintenant, on avait décidé que je sois un légume à vie. Et d’ailleurs, si Dieu ne m’avait pas répondu, je serai morte il y a trois maintenant, après avoir mené une vie de légume. (les ECT, ça tue la mémoire ! Et les cachets, ça abruti totalement)

 

Je demande qu’on cesse d’être incrédule afin qu’à nouveau, on voit les merveilles de Dieu et que, comme au temps des premiers chrétiens, on voit la communauté croître en nombre et en grâce.

 

Par les sciences médicales, vous croyez que mon mal est incurable. C’est très bon. À présent, voyez ce qu’est devenu ma vie. Si mon mal est impossible à traiter et que je suis ainsi aujourd’hui, c’est que rien n’est impossible à Dieu. Et je crois qu’il m’a délivrée ainsi comme il avait ouvert les yeux à Saint Paul, afin que je devienne un instrument de choix pour Lui ; et puisque j’ai fort haï l’Église, mon témoignage en est plus fort, comme ce fut le cas pour Saint Paul et d’autres saints après lui qui ont changé de vie radicalement après avoir rencontré le Christ.

 

Notre Seigneur, on ne peut pas Le détester. Le seul motif de Le détester, c’est qu’on ne Le connaît pas. C’est tout pourquoi le monde déteste l’Église [Corps mystique du Christ], tout pourquoi Jésus dit : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »… C’est tout pourquoi le salut passe par la connaissance du Christ. C’est tout pourquoi nous devons être remplis de miséricorde, comme le Christ, et courir joyeux de proclamer la Bonne Nouvelle à toute la Création. Mais comment la proclamer si on ne croit pas !? Et c’est tout le sens du courrier que je vous adresse.

 

[...]

Qu’elle est belle la communion de l’Église..

La France avait évangélisé l’Afrique et en ce temps de déchristianisation de l’Europe, la voici qui a besoin de l’être à nouveau par sa fille… Je crois que cette dernière sera heureuse de pourvoir à l’indigence de sa mère selon qu’il est écrit : « tu honoreras ton père et ta mère ».

[... salutations]

 

Article non relu, merci de votre indulgence.

N’hésitez pas à laisser des commentaires dans l’esprit du blog (voir à ce sujet la page : Commentaires)

bien fraternellement

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