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31 juillet, 2010

Mystères lumineux

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 19:43

I- Baptême de Jésus

« Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. C’est de lui que j’ai dit : « Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu’avant moi il était. » (Jean 1, 29-30)

« Pour moi, dit Jean Baptiste, je vous baptise dans l’eau en vue du repentir ; mais celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne d’enlever les sandales, lui vous baptisera dans l’Esprit et le feu. » (Mtt 3, 11)

« En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. [...] Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » (Jean 3, 5 ; 16)

« Mais à tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, eux qui furent engendrés ni du sang, ni du vouloir d’un homme, mais de Dieu. » (Jean 1, 12-13)

Baptisés, que nous reconnaissions toujours dans le Christ, non seulement un prophète mais « l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » et que nous croyons toujours qu’il est bien « le Fils bien-aimé », ‘l’Unique-Engendré » du Père.
Ainsi, en nous aussi le Père mettra « toute sa complaisance » selon ce que nous dit le Seigneur : « Demandez et vous recevrez (…) le Père lui-même vous aime parce que vous m’aimez et que vous croyez que je sorti d’auprès de Dieu. » (Jean 16, 24 ; 27) Et nous entendrons l’Esprit témoigner à notre esprit que nous sommes fils de Dieu ; alors la parole que le Père a dite à Jésus le jour de son baptême : « celui-ci est mon Fils bien-aimé qui a toute ma faveur », sera aussi pour nous.

II- Les noces de Cana (cf Jean 2, 1-12)

« Faites tout ce qu’il vous dira. »
Que les prêtres, remplis de confiance dans le Seigneur, soient toujours prompts à faire tout ce qu’il dit.

Le Seigneur aime la foi ; tant qu’on a toute confiance en Lui, on peut tout, mais la grandeur de sa grâce ne peut se manifester quand on doute.
Quand Marie dit « Ils n’ont plus de vin », le Seigneur lui répond « Que me veux-tu femme ? Mon heure n’est pas encore venue ». Mais, à cause de la foi qu’elle a montrée en disant aux servants : « Tout ce qu’il dira, faites-le », le Seigneur a cédé à sa demande et lui a accordé selon sa foi.

Voilà ce que dit Saint Jacques (Epître de Saint Jacques 4, 2 ; 1, 5-6) à propos de la demande confiante : « Vous ne possédez pas parce que vous ne demandez pas. » « Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu -il donne à tous généreusement, sans récriminer- et elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi sans hésitation ».

Marie, invitée à la noce, se tient comme une servante : attentive aux besoins des convives, elle intercède pour eux « ils n’ont plus de vin ». Qu’il en soit de même pour l’Eglise dont elle est l’image et en particulier, que nos prêtres, invités de marque au festin des noces éternelles, ne s’installent pas aux premières places en attendant d’être servis, mais se tiennent au milieu des invités comme étant les serviteurs de tous, attentifs aux besoins des invités et prompts à intercéder pour eux avec confiance -à l’exemple de la Sainte Vierge- afin qu’aucun manque ne les empêche de se réjouir avec l’Epoux.Marie, Mère de l’Eglise, prie pour nous.

III- La prédication de Jésus

« Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez en la Bonne Nouvelle. » (Mc 1, 15)

« Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Mc 2, 5)

Fruit du mystère : la conversion et la confiance en la Miséricorde.

Comment nous repentir en vue du Royaume si nous n’avons pas confiance en la Miséricorde divine, si nous ne croyons pas que Dieu peut nous relever de toute infirmité, si nous ne croyons pas qu’il pardonne par Jésus-Christ ? Non, si n’avons pas confiance, nous dirons que nous sommes fichus et demanderons que les montagnes tombent sur nous. Mais si nous avons confiance, nous courrons nous jeter aux pieds du Seigneur pour Lui demander de nous sauver. Et justement, il est « venu dans le monde pour guérir et sauver les hommes », il est venu « non pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé par son entremise ». Si nous accueillons ce message de l’Evangile, si nous croyons que le Christ est venu « appeler tous les pécheurs », rien ne nous empêchera de courir vers Lui et, sa grâce aidant, nous pourront nous convertir en vue du Royaume. Et n’oublions pas, chrétiens, que même si nous n’avons que très peu d’occasions de parler de l’Evangile, nous pouvons en témoigner par toute notre vie en nous appliquant à cette conversion constante, car notre conversion constante témoigne de ce que « Dieu pardonne à son peuple ». En effet, s’il n’y avait pas de pardon possible, il n’y aurait pas lieu de se convertir. Notre conversion constante témoigne de ce que le Seigneur ne nous a pas condamné…

