8 septembre, 2010

Assez de haine!

Classé dans : actualités — senalaetitia @ 21:13

 Des évangélistes ont annoncé leur intention de bruler un exemplaire du Coran le 11 Septembre,date plus que symbolique pour les américains.

Nous nous élevons contre cet acte qui voudrait établir un lien entre terrorisme et Coran.Dieu nous demande d’aimer notre prochain,même s’il est notre ennemi!Si cela s’avère humainement difficile,nous devons poursuivre le dialogue et créer des ponts,non dresser des murs.

Bruler le Coran risquerait d’enflammer certaines parties du monde et entretiendrait une haine durable,bien difficile à effacer.Et l’Eglise catholique ne doit pas être assimilée à des extrémistes « chrétiens »!

Un conseil:aller voir le film « des dieux et des hommes »(ou comment vivre en harmonie avec son prochain). 

30 août, 2010

Evangile d’hier, 29 août -22° dimanche année C: Luc 14, 1-14

Classé dans : Méditations — senalaetitia @ 6:53

Dans cette page d’évangile, Jésus ne veut-il pas faire un nouveau monde?

Les conseils qu’il donne au chef des pharisiens nous en donnent l’impression, non?!

« Qui s’élève sera abaissé; qui s’abaisse sera élevé »…

Qui est preneur?

Tout dans la société nous pousse au contraire…pub, slogan et Cie appellent à l’autorité, à la conquête des 1ères places, à la puissance…

Pour arriver, faut prendre la 1ère place, sans craindre d’écraser l’autre…

Qui suivre?

Comme Jésus aux temps anciens, une Mère Teresa prend la dernière place, tout comme Charles de Foucauld dans son ermitage de l’Assekrem…Et pourtant leur rayonnement est énorme…

De quoi avons-nous besoin?

D’amour évidemment, mais d’un amour donné, gratuit, généreux, désintéressé…

comme Jésus le dit en conclusion de cette page d’évangile:

« tu seras heureux…cela te sera rendu à la résurrection des justes »

quel bonheur d’être accueilli: » mon ami, avance plus haut »!

Mais, comment sortir de notre égoïsme qui nous pousse toujours vers les 1ères places?

 

Par le P. Charles

25 août, 2010

La prière -ou oraison

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Tous appelés à  la sainteté — senalaetitia @ 13:36

Bonjour,

J’ai une fois entendu une chrétienne me dire, à propos de sa « pratique religieuse », qu’elle n’a pas besoin de sacrements ni de prêtres puisque que elle, connaissant Dieu, elle Lui parle quand elle a besoin et puis le reste du temps elle ne voit pas pourquoi elle irait Le chercher… donc selon elle la pratique religieuse est une chose complètement superflue. Et il y a nombreuses âmes qui cherchent Dieu quand elles ont un souci et une fois le souci passé, plus besoin de Dieu.

On m’a raconté une blague que je vous partage pour illustrer ce que je dis :

Un juif non pratiquant résidant à Paris cherchait à se garer. Il était pressé et avait besoin d’une place rapidement. N’en trouvant pas, il commençait à se trouver ennuyé. Alors, il se met à prier : « mon Dieu ! oui, je sais, je n’ai pas toujours été très fidèle, je n’ai jamais fait le pèlerinage de Jérusalem, j’étais toujours occupé à mes affaires et ne pensais pas à toi, mais là, vois ma situation, il faut absolument que je trouve une place tout de suite. Si tu me trouves une place pour me garer, je te le promets, j’irai en pèlerinage à Jérusalem. » Il a à peine fini sa prière qu’une personne quitte son stationnement tout près de lui alors il dit « non, c’est bon Seigneur, laisse tomber, j’ai trouvé une place ». Et on devine que du coup, le voeux du pèlerinage de Jérusalem ne tient plus.

En effet, si on prend Dieu pour un magicien, c’est comme un service publique, on le consulte quand on a besoin et puis on lui verse ses 30 pièces d’argent pour s’acquitter et être libre vis-à-vis de lui. Mais Dieu n’est pas un magicien, il est notre Père, et Jésus s’est fait notre ami depuis qu’il a dit « je ne vous appelle plus serviteurs mais amis ». Et je ne sais quel père de famille apprécierait que ses enfants ne l’appellent que quand ils ont un service à demander, ni lequel d’entre nous ne s’afflige pas quand il voit que ses amis ne l’appellent que quand ils ont besoin de quelque chose. On pense, face à de telles conduites, non sans raison, qu’on est abusé : s’il s’agit de besoins d’argent par exemple, on se dit qu’on est pris pour une porte feuille sur pattes !

Or le Seigneur, étant Dieu, n’a jamais besoin de nous, il n’a pas besoin de l’homme, et pourtant il vient sans cesse vers sa créature. -c’est pourquoi le psalmiste Lui demande en s’exclament : « qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? Qu’est-ce que le fils d’un homme pour que tu en prennes souci ? » (du Ps 8.)
Ô Seigneur, que se répande sur notre siècle l’esprit d’oraison !
Pourquoi l’homme ne prierait-il son Dieu, n’irait-il vers Lui que quand il a besoin, alors que son Dieu qui n’en a jamais besoin, Lui, vient sans cesse à lui. C’est très peu charitable…Que se répande en nos coeurs l’esprit d’oraison !

La prière n’est pas un simple exercice de piété, mais c’est aussi et surtout la réponse de l’amour à l’Amour.

Notre Dame du Mont Carmel, priez pour nous.

Prière du Carmel

Père Saint,Tu as donné à l’Eglise la famille du Carmel
instaurée par Sainte Thérèsepour qu’elle rende témoignage
à la prière continuelle de ton Filset répande dans le monde l’esprit d’oraison.
Accorde-lui dans ta miséricorde, et par l’intercession de la Vierge Marie,
Reine et Beauté du Carmel, des vocations saintes données tout entières
à la mission de Salut de ton Fils, Lui qui règne avec toi et le Saint Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles. Amen

Si vous voulez voir le site des Carmes de Montpellier : www.carmesmontpellier.org

Mais sans être Carme, je crois qu’il est bon de ne pas penser à Dieu que lorsqu’on a des ennuis…

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23 août, 2010

La sainteté, ce n’est pas que pour les consacrés !

Classé dans : Tous appelés à  la sainteté — senalaetitia @ 12:52

Bonjour,

 

J’écris aujourd’hui ce petit article pour nous rappeler qu’il n’y a pas qu’aux religieux qu’a été lancé cet appel à la sainteté : « vous donc, soyez parfais comme cotre Père est parfait ». L’Eglise, ce n’est pas le clergé et les religieux, ce n’est pas non plus un service publique comme La Poste, mais c’est chacun de nous, baptisés dans le Christ. Si l’Eglise n’est pas sainte, nous y avons tous notre part et nous avons à faire chacun des efforts et non à critiquer les consacrés, comme on critique les services publiques, sans tâcher de nous sanctifier nous aussi. Les services publiques, certes, on y appartient pas et on peut s’estimer le droit de critiquer -quoi que ça n’empêche pas qu’on peut faire un effort pour en jouir aussi plus sagement. Ceci dit, pour l’Eglise, c’est le Corps du Christ et non un service publique, et chaque baptisé en est membre. On a donc tous à faire de petits efforts. Enfin, voici l’article :

 

Tous, par le baptême, nous sommes appelés à la sainteté. Il n’y a pas qu’aux religieux à devenir des saints ! Certes, leur vie doit nous encourager. Mais c’est pour qu’à notre tour nous devenions un témoignage de la sainteté de Dieu et de son « trop grand amour » -qui va avec sa sainteté, certes…

C’est pour cela que la perfection visée principalement est la perfection de l’amour. Il faut tout -efforts, patience, persévérance-, mais surtout de la bonne volonté et une ferme confiance en ce que la grâce de Dieu suppléera à tout !

