10 juillet, 2010

Pas de paradis pour les impies _ Dieu serait-il mauvais ?

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 23:50

C’est un peu la révolte prêchée par certains incroyants et même parfois par des chrétiens qui se sont laissés séduire par leur discours.

Un homme m’a parlé un jour et il me démontrait, par la Sainte Ecriture, que Dieu est mauvais. Il a poursuivi en démontrant que si le monde avance, c’est grâce à ceux qui ont rejeté Dieu, se battant contre la foi et pour la laïcité. Bref, un homme hâté convaincu, qui rêve d’une vie libérée de toute religiosité, d’un monde parfait d’où on aura entièrement banni Dieu.
Et pour terminer de me convaincre que Dieu est mauvais, -c’est là le paradoxe dans sa révolte- il m’a parlé de ce que c’est une grande injustice que la paradis ne soit pas ouvert à tous et que la Sainte Ecriture mentionne l’existence de l’enfer. Et je dis qu’il y a paradoxe car s’il déteste vraiment Dieu et rêve d’une vie sans Lui, le paradis est la dernière chose qu’il peut convoiter ! L’existence de l’enfer devrait être son seul motif de louer Dieu…

En effet, ne vont en enfer que ceux qui le choisissent jusqu’au dernier instant de leur vie.

S’il existe un enfer, c’est donc non pas parce que Dieu est mauvais mais encore et toujours parce qu’il est miséricordieux et respectueux de la liberté de ses créatures ; d’où, que ne voulant forcer personne à L’adorer contre son gré, il n’oblige pas les incroyants à choisir le paradis à l’heure de la mort. Il leur montre que c’est le mieux mais si l’homme refuse librement de le croire, il ne l’oblige pas à Le choisir.
En effet, il faut bien comprendre que le paradis que décrit la sainte Ecriture serait pire que l’enfer pour les incroyants car il n’y a rien à faire là-bas que de vivre de la vie divine, contempler Dieu, L’adorer, contempler la gloire qu’il a donné à chacun sans l’envier etc…

Ce paradis serait comme un enfer par les Antichrists parce que là-bas le Christ « siège à la droite de la puissance divine » et de fait il convient de fléchir le genoux devant Lui et de proclamer « Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père ». Quel calvaire pour un Antichrist !

Les pécheurs non repentants ne sont pas non plus admis. En effet, là-bas, on vit selon la Loi de Dieu qui est pure Amour, on aime « Dieu de tout son coeur, de toute sa force et de toute son âme », on L’aime par dessus tout et plus que tout et on aime le prochain comme soi-même pour l’amour de Dieu ; de fait on ne vole pas, il n’y a pas de prostitués, on ne tue pas, ni n’insulte ni ne blesse aucunement etc… l’enfer pour un pécheur qui aime vivre dans le péché !

Alors pour ces âmes il existe un lieu où il n’y a pas Dieu, où l’on peut vivre débarrassé de Lui. Ce lieu, c’est celui qu’on appelle l’enfer.

Là où Dieu manifeste sa grande miséricorde, c’est que jusqu’à la dernière seconde il fait comprendre à l’âme que c’est un lieu de grande souffrance et l’âme n’y va que si elle le désire, en toute liberté, car Dieu respecte notre liberté.

Les âmes sont créées par Dieu, qui est éternel, et la vie qui anime les hommes, c’est le souffle de Dieu (cf  Gen 2, 7 « Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant. ») L’âme porte donc le caractère divin, ce pourquoi elle est immortelle.
« L’Eglise enseigne que chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu -elle n’est pas « produite » par les parents- ; elle nous apprend aussi qu’elle est immortelle : elle ne périt par lors de sa séparation du corps dans la mort, et s’unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale » (CEC 366)
Les âmes vivent donc pour toujours.

Toute notre vie est un choix : on choisit entre la vie et la mort. Le Seigneur parle ainsi _Deutéronome 30, 15-20_  « Vois, je te propose aujourd’hui vie et bonheur, mort et malheur. Si tu écoutes les commandements du Seigneur ton Dieu que je te prescris aujourd’hui, et que tu aimes le Seigneur ton Dieu, que tu marches dans ses voies, que tu gardes ses commandements, ses lois et ses coutumes, tu vivras et tu multiplieras (…) Mais si ton coeur se détourne, si tu n’écoutes point et si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd’hui que vous périrez certainement (…) Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie (…)« 
Nous avons donc à choisir Dieu ou le rejeter et ainsi, nous choisissons entre la vie ou la mort, le bonheur ou le malheur. Au soir de cette vie on aura à faire un choix définitif car il n’y a plus de repentir possible après la mort.

