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27 mars, 2010

Aux pieds de Notre-Dame de Lourdes : la guérison d’un franc-maçon

Classé dans : Témoignage — senalaetitia @ 20:53

Bonjour, je vous présente ici un article de Luc Adrian, paru dans la revue Famille chrétienne n°1673 du 6 au 12 février

Pour le consulter directement sur le site : http://www.famillechretienne.fr/agir/temoignages/aux-pieds-de-notre-dame-de-lourdes-la-guerison-dun-franc-macon_t11_s72_d55471.html

Le Dr Maurice Caillet, ancien vénérable du Grand Orient de France, non-croyant, pionnier de la contraception et de l’avortement, ne laisse jamais passer la date du 11 février sans remercier Notre-Dame de Lourdes de lui avoir révélé le Christ. Il raconte sa conversion dans son dernier livre, J’étais franc-maçon.

« Lourdes, franchement, ce n’était pas ma tasse de thé. Tout juste un croisement puissant de forces telluriques pour le radiesthésiste et le géobiologiste que j’étais. Né dans une famille athée et anticléricale, je n’ai pas été baptisé et je n’ai reçu aucune éducation religieuse. Chirurgien urologue et gynécologue, j’étais rationaliste, scientiste, membre du Planning familial, et depuis près de quinze ans initié au Grand Orient de France jusqu’au dix-huitième grade, puis vénérable de loge, sans parler de responsabilités nationales dans l’obédience. Installé dans une grande clinique de Rennes, je fus un pionnier de la contraception et de l’avortement. Alors, Lourdes, la Sainte Vierge, le petit Jésus et tout le reste, vous pensez bien…

Seulement voilà : toute l’année 1983, mon épouse Claude fut gravement malade, atteinte d’intolérances et d’ulcérations digestives multiples et très douloureuses, entraînant un alitement de plusieurs mois. Rien n’y faisait ; ni les spécialistes consultés, ni les guérisseurs invoqués ne parvenaient à la soulager. Alors je lui proposai de changer d’air : en février 1984, nous quittâmes notre Morbihan pour aller passer des vacances à Mont-Louis, près de Font-Romeu, dans les Pyrénées.

Au bout de dix jours, ne constatant aucune amélioration, nous avions décidé de repartir en Bretagne. Et là, je fus surpris de m’entendre lui suggérer de passer par Lourdes au retour. Selon moi, ce pouvait être un choc psychologique bénéfique, voire un choc cosmotellurique. Claude fut encore plus surprise que moi, connaissant mes convictions qui l’avaient amenée à garder secrète sa foi catholique. Elle me confia d’ailleurs plus tard s’être même inquiétée de cette proposition, se disant que si rien ne se passait à Lourdes, je serais encore plus antireligieux que je ne l’étais.
Nous arrivâmes à Lourdes par un matin glacial, ponctué de grésil, dans des sanctuaires quasi déserts. Il ne nous fut pas difficile de trouver la Grotte, puis les piscines. Je demandai à accompagner Claude, mais je fus refoulé par les piscinières. Je lui donnai donc rendez-vous à la Grotte. Mais frigorifié et ignorant la durée du passage à la piscine, je cherchai un refuge. La crypte était ouverte. J’entrai au moment où débutait une messe de semaine, avec une dizaine de fidèles. Je n’avais jamais écouté une messe de ma vie. Les rares fois où j’y avais été contraint, lors de mariages ou d’obsèques, je m’étais tenu au fond de l’église avec les “mécréants”, riant sous cape de ces rituels obsolètes (alors que les rituels maçonniques sont tellement ridicules – ce n’est que plus tard que je le réaliserai !).

Je m’assis au fond et j’écoutai, préoccupé. À un moment, le prêtre se leva et lut ce que j’appris plus tard être l’Évangile : “Demandez et vous recevrez, frappez et l’on vous ouvrira, cherchez et vous trouverez…” Ce fut un choc : ces phrases étaient utilisées dans un rituel d’initiation au grade d’apprenti. Je les avais entendues lors de ma propre initiation, je les avais souvent prononcées en initiant des profanes ! Puis le prêtre conclut sa lecture par : “Parole du Seigneur”. C’était donc Jésus – que je considérais, au mieux, comme un philosophe, voire un grand initié – qui les avait prononcées ? J’étais bouleversé.