La sainteté, nous y sommes tous appelés. Ce n’est pas parce qu’on a une paire de boeufs à essayer ou son mariage à organiser qu’on doit se dérober à l’invitation du Seigneur. C’est vrai que les consacrés n’ont que ça à faire ayant renoncé à posséder des boeufs comme à se marier, ils y sont consacrés. Mais les baptisés ont aussi à s’y consacrer parce que nous sommes tous baptisés dans le Christ et nous avons ce jour-là dit « oui » à l’appel de Dieu qui veut faire de nous ses fils, nous avons dit « oui » au don de l’Esprit ;  mais nous avons aussi dit « oui » à l’appel à la sainteté et à l’imitation du Fils Unique-Engendré. Et le Seigneur tient à ce qu’on Le préfère à tout. On a le droit de tout avoir, épouse, enfants, domaines, grands biens, nombreux amis… mais il faut toujours préférer le Seigneur. Il nous donne tout, il veut juste qu’on se souvienne que tout vient de Lui et qu’on L’aime en premier ; et tout et tous pour l’amour de Lui.

Donc, je l’assure, ça n’a rien à voir avec le fait de vouloir ou non entrer en religion. Nous tous, baptisés, nous avons à mener une vie religieuse, une vie cachée avec le Christ en Dieu, la vie des enfants de Dieu ; nous avons à la vivre pour l’amour de Dieu, par souci de fidélité. Et puis pour nous qui sommes dans le monde -mais pas du monde- nous avons aussi à la vivre pour la manifester au monde et ainsi leur manifester le Christ vivant dans son Eglise et qui lui donne sa vie…

 

Dans la charité du Christ,

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21 août, 2010

Fréquenter quotidiennement la Parole

Classé dans : Tous appelés à  la sainteté — senalaetitia @ 11:58

Bien chers frères et soeurs dans le Christ,

J’avais été très peinée de rencontrer une soeur en Christ qui a quitté l’Eglise catholique, bien que sa foi soit toujours la foi catholique, entre autres motifs à cause du fait que selon elle « les catholiques ne lisent pas assez la Bible ». Je ne comprends pas comment on peut faire ce raisonnement : les catholiques ne lisent pas assez la Bible, je vais me faire protestante, surtout si on garde une foi catholique… on peut être blessé de voir que la Parole n’est pas assez méditée par les fidèles, mais se sachant soi-même fidèle, je crois que la chose la plus sensée à faire n’est pas de déserter le navire mais de se ressaisir soi-même avec la grâce de Dieu et d’exhorter ses frères, de les encourager… nous avons besoin de nous encourager mutuellement sur le chemin de la sainteté. C’est vrai que le Maître tarde et c’est vite fait de tomber dans la dérive, se mettant à s’enivrer et à frapper les serviteurs au lieu de demeurer fidèle aux instructions du Maître. Il peut arriver à n’importe qui de ressentir de la lassitude et de céder à la tentation de l’abandon. Mais quand on voit nos frères entrer ainsi en tentation, qu’est-ce qui est charitable ? les encourager ou les abandonner à la dérive. Or « au soir de cette vie nous serons jugés sur l’amour », ce pur amour qu’on appelle aussi charité.

Voilà un peu ce qui me motive à écrire cet article pour nous encourager à fréquenter souvent la Parole. C’est vrai, « lectio divina » est un terme assez savant qui peut donner l’impression d’un exercice réservé à une certaine catégorie de personnes, en particulier les prêtres et les religieux… Mais en vérité il n’en est pas ainsi ! La lectio divina, c’est pour tout le monde. Le terme peut paraître pompeux mais la réalité est très simple, je vous l’assure. Il s’agit tout simplement de venir souvent à la rencontre de Dieu dans l’Ecriture.

Voyez, quand on aime quelqu’un, on a le désir d’apprendre à mieux le connaître, savoir ce qu’il aime pour pouvoir le lui offrir, et simplement on aime entrer en relation avec lui dans de simples échanges de paroles… et bien, nous, chrétiens, nous aimons Dieu qui s’est révélé Père et qui, dans le Fils, nous a manifesté son « trop grand amour » pour nous, amour qui se manifeste encore par l’Esprit Saint, « premier don fait au croyant »… Et nous, au baptême, nous Lui avons aussi dit que nous L’aimons, que nous L’avons reconnu pour notre Dieu et Père et que nous voulons être pour Lui des fils bien-aimés en imitant l’Unique-Engendré qui a toute sa faveur soutenus par le don qu’il nous fait du Saint Esprit…

Dès lors, il y a une relation d’amour entre Dieu et nous. Nous Lui parlons et L’écoutons dans l’oraison. La lectio divina, comme l’oraison, est un moyen d’entretenir notre relation avec notre Dieu. Là, en ouvrant la Bible, on se trouve face à sa Parole, une « Parole qui ne passera pas » même quand le ciel et la terre seront passés -selon les paroles du Verbe Incarné Lui-même. Donc la Parole de Dieu, bien qu’ancienne est éternellement nouvelle. D’ailleurs, on du Christ qu’il est « Beauté ancienne et toujours nouvelle » (je crois que c’est Saint Augustin qui parle comme ça). Donc Dieu nous parle par l’Ecriture Sainte. Appelons donc la lectio divina « rencontre avec Dieu » si ça peut nous aider à la pratiquer. Mais aimons venir à la rencontre de Dieu dans la Parole. Il nous y attend, ne manquons pas ce rendez-vous. Comment vivre de la vie du Christ si on ne la contemple pas régulièrement pour s’en imprégner !? Comment faire ce qui plaît à Dieu si on ne L’écoute pas nous le révéler. Comment enfin aimer quelqu’un qu’on ne connaît pas !? Dans l’Ecriture Sainte, Dieu nous révèle qui il est, ce qu’il aime, son amour pour nous… Fréquentons donc régulièrement la Parole. Pas une heure par jour comme un exercice mais selon ses moyens avec un grand élan du coeur, avec amour, avec un désir sincère de rencontrer ce Dieu caché, qui se cache pour se laisser trouver par tous ceux qui Le cherchent avec amour, car ce Dieu est un Dieu d’amour.

Fréquenter la Parole, comme prier n’est pas juste un « exercice de piété » encouragé par l’Eglise mais bien au-delà de ça, c’est une réponse de l’amour à l’Amour…

Dans la charité du Christ,

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18 août, 2010

Chemins vers Dieu

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations,Méditations — senalaetitia @ 15:54

Dans un contexte mondial marqué par des menaces, la faim, la maladie, le chômage et l’oppression politique et spirituelle, les jeunes peuvent être amenés à penser que « la vie n’a pas de sens », et être donc tentés de fuir les responsabilités, s’abandonnant aux mondes fictifs de l‘alcool, des drogues, des brèves relations sexuelles sans engagement au mariage et à la famille, dans l’indifférence, le cynisme. Pour construire l’histoire, les jeunes doivent la libérer des mauvais chemins qu’elle peut prendre.

CROIRE, c’est s’abandonner à ce Dieu qui nous connaît et nous aime personnellement, en acceptant la Vérité qu’il a révélé en Jésus-Christ, avec l’attitude qui nous entraîne à avoir confiance en sa grâce. La Foi n’est pas seulement une adhésion de l’intelligence à un ensemble de vérités religieuses, elle est surtout une adhésion de toute la personne au Christ unique, source de toute vérité et de toute sainteté. Une âme dans la foi voit désormais toutes choses avec les yeux même du Christ, et se conduit selon l’exemple qu’il a donné dans l’Evangile. Elle devient un autre Christ jusqu’à dire « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vis en moi ».