On voit bien qu’on n’est pas heureux dans les milieux où règne la loi du plus fort par exemple, où règnent le crime et la débauche… mais si on aime tuer on peut se plaire dans ces milieux. Et bien au soir de cette vie, si c’est là ce qui nous plaît, on choisit cette vie pour l’éternité. C’est l’enfer et la souffrance, non pas que Dieu les a institués, mais que la vie dans ce genre de lieux est infernale. En enfer, c’est pire encore que dans la vie mortelle car il n’y a plus les biens créés et du coup il ne reste plus que le mal pour le mal (le mal à l’état pur si l’on puit dire ainsi) et en fait on souffre infiniment plus du fait que les « consolations » qui « justifiaient » ce mal -et qui ne sont finalement qu’une illusion dont use le séducteur pour séduire les âmes et les détourner de la voie de la justice- ont disparu. Si on tuait pour une voiture par exemple, la voiture nous consolait un peu d’avoir tué et disons que le remord de conscience est amoindri par la consolation. Mais en enfer, on souffre le tourment des crimes commis par soi-même sans aucune compensation et de fait, on souffre pour rien, c’est intolérable pour l’âme ; et à cela s’ajoute la conscience vive que ce sera ainsi pour toujours et à jamais. Enfin, pour ajouter à cela, le séducteur, le démon qui nous avait alléché avec des airs si suaves paraît comme il est vraiment et on se rend compte qu’on a été trompé ; alors la colère nous ronge davantage et en plus, on a à supporter la laideur et la méchanceté du démon pour l’éternité -il sera, pour les âmes qui ont marché sous sa conduite, un maître pour toujours.
On dit qu’il ne faut pas adorer la Bête sur terre, on nous exhorte à nous détourner des idoles (faux dieux, or et argent, « ouvrages de mains d’hommes »…) C’est qu’en enfer, une fois l’illusion tombée, on adore la Bête qu’on a choisie d’adorer déjà sur terre, mais alors en enfer on l’adore comme elle est vraiment, le mal à l’état pur.

C’est pour cela que Dieu permet que l’on souffre à cause de nos péchés afin qu’on s’en repente avant la mort, évitant ainsi de souffrir pour l’éternité, car Lui, Dieu, sait qu’il nous a créés pour la vie éternelle -pour la mort éternelle le cas échéant, si on refuse la vie en choisissant librement le péché. Dès la Genèse, le créateur apprend à sa créature que si elle désobéit elle mourra (cf Gen 2, 17).

Seuls ceux qui préfèrent le mal au bien et détestent Dieu librement (après avoir connu la vérité) vont en enfer. Si c’est qu’on ignore Dieu, on ne va pas au paradis directement mais Dieu se fait d’abord connaître afin que l’âme Le choisisse librement. Si on ne Le supporte vraiment pas, il ne nous impose pas de Le voir pour l’éternité. C’est là sa grande miséricorde : il est tout puissant mais il veut respecter la liberté de ses créatures.

Il y a un deuxième aspect : pour que les brebis puissent jouir du paradis et être en paix, le bon Pasteur ne peut pas les laisser en compagnie des loups, sans quoi ce n’est plus vraiment le paradis pour les brebis ! Ainsi, chacun choisit sa voie.
Quel paradis pour une âme pieuse si elle doit, pour sa piété, souffrir sans cesse les railleries des impies !?
Donc pour le bien commun, chacun choisit sa vie éternelle, mais on la choisit une fois pour toute, et les choses sont faites de sorte que les brebis ne peuvent pas aller chez les loups ni les loups chez les brebis. Voir dans la parabole du riche et de Lazare : « D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire. » (Luc 16, 26).

Chacun finalement est dans son paradis :
Ceux qui désirent vivre loin de Dieu pour toujours vont en enfer car c’est le seul lieu ou Dieu ne règne pas ; et ceux pour qui le bonheur est de vivre avec Dieu (l’Emmanuel) vont au paradis -ils ont choisi la vie selon les critères du Seigneur en Dt 30, 15-20).
Dieu étant vie et principe de vie, comprenons qu’hors de Lui, c’est la mort. D’où que le paradis est défini comme la vie éternelle, et l’enfer comme l’opprobre, la mort éternelle.

Aussi bien, à nous aujourd’hui qui voulons choisir la vie, il nous faut renoncer au péché et servir Dieu d’un coeur unifié. Si l’on se refuse à ces dispositions, alors on choisit la mort et il ne faut pas accuser Dieu de manquer de miséricorde alors qu’on fait librement nos choix en toute connaissance de cause. Dieu est bon, il nous enseigne tout ce que l’on doit savoir pour faire ces choix. Si l’on choisit la mort malgré tout, il ne faut pas reprocher au Seigneur de nous exaucer en nous fermant l’accès au paradis !

Si tu veux le paradis, « choisis la vie », garde la fidélité au Seigneur et à ses commandements !

Dieu soit béni !

 

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