« Oh ! là, là ! Pour vous faire baptiser, il faut aller voir l’archevêque de Rennes ! »

Le prêtre s’assit. Suivirent quelques minutes de méditation. Et là, dans le silence, moi qui m’étais moqué des prétendues voix de Jeanne d’Arc, j’entendis nettement une voix intérieure, très douce – était-ce la Vierge ? je ne peux répondre –, me dire : “C’est bien, tu demandes la guérison de Claude, mais qu’as-tu à offrir ?” Le franc-maçon que j’étais tomba brutalement de son cheval, un peu comme saint Paul sur le chemin de Damas ! Je n’avais aucune notion de l’offrande, rien à offrir… En une fraction de seconde, je ne vis que moi-même à offrir. Nouveau bouleversement. Puis arriva le moment de l’élévation : en voyant le prêtre montrer l’hostie blanche, je ne pus me retenir de penser que Jésus était réellement présent.

Dès que la messe fut finie, je poursuivis le prêtre à la sacristie et lui demandai tout de go : “Pouvez-vous me baptiser ?” Surprise du prêtre devant la demande incongrue de ce gaillard de 50 ans ! J’avais vu baptiser des enfants et je pensais que c’était instantané. Puis dans un élan de sincérité, j’avouai mon appartenance à la maçonnerie et ma pratique de l’occultisme. Le malheureux prêtre aurait vu un diable dans son bénitier qu’il n’aurait pas été plus affolé… Il bafouilla : “Oh ! là, là ! Pour un cas comme ça, il faut aller voir l’archevêque de Rennes !
Je retrouvai Claude à la Grotte. Elle était frigorifiée, inquiète d’une si longue absence : où avais-je pu passer ? Dans quel bistrot m’étais-je réfugié ? Quand je lui demandai de me montrer comment faire un signe de croix, elle pensa que je me moquais d’elle ou que j’étais tombé dans l’escalier. Pourtant, j’insistai et lui demandai aussi de m’apprendre le Notre Père. Puis, durant tout le trajet du retour, je la mitraillai de questions. Elle dut se rendre à l’évidence : la grâce m’avait touché.

À mon retour en loge, je fus accueilli par des “À bas la calotte !”

Je fis une préparation intensive, et je fus baptisé trois mois plus tard. Claude ne guérit pas sur le moment à Lourdes, mais elle le fut le jour de mon baptême – elle reprit son travail quelques jours après – : tandis que je demandais sa guérison, dans la Crypte, elle, aux piscines, demandait ma conversion. Jésus et sa sainte Mère montrèrent leur miséricorde et leur tendresse en liant ma guérison spirituelle et sa guérison physique. (Je précise que l’ancien avorteur que j’étais devint membre du comité d’honneur d’Alliance pour les droits de la vie. Avec mon épouse, nous faisons partie de Mère de Miséricorde, priant et jeûnant pour les jeunes femmes qui envisagent de recourir à l’avortement.)

Pour l’heure, je ne voyais pas encore d’incompatibilité entre ma foi toute neuve et mon engagement maçonnique. Aussi retournai-je en loge. Dès la fin de la tenue [réunion, Ndlr] qui suivit, j’annonçai très honnêtement ma conversion au christianisme. On toussa dans les rangs, l’accueil fut glacial. Puis je proposai de faire une planche [un exposé] pour la Saint-Jean d’hiver sur le thème “Jésus : mythe ou réalité ?”. Enthousiaste, je montrai à mes frères maçons dans ma conférence que Jésus était un personnage historique : non seulement il avait bien existé, mais je croyais personnellement qu’il était Dieu, mort et ressuscité pour nous sauver, et vivant parmi nous. Là, il y eut des sifflets et des “À bas la calotte !”. La coupe était pleine.

Consulté, le Père Yves, un moine de l’abbaye bretonne de Kergonan, devenu depuis notre père spirituel, me conseilla de ne pas quitter trop vite la maçonnerie : “Ils se déchaîneront contre vous”, m’avait-il dit. Sage conseil. Il se trouve que j’étais, à l’époque, médecin à la Sécurité sociale, et harcelé par mon chef… qui était un frère de la même loge ! Il m’avait “placardisé” et voulait ma peau. Même si j’en profitais pour passer mes journées dans des livres de théologie, je commençais à craindre la dépression. Un ami psychiatre me mit en arrêt de maladie. Dès ma reprise, mon directeur me licencia (il me fallut quatre ans de procès pour obtenir gain de cause), et je me servis de ce prétexte pour quitter la loge : “Puisqu’un frère de la même loge est capable de me mettre à la porte, à 54 ans, après des années de persécution, je n’ai plus ma place ici”, déclarai-je à mes pairs. Certains cherchèrent à me retenir, mais tout cela me paraissait tellement nul, pauvre et ridicule depuis que j’avais rencontré le Christ que je n’avais aucune envie de “rempiler” !