Que la liturgie soit une véritable épiphanie du mystère, l’expression de la nature authentique de l’Eglise qui offre activement un culte à Dieu par le Christ dans l’Esprit Saint.

Créer les conditions nécessaires pour que les fidèles puissent accéder à la table du Seigneur, surtout le dimanche….

Etre les promoteurs et les animateurs de la prière dans la cité humaine si souvent agitée, bruyante et oublieuse de Dieu.

Dire la foi dans un monde sans Dieu
On croit toujours quelque chose

Aujourd’hui, beaucoup de nos contemporains sont a-thés, au sens de « sans Dieu ». Pour eux, le mot Dieu ne signifie rien, ni dans leur vie, ni dans leur univers mental et affectif. Mais ils se posent autant que ceux qui se rattachent à une religion les grandes questions spirituelles et existentielles sur l’origine et le destin de nos vies et du monde : d’où venons-nous ? pourquoi sommes-nous sortis du néant ? allons-nous y retourner après le mort ? la vie vaut-elle le coup d’être vécue ?
Comme dans une autre civilisation telle que la civilisation chinoise, celui qui veut comprendre et partager sa foi chrétienne
doit prendre le temps du dialogue, de la vie ensemble et de l’amitié, pour découvrir ce qui anime en profondeur la vie de l’autre. D’abord, je reconnais que mes interlocuteurs ont une foi.
L’expérience croyante peut être notre dénominateur commun. La foi est une expérience humaine qui n’est pas propre à ceux qui ont le label de croyants. La foi, c’est la confiance. Nous vivons de la confiance : confiance reçue, confiance donnée. Pour nous tous, notre vie s’est construite sur quelques actes de foi : un oui donné à des amis, à un projet, à un conjoint, à des enfants. Pour certains aussi, à celui qu’ils nomment Dieu. En fait, il me semble que c’est bien souvent le regard des chrétiens sur les autres qui les amène à dire que ces autres sont des « incroyants ». Or, dans le dialogue entre athées et chrétiens,
il est important de reconnaître dès le départ que nous avons tous une foi. Nous sommes des croyants. Comme on dit « on croit tous à quelque chose ».

L’intériorité, un chemin vers Dieu.
Rejoindre la foi de l’autre nécessite un long chemin fait de rencontres, de dialogues, de moments vécus en commun pendant un long temps sans paroles, pour que naissent une confiance mutuelle et une amitié… comme « se promener dans le jardin de l’autre ». On peut accéder à la source qui irrigue sa vie, on peut entrevoir son intériorité. Cette découverte de l’intériorité de l’autre est un cadeau inattendu qu’on reçoit de part et d’autre. J’emploie souvent l’image du puits :
il y a en nous comme un puits intérieur où nous pouvons puiser du sens, où nous pouvons rejoindre la source de notre vie et trouver l’énergie qui rend nos vies plus vivantes.
Mais aujourd’hui pour beaucoup le puits est désaffecté. Il est bouché par les multiples pierres de la consommation. Et ils ne savent même plus qu’il existe, qu’il y a une source « sous leurs pieds ». Nous avons tellement l’habitude de trouver l’eau courante au robinet. L’expérience de l’intériorité, on peut y accéder de multiples manières, par la réflexion philosophique, par des techniques de méditation, et elle ne conduit pas forcément à parler à Dieu.
Mais pour les chrétiens, cette expérience de l’intériorité est un chemin vers Dieu. Dans le silence de ce qu’ils nomment prière, ils vont à la source de leur vie, ils découvrent une présence. Saint Augustin disait au Vème siècle :  «  Dieu est en moi plus intime à moi-même que moi-même ».
C’est une présence, une force, une énergie !

Un article du Fr. Charles

Dieu premier servi, toujours !

Classé dans : Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 15:26

Souvent les anciens se désolent de voir leurs petits enfants sans éducation religieuse : « ils ne prient pas et ne connaissent rien de l’Evangile ! ».
Mais à quoi sert-il de se désoler ? Face à ce désastre ne vous découragez pas.
La première chose est de ne pas déserter le navire. Si les anciens veulent que leurs convictions passent aux petits-enfants, qu’ils commencent par les vivre, et les vivre à fond…
C’est ce que firent Mr et Mme D. qui m’en ont fait la confidence. Les parents de leurs deux premiers petits-enfants, Sylvie et Samuel, trop pris par leurs occupations, et aussi par coupable négligence, ne faisaient rien pour transmettre la foi chrétienne aux enfants. Mais nos amis D. ne sont pas gens à mettre en poche ce qui est vital. Dieu premier servi !
Depuis toujours ils avaient l’habitude de prier, et ce n’est pas la présence des petits-enfants pendant les vacances qui allait les faire changer…

Sylvie et Samuel, 6 et 5 ans, en vacances chez Papé et Mina, les virent donc, chaque soir avant les repas, se recueillir dans leur « coin prière ».
Ils y passaient un long moment, soit en silence, soit en disant le chapelet ou en lisant l’évangile du jour.
Comme on pouvait le prévoir, Sylvie s’enhardit un jour et demanda : « Que faites-vous ? ».
« Nous te le diront tout à l’heure. Pour l’heure, va jouer ! »
Les enfants attendirent, faisant semblant de jouer mais l’oeil aux aguets.
quand Mina proclama : « A table ! », Sylvie revient à la charge.
- Que faites-vous tous les soirs, à rester en silence ou à marmonner ?
+ Nous ne marmonnons pas, dit grand-père un peu vexé, nous prions !
- Ça veut dire quoi « prions » ?

Papé prit la parole.
+ Prier, c’est se mettre devant Dieu qui est invisible mais qui nous voit et qui nous écoute. Et c’est lui dire qu’il est notre Père, que nous attendons qu’il vienne, et que nous voulons faire sa volonté.
Car il nous aime et nous, nous l’aimons.
+ Et puis, dit la grand-mère, nous lui demandons de nous donner chaque jour le pain dont nous avons besoin pour vivre.

+ Nous lui demandons aussi pardon, ajouta Papé, et il nous donne son pardon.
+ Et nous lui demandons de nous préserver du malheur, continua Mina.
- Et il vous écoute, demanda Sylvie ?
+ Bien sûr !
- Comment le savez-vous ?
+ C’est lui-même qui nous l’a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera ».
- Pourquoi il l’a dit à vous et pas à moi ?
+ Si, si… il te l’a dit à toi aussi, répondit Papé.
- Pourtant je ne l’ai jamais entendu !
+ Parce que tu n’as pas cherché au bon endroit.
- Ah… et où c’est ce bon endroit ?
Grand-père se leva et alla vers le « coin prière »…
Il revint avec un beau livre acheté en prévision de cette conversation, car il espérait bien que Sylvie l’interrogerait. C’était un évangile illustré pour enfants.
« Tout à l’heure, après le repas, nous vous ferons entendre quelques une de ces paroles que Dieu nous a adressées. »
Et c’est ce qu’ils firent. Non pas un soir, mais tous les soirs. A chaque jour, une page de l’Evangile : une parabole, un récit de miracle, un geste de Jésus.
Petit à petit, la personne de Jésus devint familière à Sylvie et au petit Samuel, que tout intéressait.
Ils en virent à aimer jésus comme l’ont toujours aimé ceux qui l’ont vraiment rencontré, soit ses disciples, soit ses fidèles au cours des siècles.

