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27 mars, 2010

Dr Caillet : « La maçonnerie est une caricature de l’Église »

Classé dans : Témoignage — senalaetitia @ 21:09
Bonjour, je vous présente ici un article paru dans la revue Famille chrétienne n°1673 du 6 au 12 février

Pour le consulter directement sur le site : http://www.famillechretienne.fr/agir/temoignages/-la-maconnerie-est-une-caricature-de-leglise-_t11_s72_d55473.html

Dans J’étais franc-maçon, le Dr Caillet raconte son expérience en tant que frère au Grand Orient. Il ne mâche pas ses mots sur cette organisation et soutient que l’appartenance à la maçonnerie est incompatible avec la foi chrétienne.

Vous venez de publier votre témoignage sur votre appartenance au Grand Orient durant quinze ans. Pourquoi ?

Pour démythifier une organisation qui se présente sous le masque de l’humanisme et de la tolérance. Dans ce laboratoire d’idées s’élaborent les projets de loi mis en œuvre par les hommes politiques francs-maçons, qui façonnent les mœurs de notre société. Ainsi, la contraception, l’avortement, la banalisation du divorce et de l’homosexualité, toutes les lois contre la vie – que ce soit au tout début ou à la fin – sont des fruits de la pensée maçonnique. Celle-ci veut résoudre les problèmes humains en supprimant toute contrainte, toute dépendance, que ce soit à l’égard d’une morale ou d’une religion.

Par ailleurs, l’ésotérisme maçonnique conduit souvent à la curiosité vis-à-vis de pratiques occultes :  radiesthésie, spiritisme… Je m’y suis laissé prendre.

Vous y avez perdu votre âme ?

Ce n’est pas parce que vous êtes maçon que vous passez un pacte avec le Diable ou que vous assistez à des messes noires, comme on l’entend dire parfois. J’y ai rencontré quelques hommes intelligents – quoique aveuglés –, sincères, animés d’une réelle quête spirituelle. Mais la maçonnerie est une sorte de caricature de l’Église, qui s’approprie ce que le Christ a apporté à l’humanité – la liberté, l’égalité, la fraternité – en refusant que cela soit un don de Dieu : c’est l’homme, et l’homme seul, qui se crée et se sauve.

C’est bien là le péché originel : vouloir être comme Dieu et se sauver soi-même. Cette forme d’orgueil est la nourriture du Malin. Les fruits en sont visibles, ce sont ceux du Diviseur : destruction des couples, ambition démesurée, avidité financière, recherche du pouvoir sans frein et sans scrupule…

Pourquoi l’appartenance à la franc-maçonnerie est-elle incompatible avec la foi chrétienne ?

La démarche est radicalement inverse de celle de l’Église. Pour les loges, la Lumière est réservée à quelques initiés tenus au secret – des secrets de Polichinelle, d’ailleurs ! Pour les chrétiens, la foi est une révélation, un don de Dieu proposé à tous, en particulier aux petits et aux humbles. La franc-maçonnerie, en prônant exclusivement la confrontation
des idées et la tolérance, conduit au relativisme ; le christianisme propose de découvrir le Christ qui est la Voie, la Vérité, la Vie. Les loges attendent tout de l’homme et rien de Dieu – même les spiritualistes, qui admettent l’existence d’un « grand architecte », refusent la possibilité d’un Dieu intervenant dans la vie de l’homme. Je suis désolé de voir que certains clercs « flirtent » avec la maçonnerie et enfreignent ainsi les condamnations de l’Église la concernant.

Vous avez également fait partie de la Rose-Croix…

Je pense, avec le recul, que l’âme du chrétien y est plus en danger que dans la maçonnerie, où les convictions métaphysiques et spirituelles sont théoriquement laissées à la libre appréciation de chacun. Chez les rosicruciens, c’est toute la foi chrétienne qui est contestée : leur dieu impersonnel et cosmique s’oppose directement au Dieu d’amour et de miséricorde, la réincarnation à la Résurrection, l’inexistence du mal à celle de l’existence des anges déchus…

Peut-on sortir facilement de la franc-maçonnerie ?

Vous connaissez la différence entre une secte et l’Église ? Une secte, il est facile d’y entrer et difficile d’en sortir. L’Église, c’est le contraire. Eh bien, la maçonnerie n’est pas une secte, en ce sens : il est difficile d’y entrer – j’ai mis deux ans –, vous devez affronter une enquête, des interrogatoires, des brimades.

Personnellement, je n’ai pas eu trop de mal à en sortir. J’avais eu quelques avantages grâce aux réseaux maçonniques, mais je n’étais pas prisonnier de compromissions. En revanche, j’ai été menacé de mort quand j’ai annoncé que j’allais porter plainte aux prud’hommes contre mon fameux directeur.

Lisez aussi « Aux pieds de Notre-Dame de Lourdes : la guérison d’un franc-maçon »

Propos recueillis par Luc Adrian et Bénédicte Drouin

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