Je publiai mon témoignage où je racontais tout le processus de ma conversion et notre cheminement spirituel (voir encadré ci-dessous) ; puis j’ouvris un site d’information et ai animé un blog pendant des mois. Cela devait déplaire à certains frères car je reçus des tombereaux d’injures. Je me sentais diminué, souffrant de troubles de mémoire, lorsque mon confesseur me suggéra d’arrêter ce blog durant un mois – ce que je fis immédiatement. Aussitôt, je me portai comme un charme. Un mois plus tard, en rouvrant le blog et en redécouvrant des injures – les plus douloureuses pour moi étaient celles qui mettaient en doute ma conversion, prétendant que je n’étais qu’un simulateur –, je me sentis mal de nouveau. Alors je le fermai définitivement.

« Rien n’est impossible à Dieu »

Nous revenions à Lourdes deux fois chaque année. Et, en 1994, dix ans après ma conversion, mariés religieusement après un incroyable et interminable parcours du combattant pour les divorcés-remariés que nous étions, un signe de la Providence nous fut donné. Durant ces années de procédure canonique, une phrase revenait sans cesse de la part de nos accompagnateurs ou des clercs des tribunaux ecclésiastiques : “Rien n’est impossible à Dieu” (Luc 1, 37).

Or en février 1994, un problème familial nous contraignit d’aller à Toulouse. Pourquoi ne pas en profiter pour faire un saut à Lourdes afin de rendre grâce pour mon inattendu “chemin de Damas” ? On y arriva le 23 février au soir. Le lendemain matin, on se disputa un peu pour savoir où aller à la messe – le Diviseur est très fort pour appuyer sur ce genre de bouton – et l’on arriva en retard à l’eucharistie célébrée dans la Crypte. Ce n’était pas très folichon : une dizaine de personnes – comme pour ma “première” –, un éclairage triste, un prêtre âgé et handicapé… mais c’était la sainte messe. Après la communion, pas de chant mais seulement un long silence priant. Au bout d’un moment, le prêtre se leva, s’appuya péniblement sur l’autel, et dit lentement mais avec conviction : “Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira”. Claude et moi, nous nous tournâmes l’un vers l’autre, avec étonnement. À peine remis de cette surprise, nous entendîmes le prêtre répéter trois fois : “Rien n’est impossible à Dieu”. À ce moment, nous faillîmes laisser éclater notre joie !

Il n’y avait aucune raison pour que ce prêtre, le Père Larreguin, dise cette phrase ce jour-là, et qui plus est, la répète trois fois. Il nous le confirma dans la sacristie où nous le rejoignîmes après la célébration afin de lui raconter ces “coïncidences” extraordinaires. Il nous regarda alors longuement, calmement, puis nous demanda : “Vous croyez à l’Esprit Saint ? – Bien sûr, Père !” (nous étions engagés dans le Renouveau charismatique après avoir reçu l’effusion de l’Esprit Saint). Il répondit seulement, comme si c’était une évidence : “Eh bien alors ?” »

Lisez aussi « La maçonnerie est une caricature de l’Église »

Luc Adrian

Pour aller plus loin

• Les publications de Maurice Caillet :

Du secret des loges à la lumière du Christ (Icône de Marie, 1998).
Catholique et franc-maçon, est-ce possible ? (Icône de Marie, 2008).
Occultisme et christianisme (Icône de Marie, 2005).
Rien n’est impossible à Dieu (Le Sarment/Jubilé, 2002).
Hédonisme ou christianisme ? (Icône de Marie, 2001).
La Franc-maçonnerie : un péché contre l’Esprit ? (Icône de Marie, 2004).

• Pour en savoir plus : www.cailletm.com

• DVD et CD Lumières sur l’occultisme (commande à iconedemarie@wanadoo.fr; plus d’infos sur www.iconedemarie.com).

2 réponses à “Aux pieds de Notre-Dame de Lourdes : la guérison d’un franc-maçon”

  1. Agnès dit :

    Bonjour,

    Votre témoignage m’a touchée. Je suis catholique. Je vais régulièrement à la messe.Mais je ne suis pas bien dans ma vie. J’étais mariée à un musulman qui m’en a et qui toujours m’en fait voir de toutes les couleurs et ce occultement. Vous qui êtes un ancien franc maçon, vous devez certainement me comprendre. Mais le Seigneur a mis un homme formidable sur mn chemin qui m’a sorti de la mauvaise situation dans laquelle j’étais avec mon ex mari. Et puis nous sommes tombés amoureux. Mais le problème (pour moi) non seulement il y a 29 ans de différence entre nous et il s’agit en outre de mon collègue. Et comme nous vivons sur une île donc tout se sait alors je refuse de sortir en public avec lui. Cela me pèse énormément. D’autant plus que l’amour qui nous lie est très fort. Comment dire ? C’est un cadeau de Dieu. Nous souffrons énormément car nous ne pouvons vivre cet amour pleinement. Nous avons été 2 fois à Lourdes. Mais rien n’y fait. Nous y retournons au mois de septembre si Dieu veut. Et je pense que le blocage vient de moi. J’ai l’impression que je ne sais pas m’adresser à la Ste Vierge ou que mon amour pour Dieu n’est pas assez fort. Voilà, j’avais besoin de me confier et votre témoignage m’y a incité.