Tant et si bien que tous les soirs, Sylvie et Samuel se mêlaient à la prière des grands-parents. Ils n’avaient rien demandé, ils ne l’avaient jamais proposé, c’était si naturel…
Quand on a rencontré Jésus, quand on l’a entendu, comment ne pas l’aimer ? Comment ne pas vouloir lui parler ? Comment ne pas vouloir le suivre ?
Ainsi, sans discours inutiles, par leur seul exemple, par leur foi et leur prière, ces grands-parents ont transmis ce qu’ils avaient de meilleurs. Qu’en feront Sylvie et Samuel quand ils seront adolescents puis adultes ? Dieu le sait, car c’est l’affaire de Dieu.
Une chose est sûre, Papé et Mina n’ont jamais cessé de prier pour leurs petits-enfants.

Un article par Fr. Alain QUILICI O.P. parue dans le bulletin du Rosaire de Bordeaux des mois de juillet-août

16 août, 2010

Août, mois du Coeur immaculé de Marie

Classé dans : Eglise,Tous appelés à  la sainteté — senalaetitia @ 17:10

Bonjour,

Ce mois-ce, prions spécialement pour l’Eglise, comme la Vierge est son image… pour que le Coeur de l’Eglise soit comme celui de la Sainte Vierge afin que tous puissent y contempler la gloire de notre Dieu, son infinie miséricorde, l’amour du Christ qui s’est livrée jusqu’à la mort… et glorifier l’Esprit Saint qui opère toute sanctification…

[Cet article a été conçu à partir d'un échange entre deux soeurs -pas selon la chair mais selon l'Esprit, je veux dire deux soeurs dans le Christ]

Et oui ! On voit à travers une eau pure mais à travers une eau boueuse, on ne voit rien ! Si on est comme une eau pure et que Dieu habite en nous, tout le monde verra Dieu. Sainte Thérèse d’Avila prenait la comparaison du Cristal : il reflète bien la Lumière. Mais les âmes en état de péché mortel, elle disait que c’était comme si on avait mis un voile noir sur le cristal alors la Lumière brille toujours autant mais le cristal recouvert d’un voile sombre est inapte à la refléter… c’est à dire que ce n’est pas de la faute de Dieu, Dieu brille toujours autant…
Moi, j’aime la comparaison de l’eau parce que la texture de l’eau, il me semble, donne une belle image de l’union d’un corps avec un esprit. Si Dieu est dans l’âme, comparée à cette source d’eau, en se penchant au dessus de l’âme, on ne voit qu’un corps liquide (l’eau) et Dieu est « fondu » dedans, de même que l’âme est fondue en Dieu… ça fait un. Si l’eau est très pure, en se penchant sur une telle âme, c’est Dieu qu’on voit… son Esprit prend corps en l’âme… l’âme est effacée, elle est toute limpide. Mais c’est sa texture à elle qui donne corps à son Dieu. C’est beau. C’est comme ça que le Christ, qui n’a pris chair qu’une seule fois dans le sien de la Vierge, prend chair encore et encore dans le sein des âmes vierges…
Je trouve qu’avec le cristal -qui pourtant est l’image la plus appropriée pour illustrer ce que Sainte Thérèse voulait illustrer- on ne voit pas aussi bien l’union (Sainte Thérèse ne voulait d’ailleurs pas illustrer l’union et ce n’est pas une critique que je lui fait !)… ceci dit, je trouve que l’eau illustre à la fois cette idée que l’âme reflète son Dieu, diffuse son image, tout en y associant l’idée d’union à Dieu…

Bref, en regardant le Coeur immaculé de Marie, en demandant sa prière et la grâce de Dieu, on peut obtenir d’avoir aussi un coeur immaculé (non dès la conception pour nous qui sommes nés pécheurs, mais rendu tel par la grâce de Dieu)… et comme on le sait « si l’intérieur est pur, l’extérieur aussi sera pur » et il convient de purifier d’abord l’intérieur et ainsi toute la coupe sera pure (c’est ce que dit le Seigneur aux pharisiens). Alors, si notre coeur est pur, nous comprenons que toute l’âme le sera et avec elle tout le corps… et si les consacrés qui sont le coeur de l’Eglise sont ainsi, tout le Corps du Christ le devient… voilà pourquoi cette prière me tient à coeur…
Enfin, c’est un jeu intéressant d’honorer chaque mois ce qui est mis à l’honneur -comme le mois précédent, le Précieux Sang. On pourrait s’unir pour le faire à plusieurs !? Je crois d’ailleurs que c’est un « jeu » auquel on peut gagner gros ! Et plus gros encore si on est en communion de coeur et de prières.
En tout cas, profitons ce mois-ci pour nous confier au Coeur de notre sainte Mère. C’est elle l’épouse parfaite du Saint Esprit, la première en chemin… Dieu ne peut rien lui refuser à cause de son Coeur immaculé -source de sa grande humilité, sa confiante parfaite, sa fidélité parfaite etc… (c’est le péché qui nous a coupé de ces perfections). C’est certain qu’à la prendre pour Mère et Maîtresse on parvient vite à devenir un disciple selon le Coeur du Seigneur… comme notre Mère… saints, source de sainteté pour le Corps du Christ, qui n’est autre que l’Eglise et au final, qui n’est autre que chacun de nous.
On se plaint que l’Eglise n’est pas sainte… or l’Eglise s’est nous ! Sanctifions-nous dans le Sang du Christ, secourus par l’Esprit Saint, avec un ardent désir de devenir saints comme notre Père est saint -selon sa sainte volonté d’ailleurs- prenant exemple sur notre Sainte Mère conçue sans péché et sur les saints qui sont déjà parvenus à la gloire du Ciel… si on le fait tous, le Corps du Christ sera éclatant de sainteté… l’Eglise sera exaltée… elle manifestera la gloire de son Epoux pour la plus haute gloire de Dieu et le salut des âmes !
Nous voulons sauver les âmes, nous voulons les faire parvenir à la sainteté. Pas de meilleure prédication que celle-ci : devenir nous-mêmes des saints en vivant de la vie de Notre Seigneur, en étant parfaitement unis dans son Esprit d’amour, en vivant fidèlement les engagements de notre baptême, en nous rappelant que nous sommes enfants de Dieu le Père, et enfin, en regardant l’exemple de notre Mère immaculée et en demandant sa puissante intercession !
Ai-je menti !?
Allons-y, courons vers la sainteté ! et en courant, on entraîne tout le monde avec nous. on a qu’à courir joyeusement et remplis d’amour… tout le monde aime l’amour et la joie ! ils suivront !