IV- La Transfiguration (cf Luc 9, 28-36)

« Vivre d’Amour, ce n’est pas sur la terre
fixer sa tente au sommet du Thabor.
Avec Jésus, c’est gravir le Calvaire,
c’est regarder la Croix comme un trésor.
Au ciel je dois vivre de jouissance,
alors l’épreuve aura fuit pour toujours.
Mais exilée, je veux dans la souffrance
vivre d’Amour »

Du Poème Vivre d’Amour, de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face

Chrétiens, parfois le Seigneur nous prend pour nous élever avec Lui sur le Thabor et nous donner de contempler sa gloire. Mais rappelons-nous toujours que là n’est pas le lieu de notre repos éternel. L’épreuve n’est pas terminée. Ces faveurs de contemplation sont là pour nous fortifier en vue de nos épreuves, afin que notre foi ne soit pas ébranlée à leur vue.
Voyons comme après cette vision de gloire il a fallu redescendre à la ville. La première fois, les disciples n’ont pas bien compris ce qu’il se passait et ont laissé Jésus tout seul dans son épreuve. Mais la Résurrection a authentifié la Révélation et après cela les disciples n’ont plus déserté à la vue de l’épreuve. Et nous, disciples d’aujourd’hui, ne désertons pas, ne laissons pas Jésus gravir seul le Calvaire, ne refusons pas d’être prêt de Lui dans l’épreuve après avoir accepté de l’être dans la gloire. C’est en nous conformant fidèlement à Lui dans l’épreuve que nous obtiendrons d’apparaître semblable à Lui dans la gloire « car nous le verrons tel qu’il est » et ce pour toujours. Mais avant cela, nous avons à franchir la grande épreuve, à mourir avec le Christ, nous rappelant que Dieu avait dit à Moïse : « l’homme ne peut pas me voir et vivre » (cf Ex 33, 18-23)
Mais si nous servons fidèlement le Christ, nous acceptons de mourir à nous même, d’épreuve en épreuve, marchant à sa suite dans le renoncement et portant chaque jour notre croix… Ainsi, rendus semblables à Lui dans la mort, nous avons l’assurance que nous serons introduits par Lui dans le Face à Face éternel selon qu’il est écrit « si nous mourons avec Lui, nous vivrons aussi avec Lui » (2 Tim 2, 11)

Attendez, Sainte Elisabeth en parle bien :
« Tous ces élus qui ont « la palme en main » et sont « tous baignés dans la grande lumière de Dieu » ont dû auparavant « passer par la grande tribulation », connaître cette douleur (…) Avant de « contempler à face découverte la gloire du Seigneur », ils ont communié aux anéantissements de son Christ. Avant « d’être transformés de clarté en clarté en l’Image de l’Être divin », ils ont été conformes à celle du Verbe incarné, le Crucifié par amour. (…)
Il veut associer son épouse à son oeuvre de rédemption et cette voie douloureuse où il marche lui paraît comme la route de la béatitude (…)
Dieu, se penchant sur cette âme, sa fille adoptive, si conforme à l’image de son Fils « premier-né d’entre toutes les créatures », la reconnaît pour une de celles « qu’il a prédestinées, appelées, justifiées », et il tressaille en ses entrailles de Père, en pensant à consommer son oeuvre, c’est-à-dire « à la glorifier » en la transférant en son Royaume pour y chanter, dans les siècles sans fin, la louange de sa gloire ».