  2. senalaetitia dit :

    Bonjour,
    je ne suis pas Maurice Caillet mais j’ai publié son témoignage car je le trouve très très beau. si vous visitez son blog, je crois qu’il y a moyen de lui envoyer un message par ce biais.
    ceci dit, voilà ce que je peux vous dire à propos de la prière : Jésus nous dit la nécessité de demander avec foi. Saint Jacques écrit, à propos de la demande confiante : « qu’il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite. Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur : homme à l’âme partagée, inconstant dans toutes ses voies ! » (dans son épître ch I v. 6-8) la formule est un peu dure mais elle exprime la nécessité de demander avec confiance. et une autre chose importante quand on demande, c’est de laisser Dieu juge de ce qu’il doit accorder ou non. ce n’est pas toujours si facile mais nous avons l’exemple du Maître à Gethsémani qui, ayant demander que le Père éloigne de Lui le calice, achève en disant « non pas comme je veux Père, mais comme tu veux ». nous avons à reconnaître que Dieu sait mieux que nous ce qui est bon pour nous (il est omniscient et pas nous !). et voilà ce qu’en dit Saint Jacques dans le même épître (ch. 4 v. 3) : « Vous demandez et ne recevez pas parce que vous demandez mal, afin de dépenser pour vos passions ».
    je ne sais, chère soeur, si c’est à l’Eglise que vous étiez mariée à ce musulman mais si c’est le cas, il faut savoir que notre doctrine ne permet pas le divorce. il y a des cas possibles d’annulation de mariage. sinon, il y a bien la séparation de corps, alors les époux vivent comme frère et soeur mais aucun des deux ne peut se remarier selon ce que dit le Seigneur : « tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère. » (Luc 16, 18) je ne sais si vous étiez mariés à l’Eglise, encore une fois, mais si c’est le cas, il faut savoir que le mariage est indissoluble car c’est la main de Dieu qui consacre les époux mari et femme et que les dons de Dieu sont sans repentance. si vous n’êtes pas dans ce cas, appliquez vous simplement à cheminer avec votre amoureux dans la chasteté, fidèlement à notre doctrine, persévérant dans la prière, attentifs aux signes de Dieu, grandissant dans l’amour mutuel et ensemble dans l’amour de Dieu…
    mais si vous êtes dans ce cas, certainement que c’est pour votre bien que vous n’êtes pas exaucés car alors vous vous trouveriez en état de péché mortel et par là privé des sacrements, en particulier de la Communion eucharistique. il y a cependant des cas particuliers où le mariage peut être annulé mais c’est l’évêque qui peut voir ces choses là. si donc c’est votre cas, je vous invite à persévérer dans la prière et à rencontrer l’évêque de votre diocèse. si vous êtes bien certaine que le mariage était parfaitement valide, vous pouvez rencontrer un prêtre pour qu’il vous guide dans un chemin de foi et de fidélité aux commandements et à la doctrine et surtout continuer de prier. si vous vous montrez désireuse d’être fidèle au Seigneur, si vous lui montrez beaucoup d’amour, il ne manquera pas de vous consoler et de vous ouvrir et de vous montrer la voie par laquelle il veut vous faire passer pour votre plus grand bonheur, votre salut éternel et sa plus haute gloire. voyez comme il a dit de la pécheresse qui pleurait sur ses pieds « ses péchés, ses nombreux péchés lui seront remis parce qu’elle a montré beaucoup d’amour » (Luc 7, 47) la voilà, pour chacun de nous, l’ultime planche de salut : la miséricorde du Seigneur. et pour les âmes qui ne peuvent plus accéder aux sacrements à cause de leur état de péché mortel, le voilà le grand sacrement qu’il leur reste : l’amour ! qu’ils montrent simplement beaucoup d’amour envers le Seigneur, il leur fera grâce largement car il ne peut résister à l’amour, étant lui même tout Amour…
    vous ferez de tout cela, ma chère soeur, ce que vous voudrez. hélas, je ne peux rien vous dire de mieux mais l’évêque de votre diocèse, ou un prêtre enflammé de zèle pourront mieux vous dire le reste.
    bien fraternellement,
    dans le Sang Précieux du Christ,
    Morya

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