Ô, ma soeur, je rend vraiment grâce à Dieu pour la grâce de l’adoption filiale qui nous fait tous enfants d’un même Père. C’est vraiment beau. Et en ce moment, je trouve vraiment que nous sommes beaux en Eglise autour du Seigneur et je nous veux parfaits dans l’unité, parfaits dans la charité comme cela plaît tant à notre Maître… je suis, en ce moment, ravie de bonheur. du coup, je le partage ! Et j’ai jeté mon dévolu sur toi ! Alors, tu l’acceptes mon partage, tu le prends, et tu cours avec moi pour le répandre ? ça ne doit pas être si compliquée à faire, et je crois qu’il suffit de se laisser entraîner par l’Esprit, de s’abandonner entièrement, de se livrer à l’amour, comme notre Maître et avec Lui, et par Lui et en Lui. quand il se laisse livrer aux bourreaux, en fait, voilà ce qu’il fait : « ma vie, nul ne me l’enlève mais je la donne de moi-même »… il se livre Lui-même, mais pas aux bourreaux en vérité ! En vérité, c’est à l’amour qu’il se livre, c’est sa Passion, l’amour… et on le comprend quand on se rappelle que Dieu est amour. Alors, tu cours avec moi ? On se livre à l’Amour avec Jésus !?
Dis seulement oui ! On verra plus tard comment faire c’est comme ça qu’a fait la Sainte Vierge : elle a dit oui et c’est au fur et à mesure qu’elle a su exactement ce dont il s’agissait. c’est simple comme ça ! d’ailleurs, Dieu est simple. c’est pour cela qu’il aime les coeurs simples…

dans l’Amour invincible de Notre Seigneur,

« Une pensée du Pape Benoît XVI sur l’ennemi de l’Eglise et l’espérance de l’Eglise »

Classé dans : Eglise,Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 13:46

Bonjour,

Il y a peu, on voyait paraître dans un des articles de ce blog la juste nécessité pour l’Eglise, c’est-à-dire nous tous baptisés, de nous sortir la poutre de l’oeil afin d’y voir clair pour ôter la paille de l’oeil de nos frères en humanité.
Voici ce qu’en pense le Saint Père (extrait pris dans le bulletin du Rosaire de Bordeaux, n°647, pour les mois de juillet-août 2010) :

« Les souffrances de l’Eglise viennent de l’intérieur même de l’Eglise, du péché qui existe dans l’Eglise. Cela aussi on l’a toujours su, mais nous le voyons aujourd’hui de façon réellement terrifiante : la plus grande persécution contre l’Eglise ne vient pas d’ennemi du dehors, mais elle naît du péché de l’Eglise, et l’Eglise a donc un profond besoin de réapprendre la pénitence, d’accepter la purification, d’apprendre d’une part le pardon mais aussi la nécessité de la justice…
Nous devons nous rappeler que le Seigneur est plus fort que le mal et la Vierge est pour nous la garantie visible, maternelle, de la bonté de Dieu, qui a toujours le dernier mot dans l’histoire. »

L’ennemi principal de l’Eglise semble être l’Eglise elle-même. Or l’Eglise c’est nous, les baptisés… Alors, tous en route vers la sainteté ! Quoi !? Ce n’est pas réservé à une élite ! Ce n’est pas le lot des saints du passé mais c’est bien l’appel reçu par chacun de nous : « soyez parfaits comme votre Père est parfait » -on traduit aussi « soyez saint comme votre Père est saint ». C’est bien la vocation de chaque baptisé !
Il y a de ces chrétiens qui partent vers des sectes parce qu’ils ont constaté que l’Eglise n’est pas sainte. Mais l’Eglise c’est nous ! Il ne s’agit pas tant de renoncer à notre foi que de nous convertir et de nous encourager les uns les autres à la conversion avec des échanges édifiants et aussi et surtout, par l’exemple… il nous faut cesser d’être suffisant. On fait alors exactement comme les juifs qui ne voulaient pas du salut dans le Christ parce qu’ils s’estimaient déjà sauvés, étant du peuple de l’Alliance. C’est vrai, c’est ce qu’on fait : on estime qu’on est déjà sauvé parce qu’on connaît le Christ et qu’on est baptisé ; on fait partie du peuple de la Nouvelle Alliance… mais la suffisance n’a jamais sauvé personne, au contraire. Il ne suffit pas de dire « Seigneur » au Christ mais il faut encore faire ce qu’il dit. Et ce qu’il dit, c’est pour que nous devenions des saints selon notre vocation baptismale. Alors, on se lève, on sort de nos suffisances et on cherche à progresser dans la vertu, en particulier dans la foi, l’espérance et la charité. Ce n’est pas difficile, si on est de bonne volonté, Dieu nous aide.

On peut redire fréquemment nos actes de foi, d’espérance et de charité et prier Dieu de nous aider à devenir des saints.
C’est qu’il nous faut cesser de convoiter les choses d’en bas pour tourner nos coeurs vers les réalités célestes. J’aimais l’oraison d’hier, pour la fête de l’Assomption, qu’on peut redire en tout temps pour demander que Dieu nous aide à rechercher les choses d’en haut : « Dieu éternel et tout puissant, toi qui as fait monter jusqu’à la gloire du ciel, avec son âme et son corps, Marie, la Vierge immaculée, mère de ton Fils : fais que nous demeurions attentifs aux choses d’en haut pour partager sa gloire. Par Jésus-Christ… »

Mais quitter l’Eglise n’est pas du tout la solution ! C’est un leurre !C’est comme celui qui avait fuit le monde en se retirant au désert, pour ne plus avoir à supporter les autres… voilà qu’il s’est trouvé dans une situation encore pire que la précédente : il s’est retrouvé face à lui-même et a bien vu que son problème ne venait pas que des autres…

Nous donc, soyons saints comme notre Père est Saint.

In Christo

11 août, 2010

Rien n’est impossible à Dieu

Classé dans : Eglise,Foi, témoignage, exhortations — senalaetitia @ 16:56

Bonjour,

Je veux publier aujourd’hui une lettre d’une laïque à une religieuse. L’intention est d’encourager la foi ; il ne s’agit pas de faire quelque procès -le Jugement est encore à venir, jouissons donc de la miséricorde de Dieu que nous devons montrer envers les hommes car le Maître nous demande d’être miséricordieux comme il est miséricordieux, il demande qu’on imite Dieu en tout « soyez saints comme votre Père est saint » et déjà dans l’ancien testament Dieu demandais à son peuple d’être saint comme Il est saint car dit-il « Je suis Yahvé ». Pour cette raison, j’ai remplacé les noms de villes et de personnes par une lettre afin de préserver au mieux l’anonymat.

Vous verrez entre crochets [] des choses que j’ai ajouté pour une meilleure compréhension ou des points de suspension quand le passage est dénué d’intérêt dans une telle exhortation, donnée publiquement, sur la foi, qui engage aussi avec elle une exhortation à l’espérance et à la charité, ces trois vertus théologales, principes de toute vertu.

Patiente lecture.

 

Viens, ô Esprit Créateur, visite les âmes des tiens ; comble de la grâce d’en haut les coeurs que Tu as créés. (…)

Envoie ton Esprit et tout sera créé

Et tu renouvellera la face de la terre

(extrait du Veni Creator)

 

Voici la fameuse lettre.

 

*****************************************

 

Chère sœur dans le Christ,

 

Je vous avais appelée il y a un peu moins d’un an à cause d’un désir de vie consacrée.

 

Je vous écris ce petit mot me rappelant que vous pensiez m’accueillir jusqu’au moment où je vous ai raconté mon chemin de conversion et ma guérison « miraculeuse ». Alors vous n’avez pas osé me le dire bien et j’ai rappelé… vous m’avez dit être infirmière et connaître qu’on ne guérit pas le trouble bipolaire, et qu’il fallait la santé pour le Carmel… Vous aviez eu peur que je ne sois peinée alors je vous ai dit que non, car c’était la volonté de Dieu que je cherchais et que je L’avais prié ainsi avant d’appeler, et que j’avais alors promis prendre vos mots pour l’expression de sa sainte volonté. Et vous m’avez exhortée à « garder cet esprit surnaturel » -et je ne comprenais pas le sens de cette exhortation car ce que j’avais dit me semblait naturel (j’ai compris plus tard).

 

Ceci dit j’avais eu grand peine que vous ne m’ayez pas cru car je ne mentais pas et Dieu m’est témoin. J’avais donc été très peinée ce jour-là, en union avec le Christ, parce que même l’Église, qui a mission de propager la foi, manque de foi ! Il nous faut à présent nous sortir la poutre de l’œil et on y verra bien plus clair pour soigner l’aveuglement de nos frères en humanité.