V- L’institution de l’Eucharistie

1. Sacrement d’amour, mémorial de la Passion du Christ
« Ceci est mon corps donné pour vous ; faites cela en mémoire de moi » (Luc 22, 19)
Que nous croyons toujours que Jésus est présent dans son Eucharistie selon ce qu’il a dit « ceci est mon corps donné pour vous ».
Dans les premiers temps, on peut avoir la dévotion sensible, mais ce n’est pas parce qu’on ne ressent rien qu’il faut cesser de croire en la présence réelle. (Je sais que ça arrive à certains, et j’ai connu notamment un catholique qui est ainsi devenu Mormon…)
La dévotion sensible est une faveur particulière, mais l’effet de ce sacrement n’est pas en premier lieu sur les sens, mais sur l’amour. A mesure que nous approchons de Lui avec foi, remplis d’amour pur, tout désintéressés, avec la conscience vive que ce sacrement est le mémorial de la Passion de notre Maître et que cette Passion est le sommet le plus élevé de l’amour selon cette parole du Seigneur « nul n’a de plus grand amour que celui-ci, donner sa vie pour ses amis »… Si nous nous approchons de ce Sacrement dans ces dispositions, nous appliquant à contempler ce « trop grand amour » de Notre Seigneur, nous montrons à Jésus notre fidélité à garder sa parole « faites cela en mémoire de moi » et notre amour pour Lui-même plus que pour ses consolations, surtout si aucune consolation sensible ne se manifeste alors.
Le rappel de sa mort provoque alors toujours plus notre amour pour Lui, et l’amour grandissant que nous Lui portons excitera toujours davantage l’amour du Père pour nous selon ce que dit Jésus : « celui qui m’aime sera aimé de mon Père » (Jean 14, 21) Ce sacrement d’amour nous introduit au coeur de la vie trinitaire, il nous rend « participant de la vie divine », il nous consacre temple saint de notre Dieu selon qu’il est écrit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui » (v. 23)
Ecoutons ce mot d’Elisabeth : « Qu’importe à l’âme (…) de sentir ou de ne pas sentir, d’être dans la nuit ou dans la lumière, de jouir ou de ne pas jouir ? (…) Elle l’exalte [son Maître] (…) au dessus des douceurs et des consolations qui découlent de Lui, car elle a résolu de tout dépasser pour s’unir à celui qu’elle aime ».

2. Sacrement de l’Alliance
« Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, versé pour vous » (Luc 22, 20)

« Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jean 6, 56) Ce qui signifie de fait qu’on ne fait plus qu’un avec le Christ, comme l’homme qui « quitte son père et sa mère pour s’attacher à sa femme ; et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24) C’est ce sacrement de l’Eucharistie qui nous introduit dans l’Alliance sponsale avec le Christ (cf Mtt 22, 2 « Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils ». L’Apocalypse parle aussi de la venue des « noces de l’Agneau »). Ce Roi de gloire, notre Dieu, a voulu faire une noce à son Fils et le Sacrement de l’Alliance, justement, c’est l’Eucharistie que le Seigneur a instituée « avant de passer de ce monde à son Père », c’est par ce Sacrement que nous nous unissons au Christ pour devenir un avec Lui comme il est un avec le Père -selon son propre désir.

C’est aussi par ce Sang Précieux, « répandu pour nous et pour la multitude en rémission des péchés », que nous sommes rétablis dans l’amitié avec le Père, qu’ »il a effacé, au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette, qui nous était contraire ; il l’a supprimée en la clouant à la Croix » (Colossiens 2, 14) C’est ce sacrifice qui nous rétablit dans notre dignité d’enfant de Dieu, et il est bon d’en faire mémoire, comme Israël devait faire mémoire sans cesse de sa sortie d’Egypte, en célébrant la Pâques. Dans la nouvelle et éternelle Alliance, nous avons à faire mémoire sans cesse de notre sortie de la maison de servitude : comme Dieu a libéré Israël de la servitude des Egyptiens dans la première Alliance, il a libéré « l’humanité captive du péché » dans cette nouvelle Alliance, et à nouveau il a demandé qu’on en fasse mémoire en célébrant la Pâques du Seigneur… et il est bon pour nous ne nous rappeler souvent, par ce mémorial, que nous ne sommes plus « esclaves sous le régime de la Loi, mais hommes libres sous le régime de la grâce » et de nous rappeler aussi à quel prix Dieu nous a sauvés de l’esclavage du péché afin de ne pas retourner si facilement à notre mauvaise conduite comme la truie à peine lavée qui retourne facilement à son vomi…

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