Vous comprenez bien qu’il est normal que si l’on prêche une foi à laquelle on ne croit pas soi-même, on a du mal à en convaincre autrui : si les croyants ne croient plus, comment peut-on prétendre à emmener les incroyants à la foi !?

Nous sommes comme des menteurs et le monde se méfie de notre message. Après tout, pourquoi veut-on leur faire croire quelque chose auquel on ne croit pas soi-même ? Ils ont raison de se méfier : si l’on croit vraiment que c’est un message de vérité et source de liberté, pourquoi on ne l’accueille pas ? Pourquoi on veut leur faire manger un fruit qu’on ne veut pas goûter ? Ils peuvent à juste raison penser que nous voulons les empoisonner…

Et par ailleurs, qui confierai ses yeux à un ophtalmologue aveugle !? Un fou peut-être… Mais sans cela on préfère mal voir plutôt que de confier sa vue à un aveugle et perdre le peu que l’on avait…

 

Jésus veut nous faire croire une chose difficile à croire, que le chemin de croix est chemin de vie ; comme il sait qu’il dit vrai et qu’il est un bon Maître, il passe le premier pour nous en donner la preuve.

Nous, ses disciples, nous devons imiter sa pédagogie -car elle est bonne- et faire tout ce qu’on aimerait voir les autres faire.

On aimerait qu’ils croient que Dieu est Dieu, qu’il peut tout, et qu’il a ressuscité son Christ… soit, c’est très bon, c’est notre mission reçue de notre bon Maître. Alors croyons-le fermement et vivons de cette foi (1er mystère glorieux : la Résurrection => fruit du mystère : la foi vive). C’est le premier pas. L’accomplissement de signes et la prédication orale (ou écrite) doivent venir par dessus cette base solide. Alors la prédication sera puissante de la puissance de Dieu Lui-même, car appuyée par l’Esprit de vérité promis à ceux qui croient.

Mais si on ne commence pas par montrer l’exemple de ce qu’on prêche, on prêche comme des menteurs et l’Esprit de Vérité ne peut confirmer nos paroles avec des prodiges comme il le faisait au temps des premiers Apôtres. Parce qu’il est vérité, il ne peut soutenir le mensonge ! [gloire à Dieu !]

 

Comprenez donc le sens de ce courrier.

Il ne s’agit pas de vous faire croire que ma place est chez vous, car si Dieu me voulait chez vous il aurait touché votre cœur afin que vous ne soyez pas si incrédule et méfiante à cause de mon témoignage.

Il ne l’a pas sitôt fait parce que ma place n’était pas chez vous et il voulait que je le voie. Il me l’a donc fait voir et j’ai vu. Cependant il vous aime aussi et ne désire pas que vous demeuriez plus longtemps dans l’incrédulité, et c’est pour cela que je vous écris ce jour.

Il ne s’agit pas d’un reproche gratuit.

Je fais ainsi parce que j’aime notre Église, et notre Église c’est nous ! Aussi, ma sœur, je nous aime.

Or j’aime notre Dieu, et Lui nous aime. Et il veut que nous portions du fruit en abondance pour le Royaume. Il veut que nous soyons sauvés par la foi en Dieu par Jésus-Christ, et que nous sauvions le monde avec nous afin qu’aucun ne se perde -et il nous demanderas compte de tout ça à la fin. Ô ! quelle douce volonté, la volonté de notre Dieu ! Ferme, mais douce et bienfaisante…

 

Aujourd’hui je désire ardemment que notre Église s’enflamme à nouveau et enflamme le monde selon l’ardent désir de son Époux : « je dois jeter un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il fut déjà allumé » (Luc 12, 49)

Je veux, avec notre Maître chéri, je veux avec force -et je crois que c’est sa force en moi car je n’ai pas l’habitude de vouloir avec une telle véhémence- je veux donc que nous, son Épouse (l’Église), nous enflammions la terre entière. Et ce désir me consume, alors je suis poussée à faire tout ce que je peux, et même cette folie de vous écrire ces folies… Je peux peu, mais Dieu supplée à la misère des âmes de bonne volonté, et je crois qu’en Lui je peux tout ! Et vous me croyez parce que vous savez que notre Dieu c’est le Seigneur et que « tout ce qui Lui plaît, il le fait » (Ps 135, 6)… et j’affirme, avec foi, que je peux enflammer la terre entière, par Lui, avec Lui et en Lui, avec vous et tout le Corps du Christ répandu à travers le monde, dans l’unité du Saint esprit, pour la gloire du Père ! Amen.

 

Alors je vous écris ce mot de rien avec tout mon amour et une foi ferme en cela, que l’Esprit Saint peut tout et fera le reste. Il enflammera à nouveau votre cœur et de là toute votre communauté… de là tout l’Ordre du Carmel… de là, tout le cœur de l’Église -les consacrés- et le cœur de l’Église ainsi consumé deviendra pur comme celui de sa Mère -qui est sa figure- la Sainte Vierge Marie.

Si l’intérieur est pur, tout le corps le sera ; si l’intérieur est en feu, tout le corps le sera, même le plus extérieur.

L’intérieur le plus profond du corps, c’est le cœur

Le cœur de l’Église, c’est ses consacrés.

Je compte sur la puissante intercession du Cœur immaculé de Marie… en ce Cœur, aucun obstacle ni à la foi, ni à l’espérance, ni à la charité… ce Cœur conçoit son Dieu.

Je veux que le cœur de l’épouse, à l’exemple de Marie, son modèle, conçoive son Dieu pour L’offrir au monde…

Je veux que le cœur de l’Église prenne feu et qu’il enflamme tous ses membres.

Alors la terre entière prendra feu.

Les pieds, ainsi enflammés, courront joyeux, purs et beaux comme les « pieds du messager qui annone la paix » et dit à Sion : « Ton Dieu règne » ; et à chaque pas ils mettront le feu au lieu qu’ils foulent.

Les bras, ainsi enflammés, se tendront vers les malheureux, les pécheurs, les pauvres… et ils enflammeront tout ce qu’ils toucheront de leur compassion, de leur charité… (la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres n’est-elle pas signe du Royaume parmi nous…)

Le cœur, ainsi enflammé, propulsera plus violemment son feu dans le Corps ; il propulsera plus vivement le Sang qui le fait vivre (le Sang du Christ) et la vie de ses membres sera renouvelée par le Sang du Christ dans la vie du Christ -le Vivant à jamais, n’est-ce pas…

Le Corps, toujours davantage enflammé, enflammera toujours davantage le monde… toujours mieux nourri de la vie de son Maître, il croîtra en cohésion, taille et force… (un enfant bien nourri grandi bien, n’est-ce pas)… et en sainteté…

Vous le croyez !? J’espère ! Car ça ne vient pas moi, je n’invente rien. Cette comparaison du corps est dans notre Livre. Et en tant qu’infirmière vous voyez mieux que moi en quoi ça se tient.

Quand le cœur dysfonctionne, tout le corps faiblit, et quand il s’arrête, tout meurt -plus aucun organe ne peut subsister. Ce n’est le cas pour aucun autre membre du corps : on peut vivre sans pieds, sans bras, sans la vue… on peut même vivre après une « mort cérébrale ». C’est vrai, et on ne débranche un homme dans le coma qu’après l’arrêt du cœur, car jusque là on croit toujours qu’il pourra se relever.

Et bien, pour l’Église, tout le Corps souffre diverses pénuries parce que le cœur est malade.

J’ai de la peine en écrivant cela mais pas tant car j’entends aussitôt que « cette maladie ne mène pas à la mort ; elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jean 11, 4). J’entends le Christ dire, comme pour Lazare : « mon Épouse repose, mais je vais aller la réveiller » (Jean 11, 11)

Et c’est pour bientôt car « maintenant, le prince de ce monde va être jeté bas » et nous, Corps du Christ, « élevés de terre nous attirerons tout à Lui », comme Lui-même (voir Jean 12, 31-32) [par Lui, avec Lui et en Lui].

Je veux une belle Épouse pour l’Epoux, une épouse capable de ravir le Créateur, comme Marie, de glorifier la Sainte Trinité, honorant son Époux et sa Mère… une Épouse capable d’offrir au monde l’Esprit qui nous unit afin que « tous soient un », que nous soyons tous ensemble parfaits dans l’unité et que la Sainte Trinité vienne siéger ici-bas sur son trône car, dit Sainte Élisabeth, « l’unité est le trône de la Sainte Trinité ».

Nous disons : « Père, que ton règne vienne ». Mais pourquoi ne préparons-nous pas son trône ? Où viendra-t-il siéger ? Dans une crèche à nouveau !? Nous n’avons pas plus d’estime pour notre Dieu maintenant que nous le connaissons !?

Je veux qu’on enflamme le monde et qu’on érige le trône de Dieu.

Oui, nous le voulons. Et l’épouse et l’Esprit disent viens. Oui, viens Seigneur Jésus. (Ap. 22, 17 ; 20).

 

Excusez, je vous prie, cet élan non maîtrisé.

Voilà donc le témoignage que je veux vous donner, en espérant de la grâce de Dieu que vous rappellerez que « rien n’est impossible à Dieu. Marie l’a cru « et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ».
Croyons-le encore et toujours afin que l’Emmanuel vienne vivre à nouveau, mais cette fois pour toujours, avec les siens. Qu’il ne vienne pas nous trouver endormis pour notre honte !

 

De grâce, ma Mère, relève-toi, reprends force et vigueur, ton Époux ne t’a pas délaissée. Rappelle-toi la promesse : « On ne te dira plus : « Délaissée » et de ta terre on ne dira plus : « Désolation ». Mais on t’appellera : « Mon plaisir est en elle et ta terre : « Épousée » (Is 62, 4) Courage donc, ma Mère ! Ton Époux est fidèle. Il est parti pour préparer le banquet mais il revient bientôt. Courage, ma Mère, prends soin des fils qu’il t’a donnés. Ce n’était pas en vain ; il t’aime et il aime ses petits. Son départ, c’est pour ton bien et celui de tes enfants ; il ne t’oublie pas, ce serait comme s’oublier Lui-même. Courage donc, et veille dans la foi en L’attendant.

 

Comment, chère sœur, croyant que Dieu a pris corps dans le sein d’une vierge, que le Père a ressuscité Jésus d’entre les morts, que Jésus vit pour nous dans une hostie… vous ne croyez pas que Dieu est tout puissant et que « tout ce qui Lui plaît, il le fait ». Vous le croyez, me direz-vous, car vous professez la foi catholique ; et pourtant, je dis que vous ne le croyez pas et que votre cœur est loin de ce que professe votre bouche -comme ce peuple qui n’honore Dieu que des lèvres- car sans cela vous n’auriez pas douté que j’ai été parfaitement guérie de mon mal incurable cet été 2007. Si Dieu peut naître d’une vierge, comment ne saurait-il pas guérir ses enfants de tout mal !?

Maintenant que votre foi revient, laissez-moi vous raconter à nouveau :

 

J’avais commencé à être malade au collège avec ma première tentative de suicide vers mes 11 ans. Elle a été camouflée. J’ai commencé à voir un psychiatre et à prendre des médicaments au lycée. Je me scarifias beaucoup, faisais une sorte d’anorexie-boulimie par périodes, et attentais régulièrement à ma vie. Après une très grosse tentative de suicide fin 2006 (je crois) j’ai fait environ 6 mois en psychiatrie sans résultat. Or le traitement nuisait à mes défenses immunitaires. J’avais aussi des ECT deux fois par semaine. J’étais devenue un vrai légume, et toujours déprimée !

On m’a fait un diagnostic de trouble bipolaire rapidement -car jusque là personne n’avait su me diagnostiquer clairement [noter que le diagnostic a été posé après plusieurs mois de traitement dans cet hôpital où on s’acharne avant de réfléchir.] et on m’a fait un dossier de handicap [là aussi, noter que j'étais moins handicapée à l'entrée qu'à la sortie !] Alors j’ai voulu quitter l’hôpital en signant une décharge car il n’y avait pas de résultat, et je préférais souffrir chez moi qu’enfermée là [étant entrée librement, ça faisait tout à fait partie de mes droits -cf droits du patient hospitalisé]

Alors, contournant toute réglementation, on m’a mise en HDT, dans un secteur fermé. Il n’y avait aucun motif à cela. Aucune procédure n’a eu lieu mais un simple appel à ma mère. Et on m’a attachée avec des contentions sans que je n’ai commis aucune violence [ce jour-là, j'étais assise sur mon lit avec mon téléphone]. On m’a piqué à fortes doses et je me suis réveillée, attachée à un lit, sans plus aucune affaire, dans un milieu fermé -avec des grands malades. Pour sortir, j’ai accepté ces conditions : voir le Dr C. une fois par mois, prendre un traitement très lourd à vie, venir une fois par semaine pour les ECT et rester handicapée à vie. J’avais donc un avenir tout fait : je serai devenue un légume et le serais restée jusqu’à la mort !

J’avais de plus les compléments en fer et en acide folique pour remédier aux effets secondaires de ce traitement inefficace à me traiter, mais efficace juste à me détruire davantage. Et pour finir, comme on m’a diagnostiqué une « oeso-gastro-entéro-colite d’origine psychosomatique », j’avais tout un tas de cachet pour le système digestif, parfaitement inefficaces… je mangeais mal du coup et vomissais presque tout !

À cette époque, j’étais antichrist, je haïssais Dieu, l’Église, le monde entier presque, à commencer par ma famille… Je vivais dans le péché et ça me paraissais juste. Vu mon état et l’état du monde il n’y avait rien de mieux à faire… donc je fumais aussi [c'était ma seule liberté] et je prenais la pilule à cause de ma vie éparpillée…

Bref, on a été au Bénin cet été 2007, sans ma mère.

Tout le monde était heureux sauf moi. Je devais rester au lit après tous les repas pour essayer de les garder. Et pour finir, tout le côté droit commençait à s’engourdir douloureusement. C’était infernal !

J’ai écrit une lettre à Dieu

[en ces termes : « Dieu,

Es-tu vraiment un Dieu de Bonté et de Miséricorde ». Je suis sûre que tu es LE Dieu tout-puissant. Comment peux-tu tolérer, en tant que Dieu de Miséricorde, qu’une de tes créatures (sachant que celle-ci n’est pas la seule dans ce cas) puisse autant souffrir et passe sa vie à chercher comment cesser de souffrir ? Une fois cette solution trouvée, à savoir la mort, comment peux-tu accepter que cette créature passes sa vie à chercher à savoir, comment mourir sans, d’une part, faire souffrir ses proches, et d’autre part, sans se faire souffrir elle-même plus qu’elle ne souffre déjà ? Es-tu réellement Miséricordieux ? Pourquoi est-ce que je vie uniquement dans la crainte des conséquences d’un décès provoqué par moi-même (réussi ou raté) ?

Qu’ai-je fait de si mauvais, un péché qui mérite une telle punition ? Quand ai-je commis ce péché et quel était-il ? Était-ce avant ma venue dans ce monde ? Était-ce dans une autre vie ? Me suis-je rendue compte du mal que j’ai commis ? Au secours ! Help ! SOS !

Par pitié, que quelqu’un de bon et de miséricordieux entende mon signal de détresse, prenne pitié et me vienne en aide.

Et j’ai signé de mon prénom]

[retour au courrier à Mère M. :] j’ai pleuré longtemps sur la tombe de mes grands-parents et j’ai dit que s’ils sont au ciel et que rien n’est fait pour moi le lendemain, je conclurai qu’ils m’appellent. Et j’ai tout préparé pour mon suicide sans rien en dire à personne cette fois afin d’être assurée de mourir.

Le lendemain, j’accompagne, à contre cœur, mon père chez un homme car mon père essayait tout pour me faire guérir (j’ai vu assez de guérisseurs avant ma conversion !). Là, l’homme parle avec mon père d’un certain nombre de maux infernaux qu’il a eu et d’un certain Père R. à Z…, qui l’a fait sortir de tout ces maux. J’ai entendu son témoignage, et au retour, dans la voiture, j’ai dit : « demain on va voir le Père R. à Z… » Mon père a voulu m’expliquer la nécessité de prendre rendez-vous et d’autres choses, alors j’ai redit la même chose. C’était ma minute de lucidité. Mon père a cédé.

Le lendemain, on arrive à Z… c’était loin et je vois sur le portail « Hôpital X ». La colère m’a prise et j’ai cru qu’on m’avait encore piégée. Mais je n’ai rien dit car c’était ma volonté de venir et le trajet avait été long.

Quand j’ai vu le Père R., j’ai pensé : « c’est ça le Père R. !? »

Il m’a fait déposer ma bague en forme de serpent dans un verre d’eau après m’avoir demandé à quoi j’étais prête pour guérir. Alors j’avais dit que je ferais tout ce qu’il dirait. C’est pourquoi quand il a demandé de déposer la bague j’étais étonnée qu’il ne faille que ça pour guérir d’un si grand mal. Dès lors, les tics du père ont cessé. On a continué à parler. Il a dit une parole avec autorité et ça m’a secouée ; il a dit : « le serpent ne s’adopte pas ». Quand j’ai voulu me justifier -car je disais vouloir adopter un serpent- il a redit fermement la même chose. Puis, avec la même autorité, il a dit : « tu n’es pas malade ». Et j’ai cru, mais je savais bien que j’avais eu très « mal d’un côté » et au ventre. Il m’a fait mettre mon doigt dans un pot d’huile [aujourd'hui, catholique pratiquante, je connais cette onction] et marquer du signe de la Croix tous les endroits où j’avais eu mal. Comme j’ai oublié le ventre, en bas à droite, il me l’a signalé et j’étais étonnée qu’il le sache alors que je ne le lui avais pas dit. Et puis il a porté une étole pourpre [catholique pratiquante, je reconnais maintenant cette étole que le prêtre porte quand il donne le sacrement de réconciliation ou le sacrement des malades ou encore pendant le carême], il m’a fait mettre à genou et m’a imposé les mains, et j’étais guérie.

J’ai cessé tout traitement à l’heure même et j’ai retrouvé le chemin de l’Église sans qu’on ne m’y exhorte. Le Père R. a été étonné de voir la quantité de produits que prenais. Et tout le monde sait que ces produits entraînent une dépendance. Or j’ai tout stoppé d’un coup, de même que le tabac.

De retour en France, j’ai remis ma vie en ordre en commençant par ma chambre [j'ai bazardé notamment des objets douteux dont on se sert comme porte bonheur ou des livres à caractère ésotérique... il y a eu beaucoup de choses emportées à la décharge ce jour-là] puis en virant le petit ami qui refusait de cheminer dans la chasteté. Mon entourage était surpris. Mon médecin et ma mère ont prédit la rechute à diverses échéances pendant un an. Après, j’ai sermonné mon médecin (il est le mari de ma marraine) sur son incrédulité et je ne l’ai plus consulté.

Moi qui étais handicapée à vie et dépendante de ma famille, je vis seule [...] Sans autre diplôme que le bac, j’ai commencé à travailler auprès d’enfants car mes parents avaient refusé de financer la formation que je demandais [...] Têtue, j’avais dit que je l’aurais par la VAE. Même le conseiller ANPE m’avait encouragée à abandonner car c’était trop dur, voire impossible.

Il y a peu, j’ai terminé mon contrat avec un enfant autiste et la psychologue m’a proposé de continuer avec elle car on avait eu de bons rapports et un bon résultat avec l’enfant.

Alors, on [...] m’a encouragée à valider non le titre de … mais celui d’éducatrice de jeunes enfants ; et elle s’étonnait de mon parcours, qu’elle trouvait incroyable, se demandant comment, sans qualification, j’avais obtenu un tel emploi…

Rien n’est impossible à Dieu.

[...] j’ai donné ce témoignage à ma mère qui avais prédit que je me planterais, quand je quittais la maison [et que je serais obligée de revenir].

Et je vous le donne aujourd’hui pour que vous croyiez que rien n’est impossible à Dieu et pour que nous retrouvions une foi vive et vivifiante.

En gros, [...] je pourrais devenir éducatrice de jeunes enfants sans faire d’études, alors que jusqu’à il y a un peu plus de trois ans maintenant, on avait décidé que je sois un légume à vie. Et d’ailleurs, si Dieu ne m’avait pas répondu, je serai morte il y a trois maintenant, après avoir mené une vie de légume. (les ECT, ça tue la mémoire ! Et les cachets, ça abruti totalement)

 

Je demande qu’on cesse d’être incrédule afin qu’à nouveau, on voit les merveilles de Dieu et que, comme au temps des premiers chrétiens, on voit la communauté croître en nombre et en grâce.

 

Par les sciences médicales, vous croyez que mon mal est incurable. C’est très bon. À présent, voyez ce qu’est devenu ma vie. Si mon mal est impossible à traiter et que je suis ainsi aujourd’hui, c’est que rien n’est impossible à Dieu. Et je crois qu’il m’a délivrée ainsi comme il avait ouvert les yeux à Saint Paul, afin que je devienne un instrument de choix pour Lui ; et puisque j’ai fort haï l’Église, mon témoignage en est plus fort, comme ce fut le cas pour Saint Paul et d’autres saints après lui qui ont changé de vie radicalement après avoir rencontré le Christ.

 

Notre Seigneur, on ne peut pas Le détester. Le seul motif de Le détester, c’est qu’on ne Le connaît pas. C’est tout pourquoi le monde déteste l’Église [Corps mystique du Christ], tout pourquoi Jésus dit : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »… C’est tout pourquoi le salut passe par la connaissance du Christ. C’est tout pourquoi nous devons être remplis de miséricorde, comme le Christ, et courir joyeux de proclamer la Bonne Nouvelle à toute la Création. Mais comment la proclamer si on ne croit pas !? Et c’est tout le sens du courrier que je vous adresse.

 

[...]

Qu’elle est belle la communion de l’Église..

La France avait évangélisé l’Afrique et en ce temps de déchristianisation de l’Europe, la voici qui a besoin de l’être à nouveau par sa fille… Je crois que cette dernière sera heureuse de pourvoir à l’indigence de sa mère selon qu’il est écrit : « tu honoreras ton père et ta mère ».

[... salutations]

 

Article non relu, merci de votre indulgence.

N’hésitez pas à laisser des commentaires dans l’esprit du blog (voir à ce sujet la page : Commentaires)

bien fraternellement

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